CES
des sciences , et il était précédé d'un nom déjà célèbre quand il fit , jeune encore, un -voyage en Allemagne, où il fut accueilli par Îe3 hommes les plus distingués du siècle. Césalpino occupa long-temps une chaire de philosophie et de médecine dans l'Université de Pise. Clément VIII le fit son premier médecin , et le nomma professeur de médecine au collège de Sapience. U y passa le reste de ses jours, et mourut à Rome le 2 3 février i6o3, à l'âge de 84 ans, ou le a6 mars 1601, suivant l'opinion de Tournefort. Nous ne devons point envisager ici CésalpinO comme philosophe- ; qu'il nous suffise de dire que sa doctrine est un véritable panthéisme; mais ce panthéisme incline-t-il plus ou moins au matérialisme que celui de Spinoza ? C'est sur quoi les historiens de la philosophie ne sont point d'accord. Brader 'n'ayant pas lu ses ouvrages, et n'exposant ses opinions que d'après le livre que Taurellus écrivit contre Césalpino, ne peut être suivi avec confiance ; Buhle n'en mérite pasi davantage, puisqu'il ne cite jamais les sources où il puise | il est d'ailleurs obscur, et manque de précision. La plupart des autres historiens se sont bornés à copier le dictionnaire de Bayle. Ce qui résulte de plus clair des dissidences qui régnent entre eux, . c'est que les ouvrages de Césalpino manquent de clarté ; et peut-être pourrait-on dire avec Trraboscbi , qu?entre Taureli! et Césalpino , on ne saurait dire qui a raison, et qu'il y a tout à parier qu'ils ne s'entendaient pas eux-mêmes.
Les titrés de gïoire de Césalpino, comme naturaliste, ont plus de valeur aux yeux des médecins.. Ayant lui , on ne classait les plantes que d'après les lieux o,ù elles croissent, les vertus qu'elles possèdent, ou tout autre caractère aussi peu propre Jl mettre quelque ordre véritable dans leur arrangement; il en distribua les classes d'après des caractères tirés du fruit, particulièrement du nombre des capsules et cellules , du nombre , de la forme , des dispositions des semences, et de la situation du corculum , radicule ou œil de la semence, qu'il regardait comme très-important. Césalpino décrivît avec là' plus grande lia bile té les plantes de son pays^ et laissa un herbier composé de 768 espèces. La minéralogie lui fuj également redevable de quelques principes de classification.
On a attribué à Césalpino la gloire devoir connu là circulation du sang. Pour celle que fait ce liquide des cavités droites aux cavités gauches du cœur, a travers les poumons, le passage suivant ne permet point de douter qu'elle n'ait été connue à Césalpino
m ldcircô puli no per venam arteriis similem ex dextro ourdis j. 42
» ventriculo fervidum hauriens sanguinem, cumque per anastomo- » sim arteriae venalî reddens , quae in stnistrum cordis ventriculum * tendit, Vransmisso intérim aere&igidô per asperae arteriae canales, » qui juxta arteriam venalem protenduntur , non tamen os eu lis » communicantes , ut putavitGalenus* sola tactu tempérât. Huic san- » gninis oirculationi ex dextro cardia ventricule» per pubnones in v ainistrum ejusdem ventriculam optimè respondent ta, quae ex » dissectione apparent. Nam duo sunt vasa in dextrura Tentriculum » deainènjia* < éw> etiàm in sinistrmn, duorunr antem unum intro- » mittit tantura, alterum educit, membrànis eo ingenio conatitutis. • Mais . Colombo avait précédé Cesalpino danfc la .connaissance df la circulation .pulmonaire; et quimt à la circulation générale, Sénac, et M. Portai après luiront fort bien montré ce qu'il fallait penser de l'opinion > dé 'ceux, qui veulent ravir à Harvey sa découverte, pour, en gratifier Césalpino. Les œuvres de ce dernier sont :
Qjieestionum peripateticarum U- De metaîltcts librt III. Rome,
^/ r. Florence i56 9 ^m-4; Venise, i5 9 6, in-4; Nnreraherg, 16051,10-4.
î$7i, in-4; Florence, i58o, in-4; Càtoptrose,sive spéculum àrtii me-
6«nève , tSSi , m-foV, Venise , i5 9 3, dieœ kippocraticum , spectandos , dt-
M.-C'ert contre cet ouvrage, ou gnoscendds> eUrandospte universos,
sont consignée* lé» opinion* nhiloso- tùm particuiarrs iaims. corporis hu-
pbiques. de Ctaatyno, que Taurellus mwimorbos r injtfo muka, visuntur,
écrivit le suivant : quœ à prœclariss irais quibusque me-
Alpes cassée, hoc est André ce CœsaU dicis. intacta prorsus relicta erant
pini monstrosa et superba dogmata arcana. Rome , 1601, i6o3, in-ia,
àlscussa et éxeussa. Francfort , 1 597, 3 vol.; Francfort, r6o.V, in-8 ; Venise,
to-fr. 1606, în-4 et ih-8;trèvi«e, 1666,
~ Drnnonum ihvestigmtio perîpatûtica, m-fr ; Strasbourg / 167 o, ' în-8f.
in\qaa txpKcaturhoms Bipp6cr*tU si ÀppemfixaÀ^-Hbroi dè ptantis êt
qhid dttmum in rmorbisi Florence, qsurscùutes peripàèe flteai* ftomey i6o3,
.*58o, fn-4./! v . ' m-4.;i!'. >! i.i •
De tifapû M* XW- Flw?em»,;: ! Pfwxù wuyw«^^*«4^T«-
x58S,in-|. ... , . viu> y x6o6 , ln-8. ..{
Qucestionum medicarytm Ubri duo % ^^ryle — Nicéron., — Brpcker. —
Venise, i5 9 3, ui-4; ' &id. t 1604, tiraboschi . —Polteney.)
Ç . ' / ' ' ' ' * >J Il
.1 . : r.j; : • : ; • ^ •.!;'!.[ - ■ '."il r i'^ *% ' " t
I; CAZE(nit l^.^^JLàC^- o.,., \. •■• <■
. :CHABERT (>pHiti&Bft^^ médecin t»é«eVinaire célèbréî, naoxiità livon^ ie& janv%r 1787^ Sotvpère, qui étaiT' maréchal, lut donna les premières notionte o^wn art qu i\ devait illusrrer^ll vin* 'ensuite i Paris, où il se perfectionna chez Lafbsse le père r et il servit dans
les équipages du grince de Condé, en qualité de maréchal. Après avoir fait les campagnes de Hanovre, il entra à Fécolevétérinaire de Lyon, après la paix de 1763. Bourgelat reconnut bientôt les talens de Chabert : il le plaça d'abord à la téte des hôpitaux des forges de l'école d'Àlfort. îi fut nommé successivement professeur de taaréchallerie , des maladies et des opérations , inspecteur des études , et enfin directeur de l'École d'Àlfort. En 1780, il succéda. A Bourgelat dans la place de directeur et inspecteur-général des écoles. royales vétérinaires. En i8o5, Chabert fut nommé membre de là Légiond'Honneur. Il avait été correspondant de la Société royale de Médecine et de l'Institut de France. Chabert est mort , le 8 septembre ï 814,
laissant les ouvrages sui vans : Yl '' '
Traité du charbon, on anthrax Traité de la gale et des dartres des dans les animaux. Inséré dans U «ffMMaÀ/^^ 1 !^;^, '56 pp.' '
Jomrn. tJgricuU., juin et juillet, 1 7 79; Instruction sur la manière de eon-
Pans, 17&0, m-4, a8 pp.; réimprimé duireetde gouverner Us v*éhes lai-
daus l^rnanach vétérin., Pari. , ^ ^ M ^
nnorUe^rovaU /e? ^ i^t^r . puH*,c*tesecoude imprimerie royale; ï 7 8ï r in^, éditiofe avec M. HuxarcL ^
l4 ri PP -/ — u o • fnstrnctionsttrlêrmoymsde/as*
i m fjL i" r ! ? ' **? 9 surer *° l'existence de ial morve, et
imprun. royale. - Cet opuscule , ^ - ^ ^ • <
composé par Bourgelat, et donnépaaM :J fc 7 ^ , ■■ . ^ ^ V?/ 75D » 1 . . , ... 1 "-S, itftpnm. royale; 4* édlf. . anff-
loîen mamucruà ses élèves, en 17:91, . JL '-7* T~, ' ng
»... . , . ' tnerifee ne «• dernière loi sur les iû»<
avait ete déjà înipnnie avec des addi- Uilu ^ ^ „ . .
vner. 1,777.— Cest un,extrait fait et .
pnbUc par Chabert. . *° mm *ti. Paris, 1796, Û1-8 ;
Alma^h vétérinaire^rÙ, 178»^ A***-***^ in-8 v M ,
in-12. Publié conjointement avec ' v * J * str%tcit W 1 * * *uf\ia> fttripneumome Mflf. Flandrin et Hueard. <:;i';orL.;4w fyfe* À c&nejf imprimées par
Traité des maladies vetminenm *f r ? 4" gouvernement. Paris , imprim .
dans Us animaux. Paris, 178a y uv*8 r «ïjalc. ■. ; * 79* • • > hi-8.
i?o pp., ûnprim. royale. —Il résulte , Des or & an 4 s de la digestion dans
des expériences comparatives faites ^ es rum ^ nans ' Paris , 1797, in-8.
par l'auteur^ one l'huile empyreuma* & es ^ois sur ta garantie des ont*
tiqae animale, rectiiiée et distillée, ntaux , etc. Paris , ia*o4 , in-8.
avec trois fois son poids d'essence de Des moyens de rendre F art vétéri*
térébenthine , est le moyen qui a été naire plus utile , en améliorant le sort
le pins efficace pour détruire les dif- de ceux qui l'exercent , efe. • Paris f
vef s ; intestinaux des animaux. 1 804 , in-8. Cet onvrtft a «U une seconde édition. D'une altération du lait de vache,
66o (!HA
désignée sous le nom de lak bleu. Pa- Traité du charbon et les divers artirts, i8q5*, iu w 8. clés que renfermait XAlmamxch vé'
Traité élémentaire et pratique sut térinaire. Les trois derniers volâmes l'engraissement des. animaux dômes» ont en une 3" édit. de 181a à i8a4-
tiques , etc. Paris , 1 8o5 , in- 1 a. Cbabert à publié encore un Traité
' Instructions et observations sur les àe la ferrure , et plusieurs mémoires
Maladies dés animaux domestiqués \ de médecine vétérinaire, qui sont in-
avec les moyens dé tes guérir, de les »érés dans les Ment, de là Soc. i'Agri-
tànse.rver'én sànté , détes multiplier, tultàre , dans la feuille du Cultivateur
de les:, élever avec avantage , etc. :Paris, et dans les instructions vétérinaires, i # f a , in*9 v 6 voi Ce recueil ,» que ( Biogr. nouv. des Contemporains.
l>utcuiA cosun^^njoi^emeuxavec — Quérard.) MM. Flandrin etHuzard, contient le
CHALMERS (Lionel), médecin de Charlcston, dans la Caroline du Sud, bous, est connu par les ouvrages suivans :
Essay on >fevert\ more partioularj An aceouht of the iveatker ami
tho$c of the common , continued , and disêVSts of south ' Cdreiina. Londres ,
infamiimtoni J ÂwdjR , -wherein a new 1776, i n-8 , 3 vol.
and succvssful mkthodis praposéd for Ghaltaers a inséré ra outre, dans le
removing them speedilf', to whick >is recueil intitulé V med. Obs. and inq. ,
added an, essaya on the crisis of those t. t , p. 87 , un mémoire sur Topistho»
disorderâ* Londres-, 1 768, in-8, , tomes et le tétanos. (R. Watt.)
ÇHAMBERLEïî 9tt^l^PRM^NE (Huauw)^ célèbre accoucheur ajjigla^,, auquel on, rapporte la découverte; du forceps, naquitj : en ;i6fi4, dans une, famille qui fournit f des médecins à tons les souverairw-dè la" Grande-Bretagne , depnîs JaèqueS I Jusqu'à la rèinc Anne. Il fit ses premières études à Câmorld^ë^ct prit, * n 1690, ses degrés de f docteur en médecine. Avec son pere et ses fvéres, 'il inventa un instrument destiné; à extraire la tétc dé l'enfant dans le cas d'accouchemens^aborieux.Eniiô*^^ il vjm^ à Paris; mais ayant échoué dans un cas d'accouchement difficile, il se rendit en Hollande, où il réussit mieux. U «vendit son secret à deux prauciens de ce pays. À son retour à Londres, il eut une noml?reos c clientelle , et acquit une grande fortune. Il mourut eti 17*^. On a pensé, et Sraellie Cassure, que le forceps tfécrft'Jiar Cfcà^mian n'était autre que celui de (^amberïàync ; mais Crant* (Hist. M inst* obstetr.) trouve cette opinion ma) fondée. Ôn doit â Chamoeriayne . , . , , t \ . } t t . 4 » ,1, » ■>
Practice of midmferf.~i±onÙ!s > &\ "1* ; irv»it publié en t<Mtô (Londres, 1 66 5, iB-3. . . .w «-g)* nue traduction an^awe do
Traité de Mauriceau sur 1er maladies Londres , 1716, in-8; ibid., '17a 7, des femmes grosses. Cette traduction a in-8; ibid., 7* édition, 17)61 in-8; été réimprimée plusieurs fois depuis, ibid., 1755, in-8.
CHAMBON-DE-aiONTAUX (Nicolas), né en 1748 à Brevannes, département de Seine-et-Oise , fat reçu docteur en médecine à Paris, et Tint s'établir à Langres, où il exerça pendant quelques années. En 1780, il revint à Paris, se fit agréger à la Faculté de cette ville, et fut nommé médecin de la Salpétrière. Plus tard il quitta cette place , embrassa la carrière administrative , et le 3 décembre 1792» il fat élu maire de Paris à la place de Pétion. Il occupa cette place jusqu'au i3 février I7<j3, époque où il se démit de ses fonctions, et reprit sa profession de médecin, qu'il continua d'exercer à Paris jusqu'à sa mort, qui est arrivée en 1826. U a pubjié :
Traité de l'anthrax ou de la pus- vrage comprend les trois précédons, tule mah'gue. Neufchatel, 1781^10-12, et renferme, sur la physiologie et la t*3o pp.— rCet ouvrage fat couronné , pathologie relatives aux femmes, toat aiusi qu'un autre mémoire de M. Tho- ce qu'on savait de plus précis à l'épomassin, par l'Académie de Dijon , qui que de sa publication. L'auteur s'y avait mis au concours la question sut- montre à la fois savant et fort habile vante : « Déterminer la nature du praticien.
charbon malin, connu en Bourgogne , Des moyens de rendre les hôpitaux et dans quelques provinces voisines, utiles à r instruction. Paris, 1787 , aous le nom' de pustule maligne. % en, in-ia.
désigner les causes, et établir, d'après Traité de la fièvre maligne simple l'observation , la méthode la plus sure et des fièvres compliquées de malik suivre dans le traitement de cette gnité. Paris, 1787, in-ta, 4 vol. maladie.» Observationes clihicce , curationes
Maladies des femmes en couches et inorborum , et phençrnena ipsorum in à la suite des couches. Paris, 1784 , oadaveribus observata., refer entes. Pain-12, a vol ris, 1789 , in-4. .......
Maladies des filles , pour servir de Maladies des en/ans. Paris, 1 798 , suite aux maladies des femmes. Paris, io-8 , a vol. .
1785, in-ta, a vol. Manuel de l'éducation des abeilles .
Des maladies de la grossesse. Paris, Paris, 1798, in-8. 178S, in-ia, 31 vol. Traité de l'éducation des moutons.
Maladies des filles, des femmes et Paris, i8io,in-8,a vol. de la grossesse , et maladies chrçni' Lettre à M. Ç. , sur les calomnies ques à la suite des couches. , a* édit., répandues contre moi, comme maire avec correct, et addit. d'articles qui de Paris, et renouvelées de ce temps. n'ont pas paru dans la précédente. Paris,. i£*4» in-8- Paris, 1799, in-** » • vo l« — Ce 1 °n- . Comparaison des effets de la vac-
66a CHA
cirut avec ceux de la petite*vérol* itto- decioe, do ut U avait éje naeanbre .Chain-
culée par la méthode des incision bon était associé de l'Académie royale
Paris, i8ai, in-8. de Chirurgie, Ou trouve dana le t. IV
On trouve encore de Charnbon-de- des Prix de ÏAcad., deux mémoires
Montaux des articles nombreux dans de loi qui forent cooronnés : Tau sur
V Encyclopédie' méthodique, plusieurs les loupes, l'antre sur l'abus de$ on»
antres dans le Diction, d'Agriculture guens et des emplâtre*. de Rosier, et divers mémoires dans la ( Biogr. tiouv. des Contemporains.
Collection de la Société royale de Me* — Qoérard. )
CHAMBON (Joseph), né en 1647 à Grignan, en Provence, étudia la médecine à Aix, où il reçut le bonnet de docteur. Il s'était rendu à Marseille dans le but de s'y fixer ; mais une querelle qui lui survint le força de passer en Italie. Il alla ensuite en Allemagne, puis en Pologne où il devint le médecin du roi Jean Sobieski. Il resta près de lui jusqu'à l'époque du siège de Vienne; il vint alors en Hollande , et rentra en France. Fagon , premier médecin du Roi , le fit agréger à la Faculté de médecine de Paris , ville où il se livra à la pratique. Chargé par M. d'Argenson , alors lieutenantgénéral de police , de donner des soins à un seigneur napolitain renfermé à la Bastille, Chambon composa et fit présenter au Roi un mémoire justificatif en faveur de son malade. Mais il ne fut pas heureux dans ce rôle d'avocat, car son mémoire lui valut deux années de détention dans la même prison que son client. (Lorsqu'il sortit de la Bastille, sa positron comme médecin avait beaucoup changé. Il fut obligé de se retirer en Provence, et il Obtint la place de médecin des galères à Marseille. En 170^, il revint à Grignan, où il vivait encore en 1 732. On a de lui :
Non ergb ab hepatis intempérie as- et autres maladies , avec un grand
cites. Paris , 1 696 , in-4 , avec Louis nombre de remèdes. Paris, 1700,
Grjant in- 1 a ; ibid. t 1 7 r 4 , in-i 2 .
Ergo sanitas à Calidi f frigidi, humidi Principes de physique , rapportés à
et sicci moderadone. Paris , 1696, la médecine pratique, et autres traités
in-4, Cl. Guîrin. sur cet art, et une dissertation sûr le
Traité des métaux et des minéraux, principe universel. Paris, fjxt, in-i« ;
et des remèdes qu'on en peut tirer, ibid., x^So, in- 12, a voL avec des dissertations shr le sel' et le (Haller, Bibl med. pract. — Élôy.
soufre des philosophes , et sur la — Carrère.) goutte, la prunelle, la petite-vérole,
CHAMPEAUX ( Claudf. ), reçu maître en chirurgie ^cn 1 763, à Lyon , où il exerça sa profession avec distinction, occupa succès-
CHA 663 sivement la chaire d'anatomie, et la place de chirurgien en chef de rhôpital delà Charité de cette : ville. Il était chirurgien ordinaire do Roi pour les rapports en justice , correspondant de l'Académie royale de chirurgie, qui lui décerna deux couronnes. Champ eau* a laissé les ouvrages suivans : ' <
Réflexions sur les hermaphrodites, consta rament de l'écume dans la tra-
(Lyon), i765,in-8. — Cette disserta- chée-artère, et peu ou pas du tout
tion fot publiée par Champeaux aous d'eau dans l'estomac : ranimai périt
le voile de l'anonyme, à l'occasioè du au milieu d'une violente inspiration.
Mémoire pour Anne* Grand - Jean , Quand Sis avaient étranglé l'animal
connue sous le nom de Jean-Baptiste «rànt sa submersion , en le retirant de
Grand- Jean t accusé' et appelant , l'eau, ils n'ont point vu d'écume dan*
jugé à Lyon. Cette pièce» ainsi que la les bronches , ce qui est un signe cer-
dissertation de Champeaux, sont in- tain que la submersion a eu lieu du
sérées dans les Mémoires de Chirurgie vivant de l'individu. Chez ceux qui
d'Arnaud, première partie, pag. 3a 9 et ont été étranglés, les vaisseaux du
353.L T aoteurconclud qu'il n'existe pas cerveau sont gorgés de sang. Us rap-
de véritable hermaphrodite. Ce mé- portent l'observation d'une fiHe qui
moire renferme beaucoup de faits in- fat jetée à l'eau après avoir été étran-
téressans. glée. r
Expériences et observations sur la Mémoire où Von expose les incon-
cause de l* mort des noyés , et les phé- véniens qui résultent de l'abus des
nomènes quelle présente ,. faites pu- onguens et des emplâtres , et de quelle
bliquement à l'Ecole roy. vétérinaire ré/orme la pratique vulgaire est stts-
deljyon, sous les yeux des commis- ceptible , à cet égard , dans le traite-
saires nommés approuvées par leur- ment des ulcères. — — Inséré dans le
rapport et le jugement de l 'Académie tom. IV, seconde partie, dés Prix de
royale de Chirurgie, Lyon, 1768* m-8. l'Acad. roy. de Chirurgie. »•
— - Champeaux a publié cet ouvrage Mémoire sur la question suivante :
conjointement avec Faîssole, qui était Comment Pair, par ses diverses qua-
comme lni chirurgien du roi à . Lyon, lités, peut influer dans les maladies
Us constatèrent chez les individus chirurgicales / et quels sont les moyens
submergés vivans l'existence d'eaU de là rendre salutaire dans leur trai-
éc umeu.se dans la trachée^rtère , et tement ? — Inséré dans le tome V des
une congestion prononcée, des vais- Prix de l'Acad* de Chirurgie,
seaux cérébraux. Dans leurs expé* ( Haller, BUSL andt, — £loy . )
riences sur des chiens, ils ont trouvé . v. » »
CHAMPIER (Symphorikn), en latin Camperius et Campegius, suivant le choix que cet auteur fit plus tard de ce dernier nom , mu par la vanité de se faire croire une origine commune avec les illustres familles des Campegi, de Boulogne, et des Campisî, de Pavie, naquit en 1472, à Saint-Saphorin-le Château , près de Lyon.
Après avoir fait ses humanités à Paris, il alla étudier la médecine à Montpellier, et s'établit ensuite à Lyon, où il pratiqua cet art avec un grand succès. Il s'acquit aussi dès ce temps une réputation étendue par ses ouvrages. Antoine , duc de Lorraine , l'ayant pris pour son premier médecin, le mena avec lui, en i5oo,, en Italie. Il accompagna encore ce prince, en i5i5, dans le même pays. Ce fut dans ce dernier voyage que Champier, étant à Pavie, y fut agrégé au Collège de médecine de cette ville. De retour à Lyon, il fut nommé, en i5ao et en i533, un des douze échevins de cette cité; et il se servit de son crédit pouf fàire admettre le projet d'un Collège de médecine, qui ne fut fondé cependant que long- temps après sa mort, en 1576. On en ignore l'époque précise. Les uns disent qu'il mourut en i535, d'autres en 153g ou i54<>. Champier écrivit sur toutes sortes de sujets : sur la philosophie, sur l'histoire et la médecine. Loué avec excès par ses contemporains, il fut censuré outre mesure, peut-être, par ses successeurs, qui ne lui ont pas assez tenu compte de l'époque où il vivait. Haller a dit plus justement de lui : Non indoctus homo, polygraphus et collecter, semibarbarus tamen. Champier est peu estimé comme historien. Ses écrits en médecine , dépourvus de goût et de critique, ne sont pas cependant sans mérite. Il fut un des premiers qui se portèrent vers l'étude des auteurs grecs, et qui concoururent à ébranler l'influence des Arabes. Ses ouvrages qui concernent la médecine sont les suivans :
Janua logicœ et pkysicœ. Lyon , affectantibus utilis et necessaria , quœ
1 498 , 111-4. continet pracepta ex Hippocralis ,
De medicinat clans scriptoribus , Galeni, Erasistrati, Asclepiadis, Dios-
in V tractants divisus. Lyon, i5o6, coridis, Rhazis, Hali Abbaùs, Isaac,
in-8; ibid. y x 53 1, in-8. Avicennœ , multorum aliorum cLvi-
Dialôgus in magicarum artium des- rorum libris collecta. Nancy, i5ia,
tructioneni. Lyon , in-4 (avant 1507). in- 12 ; Paris, i5x4 , in-8 ; Valence,
Liber de quadruplici vitâ. Lyon , 1 5 1 4 , 1 5 1 8 , in-8, avec l'opusc. Mar-
i5o7, in-fol., avec des opnscnles tont- garita preciosa de medici et cegri
a-fait étrangers à la médecine. officie
Liber de triplici disciplina , in quo Specuhim , sire epitome Galeni ,
Platonicœ philosophie libri très ; seu Galenus abbreviatus , *vel incisus
n'ocabulariùs , sive difficilium termi- et intersectus, etc. Lyon, f5i6,
no ru m natùralis philosophie ac me- i5i7, in-8.
dicitia èxplanatio , etc. Lyon, i5o8, Paradoxa in artem parvarn Galeni.
in-8. • . Lyon, x5i6, in-8.
Mosa gallica omnibus sanïtatem Epitome commentariorum GaUn*
tniibrosHippocratiscoi.CerUiloquium quorum medicorum. Lyon, i5a8»
Isagagicum in libros Hippocrads. in-8; ibid~, 1 53 1, in-8.
Lyon , 1 5 1 6, Z)e corporum animorutnque morbis
Médicinale bellum inter Galenum et et eorum-remediis. Lyon, i5a8, in-8.
Aristotelem gestum, quorum hic cordi, Castigationes et emendationes phar-
Ule autem cerebro favebat, etc. Lyon, macopolarum , tive apothecariorum ac
i5i6,in-8. Arabum medicorum , Mesuœ , Sera-
Sfmphonia Platonis cum Aristotele, pionis, Rhazis, Alpharabii etaliorum
et G aie ni eu m Hippocrate. Paris , juniorum medicorum , in IV lib. di~
z 5x6,111-3. visât, etc. Lyon, i53a, in-8.
Cribratio, lima et annotante nt a in Claudii Galeni Pergameni histo-
Galeni , Avicennœ et conciliatoris riales Campi , in IV lib. congesti et
opéra. Lyon, x5i6, in-8. commentants illustrati. Clysteriorum
Catégorie médicinales in libros de- Campi seenndum Galeni mentem. De
monstrationum Galeni. Lyon, 1 5 16, phlebotomia lib. IL Bâle, i53a ,
in-8. in-fol.
Practica nom in medicina , de om- Epistola responsiva pro Grœcorum
nibas morborum generibus, in tradi- defensione in Arabum errata. Lyon,
tionibus grœcorum, latinârum, ara- 1 533, in-8.
bum, ac recentium auctorum; libri V. Hortus gallicus, pro Gallis , in
De omnibus febrium generibus, lib. L GalUa scriptns, etc., in quo gallus in
Lyon, i5i7, in-8 (in-4, avec nn titre Gallia omnium agritudinum remédia
différent. Falcoo. ); Venise, i5aa, reperire docet , nec medicaminibus
in-fol,. ; Lyon , x5a5, in-8; Bâle, egere peregrinis , quum Deus et natura
1 54 7, in-4. de necessariis unicuique regioni provi-
Mirabilinm divinorum humano- deat. Lyon , i533 , in-8 , 83 pp;
rumque libri IV. Lyon, i5r 7, in-4. Campus Elysius Gaîliœ amœnitates
J. Arculani expositio perutilis in refertus , in quo sunt medicina compoprimam seu quarti canonis Avicennœ, sitœ, herbœ et planta: virentes, in quo unà cum annotamentis S. Champerii. quidquid apud Indos, Arabes et Par- Lyon, i5i8, in-fol.; Venise, i56o, nos reperitur , apud Gallos reperiri in-fol. posse dernonstratur , etc. Lyon, i533,
Vita Arnaldi de Villanova (en in-8, 1 35 pp., avec les opuscules
tête des OEuvres d'Arnaud). Lyon, soi va us ï Apologetica disceptatio, in
1 5ao et 1 53a, in-fol. q U â docetur an sanguis mitti debeat in
Annotamenta , errata et castigata cattsone et sub cane aut prope canem,
in Avicennœ opéra (avec les OEuvres et an pharmacia fortis danda sit in
de cet auteur). Lyon , i5aa , in-4. principio febrium Arsivarum. — Specu-
Vita Mcsuœ (avec les OEuvres de lum medici christiani de instituendo
ce médecin), Lyon, i5a3, in»8. sapientiœ cultu,ac de veris et saluta-
Sjrmphonia Galeni ad Hippocratetn, ribus animi et ' corporis remediis. —
Celsi ad Avicennam , cum Clysterio- Theriacâ gallicâ cum mithridatio gal-
rum Campis. Contra Arabum doctri- lico. — Periarchonde id est de prin-
nam pro Galeno, unà cum sectis anti- cipiis utriusque philosophia.
Epis ta Ub physica Campcgii, Manardi et Coronaù de transmutadone metaiiorum, Lyon, i533, iav-8.
Cribratio mcdicamentorum ferè omnium, digesta in sex libros. Ace. quesao
uenosarum; de mixterum gêner atio ne; de concretis et
Annotamenta , errata et castigationes in Pétri Aponensis opéra , svec les Œuvres de ce* -auteur. Venise, »548, ûvfijL
Quorumdamnet catalogus , ^ui vixerunt, à la suite de l'ouvrage de Illustrium medieorum qui su-
DilEA f ITl LA l'Ul/t fLC > .
fr<f comment les appothiqmairet cornleu plus
et par la fausse intelligence des auteurs arabes , lesquels ont falstfé la doctrine des Grecs. Plus, les lunettes
contra Ancennawiet Mesuem Arttonii runt, vitœ. Paris, i54» , iù-8. Galfredi. Lyon , r534 , in-8. Quelde ces optxsçulcâ œ se troo pas dans cette édition, vue et citée par Haller. Dana cet ouvrage f se trouve l'opuscule de Jean Champier, neveu de Symphorien, intitulé : iCatahigus librorum Galeni , et quo hi sint ordine legendi.
Gallicum pentapharmacum , rhabarbaro , agarico, mannâ , terebenthinâ, etsenc, gaUicis constant. Cum Donati à munis , mcd. RagusùU, épistola de tertbenthituK résinée facultatif bus. Lyon, i534, in-8.
Libri septem de dialecticâ , rheto»
ricâ, geometriây arithmeùc&y astronomiâf rnusica, philosophiâ naturali, medicinu et theologia; item de legibus et re public a t atque philosopliiœ parte, quo de moribus tractât; ex Aristotelis et Platon is sententiâ. Baie, 1537.
CHÀNDLER (Beenard), chirurgien à Canterbury, puis docteur en médecine , nous est connu par les ouvrages suivans :
An essor towards an examination ries and méthode of cure ofapopltxas
o/tke présent mccessful and tnostge- and palsies. Cambridge, 1784,
neral mode of inoculation. Londres , — Ce qui offre le plus d'intérêt dan* ce
1767, in-8. — Cbandler fat un des peUt oavraèe, c'est l'exposition de»
premiers uni firent connaître la me- opinions des anciens sur l'apopIe» e
thode de Sutton. et la parslysie.
An inquirjr in to the various theo- (R. Watt.— Comment. Lips )
CHANDLER (George), chirurgien anglais du dernier siècle, a publié :
sans date.
Dialogue de la cure du phlegmon , où sont introduits devisans, Phlegmomatrus , Phdechirurgus et Mtteorw hfon , in-8 , sans date.
On trouve très-souvent tennis soas un même volume plusieurs deaep 04 * culee précéaeue de Champier, ce qw rend fort difficile l'indication bibliographique exacte de chacun d'eux.
(Nicéron , Uèm<— Halkr. - -Etoj.)
Treatise of a cataracte , Us nature > Treatise on the diseuses of the cye,
species, causes and symptoms ; yvitk a and their remédies. To which h pre-
distimct représentation of fhe opéra* fixed the anatomjr of the eye, the
don of couching- and extraction , also theory cf 'vision , and the several spe-
M. David' s comparative view of their êtes ofimperfect sigkc. Traité des ma-
respective merits; wilh some hiuts ladies des y eux, avec l'anatomie de
respecting the prévention of cataract, l'œil et la théorie de la vision * etc.
and superseding the necessity of other Londres, 1780, in-8, pl. — Cet ou-
operations. Traité de la cataracte , etc. vrage n'est pas beaucoup meilleur que
Londres ,1775, in-8 , avec planches, le précédent , et méritait peb les hon-
— Maigre compilation tirée des on- neurs qu'il reçut d'une traduction
vrages de Heister , Platner, Yves et allemande.
Vamer. - (R. Watt. — Comment. Lips.)
CHAPMAN (Edmond), célèbre accoucheur anglais, qui pratiquait à Londres dans la première moitié du 18 e siècle, et qui a écrit :
Treatise on the itnprovement of fant. Il y décrit et figure, le premier, le
midwifery chieflly with regard to the forceps inventé par les Chamherlen. Il
opération to wich are added fifty vent qu'on ne s'en serve que lorsque
severe cases selectedfrom upwards of la tête , descendue dans le vagin , ne
a 7 years practice. Traité des progrès pent plus permettre de faire la version,
de l'art des accouchemens. Londres , et préfère même cet instrument an
1735, in-8; ibid., 1759, in-8. — Cette crochet, pour extraire l'enfant mort,
édition , quoique annoncée comme lorsque la tête n'est pas trop hante,
augmentée, diffère à peine de la pre- Contrairement à Devcnter, il pense
mière. Le même titre existe dans toutes qu'on ne doit pas amener la tête du
les deux, malgré la distance de vingt- fœtus en même temps que les bras. Il
quatre années qni les séparent. Cela opérait la délivrance immédiatement
ferait supposer, si l'auteur n'en a pas après l'accouchement. On trouve dans
imposé sur l'annonce d'une pratique cet ouvrage plusieurs faits intéressans
de vingt-sept ans dès sa première édi- d'accouchemena laborieux, don, qu'il était assea âgé lorsqu'il Rcply to Douglas' s short account
donna la seconde. Smellie indique une of the state of midwifery at London.
première édition antérieure, de 1733. Réponse au court exposé de l'état de
Dans cet ouvrage , Chapman s'élève l'art des accouchemeus à Londres, par
contre l'usage du crochet, et ne vent Douglas. Londres, 1737, in-8. pas qu'on s'en serve, à moins qu'on ait ( Haller. — Portai. — R. Watt.) des preuves certaines delà mort del'en-
CHAPMAN (Samuel) , qu'Éloy , et , après lui , Adelung , et les auteurs de la Biographie médicale , ont à tort confondu avec le précédent, fut, comme lui chirurgien à Londres, au milieu du 4ernier siècle. Il mit au jour :
An essay on the venereal gieet in which the différent species of this
discases is distinguished , and their this disease. Traite de la maladie téne-
causes assigned , tvith the symptômes tienne, contenant une exposition par.
and cureofeach. Londres. 1 75 1, in-8. tienlière de la nature , de la cause» des
Observations on venereal corn plaints symptôme* et du traitement des dif-
and on the methods recommended for ftrens accidensqni accompagnent cetti
their cure ; letter the second. Londres , maladie, selon qu'elle est locale on
1755. in-8 , sans nom d'auteur. — universelle. Ce traité est en quelque
L'ouvrage précédent ne serait-il pas la sorte uns version abrégée du savant
première lettre annoncée dans le titre ouvrage do docteur Astruc snr cette
de celle-ci? matière. Londres, 17 55, in-i 9, a toL;
A treatise on the venereal disease , ibid., 1770, in-8. containing a particular account ofthe Pulmonary and otker complaints,
nature, cause , signs, and the cure of apparently supported by fever, ofthe
the several venercal disorders, both intermittent or rémittent kini, end
local and universal. And being desi- cured by the bark. Inséré dans le*
gned as a translation and abridgment Med. communications , v. I , p. 260. ofthe learnedDr. Astruc** treatise of (R. Watt.)
CHAPPOT, médecin à Toulouse, ne nous est connu que par l'ouvrage suivant :
Système de la nature sur le vice Toulouse et Paris, 1779, in-8. écrouellcux , ou Médecine empirique.
CHARAS (MobÉ) naquit à Uzès, en Languedoc, vers l'an 1618, d'une famille protestante. 11 s'appliqua particulièrement à la pharmacie, et s'établit d'abord à Orange, où ses talens commencèrent à lui faire une réputation. II vint ensuite à Paris, et mérita bientôt la place de démonstrateur de chimie au Jardin-du-Roi. Il occupa aussi la chaire de chimie du Collège de France pendant neuf ans Au bout de ce temps , alarmé par les premières persécutions religieuses, les conversions achetées, que devaient bientôt suivre *w dragonnades et la révocation de l'édit de Nantes , il quitta la France vers 1680, et se retira en Angleterre, où il resta jusqu'à la mort de Charles II, qui lui avait donné le titre de son chimiste. Pendant son séjour dans ce royaume , il se fit recevoir docteur en médecine. ( Il passa ensuite en Hollande , il y exerça la médecine avec beaucoup de réputation. Le bruit de ses succès le fit connaître à l'ambassadeur du roi d'Espagne , qui , le croyant capable de prolonger les jours de son maître, voulut l'engager à aller à la cour de Madrid. Charas craignait les rigueurs de l'inquisition , et ne pouvait se déterminer à faire ce voyage : il finit pourtant par se laisser per suader, et se rendit à Madrid.
Ses craintes n'avaient été que trop fondées. Peu de temps après son arrivée en Espagne, il composa un traité sur la vipère, dans lequel il prouva que la morsure de cet animal était aussi dangereuse dans la Castille que dans les autres pays de l'Europe. Cette assertion heurtait un préjugé généralement répandu, que les vipères n'avaient aucun venin à douze lieues autour de la ville de Tolède , attendu que Dieu avait accordé cette grâce aux prières, d'un saint archevêque de cette viHe. Le* prêtres et les moines s'élevèrent violemment contre une assertion qui tendait à détruire dans l'esprit du peuple un préjugé dont ils avaient fait leur profit Ils firent intervenir la religion. Ils taxèrent hautement Charas de fanatisme, d'impiété ét d'irréligion: Les médecins, jaloux de ses succès et de son crédit à la cour d'Espagne, se joignirent aux premiers. Comment Charas aurait-il pu. résister à des ennemis aussi nombreux , aussi puissans, et aussi acharnés! Il fut déféré à l'inquisition, arrêté, et conduit, à l'âge de soixante-douze ans, dans les cachots de ce tribunal.. H y fut retenu pendant quatre mois, et n'en sortit qu'après avoir abjuré la religion protestante, et reçu les sacremens de confirmation , de pénitence et d'eucharistie. A peiné sorti de prison, Charas s'éloigna a^un'pays où l'on forçait la raison à fléchir lé genou devant le fanatisme. 11 revînt à Paris, où il trouva son fils, devenu catholique comme lui. Il fut: reçu en 169a à l'Académie des Sciences, en oiHdité; de i chimiste, et mourut en 169$, âgé de 80 ans. Nous avons > de Charas ■:• <> i,* .1;; ; 1
TMrid^ais it Àtid^tnaquéy àvec des l U vènin ^ pour servir de réponse à une raisonnehtens '* et 1 observations nècef- " lettre àe M.* Rêdi , etc. "Paris , 1672, saireû-iùf f élection f hz préparation et in-8 ; 1 690 , iri*8- , réimprimé avec ietnélanipû (des ingrédient)*' .Paris > l'ouvrage précédent et des additions ; ^668; ifi-8v^5,ii>«^,0iiilatiii;Ge- Pari», 1694, in-8. ■ "
nève, l$$5 ,#1-4* ^,1; . Pharmacopée royûie galènique et
, Nouvpjjef expériences s^r fa vipère, , r chimique. Paris, 167» » inr$y 1676^ les, cjjfos, de^sjon ,n^enm r et le+ remjèfles ,iu-8 ; Lyon , 1691, ^*4-» * vol.; ibid., exquis qtte les artistes peuvent tirer du 1753, in- 4 , a vol. f édition augmentée corps de cet animal. Paris, 1660. 111-8 ; par Lemonnier; en latin, Genève, 1090, In-8. 1084, in-4.
Suit*" des nouvelles expériences sur (Condorcet , Eloges des membres de la inpère ,- &t une dissertaiiôri sur son 1 l'Acad. des Se. de Paris.) 1
CHARGES (René), originaire fje Preny-sur-MoseUe, professeur de médecine q>is la Faculté de Besançon, est auteur des ouvrages suivans: . / . , . t „,.'... t
Quœstumes medica circà thermas fièvres putrides , malignes et épi demi
Borbonienscs,quaspropugnavit D.Ant. que* , et sut les pleurésies qui ,om
Duport, die 16 aprilis x 7 ai. Besan- régné en Franche-Comté depuis quel-
çon , in-8, trad. en français par l'an- ques années. X743, in-8.
tear lui-même , sons ce titre : Bisser- Lettre d'un professeur en médecine
tation sur les eaux de Bourbonne. de V Université de Besancon à un curi
Besançon, 1749, in-ia. — C'est la de la campagne, sur la tous et les
réunion de 6 dissertations qui avaient rhumes épidémiques. Besancon , 1 rf.
été soutenues sons la présidence do Observationt sur Us maladie tonte
Charles. An jugement de Carrère , cet gieuse qui règne en Franche-Comté
ouvrage mérite d'être consulté. parmi Us boeufs et les vaches. Besan-
Quastiones nudicœ oirca acidulas çon , * 7 44 , ia-4- Bussonas quas propugnabit Franc. Jos. Quatstiçnes medica circa fontes me- Pajren, die 1 mardi 1738. Besançon , dicatas Plutnbariat, qttas propugnavit in-8 , de 100 pp. D. Claud. Maria Giraud, die ik inobservations faites pàr M. Charles, nîi 1745. professeur, etc., sur les cours de ventre Quastiones medicce circa pûtes meet la ayssènten'e qui régnent dans dicatas Plumbarùe , quas propugn. quelques endroits def cette province. J. CL Moral. Besançon, 17 46, a6 octobre i?4içfeft>4f Vi », • ♦ (Donx G al met, Biblioth. lorraine.- Observations sur différentes espèces Carrère, Catalogue des livres sur les de fièvres , , et principalement , sur les eaux minérales. ) f w)ih{
CHARLETON ott CHARLTON (G*imaa^) y célèbre médecin anglais, naquit en 1619 à Shepton-Mallet, ville du comté de Somerset, dont sou père était recteur. ApiJes des études brillantes à l'Université d'Oxford, il y prit, en 164a., ses degrés en médecine, et fut, peu de temps après, nommé un des médecins Qi^inaire&de Charles I, qui se trouvait dans cette ville lors de la, guerre civile. Lorsque le parti royal déclina , Charleton se rendit à Londres. &t admis dans le Collège de médecine de cejte ville, et-yeutbientot une pratique étendue. Ce fut alors qu'il publia ses divers écrit* sar la médecine et sur d'autres sujets, qui lui acquirent une gratode réputation-. Cette réputation fut telle, que f Université de Pàdotie lui offrif tmé chaire de médecine, qu'il refusa. Apres la restauration,
conserva le titre de médecin ordinaire du roi Charles fî, qùfl avait eu , au rapport de Wood, pendant l'exil de ce prince j et des la fondation jfcJLa Société royale , il fut choisi un des premiers pour en faire par^e.. Le Collège des médecins le chargea, en 1680 et i683, de faire des leçons d'anatomie, et le nomma, en 1680, son président; fonctions qu'il remplit jusqu'en 1691. Peu de temps après, U se retira à l'île de Jersey; on ne sait pas trop pour queH* raison. On ignore également s'il y resta long-temps, ou s'il revînt
CHA 671 à Londres. Mais ce qu'il y a de certain, c'est qu'il mourut dans cette ile à la fin de 1707, âgé de 88 ans. — Charleton ne fut pas seu-r v lement célèbre comme médecin, il fut également renommé pour ses vastes connaissances en philosophie, en histoire et en antiquités. Si nous cherchons à apprécier ses titres en médecine, nous devrons reconnaître qu'ils sont de peu de valeur aujourd'hui. Il se distingua par des connaissances étendues dans les différentes branches de la médecine, et ses écrits se recommandent par la méthode et la clarté. Mais ils ne contiennent rien d'original. Us sont remplis d'idées hypothétiques prises dans les systèmes de Vanhelmont , dans ceux des chémîâtres et des mécaniciens. Ses ouvrages en anatomie et en physiologie ne sont pas le fruit de recherches positives. H avoue n'avoir disséqué que peu de cadavres. Mais il eut le mérite d'embrasser un des premiers la nouvelle théorie de la circulation de son contemporain Harvey^ Son attachement à la philosophie atomistique , rendit un peu suspects ses sentimens, religieux malgré le soin qu'il avait, pris d'établir une distinction entre les opinions philosophiques et religieuses d'Epicurc.Les ouvrages écrits par Charleton , sont les suivant : hJ : p i • •»: •. • .!> •
Spiritus gorgomeus in sua saxipara demonitrated by reàsons naturat L'im-
exutus , sive de causfs , signis et s an a- mortalité de l'arme prouvée par des
tione Hthiascos diatriba. Leyde ( Lon- raisons naturelles. Londres , 1657 ,
cires , Haïler) , i6\5o, in-8. hi-4.
~' v The dàrXncss of atheism dis or é± Natural îmvory^of nutrition , lîfe,
red ' by the light of nature, physico- and votnntarr motion , containing an
théologal treadse. Les ténèbres dé l'a- the new drseoveries of anatomists coti-
théisme dissipés par les lumières de cerning the œconémy of hutnan na~
la nature. Londres, i65t, in-4. tare t methodically delivered in exer~
^ The Ephesian and Cimmerian ma- citations physieo*an*tomical. Histoire
trotte', ttvo remarkubles examphs of naturelle de la nutrition, de la rte**!
the power of love and wit. Londres , dés monvemens volontaires, etc. Loti*
x653 , in-8 ; ibid., i658, in-*. dre*, tô*o , frr-4 , tfad. en latin sous
- ^Pfpsîologia Epituro - Gassendo- 1» titre -r Exereitatïone? physieo-àna*> Charletonianà : or a Fabric of na* tomicœ de motu a ttima îi. Amsterdam, ttotot»toiênce erectèd upon the most i65q , in-*èi; Londre*, i65g ; hwa; an dent hfpothesis of atoms. Londres, 1678 , in-ra ; La Haye , 168 x , 1 654 , în-fcï. £ & * ^ la dissertation de Cole :
- 'Epiturus, ht* morats, coUttted ont De-secretione. r688 , rn-ia.-^Cest le bf varions authàrsf tvitk an apology même ouvrage que fceîdi qni est indifor Epîcurus. Londres , i655, r 65», qné par plusieurs tuteurs sous le tftr*: 16 7*0, m-4. OEconemia animalis novis anatonûco-
The immortality of the kuman sont rttm inventis, indèque desumptis mo-
67a CHA
(Urnorum medicorum hypotkesibus différera esprits des hommes; v sur
physicis superstructa et mechanicè ex- les diverses altérations des vins , et les
pUcata. procédés communément usités pour
Consilium hygiasticum pfo Mar- y remédier. Londres, 1668, 1675,
chione Durazzo. Londres, 1661, in-4. 169a, in-8.
Exercitationes pathologiat, in qui- De scorbuto liber singularis. Cui
bus morborum penè omnium natura, accessit Epiphonema in medicastros.
generatio et causa exnovis anatomi» Londres, 167 1 , in-8; Leyde, 167a,
corum inveriris sedulà inquiruntur. in- 12. — Les symptômes du scorbat
Londres, r66i, in-4* sont tracés d'après Eugalenus, WillU
Disquisitiones duce anaiomico-phy- et Sennert, La théorie de l'auteur est
sicte. Prier de fulmine f altéra de tonte chimique. proprietatibus çerebri hunjumi. Lou- Natural History of the passions,
dres , in-8. Histoire naturelle des passions. Lon-
Chorea gigantum , or the most fa- dres, 1674,10-8. mous antiquuies of great Britain, vul- Enquiries in to humane nature, in
gary called Stone-JIeng , Standing or si* anatomical pr élections , in the ne»
'Salisbury~Plain i restored to the Danes. theàter of the r. collège of physiciens
Londres, i663, in-4. — Dans cet in London. — (Test dans une de ces
écrit, Charleton cherche à démontrer, leçons que Charleton avance que h
d'après des renseiguemens qui lui membrane interne de l'estomac et des
avaient été fournis par OLaùs Wor- inteAtius est formée par la pesa et son
mius, célèbre antiquaire dauois, que épiderme, qui se continuent à l'inte*
les énormes débris existant dans la rieur.
plaine de Salisbury , et connus sous Oratioannivcrsaria habita in theatro
le nom de Danse-dcs-Géants,» étaient inclyti collegii medicorum lonâinenles restes d'un temple bâti par les Da- 5 Augusti 1680, in
nois , et npn par les Romains , comme raùonem beneficiorum , à
le prétendit le célèbre architecte Inigo Harvey aliisque prœstitorujn* Ix>a-
Jo.ues. dres, 1 680, in-4.
Onomasticon zoiçon , plerorumque . The Haimony of natural and po*~
anùnalium ,differentias et nomma tive divine laws. Harmonie de la &
prqpria pluribus linguis exponens. Cui naturelle et de la loi divine ponûvc
accedunttnantissaanatomicaàetqua^ Londres , 16^ , in-8. dam de ifariis fossilium generibus, Three anatomical lectures concer-
Londres , j 668 , in-4 ï * 1 7 7 1 , ning y x • the motion ofthe bîood tkrough
in-4 ; Oxford , 16 7 7, in-fbl, the veins and arteries ; a' the or-
. Tvyo pMlosophical disçmrses; the ganic struction of the keart; and
first concerning the [ différent wits of 3* the efficient causes of the hcart't
meni the second concerning the mis- pulsation. Trois leçons sur le moave-
tery ofvintners, or a discourse ofthe ment du sang dans les veines et
yanous sicknesses ofwines, and their artères , sur la structure du cœur et
respective remédies at this day corn- sur la cause efficiente du mou veau» 1
monly used t etc. Discours, i° sur les de cet organe. Londres, i683>-4*
Inqutsitio physka de causis cata- glaîs plusieurs traités de Vanhelmont , meniorum et uteri rheumatismo , in et publia encore quelques écrits étranquâ probatur sanguinem in animait gcrs à sa profession.
fermentescere nunquàm, Londres , (Niceron , Mémoires, — Haller.
i685, in-8; Leydc, i686,in-ia. Chalmers. — Watt.) Charleton traduisit en outre en an-
CHARMETTON (Jxàw-Baftïst*) naquit à Lyon en 17 10, fut reçu maître en chirurgie au collège de cette Tille en 1743, devint chirurgien de l'hôpital général, et professeur d'anatomie, et mourut le a 7 janvier 1781. Il était associé de l'Académie royale de chirurgie, qui le couronna deux fois pour les ouvrages suivans:
Mémoire sur cette question : Ûéter- usage dans Us maladies chirurgicales . miner ce que c'est que les remèdes des- Lyon, 1 748, in-ia. siccatifs et les caustiques , expliquer Essai théorique et pratique sur les leur manière d'agir, distinguer leurs écrouelles. Avignon, 17 5a, in-ia. différentes espèces , et marquer leur Le même , sous ce titre î Traité des
écrouelles. Lyon, 1755, in- 12.
CH ARRIÈRE (Joseph de La), né à Annecy en Savoie, vers le milieu du 17 e siècle, vint étudier la] médecine à Paris, et retourna dans son pays, ou il exerça sa profession avec distinction jusqu'à sa mort. Il a laissé les deux ouvrages suivans :
Traité des opérations de la chirur- raison de nombreuses éditions, malgré
gie, avec plusieurs observations et une ses défauts.
idée générale des plaies. Paris, 1690, Anatomie nouvelle de la tête de
in- 1 a ; ibid., 1 60a, in- 1 a ; ibid. y 1693, V homme et de ses dépendances. Paris,
in-8 ; ibid. t 1716, in-ia ; ibid„ 17a!, 1703 , in-8. — Cet ouvrage est une
in-8 ; ibid. t 1737 , iu-ia. — Cet on- compilation faite d'après Duvemey et
vrage , qui fut traduit en latin > en an- Vieussens.
glais et en hollandais, est un des (Haller, BibU anaL; ihid. , Bibl.
premiers qu'on ait publiés sur la me- chirurg. — Éloy. ) decine opératoire; U ent par cette
CHARTIER (Rxhb), né en 1572 dans le Vendômois, consacra sa jeunesse aux lettres, à la philosophie, à la jurisprudence et à la théologie. Ses poésies latines lui valurent la place de professeur de belles-lettres à l'Académie d'Angers. U occupa cette chaire avec distinction pendant quelques années, et fut ensuite à Bordeaux, puis à Bayonne, où il professa la rhétorique. Quoique livré à la carrière de renseignement, il s'était en même temps occupé de l'étude de la médecine à Angers et à Bayonne. Son goût pour cette science le détermina à se rendre à Paris, où il reçut le bonnet de 1. A3
docteur, le 26 août 1608. Nommé, en 161 3 , médecin des Dames de France, sœurs du Roi, il rempli! ensuite les mêmes fonctions auprès du Roi. En 16 17, il obtint la chaire de chirurgie au Collège royal de France, et l'occupa jusqu'en lôaî. Il mourut à Paris, le 39 octobre i654, à l'âge de 82 ans, d'une attaque d'apoplexie qui le surprit à cheval. Charrier n'a pas laissé d'ouvrage original , mais il s'est acquis une réputation méritée comme éditeur de différera ouvrages > et surtout des œuvres d'Hippocrate et de Galien.
È.pariium similaritun sola proprius tômos digessit et conjunctim grœcè et
intempéries morbus; dè J. traret et latinè printus edidit; astruxit et me-
René Chartîer. Paria, 1607 , in-4. dicam synopsin, rerum hit in operibus
E, ad lipothymiam usque sanguis conttxtarum indicem. Paria, i63$ à
mittenduss André da Chemin et René 1679, in-foL, ià tomes en 9 vol. —
Charrier. Paria, 160% in-4. Chartîer n'a publié que dix tomes de
E. die impari crisi die pari tu ta cette collection; et comme il ne suivit
cathersis ; René Chartier et Guillaume pas un ordre régulier dans leur puWi-
Gerbault. Paria, 16 ta, in-4. cation, les troia qui restaient à pa-
E. apoplexies phlebotbmia ; René raître quand il mourut , et qu'on doit
Chartîer et J. Berault. Paris j tôt 9 » aux soins dés docteurs Blondel et Le-
in-4. moine, sont les IX, X et X.II. On peut
E. ulcerato utero non Hoîênte tec voir, pour les détails bibliographiques
cufiicxiïy dolent. ; René Chartier et relatifs aux différences de titres ou de
Mathieu Denyau. Paris, i634, in-4. date que présentent ces treize tomes,
— Ce sont les diverses dissertations la Lettre de M. de Viîliers , doct.~rég.
soutenues par Chartier à la Faculté de de la Faculté de Pàris , à M. XX,
Paria. Voici les éditions qu'il a pu- docteur en médecine. Paria, 1776,
bliéea : ( a 9 août ) , in-4. — Ce travail impor-
Lttd. Qureti adversaria , S. scholia tant de Chartier, pour 1 exécution do-
in Jacobi tioUerii librum de morbis quel il ruina sa fortune et Celte de sa
internis. Paris, 16 11, in-4. famillè , lui coûta en mémè temps
Bartholomœi Perdulcù (Perdoulx), beaucoup de temps et de soins. Il IV
unwersa medicina ex medicorum prin- vait commencé en 1 7 33. S'étant appG-
cipum sententiis consiliisque collecta qué de bonne heure à l'étude des écrits
à Rcn. Chartier. Paris, i63o, in-4. d'Hippocrate et de Galien, il revit le
Magni Hippocraiis Coî et Claudii texte sur les anciennes éditions, le
Galeni Pergameni afchiatron uni- restitua d'après les manuscrits origi-
versa quœ extant* opéra. Renatut nanx de la Bibliothèque du Roi et da
Charterius Vindocinensis , doctor me- président de Mesmes; il corrigea les
dicus Paris» régis christianissimi cons* traductions défectueuses , en fit de
medicus, ac prof essor ord. plurima nouvelles, joignit dea notes au texte,
interpretatus , universa emendavit , et n'omit rien de ce qui était néces-
instauravit, notavit, auxit , secundum saire pour rendre cette édition exacte.
distinctas medicina; partes in tredecim La traduction latine est mise à coté
du grec, cl corrigée presqoe mol i mmè positum comn^... -s
mot ; l'ordre de. matière, est tel ,,„„, ^ r pm< "" r ' U S ra "
, urure. ues mauere* est tel, trmucnptum Lutetiam adfL Chart'ur
quou a dan, un même Tolnm. le. doc. mtd „ ele . , „ e .
ra.te. dH.ppocr.,, et de Galien »r o«„«i ^f,, ^
le mejne sujet. Avsnt de publier ce fttte „ tane 0Mi i % J ( ^
Irav,. ,mmen», qo. proure combien GoUni tdkio, iupremo Anciens '
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le "^SS^Tit ^cèdent, reçut ,e bonnet doctoral ie il octobre 1054. n fut médecin ordinaire ri» Uni » *
e& médecineau collège d* France. nTpuMèf ' " Pr ° fCSSeUr
La séance du plomb sacré des sa- dan* le Theatrum chimicum tom vr
ges.oudetnntunoinç.ousontdécritcs édit. de Strasbourg ™Z «TZl
ses rares et pa^uliè^s -venus, puis- le 5i5< traité de la collée, 'ion ian«?e» et qualités. Paris i65r in-/. T.»« nu • TO,lecll <w-
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«1 Conrtoi^ Cet ou- e« m,,*. Andrr, Bn^p. jlT,\
»Mge parut pin. tard, traduit e^fetin, »a*f*o</.)
CHASTEL (w). DUCHASTEL.
«,2^^^ né le ,0 septembre t „ S à
Chouzé. peht bourg du département dlndre-et-Loire Wté^dLr
dans les hôpitaux militaires , sa sensibilité trop vive l'obligea de renoncer à cette profession ; il s'adonna dès-lors à la pharmacie, et fut appelé en qualité de pharmacien au Val-de-Grâce, quand on établit cet hôpital d'instruction. Un voyage qu'il fit peu après en Italie acheva de développer son goût pour l'étude des langues, et pour l'histoire littéraire de la médecine. De retour à Paris , il s'occupait à réunir les notes nombreuses qu'il avait recueillies, quaudla mort de sa femme vint tout à coup interrompre ses travaux , et le jeter dans une mélancolie qui devint de plus en plus profonde avec le temps. Afin de l'éloigner des objets qui entretenaient en lui de pénibles souvenirs, ses amis le décidèrent à voyager, et lui obtinrent une place de médecin des armées en Hollande. Obligé de se faire recevoir docteur, il fut à Strasbourg, en i8o5, où il prit ses grades, et partit de là pour la Hollande, où il demeura plusieurs années. Il parcourut successivement, à la suite des armées, la Prusse, la Pologne, l'Autriche et les provinces IUyriennes, Rattachant à se familiariser avec la langue nationale de ces divers pays , et à scruter avec soin les bibliothèques. Sa santé, trèsaltérée, fut encore ébranlée par une secousse bien for^e pour lui: il vit l'incendie de sa bibliothèque anéantir en un seul jour la riche collection de livres qu'il avait amassés à grands frais depuis dix années , et détruire une zoologie médicale entièrement terminée, et qu'il n'eût pas tardé de publier. Il demanda sa retraite, et vint se fixer à Paris. C'était précisément à l'époque où l'éditeur du Dictionnaire des sciences médicales projetait la publication de cet ouvrage. Chaumeton fut chargé de diriger jette entreprise, en même temps que des articles de matière médicale et de bibliographie. Quelques années après il entreprit la Flore médicale, dont il a composé tout le texte jusqu'à la lettre G. Après avoir lutté pendant quatre ans contre une phthisie pulmonaire qui le privait de tout repos, il succomba le 10 août t8io> Chaumeton a peu écrit , et aucun de ses ouvrages ne peut donner une juste idée de ses connaissances étendues. Il fut sans contredit un des médecins les plus érudits de notre époque. Si son jugement, comme critique, fut quelquefois égaré par une sévérité outrée , et une âcreté de caractère que son état de souffrance expliquait et excusait en partie, ses réflexions, marquées au coin du savoir eurent du moins toujours pour but de démasqueriez manœuvres du charlatanisme , ou de rabaisser les prétentions ridicules de la médiocrité. Chaumeton a laissé les ouvrages suivons :
CHà 677
Essai médical sur les sympathies, sciencés médicales ; une notice sur . Paris, i8o3, u>8. l'état de la médecine enltfhe, dans
Essai d entomologie médicale. Stras- les tomes I, XII et XHI du même rebonrg, 1 8o5. — Cf est la dissertation cueil; les notices biographiques snr inaugurale de Chaumeton. Th. Denmann et sur Menuret, dans
Flore médicale décrite par F.-P. le tome ï du même jonrnal ; celles sur Chaumeton, peinte par madame Pane- ] e professeur Walter et le docteur Aouçke et P.V.-X rwipwJParis, 1814; Rush, insérées dans le tome I du. în-8, fig., tonuT; ibid., 1 8x5, t. II. JbaMal complêm. du Dict, des Se. A partir du tome troisième (r 8 16), méa\; celle sur l'histoire naturelle et MM, Qiaraberet et foiret s'adjoigmV médicale du pothos fétide, dans le renj *.Chaumetou , que sa santé empê- tome III du Journ.complém.-*- Chauchatt de continuer seul ce travail. meton a encore consigné d'autres arw
Indépendamment des articles que ticles dans le Magasin encyclopédique) Chaumeton a insérés dans le Diction* la Bibliotfu médicale , et les Annales naxre des Sciences médicales , dont il de méd. politique de Kopp. était 1' on des collaborateurs, ainsi que ( Jourdan, Notice sur Chaumeton de la Biographie universelle , nons ci- dans le Journ. compl. , tome V. — terons «feux relatifs à la bibliographie Virey, Notice, idem , dans le Journal médicale, consignés dans les tomes I , universel des Se. méd., totn. XVI.) II , III et IV du Journal universel des
£ CHAUSSIER (Fhançois), né à Dijon en 1746 , fut reçu docteur, en médecine et en chirurgie à l'Université de Besançon, le janvier 1780. Un cours d'anatomie et de physiologie, qu'il ouvrit peu de temps après son retour dans sa ville natale, commença sa réputation comme professeur. Les États de Bourgogne annexèrent ce cours à ceux qui se faisaient à l'Académie de Dijon, où Chaussier occupa dès-lors cette chaire , ainsi que celle de chimie et de matière médicale. Plusieurs mémoires publiés antérieurement parmi ceux de l'Académie, avaient déjà prouvé qu'il possédait des connaissances étendues dans ces deux autres branches des sciences médicales. Xes travaux de Chaussier , qui l'avaient placé au rang jdes médecins les plus distingués de son époque, ses succès dans l'en 7 seignement, mais surtout les vues judicieuses qu'il avait développées dans un mémoire, Où il demandait la réforme de divers abus introduits dans la constitution des corps et collèges de chirurgie, le filment appeler à Paris, en juillet 1794, pour s'occuper avec Fourcroy des moyens de rétablir l'enseignement de l'art de guérir. Cest lui qui rédigea le rapport et le, projet de décret qui furent imprimés et lus à la Convention , le 7 frimaire an III. Après avoir rempli cette mission, Chaussier était retourné à Dijon reprendre sea travaux habituels , quand il fut rappelé à Paris pour oc-