‹ Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderneChapitre 54 sur 67 · CON S · texte numérisé non relu

CON S

clauditur regum principumque consiliarius , juris naturalis gentium publiai doctor ,philosophiœ omnis peritissimus , practicœ et theoreticœ, philologus insignis, orator, poeta, historicus , medicus, theologus, multos putashîc condîtos? unus est, Hermannus Conringius sceculi miraculum, Conring fut véritablement l'homme le plus savant de son siècle; mais ce n'est plus que dans Y Histoire de la Jurisprudence et du droit public qu'il conserve sa célébrité ; son attachement à l'aristotélisme, en philosophie et en médecine, fit perdre de bonne heure aux ouvrages qu'il a composés sur ces matières une partie de leur prix. H en est plusieurs néanmoins qui conservent de l'importance pour l'histoire littéraire, et? tous peuvent ♦être utiles, au moins par la grande érudition qu'on y trouvé. On peut voir dans Nicéron la liste de plus de deux cents ouvrages que Ton doit à Conring ; nous ne citerons que ceux qui ont quelque rapport avec l'objet dz ce dictionnaire.

Diss. de origine formarum disput.

Leyde, 1629, in-4.

Diss. de optimis naturalis philosophîœ attctoribus. Helmstadt, 1637 , in-4.

lntroductio in naturalem philosophiam, ae naturalium institutionum liber umis. Helmstadt, i638 , in-4.

Diss. de terris earumque ortu et difi> ferentiis. Helmstadt, i638 , 111-4.

Diss. de aquis. Helmstadt, i638, in-4; ibid., 1680, in-/}.

Diss. de difficili respiratione. Helmstadt, 1639, in-4»

Diss. de apoplexies naturâ, cau'sis et curatione. Helmstadt, 1640, in-4*

Diss. de varioUs et inorbillis. Helrastadl, 1641, in-4.

Exercitationes de ferinentatione. — A la suite du livre de A..G. Biltich , intitulé : Anatomia fermentationis platonicœ. Francfort, 1643, in-4; Leyde, 1 646 , iu-8 , et a la suite dn traité De sanguinis generatione, il convient d'en rapprocher le suivant :

Diss. de fermentation , Helmstadt, 1 657, "1-4.

Diss. de sanguinis generatione et motu naturah, Helmstadt, 1643, in-4; Leyde , 1 646 , in- 8 — Conring fut nn des premiers professeurs qui se prononcèrent en faveur de la circulation du sang.

Diss. de palpitatione cordis. Helmstadt, 1643 , in-4.

Diss. de phrenitide. Helmstadt,

1643, in-4; ibid., 1645, in-4.

Diss. de peripneumonia. Helmstadt ,

1644, in-4*

Diss, de mania, Helmstadt, 1644»

in-4.

Diss. de vita et morte. Helmstadt ,

1645, in-4.

De habitus corporum germanieorum antiquiac novi causis liber singttlaris. Helmstadt, 1646, iu-4 ; ibid., 16 5b, in-4; *&*d., 1666, in-4 ; Cum annotationibus Jo. Phil. Burgravii, Francfort ,1727, in-8.— C'est l'un de»

ÔWages les pins estimés de, Conring.

Diss, de rigore et horrore. Helmstadt, 1 fi 46 v in-4.

De talido innato sive igne uni-

86o CON

mali liber unus. Helmstadt, 1647, que Ion eat d« mieux mit l'histoire

in-4. littéraire de la médecine. L'édition de

De henneticâ asgyptiorum V0teri et Schelbammer est bien supérieure à la

nova Paracelsicorum medicinâ. Helm- première; nn grand nombre de biblio

stadt , 1 6 '« 8 , in-4 ; Editio secundo, in- graphes disent aussi qu'on doit la préfé-

finitis locis emendatior et auctior. rer à celle de 1726; ce qui est d'autant

Ibid., 1669, in-4. — C'est cet ou- plus singulier, que celle-ci n'est autre

vrage qui fut le sujet de la dispute que la précédente, dont 00 a changé

que Conring eut à soutenir contre un le titre, et en tète de laquelle on a

qui avait autant de littérature placé une préface de Frédéric Hofî-

que loi , mais non un esprit de critique aussi solide, Qlans Borch, le défenseur enthousiaste de l'antiquité de la chimie et de la sagesse des Égyptiens.

De lafte dissertatio phjrsiologica.

Helmstadt , 1649 * * n ~4 » ibid., 1678 , in-4 » *vec une*dissertation d'Antoine Deusingius , sur le même sujet. Groningue, i655, in-8.

De antiquitatibus açademicis dis»

sertationes sex. Helmstadt, i65i, in-4.

Diss plurimis locis emendatee, accessit supplementorum ejmdem argutnenti liber unus. Ibid., 1674, in-4.

Diss. VII , ed. Ch. Aug. Heumann.

Gottingue, 17 3g, in-4.

Diss. de gravissimo cordis affectu , syncope. Helmstadt , 1 65 1, in-4.

Sebast. Schefferi introductio in universam artem medicam singulasque ejus partes, quant ex publicis prateipuè dissertationibus. V. Cl. Herm. Conringii concinnatam , eodem pratside publicis examinandam proposuit. Helmstadt , r654, in-4. Herm. Conringii introductio, etc. t additamentis necessariis aucta contimuita , ad nostra tem-

pora accesserunt Johan Rhodii

aliorumque consimilis argument!

commentationes cura ac studio Gunthçri Christopkori Schelkamrneri. Helmstadt , 1687, in-4. Cum prasfat. Fred.

Hoffmanni. Halle et Leipsick, 1726, in-4. — Cet ouvrage fut long-temps ce

m a un.

Diss. de pleuritide. Helmstadt, 1 654 , in-4.

Diss. de dysenteria. Helmstadt, x656, in-4.

Diss. de calculo renum et vesicce.

Helmstadt, i656, in-4.

Diss. de jebre hectica. Helmstadt, r.659, in-4'

Diss. de incubatione in faut s deorum medicinee causa olim facta. Défend. Henr. Meibomio. Helmstadt, 1659, in-4. — Savante et curieuse dissertation sur la médecine des A s clé-

piades.

Diss. de ratione curandi infiammationes. Helmstadt, i66a, in-4.

Diss. de natnra et dolore dentium.

Helmstadt, 1 66a, in-4.

Diss. de mûr bu kjrpochondriaco.

Helmstadt, 166a, in-4.

.Epistolee hactenus sparsim édita, nunc uno 'volumine comprehensce , de 'varia doctrinâ. Helmstadt, 1666, in-4.

De sale, nitro et alumine. Helmstadt, 167a, in-4*

Dissertationes de sudore Christi sanguineo, et aliis passionem Christi iUustrantibus. A la fin du livre allemand de J. Albretch, sur la Passion.

Hildes, 1676, in-ia.

De chimicis principiis corporum naturalinm. Helmstadt, 1 68 3, in-4-

De seriptoribus XVI post Ckristum Kollaàd T^apellnti , snr les bubons

natum saseulorum commentarius cum pestilentiels ( Francfort , 1 643 , in-8 ) ;

prolcgomenis antiquiorem eruditionis des observations de Salmuth (Bruns-

historiam sistentibus, /rôtis pe r pelais , wick, 1648, in-H); de l'ouvrage de

et additionibus quitus scriptonwt se- Jérôme Jordan, snr le Quid divinum

ries usque ad fmem sceeuli XVII con- in morbis ■ (Francfort, 1 65 1, in-4 ) ;

tinuatur. Breslan , 1 7*7, in-4. — Sans des observations sur la peste de Bruns-

Jes notes de Gottl. Krantz, cet ou- wick, par Laurent Giselez (Bruns-

vrage , <Jue Con ring n'avait point des- wick, i663 , in-4 ), etc. tiné a l'impression, serait pen de chose. Tous les ouvrages de Conring ont

On trouve do préface* de Conring été réunis et publiés par Jean-Guil-

en téte du traite de J. Berengarjo de laume Gœbel. Brunswick, 1730, in-

Carpi , ^^^les fractures du crâne, fol. 7 vol. ( Leyde , in-8 ) ; du traité de ( Mémoires ^e Nicéron.)

CONSTANTIN, surnommé \ Africain^ parce qu'il était de Carthage , vécut dans la deuxième moitié du onzième siècle. Il voyagea pendant quarante ans dans tous les pays où il y avait quelque instruction à recueillir; il parcourut l'Arabie, la Chaldée, la Perse, l'Inde , l'Éthiopie et i'Égypte. De retour dans sa patrie , au lieu d'applaudissemens, il trouva des persécutions : on le crut magicien, et on voulut le faire mourir; il se sauva à Salerne, où le duc Robert Guischard le fit son secrétaire. La vie agitée de la cour Ueut bientôt fatigué: il abandonna sa charge, se retira en 1086 au couvent de Monte-Cassino , et se fit moine bénédictin. Ce fut dans cette retraite qu'il écrivit les nombreux otivrages qui nous sont venus sous son nom , et dont la plupart ne sont que des extraits ou de simples traductions de l'arabe et du grec. Si l'on considère dans quel état d'abjection languissaient alors les sciences dans notre partie occidentale de l'Europe, on ne pourra refuser à Constantin l'hommage d'une vive reconnaissance pour y avoir transporté la connaissance et le goût des sciences de l'Orient. L'estime des médecins lui est particulièrement acquise , puisqu'il peut être considéré comme le fondateur de la* première é>ole médicale qui ait existé dans nos contrées, l'école autrefois si célèbre de Salerne. Il serait à peu près impossible de donner un catalogue exact et complet des ouvrages de Constantin, et de distinguer ceux qui lui appartiennent en propre de ceux qu'il n'a fait; que traduire ou abréger, particulièrement d'Isaac et d'Haly Abbas. On peut dire de presque tous ce qu'il dit lui-même de son Traité des affections de V estomac y dont il devait le fond à Isaac: Hune libellant de mullis et elegantioribus antiquorum ajjptù spar-

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sim collectum tuas causa santiatis conscripsi. Omnia ctcnirn antiquorumvoluminasiwtmâiiiquisitionis curdperlegi, librumtamen stomachi proprium nullo modo invenire potui. Nous nous bornerons à indiquer l'édition à peu près complète des œuvres de Constantin , et nous donnerons les titres des traités qui y sont renfermes.

Constantini Africain medici opéra, jtiratione , coUi suspensione , etc. Henr. Petrvs excudit. Bâie, 1 536, infol., a tomes. Le premier tome comprend:

De morborum citratione iibri septem à capite ad pedes usque.

Liber aureus , de remediorum et œgritudinum cogniiione.

De urinis , lib. x.

De stomachi affectionibus naturaiibus et praeter naluram, lib. i.

De vicius ratione variorum morborum libellas.

Demclancholia, libri II.

De coitu liber.

De an imat et spiritus discrimine liber.

Epistola de incantationibus , ad-

COOPMANS (Georges) naquit à Makkum en Frise, l'an 1 7 1 7 ; il étudia à Franeker, où il fut reçu docteur, et ensuite à Leyde; il revint s'établir à Franeker, où il exerça la médecine avec une grande réputation. Il fut membre des académies de Harlem et d'Utrecht, et mourut en 1800. Coopmans a traduit en latin le traité de Monro, sur les nerfs et leur distribution, et publié un ouvrage de sa composition sur la même matière. Voici les titres de l'un et de l'autre :

Monroi tractatus très de nervis in-8». — La première édition a?air

eorumque distributione , de rnotu cor- para à Franeker, en 1754, in-8.

dis , et ductu thoracico > latine redditi Neurologia et observado de calcula

à G. Coopmans quiprœter perpetuum ex urethrâ extrac to. franeker, 17*9,

commentarium adjecit librum de cere- in-8.

bri et nervorum administratione] ana- ( Biogr. univ.^ tomicâ ; editio altéra. Haarlem ,1763,

COOPMANS (Gadso), fils du précédent, fut professeur de médecine et de chimie à Franeker; obligé de s'expatrier à cause des troubles politiques, il fut nommé professeur à Kiel par le roi de Danemarqfc, et ensuite à Gopenhague. Il est mort à Amsterdam le S

De passionibus mulierum , de matricis, lib. 1.

Liber de chirurgiâ; et primum de phlebotomiâ , arterianim incision*, scarificatione , ventosis t ossium restituûone et fractorum com^Êdatione , deindè de variis aliis dùmrgiœ operibus.

Liber de gradibus simpliciuirt medicamentorum per singula medicamenta, etc.

On trouve dans le tome u des

Œuvres de Constantin : De humanâ natura liber.

De elephantiâ.

De remediis ex animalibns.

août 1810, à l'âge de 64 ans, n'ayant mis au jour que les opuscules suivans:

Varis , sive carmen de variolis. premier. Copenhague, Î7Q3, in-8. Franeker, 1783, in-4. (Marron , dans la Biographie uni-

Opuscula medico - physica , tome verselle.)

COQ (Pascal Le). V. Le Coq.

CORDUS (Euricius), appelé originairement Henri Urbanus, naquit d'une famille peu aisée de laboureur, à Simesuse (Simsthausert) petit bourg de la Hesse. ILprit le nom de Cordus, qui signifie venu dans l'arrière-saison, parce qu'il fut le dernier de douze enfans qu'eurent ses parens. Ce fut un de ses maîtres qui changea son prénom d'Henri en celui à* Euricius. Aprèsavoir fait avec succès ses études en différentes villes, il alla à Leipsick vers 1 5 1 7, et y donna des leçons de littérature à quelques élèves. Il s'établit ensuite à Erfort, où il ouvrit une école qui lui procura les ressources dont il avait besoin pour apprendre son état. Il alla étudier la médecine à Ferrare, sous t. Manard et Nicolas Leoniceno, De retour en Allemagne , il professa de nouveau à Erfort jusqu'à Tan i5a7, qu'il fut appelé à Marbourg dont l'école venait d'être fondée. La jalousie de ses collègues l'obligea d'abandonner ce poste sept ans après , et d'en accepter un semblable qu'on lui offrit à Brème. Il se rendit dans cette ville en i534? & y mourut le 24 décembi% de l'année suivante. Euricius Cordus et Valérius, son fils, tiennent un rang distingué parmi les restaurateurs de la botanique. Les ouvrages de médecine publiés par Euricius sont d'un homme judicieux et ennemi du charlatanisme.

Regitnent wie mon sich von der coride, donné k Francfort en 1569, neun Plage der englische Schweiss ge- in- fol, par Onalt. Hertn. Ryff. nantit bewahrensoU. Régime préserva- De abusu uroscopiœ conclusions s , tif de la suette anglaise. Nuremberg, earumdemque enarrationes , adversus x 5i\) , in-4 ; Fribourg , 1 5ao, , in-8. mendacissimos errores medicastrorum

Botanologicon, sive colloquium de qui imperitam plebeeulam , vana sua herbis. Cologne, i534, in-8; Paris, uroscopia et medicatione , miscrè box 55 1, in- 16. — Avec les remarques nis etvita spoliant. Francfort, i546, de Valérios Cordus sur Dioscoride. in-8 , en tetin et en allemand.

Nicandri theriaca et a/exiphar- Von etUchen bewarhccn arznejcn maca in latinos "versus redacta. Franc- fur den stein. De quelques remèdes fort , 1 53a , in-8. éprouvés contre la pierre ( Edente

Judicium de herbis et medicamen- Frisio). Strasbourg in-4. tis simplicibus.— Van* l'édit. de Dios- Optra poetica. Francfort , . i564 ,

io-8,it CurâHenrici Meibomiï, quivi- et dam le tome II , des Delicia» poetatam Euricii Cordi prafixit. Helmstadt, rum germanorum. 1616, in-8 ; Leyde, i6a3, in-8; (Nicéron.)

CORDUS (Valérius), fils da précédent, naquit à Simsthausen le 18 février i5i5. Son père l'éleva avec soin, et éveilla de bonne heure chez lui l'amour des sciences naturelles et de la médecine. A Tâge de quinze ans il alla continuer ses études dans l'Université de Wittemberg. Il fut bientôt en état de faire lui-même des leçons sur Dioscoride. Il ne s'en tint pas à l'étude des livrés, il parcourut en observateur la Hess c, la Sa^xe, la Forêt -Noire, la Bohême et l'Autriche, et découvrit un grand nombre de plantes qui n'étaient point connues. Après avoir enseigné quelque temps la médecine à Marbourg,, il passa en, Italie, et mourut à Rome le 25 septembre l544, n'ayant pas encore vingt-neuf ans. Si sa vie eût été moins courte , il aurait indubitablement rendu de grands services à la botanique , car il laissa un nom et des ouvrages justement estimés.

Annotationes in Dioscoridis de ma- Dispensatorinm pharmacorum

teria medica libros. — Dans 1 édition nium quat in usa potissimum t etc.

4e Dioscoride, de Francfort, i54o, in- Nuremberg , i535, in-8. — Ouvrage

fol. très-souvent réimprimé, et traduit en

V aleriiCordi annotationes in pceda- français, par Conderaberg , sous le

cii Dioscoridis de medica materia libros titre de Guidon des apothicaires. Lyon,

qtiinque, longé aliœ quam antefyac 1 57 5, in-8.

sunt evidgatœ. Historiœ stirpium li- Stirpium descriptions , liber qûin-

bri IV. Posthumi, nunc primum in tus, quas in liai ia sibi visas descr&it.

lucem editi; adjectis etiam stirpium Strasbourg, i563, in- fol.

icànibus, et brevissimis annotatiun- De halosanto , seu spermate ceti. —

culis. Sylva quâ rerum fossilium in Dans le Traité des fossiles de Oesaner.

germa nia plurimarum , metallorum , Epistola de trochiscorum viperi-

lapidum , et stirpium aliquot rario- norum adulteratione. — Dans le re-

rum notitiam brevissimè persequitur; cueil de lettres de Laurent Scholzius.

omnia studio Conr. Gcsneri collecta. (Melcb. Adam. — Nicéron.) Strasbourg , 1 56 1 , in-fol.

CORNARIUS. V. Hagenbut.

CORNARO (Louis), noble Vénitien , né en 1^67, ne fut point médecin ; mais il dpit trouver place dans ce dictionnaire, comme auteur d'un ouvrage fort célèbre, et qui n'est pas sans quelque intérêt, 5ur les avantages de la sobriété. Né d'une constitution des plus faibles, l\vré à la bonne chère, dès l'âge de 35 ans il se vit tourmenté par des douleurs d'estomac , des coliques, de fréquehs accès de goutte; en proie à nne fièvre lente presque Continuelle, à unè*soif insuppor-

COR 865 table, etc, Aussi long-temps qu'il refusa de renoncer aux, plaisirs de la table, tojis les secours de la médecine forent impuissans contre ses maux. Enfin l'excès de ses souffrances l'obligea à changer de vie; il s'accoutuma à ne prendre chaque jour que douze onces de nourriture solide, en pain, soupe, jaunes d'œufs, viande ou poisson , etc., avec quatorze onces de liquides ; il évita autant que possible l'excès de froid ou de chaud , les exercices violens , les veilles , etc. Ce régime lui redonna la santé en quelques mois , et le conduisit , exempt de toute infirmité, jusqu'à l'âge de 99 ans. Il mourut à,Padoue , le 16 avril 1 566.

Dis cor si délia vita sobria, ne Lessius, Paris, 1646, in-8; traduit

quali, con Vesempio di se stesso , di» en français par Jacques Martin (les 3

mostra cor quali mezzi possa Tuomo derniers discours seulement), Paria,

conservarsi sano fino ait uîtima vec- 1647, in-8; traduit en français par

chiezza. Padone , 1 558 , in-8 ; Venise, D**** (de Premont), sous ce titre, Con-

1599, in-8, édit. aogm. d'un 4' dis- seils pour vivre long- temps , Paria,

cours; ibid., 1620, in-8; Paris, 1646, 1701 , in-12 ; traduit en français par

in-24 ;mis enversitaliens,Veniae, 1666, M. D. L. B. (de la Bonardière) : de la

in-8 ; traduit en latin par Léonard Sobriété et de ses avantages, Paris ,

Lessius, qui l'a joint à son Hjrgiasti- 1701, in- ta; Amsterdam, 1703, in-12;

<on y Anvers, i6r3, in-8; Milan, Leyde, 1724 , in-8.

161 5, in-8; traduit en français par (Mackensie, Histoire de la santé.) Sébastien Hardy, avec l'ouvrage de

CORTE (Barthélémy), en latin Curtiiis, né à Milan en 1666, mort dans la même ville le 17 janvier 1738, homme pieux et charitable, exerça la médecine en faveur des pauvres, et publia quelques ouvrages parmi lesquels il en est un qui nous faisait un devoir d'accorder dans celui - ci une place à son auteur. En voici le titre :

Notizie istoriche intorno a' medici Osservazioni sopra la relazione scrittori milanesi, et a' principali ri- fatta del stto opusculo intitulato : Ritrovamenti fatti in medicina dagii jlessioni, etc. Milan, 1714» in - g italiani. Milan , 1718, in-4. Lettera intorno aW aria e vermkci-

Les autres ouvrages de Corte, sont : uoli, le cagioni délia peste. Milan,

Lettera nella quale si dinota da quai 17 20 , in-8. tempo probabilmente s*in/onde nel feto Lettera apologetica intorno agit efr anima ragionevole. Milan , 1 702 , fluvi organici o inorganici , cagioni in-8. délia pesté. Milan , 1721, in-8.

Rijlessioni sopra alcuna opposizioni - Lettera in difesa del libro di Mons. adotte cq/uro del salasso. Milan , Meda sopra la venuta del giorno del j 7 x 3 , in-8. giudlzio. Milan T 1 729 , in-i 2.

Les'titrea seuls du premier et dm donner k mesure du jugement de l'eudernier de ces ouvrages suffisent pour Uar. #

( Manget. )

CORTESI; ( Jeak-Baptiste) naquit à Bologne , eh i554 , de parens pauvres. Il exerça pendant sa jeunesse le métier de barbier. Employé en cette qualité dans l'hôpital Ste.-Marie-de-la-Mort, il prit du goût pour la médecine; il donna à l'étude des lettres et de la philosophie tous les momens que lui laissaient ses occupations , et fut bientôt en état de se faire recevoir médecin. Nommé professeur de chirurgie et d'anatomie à Bologne, il en remplit les fonctions avec applaudissement pendant i5 années ; il passa ensuite 35 ans à Messine en qualité de professeur de chirurgie, et revint occuper une chaire publique à Bologne , où il mourut en i634, âgé de 80 ans. 11 avait publié :

Pro ilhtstrissimo D. Ferdinandd Ma- Tractatus de yulneribus capitis, in tute f etc.*.* Steatoma exulceratum a quo omnia quœ ad cognitionem cura' dextri femoris interné, regione marsu- tioneinqvc lecsionum calvariœ affinent, pii in modum pendens patiente, consul- accuratè considerantur, et singula tatio et curatio* Messine , 1 614, in- quœ ai Hippocrate tradita sunt......~

folio. uberrimis 'commentants illustrantur.

MisccUantOTum medkhuxliun de- Adjecti suât in cale* duo tract aiuU : cades denœ , in quibus pulcherrima aller de contusion* catvariœ in pueris ; àc utilissima quœque ad anatomen, alter de corumdem hydrocéphale, okirurgiam, et totius fer* medicinœ Messine, i63a, in-4. theoriam, et praxim spectantia spar- p ra cticœ medicinœ, part, l—llî, simquia*m,sedjuemulissimo ordin* MM8Îne> i63 i-i635, in-4-

In universam chirurgiam absoluta

contdnentur. Messine, i6a5, in -fol.

-«— Cet ouvrage est du petit nom- , , , . . r institutio, m qua tumorum omnium

bre de cenx dans lesquels on troere

, , , . , prœter naturam, ulcerum, *vufnerurn,

des documens sur la rhinoplastiqoe , *1 . ,

in . ... , . fracturarumque ossium ac eorutndcm

et sur 1 histoire de cette opération. J t . ^ , ...

n , M . luxationum exacta cogmtio , JaciUs-

. Pharmacopœa, seu antidotanum • , , m •

. . .. . que curatio habttur. Messine, io33,

Mesianense, in quo tum sitnplicia, tum }

composita medicamenta usu recepta 1U ^'

accuratè examinautur. Messine, 1 699, (Manget. — » HaUer.)

in-fol.

CORVISART DESMAREST ( Jbait-Nicolas ) , l'un des plus grands médecins de notre époque, naquit le i5 février 1755 à Drecourt, village prés deVouziers, dans l'ancienne Champagne, aujourd'hui dans le département des Ar demies, ou son père, avocat et procureur au parlement de taris , s'était retiré pendant un des exils

COR 86} que subit cette compagnie sous le règne de Louis XV. Il fit ses études

au collège Ste.-Barbe, où il ne fut remarqué que par un esprit réfléchi, une grande rectitude dans le jugement, et une singulière aptitude pour tous les exercices du corps. Cette première éducation terminée, son père, qui le destinait au barreau, le fit travailler dans son étude ; mais le jeune Corvisart, rebuté par l'aridité et la monotonie de ces occupations pour lesquelles son génie ardent n'était pas né , désertait souvent l'étude de procureur. Une circonstance fortuite lui découvrit sa véritable vocation: les leçons du célèbre Antoine Petit, auxquelles il assista par hasard, lui inspirèrent le désir d'étudier l'économie animale et de se faire médecin. Dès-lors, les heures qu'il pouvait dérober à la procédure, il les consacrait à aller entendre les leçons des professeurs les plus célèbres du temps , et échappant à la surveillance de ses parens, il passait des semaines entières dans les hôpitaux, où il remplissait les fonctions d" élève, et se faisait remarquer des chefs et des malades par son zèle et son adresse. Un goût si décidé l'emporta sur le$ obstacles que lui opposaient le manque de fortune et le vœu de sa famille, et il se donna tout entier à la carrière médicale. Parmi les maîtres de cette époque, Corvisart s'attacha particulièrement à Desault et à Desbois de Roeliefort, tous les deux célèbres par l'enseignement clinique régulier ' dont ils donnèrent le premier exemple en France. S'étant décidé pour la médecine, malgré les encouragemens et les avantages que lui offrait Desault, il suivit pendant plusieurs années Desbois de Rochefort , et il se livra avec ardeur à l'observation des malades et à l'ouverture des corps. Cependant, lorsqu'il eut été nommé docteurrégent de la Faculté de Paris, en 178a, après des épreuves subies avec éclat , son goût pour les études positives, et le désir d'assurer et d'étendre ses connaissances, le portèrent à faire des cours d'anatomie , de physiologie et même d'opérations de chirurgie et d'accouchemens, et il obtint dans quelques parties de cet enseignement un succès dont le souvenir subsista long -temps. Cependant Corvisart , convaincu (pie l'observation des maladies peut seule conduire au véritable but de la médecine, rechercha et obtint la place de médecin des pauvres de la paroisse St.-Sulpice. Un motif frivole, celui de ne pas porter perruque , l'empêcha de devenir médecin de l'hôpital que M. Necker venait de fonder ; mais cet échec le servit, en lui permettant de parvenir un peu plus tard à un poste plus avantageux. Après la mort de Desbois de Rochefort, il obtint, en 1788, la place de médecin de l'hôpital de la Charité. Dès-lors, Cor-

visait , continuant l'enseignement de son prédécesseur , fonda cette clinique célèbre qui, pendant près de vingt ans qu'il la dirigea, lui assura la réputation de premier praticien de son temps , et jeta tant d'éclat sur la médecine française. Une foule de jeunes médecins se formèrent à cette école , et répandirent au loin le nom de leur professeur. En 1795 , lors de la première création de l'École de médecine de Paris, Corvisart fut chargé de la chaire de clinique interne, comprise pour la première fois en France dans l'enseignement pu blic , et établie à l'hôpital de la Charité. Ce ne fut pas un des moindres titres de célébrité qu'eut cette institution dès sa naissance , par le talent des hommes qui la composèrent. Déjà depuis plusieurs années Corvisart suppléait au Collège de France le professeur de médecine qui était absent ; cette place étant devenue vacante , il y fut définitivement nommé, en 1797. C'est là que, se livrant tout-à-fait à sa prédilection pour Stoll , génie observateur et pratique avec lequel il avait tant de conformité , il prenait pour base de ses leçons les aphorismes de cet jeteur, qu'il commentait par les résultats de ses méditations et de sa -propre observation.

Une si grande renommée fut encore rehaussée par les postes éclatans auxquels fut alors appelé Corvisart. Le premier jour du consulat, il fut nommé médecin du gouvernement, avec Barthez ; et là il devint peu après le premier médecin de l'empereur Napoléon. Dans cette position, qui, sans avoir les prérogatives des premiers médecins des anciens rois de France , donnait un immense crédit à l'homme qui y était élevé , il fit un noble usage de ce crédit en faveur de la science et des hommes de mérite qui la cultivaient. Il appela , • pour remplir les places nombreuses dont il avait la disposition , les plus dignes et quelquefois même les hommes qui avaient écrit ou parlé contre lui. Ce fut à la sollicitation de Corvisart auprès du premier consul que l'on doit le monument élevé à l'Hôtel -Dieu à la mémoire de Desault et de Bichat.

Corvisart comblé d'honneurs et de biens, baron de l'empire, officier de la Légion -d'Honneur, membre de l'Institut et de presque toutes les sociétés savantes, Corvisart presque entièrement pris par les fonctions qu'il avait à la cour , ne pouvait plus guère se livrer à l'enseignement, et renonça même un peu plus tard à l'exercice public de la médecine. Loin d'agir comme ces hommes qui accaparent un grand nombre de places, dont ils ne peuvent pas même remplir consciencieusement une seule , il résigna, dès 1 807 , les chaires de médecine clinique de la Faculté et de médecine pratique du Collège de France,

ne conservant que le titre d'honoraire. Après la chute du gouvernement impérial, en 181 4, Corvisart se retira à la campagne , fidèle à ses affections , malgré des avances honorables qui lui furent faites sous le nouveau gouvernement. Sa santé, qui avait fié jusque-là si robuste, commença à s'altérer : plusieurs attaques d'apoplexie le frappèrent; une dernière attaque l'enleva le 18 septembre 1821.

Corvisart était d'un caractère mélancolique -, peu expansif, qui , joint à la précision et à la vivacité de son esprit, durent le porter souvent à des accès de franchise austère et même de brusquerie. Ce caractère se conservait même à la cour impériale*, où s'en trouvait plus d'un exemple ; du reste, on s'est unanimement plu à louer la noblesse et la droiture de son cœur et à reconnaître le dévouement qu'il montrait à ses amis dans les circonstances importantes.

On doit à Corvisart d'avoir porté au plus haut degré le diagnostic des maladies de poitrine , au moyen de la percussion ; d'avoir surtout considérablement avancé les connaissances relatives aux maladies du cceur et de ses annexes, sous le rapport des désorganisations de cet organe, et de& symptômes qui les font reconnaître : à quelque perfection que parvienne jamais cette branche de la pathologie, les travaux de Corvisart sur ce sujet seront toujours cités comme ceux qui en auront le plus approché, et qui y auront le plus contribué. Aujourd'hui même, après les recherches nombreuses qu'a provoquées le traité de Corvisart, on n'a pas été, sur plusieurs points, au-delà de ce qu'avait fait cet illustre médecin. Mais 4?e ne serait pas apprécier complètement Corvisart, si on ne le jugeait que sur les travaux qu'il a laissés, et qui ont avancé la science ; il faut le considérer comme professeur de médecine clinique ; il faut montrer l'esprit qui l'animait , et Tinfluence qu'il a eue sur le sort de la médecine.

Au rapport de plusieurs de ses élèves, qui furent eux-mêmes des professeurs et des praticiens habiles, personne ne réunit à un plus haut degré que Corvisart toutes les qualités qui sont nécessaires à l'enseignement clinique de la médecine. Doué d'une élocution facile et animée, d'un esprit net et vif, d'une mémoire heureuse, d'un tact sûr et rapide, qu'il avait fortifié par une observation continuelle et méthodique , il exposait avec un «égal intérêt les résultats d'une érudition variée et ceux d'une expérience consommée; ravissant ses auditeurs par les aperçus ingénieux qu'il jetait en passant sur les questions générales de la science, aussi bien qu'il les étonnait par la prodigieuse sagacité avec laquelle il jugeait les cas particuliers. . C'est à Corvisart que l'on doit particulièrement rapporter l'impuU

sion que reçut en France, au commencement de ce siècle > l'étude de l'anatomie pathologique. Ses leçons cliniques, si célèbres, sur les lésions organiques, les investigations qui s'y faisaient tous les jours sur les cadavres, dirigèrent l'ardeur de ses élèves vers la recherche des altérations que* présente le corps humain après la mort. C'est à son école que se formèrent, pour ne citer que les plus renommés , Bayle , Laennec et Dupuytren. Mais les élèves de Corvisart, trop imbus des idées de cet homme illustre, qu'ils exagérèrent encore, s'attachèrent trop à décrire, à classer les altérations organiques, sans jamais essayer de remonter à leurs causes immédiates , sans chercher toujours à signaler leur correspondance avec les 6mptômes qu'elles produisent pendant la vie, oubliant ce précepte de leur maître : «r Le but désirable, l'unique but même de la médecine pratique , doit être, non pas de rechercher par une stérile curiosité, ce que les cadavres peuvent offrir de singulier, mais de s'efforcer à reconnaître ces maladies à des signes certains , à des symptômes constans » (Essai sur les maladies du cœur. Discours ■prëlim. )» Mais Bichat n'était plus, et ses écrits, dont on n'imita long-temps que la vaine phraséologie, ne devaient avoir une influence vivifiante pour la médecine et porter leurs véritables fruits que beau* coup plus tard.

Corvisart n'a laissé que peu d'ouvrages; ce sont :

Essai sur les maladies et les lésions (ont de cet ouvrage on livre vraiment

organiques du cœur et des gro: vais- original. Auenbrngger est le premier

seaux. Paris , 1806 , in-8 ; ibid, 181 1, qui sentit tonte l'utilité qu'on pouvait

in-8. Dans ces deux éditions , 1 ouvrage tirer de la percussion des parois de la

est annoncé comme un extrait des le- poitrine pour le diagnostic des organes

cous de Corvisart, publié sous ses renfermés dans cette cavité. Ce fut dans

veux par C«» K. Iforeau, dont le nom I e * ouvrages de Sloli que Corvisart

n'est plus sur le titre de la 3« édition, trouva la première indication de ce

Paris, 18 18, in-8. moyen précieux de diagnostic, qui

Nouvelle méthode pour reconnaître sans lui eût peut-être été encore long*

Us maladies internes de la poitrine, temps perdu pour l'art. Il expérimenta

par la percussion de cette cavité; par le procédé d'Ancnbrugger pendant

Aoenbrugger; ouvrage traduit du latin vingt ans , ét en fit un usage habituel

et commenté par J.N. Corvisart. Pary, devant les nombreux élèves qui soi-

1 808, in-8. — Les commentaires éten- vaient ses leçons. Une aussi longue ex-

dns et importans qu'ajouta Corvisart périence donna à Corvisart l'occasion

à la traduction de l'opuscule d'Auen- d'étendre , de modifier les premiers

biugger, publié en 1763, et oublié aperçus d'Auenbrugger , de redresser

malgré la traduction qu'en avait don- diverses erreurs dans lesquelles cet an-

née Rozière de la Chassagne en X770, teur était tombé , et d'ajouter des fait»

à cenx qui se rattachent a ta Desbois de Rochefort , à la téte de ladécouverte ; c'est ce qui fait l'objet de* quelle est placé l'éloge de ce médecin, commentaires de Corvisart. Ce grand qu'il lut à une séance publique de la médecin, qui aurait pu si facilement Faculté de Médecine de Paris. II pu* composer sur ce sujet un ouvrage blia en 1797 une. traduction de* qui lui appartint en entier, a voulu , aphorisme* de Stoli, sur la connais* par un sentiment de délicatesse, con- sance et la cure des fièvres; enfin » on server l'oeuvre d'Auenbrugger, et lui lui attribue l'ouvrage suivant: Apholaisser la gloire de sa belle découverte* rismi de cognoscendis et eurandis Plusieurs commentaires sont consacrés morbi* chronicù , excerpti ex Herma no à diverses questions de pathologie Bœrhaare. Paris, i8oa> in-8, sans générale. On en remarque, entre nom dWteur; mais les lettres J. N. G. antres, un curienz sur la doctrine se trouvent à la fin du monitum qui des anciens sur les crises, que Corvi- précède l'ouvrage, sait combat par de nombreux argu- (Dupuytren* — Discours lu à Us mens et par le témoignage de sa propre séance publique de la Faculté de inobservation. Laennec a donné une ex* decine de Paris y du a a novembre i8ai. celiente analyse de cet ouvrage, dans Cuvier, Éloges. — Pari set , £ loges. le tom. x 5 du Journ. de médecine chir. Mémoires de V Académie royale de Mépharm. . decine, tome I. — Ferrus , flottée hûr

Corvisart avait donné en 1789 torique sur Corvisart,) une édition de la matière médicale de ,

COSCHWITZ (Georoes-Dawibl), né en 1679 « Konlte, en Prusse, fut professeur d'anatomie et de botanique à l'Université de Halle, et mourut dans cette ville en 17*9. C'est à lui que cette Université doit la fondation d'un amphithéâtre d'anatomie. Coschwitz contribua beaucoup par ses ouvrages à répandre la doctrine de. Stahl dont il était élève. Ce professeur est célèbre surtout par ses illusions et ses disputes, en fait de découvertes anatomtques. Il prétendit avoir vu et décrit le premier des valvules dans les uretères, et avoir découvert un conduit saliyaire qui, des glandes sublinguales et sous-maxillaires, et d'autres glandes, viendrait s'ouvrir par un grand nombre de rameaux à la surface de la langue. Heister, Walther et Duverney combattirent l'existence de ce conduit, et H aller, démontra , d'après la pièce même préparée par l'auteur de la découverte, que celui-ci avait pris des veines pour des conduits salivaires. On a de Cdschwitz : »

mger htemoptisi laborans. Diss. lem. Halle» x 7 aa,in-4; Brunsvrick'

Halle, 1699, in-4; «M*, 1705, in-4; 1755» in-4.

ibid., 17x5, in-4. De valvulis in ureteribus repertts ,

Introductio in chirurgiam rationa- diss. Halle , x 7 a3, in-4-

D+ductu salivait novo. Halle ,1724, cherche à concilier avec le mécanisme in-4. en admettant l'existence du fluide

De parturientium declinatione sti-

pula pro facilitando partit inutili. De studii anatomici prœstantia et

Halle, 1725 , in-4« utilitate oratio. Halle , 1727, in-4.

De sphacelo senum. Halle* 172$, De trepanatione. Halle, 1727, in-4.

in-4 . De h rpopio. Halle , 1728, in-4 •

Organismus et mechanismus in ho- Continuatio observationum deductu

mine vivo obvias et stabilitus. Leipsick, salivait novo. Halle , 1729, in-4 .

1725, in-4 ; ibid. , 1 7 45 , in-4. C'est Collegium de gravidarttm , et puer-

dans cet ouvrage principalement que perarum, necnon de infantium re-

Coschwitz a exposé et défendu les opi- cens-natorum regimine et affectibus.

nions de Stahl; mais il n'est pas rigou- Schweidnitz (Leipsick, Haller), 1 732,

fidèle au système des mon- in-4.

toniques de l' organisme , qu'il ( Haller, Bibl. — Portai.— Sprengel.)

COSTA. (Christophe da), d'origine portugaise, mais né dans une colonie d'Afrique , se rendit célèbre par ses travaux , ses longs voyages, et les aventures qu'il éprouva parmi les nations sauvages qu'il visita et qui le retinrent long-temps captif. Il pratiqua la médecine à Burgos, dans la Vieille-Castille, et finit par mener, sur ses vieux jours , la vie d'un solitaire. Il publia les ouvrages suivans :

Tratado de las drogas , y medicinas loin d'être remarquable comme pro-

de las Indias orientales. Burgos, 1578, duction originale : Garsia de Orta en

in-4« Trad. en latin, et abrégé par a fourni la plupart des matériaux.

Charles de l'Écluse, et publié avec les Diseurso del viage de las Indias

Exolica de ce dernier. Anvers, i582, orientales , jr lo que se navega por

iu-8 ; séparément, ibid. , i5$3. — aquellas partes. Burgos. — Da Costa

L'Écluse en supprima les planches publia en outre divers ouvrages de

comme trop mauvaises. Son recueil fut piété.

traduit en français par Antoine Colin. ( Nie. Antonio , Biblioth. hispan.

Lyon, 1619, in-8. — Cet ouvrage est nov.)

COSTE (Jean- François), né le 14 juin 174 1 à Ville, près de Nantua, dans le département de l'Ain, où son père exerçait la médecine , fit ses humanités à Lyon , et vint ensuite à Paris pour s'y livrer aux études médicales. Après quatre années de séjour , il alla prendre le grade de docteur à Valence en 1763. Il retourna alors dans son pays natal , où il fut chargé immédiatement du traitement d'une épidémie qui désolait le pays de Gex. Ce fut à cette occasion qu'il se fit connaître honorablement de Voltaire, qui plus tard, en 1769, lui fit obtenir la place de médecin de l'hôpital militaire de Versoy. Depuis cette époque , Coste parcourut tous les

grades et toutes les vicissitudes de la médecine militaire. Il fut successivement médecin des hôpitaux de Nancy, de Bouillon et de Calais; puis fut chargé du service médical de l'armée envoyée aux États-Unis dans la guerre de l'indépendance. A son retour , il devint premier médecin consultant des camps et armées, inspecteur des hôpitaux de l'Ouest; enfin, en 1788, premier médecin des armées et membre du conseil de santé. Il remplit encore ces fonctions sous le gouvernement républicain. Quelques années auparavant, en 1 790 , Coste avait été porté à l'importante et périlleuse place de maire de Versailles. Il y montra un zèle et une énergie peu commune pendant les deux années qu'il l'occupa. En 1796, il obtint le titre de médecin en chef des Invalides. Les événernens politiques l'arrachèrent encore à cette retraite. Depuis i8o3 jusqu'en 1807 il fut à la tète du service médical des armées qui firent les célèbres campagnes d'Allemagne. Les fatigues ayant altéré sa santé déjà affaiblie par les années, il rentra en France. Une affection de poitrine qui minait sourdement sa constitution , mit fin à son existence le 8 novembre 1819. J.-F. Coste ne fut pas un homme de premier ordre ; les écrits nombreux qu'il a laissés son*» assez obscurs; mais dans ceux qui concernent la carrière qu'il a parcourue, il a consigne des vues utiles^ ce sont:

Lettre à M. Joly sur V épidémie de Mémoire sur l'asphyxie. Philadel- Colotkges , au pays de Ccx. Gex ,1763, phie , 1 780 , in- 8. in-8. Du service des hôpitaux militaires ra~

Essai sur les moyens d'améliorer la mené aux vrais Principes. Paris, 1791, salubrité du séjour de Nancy. Nancy, in ." 8 ' ~ »*ec force

1773, in-8— Mémoire couronné par cont ' e le V?* 1 ™* de * infirmeries régi- 1 académie de Nancy. mentaires, et contre la suppression des

. . . , hôpitaux militaires perinaneus.

Du genre de philosophie propre a * . , , r. . . % , . * , , , A vis sur Us moyens de conserver et

t étude et a la pratique de la mede- , . ,

„ , . « de rétablir la sanie des troupes a l ar-

etne. Nancy, « 77 4,uh8. md.fit.Ue. Paris, 1796, in-8.

Essai botanique , chimique et phar- Vwg généraUs Slfr ies cours j> inSmm

maceutique sur Us plantes indigènes tmcdon dans Us h6 pitaux militaires,

substituées avec succès à des -végétaux p ariSt I?96 f in . 8> Ces vne5 ont été

exotiques. Nancy, x 77 6, in-8 ; Paris, ado p lces Cl > l8l4 par le goovchie-

1793, in-8. — Travail exécuté de concert avec Willemel , et couronné par' Compendium pharmaceuticum mili-

l'Académie de Lyon, taribus ga u oruin » 0 socomiù in orée

De antiquâ medicâ philosophiâ orbe novo boreali adscriptum. Newport,

novo adaptanda. Leyde, 1780, in-8. 1800, in-ia.

De la santé des troupes à la grande sophie des corps organisés de Necker,

armée. Augsbonrg, i8o6 f in-i a — et de l'anglais les œuvres de Méad. Il

Pnblié conjointement avec Bercy. a rédigé l'article Hôpital pour le Dic-

Notice sur les officiers de santé de tionnaire des Se. méd. ; il est encore

la grande armée, morts en Allemagne l'antenr de quelques brochures pnre-

depuis'le t" 'vendémiaire an xiv jus- ment littéraires.

qu'au î'* février 1806. Aogsboorg, ( Jourdan, Biog. méd. — Regnanlt,

1 806 , in-8. Notice, Journ. univ. des sciences méd-,

Coste a tradnit du latin, la philo- t.XYI.)

COSTE (UftBAiir), petit-fils du précédent, naquit à Amiens, et mourut à Paris en 1828, à l'âge de trente-cinq ans. Le vœu de son aïeul, plus que son goût, le porta à embrasser la carrière de la médecine , à laquelle il s'était préparé par des études littéraires fortes et brillantes. La position de ce même aïeul, dans les premiers postes de la médecine militaire , détermina sans doute aussi la direction que prit U. Coste. Il fut professeur à l'hôpital militaire d'instruction de Lille, et fit la campagne d'Espagne, en i8i5, en qualité de médecin ordinaire d'armée.' Il a publié des observations médicales sur cette campagne , dans le Recueil des mémoires de médecine militaire. Peu de temps avant sa mort , il avait été nommé médecin k l'hôtel royal des Invalides. U. Coste n'a pas fait d'ouvrages étendus ou importans , mais il a droit à être mentionné comme l'un des critiqués les plus distingués de notre époque.' Les nombreux articles qu'il a insérés dans la Bibliothèque médicale, dans le Journal universel des sciences médicales , et même dans le Journal des Débats, sont remarquables par l'élégance et la vigueur de style, par une dialectique serrée et une couleur philosophique des plus élevées, mais aussi portant trop souvent l'empreinte d'un esprit sophistique qui se plaît aux" paradoxes. La teinte mélancolique de son caractère s'est réfléchie sur ses écrits, et sa critique, souvent acerbe , alla quelquefois jusqu'à l'intolérance , lorsqu'il s'agit de matières où se trouvaient compromises la spiritualité de l'âme et la religion , qu'il fit profession de défendre toute sa vie. Il fut un des jeunes médecins qui soutinrent avec le plus de vigueur, et dans toutes ses conséquences logiques , le système de l'irritation , de M. Broussais. Toutefois, il en abandonna le principe le plus général; celui par lequel on doit reconnaître l'identité des propriétés, des forces de la matière vivante, avec cette matière elle-même, par lequel 011 ne doit introduire dans la physiologie que des mois qui représentent des réalités positives ; principe qu'il adopte, dans

COS 8 7 5 termes mômes, quand il s'agit des phénomènes organiques ordinaires, mais qu'il rejette lorsqu'il s'agit de ceux de l'entendement. U. Coste préparait les matériaux d'une philosophie médicale , et une traduction d'Hippocrate , dont il a laissé des fragmens : on ne peut que regretter la perte de travaux de cette importance, entrepris par un homme d'un esprit aussi supérieur.

COSTEO (Jean), natif de Lodi, professa la médecine avec distinction à Turin et à Bologne pendant la seconde moitié du seizième siècle. Les écrits nombreux qu'il a laissés attestent beaucoup d'érudition. Costeo mourut à Bologne en i6o3. Voici la liste de ses ouvrages :

De venarum mesaraïçarum veteris sinapisme*, des agens épilatoires. Il opinionis confirmatio ad ver sus eos fait mention de guérisons de hernies qui chyli in jecur distributio/tem fieri par les caustiques ; de la cure d'une negant per mesaraîcas venus. Venise, hydrocèle, obtenue par un séton prai565, in-4« tiqué au scrotum à l'aide d'une ai-

De universaîistirpium naturâ, lib. II. guille rougie au fen ; de la préservât ion Venise, i5 7 8 ,in-4; Turin, i58o,in-4. de la peste par la cautérisation de — Dana cet ouvrage, Costeo ne fait 1* P«rt»e malade ; de la cautérisapas preuve de connaissances appro- tion da cr * n « dans l'apoplexie; d'un fondies en botanique. exemple de guérison de manie par la

Quod ex arte coriariorum aer infici cautérisation syncipitale ; d'une amanpossit Venise i58o • rose survenue par la clinte d'une tuile

... ... * • i • 1 • sur la téte du malade.

Disqmsitionum phjsiologicarum in

primant primi canon is A vie en nœ sec»

tionem libri très. Bologne, 1 589 , inr*.

Adnotationes in Avicennas çanonem cum novis aliquibus observationibus

In J. Aies u a; simplicia et composita et antidotarii novem posteriores sectiones adnotationes. Venise, 1602, in-fol.

De potu in morbis in quo de aquis

qnibus principum philosophorum et ^ atque omni j actitio potu m uni .

medicorum dissensns et consensus in-

versum , atque de priva to in singulis

dicantur. Venise , i5q5 , in-fol. rnorborum generibus eorum nsn disse-

De facili medicina per seri et lactis ' r itur. 9 Pavie , 1604, in 4 ; Venise,

tuant , lib. III. Bologne , 1 5 9 6 , in-4 ; 1 604 , in-4.

Pa vie, 1604, in-4. De humant conceptiis fonnatione,

De igneis mediçinœ prœsidiis, lib. II. motûs et pat tus tempore. Pavie , 1 604 ,

Venise, 1595, in-4. — Cet ouvrage in-4.

présente un résumé très -bien fait de Misàclîanearum dissertationum de-

l 'histoire des divers caustiques et de cas olim à J. Francisco Jilio, nune

leur application, d'après les auteurs emendatior édita. Pavie, x658,in-ia.

grecs et arabes. Costeo y a joint (Haller » Bibliotk. med. pract. —„

beaucoup d'observations qui lui sont Bibl. anat. — Bibl. chùurg. — Eloy ,

propres. Il traite des vésicatoires , des Dict. histor. )

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