‹ Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderneChapitre 27 sur 67 · CEL 6S · texte numérisé non relu

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à l'agriculture; et la première phrase de l'ouvrage de Celse que nous possédons, et le titre de la plupart des manuscrits, prouvent que c'étaient ceux qui précédaient immédiatement celui-ci. Sept livres traitaient de la rhétorique. On ignore ai les ouvrages de Celse relatifs aux lois, à l'art militaire et à l'histoire , qui sont cités par Quintilien, faisaient partie de cette encyclopédie. Qn est dans le même doute à l'égard d'une histoire des dogmes des philosophes, dont saint Augustin parle de manière à faire penser qu'il a bien en vue l'ouvrage de notre auteur, dont Quintilien a fait mention. .

Des productions si variées, et l'habileté dont Celse avait fait preuve dans toutes, sont, comme chacun sent, bien propres à jeter dans l'incertitude sur la profession de l'auteur. Scaliger, Leclerc, et surtout Morgagni , ont rassemblé un grand nombre de passages de son Traité de Médecine, où il parait invoquer sa propre expérience; il semble presque impossible qu'un homme étranger à la chirurgie ait pii décrire, comme il l'a fait, des procédés opératoires fort compliqués , dont certains détails ne peuvent avoir d'importance que pour celui qui met la main à l'œuvre , ou qui a vu tout au moins pratiquer des opérations. Mais, d'un autre côté, on ne saurait taire que l'opinion qui fait Celse médecin , présente des difficultés presque insolubles. Bianconi les a mises dans le plus grand jour, et cherché en même temps à lever celles de l'opinion contraire. S'il fallait, dit ce savant critique, déterminer la profession de Celse, d'après l'habileté qu'il montre dans chacune des sciences qu'il a traitées, on devrait en faire, non-seulement un médecin, mais aussi un agriculteur , un rhéteur et un homme de guerre, puisqu'il avait écrit sur l'agriculture, la rhétorique et l'art de la guerre , des ouvrages qui n'étaient point au-dessous de leur sujet. Au reste , pour lever tous les doutes , il suffirait peut-être de se rappeler. que chez les anciens, le plan des études était bien plus étendu que dans nos temps modernes , et qu'il comprenait la presque universalité des connaissances humaines. Que d'objets Caton n'avait-il pas traités dans ses écrits, outre la médecine, l'agriculture et la guerre? Et Varron, profondément instruit en tout genre de littérature , n'avait-il pas renfermé dans lés siens presque tout ce qu'on pouvait savoir alors? Qui sait même si Celse, assez voisin de cette époque , ne s'était pas proposé de suivre dans ses compositions l'exemple du plus docte des Romains? Ajoutons encore "refois la médecine était la science dont l'étude était la plus tlement suivie , et dont , par cette raison , on trouve d'impor-

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