‹ Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderneChapitre 47 sur 67 · III. Fragmentum opetis medici, ibi · texte numérisé non relu

III. Fragmentum opetis medici, ibi

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Tractatus de morbis endemicis du avoir un autre résultat. Selon lai ,

Yorck, 1718, in-8. il fat un temps où la médecine fut

Hippocratis coioperum quœ txstant plus parfaite; et nue autre méthode

omnium secundum leges artis medicœ q Qe celle qui est usitée doit lui faiie

dispositorum , editionis nova speci- recouvrer son ancien état et un per-

men. Londres , 1727, in-fol. — Cette fectionnement encore plus grand. Cette

édition, dont les matériaux étaient méthode consiste, pour chaque méde-

tont prêts , n'a point été publiée! c in , à tracer l'histoire de chaque ma-

Tabulas observations for the im- ladie observée. L'auteur voudrait même

provément of phjrdc. Tableaux d'ob- qu'il lut ordonné de consigner dans

servatïons propres à servir aux pro- nu dépôt public les observations les

grès delà médecine. Londres, i 7 3i, p i as remarquables de la médecine et

în 8 « ' de la chirurgie.

State of physic, ancient and mo- Clifton a donné une traduction en dern; with a plan for the improve- anglais des livre» d'Mippocrate, De ment of i>. État de la médecine an- /Wr, des eaux et des lieux x Us épidécienne et moderne, avec nn plan pour mies et les pronostics dans les malaxe perfectionnement de cette science, dies aiguës, avec la description de la Londres, x 7 3a, in-8., traduit on peste d'Athènes, par Thucydide. Cette français par l'abbé Desfontaines. Pa- traduction est accompagnée de notes ris, 1742, in-8. — Cet ouvrage, pour éclaircir le texte, qui renferme à côté d'erreurs , d'-as- Ses œuvres ont été rassemblées et sériions hasardées, des vues très-ju- publiées par son fils , Clifton de Windicieuses , mérite d'être consulté pour tringhara , sous ce titre : Works now l'histoire de la médecine. L'auteur fait fris collected and pubîishcd entire / une vive critique de la médecine de with large additions and emendations son temps , de l'incertitude qu'y a ré- fro'm the 'original rnanuscrips. Lonpandue une foule de systèmes nés de dres, 17 5a, in-8, a vol. découvertes précieuses , qui auraient (Haller. — Hoy. — R. Watt.)

CLIFTON DE WINTRINGHA.M , fils du précédent, baronet, membre du Collège de médecine de Londres, de la Société royale, médecin en chef des armées anglaises, et médecin ordinaire du roi en 1762. Il fut d'abord attaché en 1749 au duc de Cumberland en qualité de médecin, et occupa successivement les autres places. Sa longue expérience et sa pratique heureuse lui acquirent une réputation étendue, que la publication d'ouvrages importans augmenta encore. Il fut iatro-mathématicien en théorie.; mais il se livra à des expériences ingénieuses. Ses recherches sur la structure des vaisseaux sont célèbres. On a de lui :

An expérimental inquiry concer- quelques parties de l'économie anining sotne parts of the animal struc- maie. Londres, 1740» in-8. — licouslure. Recherches expérimentales sur tate ht différence de densité et de ré«

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sistance des artère» et des veines des Notationes et abservationes in Ri-

di verses parties. ckardi, Mend monita et precepta me-

An inquiry info the exilites of the dica. Paris, 1773,111-8. .

vessels on the human bodr. Londres, De morbis quibusdatn commenta™.

1743, in- 8. Recherches purement Londres , 1 782-1731 , in-8, a vol.

théoriques snr les phénomènes qui ont ( Huichinson — Haller. ) Heu dans l'intimité des tissas.

CLINCH (Guillaume), médecin anglais qui vivait vers le milieu du dernier siècle, et qui a publié : • •

Histoij ofthe rise and progrès* of De tuendà valetudine. Londres, the small-pox. Histoire del'origine et i73S,in-8. ,

des progrès de la petite-vérole. Lon- Poems on several occasions, Londres, 1724 et 1733, in-8. dres, 1750, in-8.

Observations medicas. Londies , Clinch a donné une édition grec- 1733, in-8. qae et latine des ccrita qui restent

Historia: medicat. Londres, 1733, de Kafus d'Éphèse. Londres, 1744» in-8. in-4>

'(HaUer.-R.WaU.)

CLINIQUE. L'étude de la médecine-pratique forme le complément de toute éducation médicale. Cest au lit des malades que l'élève vient chercher la preuve des théories qui lui ont été exposées, et qu'il apprend à appliquer les règles qu'on lui a transmises Privé de leçons cliniques, l'instruction la plus solide et la plus étendue ne lui serviront , lorsqu'il voudra en faire l'application, qu'à lui montrer les difficultés d'un art qui , comme tous les autres, ne peut guère se communiquer que par l'exemple." Il est donc intéressant de rechercher quel a été chez les anciens l'enseignement clinique , et par quels degrés il a passé pour parvenir à l'état où nous le voyons aujourd'hui.

Dans les premiers temps , renseignement de la médecine fut presque entièrement clinique. L'exercice de cet art étant concentré dans quelques familles, et les connaissances qui constituaient la science étant peu étendues, c'était plus dans l'exemple que dans des préceptes écrits qu*on en prenait des leçons. Il en fut ainsi jusqu'à H ippocrate. Mais après ce grand homme, dont les écrits, simple expression des faits, devaient seulement faciliter et abroger l'étude de la nature , la médecine , sans être comme avant envahie par les sectes philosophiques, n'en subit pas moins l'influence, et les théories spéculatives remplacèrent de 'nouveau v l'observation. Indépendamment de. ce dédain des études pratiques , deux causes

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s'opposaient à ce qu'elles fussent mises généralement en usage chez les anciens à cette époque : l'absence d'hôpitaux et l'extension de l'exercice de l'art. On ne peut considérer comme exemple d'études cliniques, l'usage que quelques médecins avaient de se faire accompagner d'un grand nombre d'élèves chez leurs malades. Cet usage, qui d'ailleurs n'était pas général, était plutôt dicté par un sentiment de vanité, que par un véritable zèle po;.r l'instruction des élèves. Dans tout l'espace de temps qui sépara Hippocratc des Arabe6, on ne trouve donc aucune trace 4'institutions cliniques. Il ne paraît pas qu'il en ait existé dans l'école d'Alexandrie, si fameuse par les leçons qu'on venait y chercher de toutes parts sur la médecine.

La première institution de ce genre dont l'histoire fasse mention, est celle qui existait, quelque temps avant Mahomet , à Dschondisabour, en Perse, où la médecine était, ainsi que les autres sciences, enseignée par des professeurs la plupart de la secte . des Nestoriens, qui était repoussée de l'empire romain. Cette ville possédait un hôpital public, dans lequel les jeunes médecins apprenaient à traiter les maladies. Plus tard, on voit les études cliniques établies. Ali-Abbas dit avoir recueilli la plupart de ses observations dans les hôpitaux , et regarde comme le premier devoir d'an jeune praticien d'étudier dans ces grandes écoles les maladies que les livres décrivent souvent d'une manière peu conforme à Ja nature. La plupart des célèbres médecins arabes pratiquèrent et enseignèrent la médecine dans les grands hôpitaux fondés par les Mahométans d'Asie et d'Espagne. Mais trop dévoués. à l'imitation^ de Gaiien, les médecins Arabes ne retirèrent, et pour les progrès et pour l'enseignement de la médecine, que peu de fruit de ces heureuses circonstances.

Pendant ce temps, la médecine, en Occident, loin d'être favorisée par des institutions cliniques, était dans le plus déplorable ( îat; et dans les quatorzième, quinzième et seizième siècles, lorsqu'on se livra avec ardeur à l'étude de cette science, l'enseignement en fut purement scolastique. On lisait et on expliquait aux élèves les auteurs arabes, puis les auteurs grecs, quand on eut le bon esprit de préférer les originaux aux copistes. Jusqu'au dix-septième siècle, il n'exista aucune institution clinique. Ce n'est pas que les professeurs méconnussent tout le prix des leçons de l'expérience pour les élèves. Quelqnes-uns la leur recommandaient fortement; mais il» n'avaient aucun moyen de la leur faire acquérir. Combien peu d'élèves, en effet, pouvaient suivre le conseil qui leur était donné, de

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