‹ Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderneChapitre 26 sur 67 · CAT · texte numérisé non relu

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variorum dogmatum veritas elftcida- ^ tur. Florence, 1640, in- fol.

De epilepsiâ posthuma dissertatio.

Florence, 1640, in-8.

De pleuritide disceptatio. Florence , 164» , in-8. — Castro a va des granulations (probablement tuberculeuses ) dana tonte l'étendue des poumons.

De causa continente. Florence, 164 1, in-8.

Disceptationes médical. Florence, 164 a , in-4.

Ratio consuîtationis an post variolas purgatione corpus egeat. Francfort, 164a , in-4.

consultadones. Florence , i644 , in-4.

Opuscula duo. Variât exercitationes medicce et expositio in aliquot cegrotos Hippocratis. Venise, i656, in-8.

• Syntaxis precdictionum medicarum , cni accessit triplex elucubratio : I. de chirurgicis administrationibus ; II. de potu réfrigérante ; III. de anirnalibus micros comi. Lyon, 1661, in-4'

Trac ta tu s de naturâ mttliebris. Hanau, i654, in-4; Francfort, i*}6g, in-4 ; Cologne , 1689 , in- 4.

(Haller, Bibî. med. pract. — Éloy.)

CASTRO (Rodebjc De) , médecin portugais , que quelques biographes ont confondu avec le précédent , étudia la médecine à Salamanque, et vint se fixer à Hambourg vers 1596. Il y exerça la médecine avec succès jusqu'à sa mort, arrivée en 1637. Il a laissé les ouvrages suivans, dont Zacutus, son contemporain, parle avec beaucoup d'éloges :

Tractatus brevis de naturâ et causâ pestis qjue anno 1596 Hamburgensem civitatem afflixit. Hambourg, 1596 , in-4; ibid., 1 597, in-4.

De universâ muliebrium medicinâ.

Hambourg, 160 3, io-fol.; ibid., 1604, in-fol.; t'6û£, i6a8, 166a, in-4; Francfort, 1G68, in-4. ~ Cet ouvrage contient l'histoire ànatomique et physiologique des parties de la femme et de l'homme ; celle de l'acte de la génération, de la grossesse. L'auteur établit qae l'accouchement qui a lien à huit mois est toujours fuoeste à l'enfant ; il nie que les os pubis éprouvent quelque écar tentent lors de l'accouche ru eut ; il admet la memhraue allautoïde chea le foetus. — H traite de la lactation , do

ÇAT (Le). V oyez,, LEGAT. , ;

flux menstruel, et des variations qu'il peut offrir dans son cours ; des déviations qu'il présente quelquefois; des altérations nombreuses que l'utérus et ses dépendances sont susceptibles d'éprouver, etc. Cet ouvrage annonce dans l'auteur un praticien exerce. '; *

Medicus politicus , seu de ofjiciis medico-politicis tractatus , 4 dislincti libris in ouibus bonorum tnedicorutn *virtutes exponuntur, malorum fraudes et imposiurat deteguntur t alia utilia proponuntur. Hainbonrg, 16 14, in-4 ; 'ibid.; tôoa, in-4.

( Haller; Méthod. stud. — Bibl. anat.

— Bibl. med. pract. — Eloy. — (larrere.)

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CAVALLO(Tiiiw)étaitfiU d'un médecin distingué de Naplcs , où il naquit en 1749. Il vint, en 1771, en Angleterre pour y apprendre le commerce; mais, séduit par l'étude des sciences physiques, il abandonna la carrière à laquelle on le destinait, pour se livrer à ses goûts. 11 fit plusieurs ouvrages estimés siir la chimie et la physique, qu'il enrichit de "plusieurs expériences qui lui sont propres. Celui qui fonde surtout sa réputation, esç son Traité de l'Électricité, matière dont il s'est particulièrement occupé, et sur laquelle il a publié un grand nombre d'écrits. 11 était membre de l'Académie des Sciences de Naples et de la Société royale de Londres. Il mourut dans cette ville le a6 décembre 1809. Les ouvrages qui nous l'ont fait placer dans notre biographie sont les suivans :

An essay on the theory and prac- on the nature of the blood. Essai sur tice of médical clectricity. Essai sur la les propriétés médicales des airs factliéorie et ln pratique de l'électricité tîcea, av«e un appendice sur la nature médicale. Londres, 1780, in-8. fta sang, JUmdrea > 1798, in-£.

An essay on fhe médicinal proper- £Chalmers. — &. Watt,) ties of factitious aire with an appendix

pAVÇftHja- (J*aw), médecin et physiologiste anglais du dixhuitième siècle; membre du collège, de Londres, nous est connu par les ouvrages suivans:

Explanation of the cause a*d ?Pf?

of the gout. Sur les causes et le traitement de la goutte. Londres, 17 $9,

Expérimente of fhe causas of fyeaf in liying animais, and velocùy of the nervous fluid. Expériences sur Ja cause de Ja chaleur chez les animaux, et sur la vitesse du fluide nerveux.

Londres, j. 770, in-8. — Caverhill pense une le fluide nerveux, composé de particules terreuses, se meut avec lenteur, et est cependant la cause de la chaleur animale. Une expérience sur un lapin lui a prouvé que la lésion de la moelle fîpinière déterminait une diminution graduelle de la chaleur de Tanimal , nonobstant une accélération des monvemens du cceur. Ainsi,

d après les expériences de l'auteur, la chaleur n'est point .en raison directe de la vitesse de la circulation.

A dissertation on nervous ganglions and nervous p(exus*$ws les ganglions et les plexus nerveux. Londres, 177*, in-3.— Suivant Caverhill , il existe des ganglions sur le trajet de presque toutes les artères , dont les pulsations déterminent un afflux plus abondant des esprits y/taux destinés à animer les mnsefes qui reçoivent des rameaux 4e ces ganglions. lies plexus ont la mêmentUité,maisà un moindre degré.

Les pulsations de tartere carotide activent les nerfs du cœur, et traitent cet organe. Hauteur explique de la même manière les mouvemens des muscles intercostaux et la respiration, b'apràs

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lai , les nerfs sensoriaux et les perfs écrits sur des sujets de chronologie et

-vagues n'ont pas de ganglions. Enfin, d'antiquité.

il rapporte que la voix a persisté (Haller , JSibliot. anat. — R. Watt. ,

après la section des nerfs récurrens. Bibliot. britan.) Cevexhill a .encore publié deux

•CAZE (Bx La). V". LA CAZE. .

CELSUS (A. Cornélius), lUippocrate latin, est, après le vieillard de Cos , l'auteur le plus ancien dont les écrits soient parvenus jusqu'à nous. A peine les trois siècles qui séparent ces deux grands hommes nous ont transmis quelques fragmens mutijés des nombreux ouvrages qu'ils virent naître. A ce titre, et sous beaucoup d'autres rapports, l'histoire de Celse devrait inspirer le plus vif intérêt; malheureusement elle ne se compose presque que de conjectures, et n'a pour base que quelques monumens insuffisant pour satisfaire notre curiosité. Il est vrai que la savante critiqué des Scaliger, Casaubon, Rhodius, Leclerc, Fabricius, Morgagni, Bianconi , etc. , etc. , a tiré de ces monumens tout le parti possible , et c'est beaucoup de leur devoir quelque lumière sur un sujet dont l'obscurité semblait impénétrable. Dans l'impossibilité de reproduire ici même une faible partie des discussions dont cette matière a été l'objet, nous sommes réduits à en adopter les résultats les mieux .constatés, renvoyant, pour une étude plus approfoudie du sujet, aux sources, dont npus aurons soin d'indiquer les meilleures.

Le nom, l'âge, la patrie et la profession de Celse ont été des sujets d'incertitude et de contestations. La plupart des manuscrits du seul ouvrage qui nous soit resté de cet auteur, et presque toutes les éditions imprimées , lui donnent le prénom d'Aurclius. /Sur un exemplaire de l'édition aldine, appartenant à Charles Moroni, étaif écrit à la main Auli Cornelii Celsi, etc. Léo Allatius crut reconnaître aux caractères de l'écriture la main d'Aide Manuce, ce qui a fait dire à un grand nombre de biographes peu attentifs, «que l'édition même de ce .dernier portait cette correction. Ou iguore sur quelle autorité le savant imprimeur l'avait faite; mais on reconnut qu'elle devait être juste, car sans cela, Celse offrirait le seuj exemple que l'on connaisse d'un nom de famille donné pour pr<çr nom; et cet exemple, entièrement contraire au génie de l'antiquité, serait surtout étrange dans un personnage portant le nom illustre $e Cornélius. Un manuscrit fort ancien et extrêmement précieux, de la bibliothèque du Vatican, parait avoir mis fin à toute incertitude^ car i! porte en toutes Jettres Aulus-Cornel]us CeJ^us.

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A quelle époque fleurit le Cicéron des médecins, car c'est ainsi qu'il s'est fait nommer par l'élégance et la pureté de son style? Un grand nombre de savans, et parmi eux Rhodius, ont pensé qu'il avait vécu sous Néron, Vespasien, et jusqu'au règne de Trajan; leur opinion a été parfaitement réfutée par Leclerc, Schulze, Morgagni, et surtout par Bianconi. Ce dernier a prouvé jusqu'à l'évidence que Celse vécut dans l'âge d'or de la latinité, au siècle d'Auguste , et il a rendu fort probable que notre auteur n'est point différent de ce Celsus, ami de Virgile, d'Hforace et d'Ovide, qui mourut vers la fin de l'empire d'Auguste. Dans le nombre des raisons alléguées par les historiens que nous venons de nommer, il suffit de rappeler les suivantes : i° Quintilien cite Celse comme ayant écrit avant Gallion le père : or, ce Gallion fut sans doute celui qui adopta le frère aîné de Sénèque le philosophe, l'intime ami de Messala Corvinus , et qui mourut sous l'empire d'Auguste. 2° Celse parle de Themison comme d'un médecin qu'il avait pu voir, ou du moins qui n'était mort que peu d'années avant l'époque où il écrivait; mais Themison, disciple et successeur immédiat d'Asclépiade, n'aurait pu prolonger ses jours jusqu'à la mort de Jules César qu'en vivant plus de quatre-vingts années. 3° Selon le témoignage de Pline, dans un traité d'agriculture, Julius Gracinus avait copié de Celse l'article relatif à la culture de la vigne : or, ce J. Grav cinus est le même que , dans un accès de fureur , Caius César tua de sa propre main, comme nous l'apprend Tacite. 4° Enfin, selon toute apparence , Celse était antérieur à Antonius Musa , ou du moins plus âgé que lui, car il ne dit rien du célèbre médecin d'Auguste, dans l'histoire qu'il fait de l'école méthodique, à laquelle appartenait ce dernier.

Caelius Rhodiginus a prétendu que Celse était de Vérone, mais san9 alléguer les motifs de son opinion ; et Ton s'accorde généralement , sans preuve directe à la vérité , à penser qu'il était de Rome.

Si Celse n'avait écrit que les huit livres de médecine que nous avons de lui , le choix qu'il a su faire de ce qu'il y avait de plus excellent dans les ouvrages publiés jusqu'à lui, une foule de détails techniques dont le sien est rempli, l'esprit vraiment médical qui y règne, auraient fait rejeter bien loin toute idée qu'un pareil ouvrage eût pu venir d'ailleurs que de la plume d'un praticien consommé.

Mais Celse avait composé, sous le titre iïArtium //£r/, une sorte d'encyclopédie, où chaque science était exposée dans un traité particulier. Au rapport deColumelle, cinq livres étaient consacres

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