‹ Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderneChapitre 3 sur 67 · BOB · texte numérisé non relu

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BORSIERI DE KANIFELD (Jean-Baptiste), en latin Burserius, naquit à Trente, ville dufTyrol, le 25 mars 1735, d'une famille distinguée, mais qui ne lui laissa aucune fortune. Privé de l'appui çt des conseils de son père , qu'une mort prématurée lui enleva , il eut à lutter contre bien des obstacles pour s'instruire. A quatorze ans il commença l'étude du latin; et, dans l'espace de deux années, il possédait déjà des connaissances étendues et solides dans cette langue , de même que dans la langue grecque , la philosophie et les mathe'matiques. Un goût décidé l'entraînant vers la médecine, il en étudia les premiers élémens sous un médecin distingué de Trente, Félix Pergerio; il se rendit ensuite à Padoue, et l'année suivante à Bologne, où il suivit les leçons de Beccarri, d'Azzoguidi, etc. Sous de tels maîtres, le jeune Borsieri, doué d'un esprit essentiellement observateur, et d'une sagacité remarquable, fit des progrès si rapides, qu'il fut reçu docteur en médecine et en philosophie avant le temps voulu par les réglemens. Il continua de se livrer avec ardeur à l'observation clinique, tout en suivant les leçons de chirurgie de Molinelli, puis celles du célèbre Bénévoli, à Florence; et :1 vint enfin exercer la médeethë à Faenza. Il était à peine âgé de vingtdeux ans, quand il obtint le titre de proto-medecin de cette ville. A cette époque, une fièvre épidémique désolait la Romagne, et les secours de l'art avaient é*té jusque-là infructueux. Borsieri , éclairé par les ouvertures de cadavres sur la nature de cette maladie . adopta un mode de traitement qui fut suivi des plus heureux ré^ sultats. C'est à cette occasion qu'il écrivit ses deux lettres sur la propriété anthelmintique du mercure. Il avait été nommé à une chaire de l'Université de Ferrare , lorsqu'il fut appelé à Pavie par Marie- Thérèse, pour professer la chimie, la pharmacie, lu thérapeutique et la médecine pratique; il entra dans ses nouvelles fonctions en 1770. C'est lui qui fonda dans cette Université les leçons de clinique, où brillèrent plusieurs de ses successeurs. Malgré ses fonctions publiques, Borsieri travaillait avec assiduité à ses Institutions de médecine-pratique, lorsqu'il fut atteint d'une affection des reins et de la vessie, à laquelle il succomba en 178$ , laissant la réputation d'un des plus grands médecins qu'ait produit l'Italie. Ses ouvrages sont:

De anthelminticâ argenti uiW fà- Novette^letterrarie de Florence. 17 53, cultate.. Faenza, 17 53, in- 4. — On pages i85 et stûv. trouve un extrait rie cet écrit dans les Dette acqtte diS, Cristoforo. Faenza,

X7<ii , in-8; ibid., avec des additions, renferme que les note» et les addi-

1786, in-8. — Cet ouvrage renferme un examen fort détaillé des eaux minérales de la fontaine de Saint-Christophe , et peut fournir des documens utiles pour l'analyse des eaux minérales analogues.

Saggi di medicina pratica del dote.

Paolo delV Armi Trentino, già medico e hetor pubblico nella città di Fano ; opéra postuina ordinata c accresciuta di copiose giunte e note dal dott. Giambatista Borsieri. Faenza, 1 768 , in-4.

0 ratio de retarda ta médicinal practicœ perfectione. Pavie, 1769, inw4.

— Ce discours fut prononcé par Borsieri quand il ouvrit son cours à f université de Pavie.

Nuovi fenomeni Scoperti nelT ana- Usi chiinica del laite, Pavie, 1772, in-8.

Institutiones medicinaf practicœ.

Milan, 1785 à 1789, iu-8, 8 vol.; ibid., X790, in-4, 4 vol., édit. trèsrare. Leipsick , 1 7 8 7 et 1 7 98 , in-8 , 4 vol. : nouvelle édition , enrichie d'additions nombreuses parBréra. Pa-

rions ^e l'éditeur. — Ouvrage classique qui a fondé la réputation de Borsieri L'auteur y fait preuve d'an grand talent pour l'observation. Dans l'édition publiée par M. Bréra , on trouvé réunis plusieurs étrits posthumes de Borsieri, des observations, des consultations inédites, et entre antres ceux qui avaient paru sons ce titre :

J.-B. Burserii de Kanifeld, topera posthuma , quas ex schedis ejus collegit et edidit J.-B. Berti : tome I, de Pulsibus; Vérone, 1820. Tome II, de Morbis venereis ; ibid. , 1821-1822.

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