‹ Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderneChapitre 28 sur 67 · CEL · texte numérisé non relu

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tantes leçons répandues dans lès éerits des anciens. C'est ainsi qne quand Cicérôn , Lucrèce et Horace touchent des points de médecine, ils se montrent tfès-instruits dans cette partie. Virgile la connaissait à forid , et les Ouvrages d'Ovide contiennent Beaucoup dé préceptes relatifs à la santé. Plinius Valerius nous a conservé un remède contre l'ophlnalmie , dont Auguste lui-même avait imaginé là composition. Adrien avait étudié méthodiquement chacune des parties dè la médeciné. Et que dirons-nous de Pline, qui traile avec tant de soin ét d'exactitude ce qui a rapport à cette science, qu'il a passé pour médecin aux yeux de beaucoup de personnes? Disons donc, po*nr en finir, que Celsé, aiim que beaucoup dCautres, possédait la science de la médecine , mais qu'A ne faisait pas métier de l'exercice de cet art, comme les Grecs venus à Rome dans cette intention avaient coutume de faire. Pline nous apprend que les Romains s'abstenaient d'exercer la médecine : « C'est le seul art des Grecs , dit-il dont la gravité romaine ne se permette pas en core la pratique , malgré le lucre qu'elle produit. » Mais il ajoute que si les Romains dédaignaient l'exercice dé cet art , ils estimaient l'art lui-même, et en faisaient une étude approfondie ; et Ceîse aurait pu s'exprimer sur son propre compte ? comme Pline, lorsqu'il dit de lui-même : « Nous exposerons soigneusement ces propriétés, sans déroger à la gravité romaine, et par goût pour les arts libéraux; non comme médecin, mais comme prenant intérêt à la santé des hommes. » Aujourd'hui, la médecine n'est étudiée que par ceux qui se proposent d'en faire leur état ; ce qui a induit tout le monde a penser que , puisque Celse connaissait cette science , il était réellement médecin. Mais Pline qui désigne comme médecins ceux qui le furent , parmi les auteurs dont il mettait à profit les ouvrages , ne donne jamais cette qualification à Celse, quoiqu'il ait si souvent occasion de le citer. Celui-ci, de plus, ne se trouve mentionné dans aucun des anciens médecins, par la raison qu'ils ne le comptaient pas au nombre de leurs praticiens.

L'ouvrage de Celse forme le tableau le plus parfait que nous possédions^ dé la médecine ancienne , et, depuis Hippocrate, la meillénré source a consulter pour son histoire ; l'auteur y mit preuve partout d'une vaste érudition et d'un jugement exquis. Il n'est ni dogrtîatisté , ni émpirique, ni méthodiste; il est tout cela, suivant Foccurence J mais il /ait profession de conserver en tout temps sa liberté de penser, et de ne s'enrôler sous aucune bannière. Aussi a-tori âit qu'il appartenait à la secte éclectique. H y a là erreur dans

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les mots, cur nous ne croydns point qu'il ait jamais existé* ùné pareille secte ) le syncrétisme pratique dés 1 derniers rmèùniàiisf es , est bien loin* suivant noès* , de mériter la qualification d'éclectisme que les historiens lai ont donnée J mais Celse fut éclectique en ce sens, qu'il emprunta à toutes les écoles ce qui lui parut suffisamment prouvé , sans se croire engagé à embrasser les dogmes plus bu* moins incertains qu'elles proclamaient chacune de leur côté, pour des vérités incontestables*

Il serait déplacé de faire ici l'exposition des opiriiôtté dë Celse, et de ses titres à la reconnaissance de la postérité. Grâce à son propre mérite 4 et surtout à l'injure des temps qui nous a privés des ouvrages qui parurent dans le cours des trois siècles antérieurs à l'ère chrétiëiiïïé, Celse forme â lui seul une époque importante dans l'histoire cîe là médecine , et c'est aux articles consacrés à chacune des branches de cette science, qu'il faut voir l'exposition des travaux de notre auteur. Voyez Accouchement , àwatomie , Chirurgie , Médecine , etc. ; voyez encore à la fin de cet article l'indication dés meilleures sources à consulter sur Celse et ses ouvrages.

Le nombre des éditions dë ^ouvrage de Celse ( De arte medicâ libti octù) est très-considérable ; nous marquerons d'une étoile celles qu'on beut considérer comme originales :

* Florence , 1 47 8 , in- fol. ; Milan , soins de Ruell ; * Lyon , 1 549, m- 1 6 ;

i48tj in-fbl.; Venise, 149^ j in-fol.;' ibid.y ï554 , in-16; * Bâte, i55a, iu-

ibid., 1 49*7» ra-fbl.;Lyon^ x5r6, in-4? fbl., âvec les Commentaires de Panti-

* Venise , ex cmendat. J. Bapt: Egt*- mis ; Padoue , 1 563 , in-8 , avec Serefii, impensis L. Ara. Jttntar , i5a4, nus Sanfonicus et Rhemnius Faonias ; in-faL (nn grand nombre de biblio- * Lyon, x566, itf-8, avec les mêmes, graphes , depuis J.- A. Fabriciuf, ont* et les notes de Rob. Constantin; Vek tort , attribné cette édition ans Al- xnse, 15*66, in-8 ; * Paris, x 567, in-fol., des);* ibid.,apudAldutn et XsukatUtti, parmi les Anis med. princip. d'Henri i5a8, in-4» avec Serênta Sarttoniàks*, Etienne; Lyon, i587, in-12; ibid., ibid.y Aid. (en tête des Medici a ntiqui t5$* , in-xa ; ibid.y 1608, in-x6; làtini) t *547 4 in-foL ; * Haguenau , *Leyde, 159a, in-4, avec les Comx5x8, in-8, avec les notés deCsssarnis, mëotaires de Bracheliua et de Rons- Sereons Samonicns et Rhemûins, Fan«' sens ; Genève , 1626 , in-i 2 , avec Sanins Palcmon , Salingiaci , x539^ monictts , Rhemoins et Vindicianns ;

* Paris, x5ao, in-fol. : cette édHiW *Leyde, 1657 , in-xa , ibid, 9 t665, fort belle, ignorée de la plupart des in-xa : c'est rédition tant critiqnée de bibliographes, contient, à fa suite de van aer Lindeu ; * Amsterdam, 1687, Celte, l'ouvrage de Scribonius Lsrgus 1 , iW- 'ra ; ibid., r 7 1 3t, in- 1 a , e*d. publiée imprimé pour la première foi» par Ici par AlmeloveCn , d'après la précédente,

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