‹ Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderneChapitre 65 sur 67 · CRU · texte numérisé non relu

CRU

The anatomy <of the absorbent itcsr printemps et l'automne de celte année. sels in the human body. Anatomie des Philadelphie» 2798, in-8. vaisseaux absorbaus dans le corps bu- Observations on the causes and main. Londres , 1786, in-4 , fig^ ibid., cure of remitting and bilious fever^ etc. 1790, în-4î édition considérablement Observations sur les causes et le traiaugmentée dans le texte et dans les tentent de la fièvre intermittente btpknenes. Traduit en français par Phi- lieuse , avec des faits et des considéralippe Petit-Radel. Paris, 1787 , in-8, tions concernant le synocha* ictérode fig. — Ouvrage des plus importans sur ou fièvre jaune. Philadelphie , 1 798 , l'anatomie et la physiologie du système in-8.

lymphatique. L'auteur y prouva lèpre- A sketch of the rise and progrès*

mier que les vaisseaux absorbaus exis- of the yellow fever, etc. Esquisse de

tent dans tout le corps et même dans l'origine et des progrès de la fièvre

le 1 cerveau ; il s'y élève contre la trans- jaune , avec des faits et des réflexions

.sudation des humeurs au travers des sur la cause de la fièvre jaune dans ce

poee» inorganiques , et cherche à dé- pays, et nne revue des diverses roa-

montrer qu'à l'exception du sang, nières de la traiter . Philadelphie, 1 8 00 ,

toutes les liqueurs animales sont poin- in-8.

pées par les lymphatiques, Craikshank a , en outre* publié dans

The resuit of the trial of -varions divers reçuei^ des mémoires sur plu-

acids and sorne other substances in sieurs sujets , entr'autres : Expériences

the treatment of the lues /ùenerea. Sur sur les nerfs et sur la moelle epiniène

l'emploi de divers acides et de quel- des animaux vivans. Transact. phil..

qixes autres snbstancés dans le traite- abr., i7g3, t. XYH, p. 5iï. L'auteur

ment de la maladie vénérienne. Lon- démontre que la substance nervensr

dres , ^797» in-8, et imprimé dans n'offre pas de régénération.— Observa*

l'ouvrage de Rollo, sur le diabètes su- tions sur les ovaires des lapins à dif>

cré; traduit en français par Alyon, férentes époques après Vjinprégnaùon

avec des notes de \. F. Fonrcroy. Ibid,, 1797, t. XVIII , p; i.a.9. — Expt-

Memoire on the yellow fever, etc. rienecs et observations, sur la nature

Mémoire sur la fièvre jaune qui se ma- du sucre , etc.

tiifesta à Philadelphie, et dans d'autres (Chalmers. — R. Watt. — Biog.

endroits des États-Unis , pendant le univ. — Sprengel. )

CRUMPE ( Samuel ) , né en ï 766 , exerça la médecine à Limerifc, en Irlande, et mourut dans cette ville le 27 janvier 1796. Il a labst;

*Inquiry into nature and properties of opium. Examen de la nature et des propriétés de l'opium, dans lequel on recherche par l'expérience les principes oonstituans de ce médicament, son mode d'action , ainsi, que l'usage et l'abus qu'on en fait dans 4 chaque maladie, et où l'on examine les opi-

nions de plusieurs auteurs sur ces divers points. Londres, r^o^, iu-8. — Cru m pu prétend avoir extrait du coquelicot ( papayer rhaeas. , L» ) us opium parfaitement semblable à celui du pavot somnifère d'Egypte.

Essay on the best means of pfpfiding employaient for the people. E*^'

cul 893

siir les meilleurs moyens de procurer ronné par l'Académie royale d'Irde l'emploi an peuple. Dublin, 1 7 9 3 , lande.

in - 8 ; ibid. , 1 795 , in - 8. — Con- ( B.. Watt. — Biogr. itniv, )

CtILLEN (Guillaume), l'un des plus grands médecins qu'ait produits l'Angleterre , naquit le n décembre 1712. .Sa famille, qui habitait le comté de Lnrnnk en Écosse, était honorable, mais pauvre. Après un court apprentissage chez un chirurgien et apothicaire de Glascow , il obtint une place de chirurgien sur un vaisseau marchand qui allait aux Indes-Occidentales. Ayant pris du dégoût pour ce genre de vie, Cullcn revint dans son pays, et exerça sa profession d'abord dans un petit village, puis à Hamilton. C'est à cette époque qu'il se lia avec Guil. Hunter, qui devint célèbre comme lui plus tard, et qu'il fit avec lui ce singulier traité, qui décèle déjà l'esprit qui 'animait les deux jeunes gens : pendant que l'un devait aller à l'Université de son choix pour y suivre les leçons des professeurs, l'autre alternativement restait dans le pays, exerçant la médecine pour le compte commun , et fournissant aux frais de l'éducation de son associé. C'est de cette- manière que Cullen put suivre les cours de l'Université d'Edimbourg, et se fit recevoir docteur en médecine en 1740. Pendant son séjour à Hamilton, Cullen retira beaucoup d'avantages de la bienveillance du duc d'Argylc qu'il avait aidé dans quelques travaux chimiques. Le duc d'Ilamilton , qu'il avait guéri d'une grave maladie , lui fut plus utile encore. A la recommandation de ce seigneur, il fut nommé professeur de chimie à l'Université de Glascow. Ce fut là le commencement de sa fortune. La manière brillante dont il remplit cette charge, et ses autres genres de mérite attirèrent l'attention sur lui. En 175 1 , il passa à la chaire de médecine de la même Université. Le talent que Cullen déployait comme professeur à Glascow porta l'Université d'Édimbourg à le réclamer. Il y fut appelé en 1756 à la chaire de chimie, vacante par la mort du docteur Plummer. Professée par Cullen , cette science, qui avait été jusque-là négligée, devint l'étude favorite des élèves ; aucun cours , si l'on excepte celui d'îmatomie , n'était plus fréquenté. Après la mort du docteur Alston , en 1760, il fut choisi pour terminer le cours de matière médicale commencé par ce professeur, et fit des leçons sur ce sujet jusque près de la fin de sa carrière : ce fut alors qu'il put drfnner quelques développemens aux doctrines médicales qu'il s'était formées. Déjà il les avait fait connaître dans les leçons cliniques qu'il avait faites à l'hôpital royal. Mais il les exposa dans toute leur étendue, lorsque, succédant.

vers 1766, à vVhytt et Rutherford, il fut chargé des cours de |nédecine théorique et de médecine pratique , qu'il ne cessa que quelques mois avant sa mort , arrivée le 5 février 1 790.

La chaire de médecine pratique, qu'il partagea d'abord avec Grégory, et qui lui resta bientôt tout entière, par suite de la mort inopinée de son collègue , permit à Cullen de donner cours et autorité à ses nouvelles théories; son immense crédit s'en accrut encore dans l'Université d'Édimbourg , et sa réputation s'étendit dans toute l'Angleterre , par le moyen des élèves qu'il formait. Tout devait lui concilier la faveur des étudians; sa bienveillance, son affabilité, sa générosité à leur égard , les encouragemens qu'il leur donnait, en attirant chez lui les plus zélés et les plus capables , en vivant presque en famille avec eux ; l'intérêt qu'il communiquait à ses cours par son élocution vive et aisée, par la connaissance complète qu'il montrait des sujets traités dans ses leçons, par l'habileté avec laquelle il en disposait les matériaux , enfin et plus encore par la nouveauté de ses opinions et la véhémence de ses attaques contre les systèmes le plus en vogue, qui devaient facilement exalter et entraîner de jeunes têtes. Mais cette influence, que Cullen, du reste, méritait si bien à cause de ses mœurs honorables et de son beau talent, lui fut enlevée dans la dernière partie de sa carrière médicale par quelquesuns des moyens qui la lui avaient acquise. La violente animosité de Brown contre ses doctrines et sa personne même parvint à entraîner une grande partie des étudians vers une doctrine rivale. Il dut en concevoir d'autant plus de chagrin, que Brovm avait été son élève, son protégé , le précepteur de ses enfans , qu'il avait espéré de voir ses opinions professées et soutenues par lui. On ne connaît pas tous les détails de la rupture de ces deux hommeé célèbres; et si le caractère emporté de Brown porte à croire qu'il eut les plus grands torts, on présume que Cullen , accoutumé à une domination qu'il voyait près de lui échapper, n'en fut pas tout- à-fait exempt. Il nous reste à caractériser la doctrine de Cullen et l'influence qu'elle eut sur la médecine; c'est ce que nous allons faire aussi succinctement que possible.

Lorsque Cullen parut, les théories mécaniques et humorales de Boerhaave régnaient presque universellement en Europe , et principalement à l'Université d'Édimbourg. Cependant les recherches provoquées par les travaux de Haller sur l'irritabilité, avaient attin l'attention sur l'importance du système nerveux dans l'organisme; ira purtance déjà pressentie par Willis, Baglivi, Pacchioni, et qui for-

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mait la principale base du système de Fr. Hoffmann, mais que l'on n'avait pas encore poursuivie avec rigueur dans- toutes ses applications à la physiologie et à la pathologie. Élève dans la doctrine éclectique de Boerhaave, Cullen ne tarda pas à sentir l'incohérence des élémens, la plupart hypothétiques, dont elle se composait, et il tenta de fonder un système complet plus rationnel , et en harmonie avec les connaissances récemment acquises. La théorie que Cullen proposa est en partie calquée sur celle de Fr. Hoffmann , et pour les principes généraux, et pour, un grand nombre de détails ; mais il la corrigea et Tétendit; il la combina habilement avec les idées de plusieurs auteurs contemporains célèbres. Partant de ce principe que le système nerveux est l'origine et la base de tous les phénomènes de la vie , il en déduisit que tous les corps qui agissent sur l'organisme ne le font qu'en modifiant ce système. Toutes les maladies dépendent donc d'une affeSion du système nerveux , de l'appareil en lequel réside la puissance motrice et sentante du corps humain, et les médicamens qui les guérissent n'ont d'action que sur les parties solides douées de la force nerveuse. Cullen, rejetant, à quelques exceptions près qui impliquent contradiction, toute cause mécanique et humorale qui se mêlait au vitalisme d'Hoffmann fonda ainsi le solidisrae vital le plus absolu qui ait été jusqu'alors établi. Par suite de ces idées sur le rôle du système nerveux , notre auteur fut porté à rechercher la nature intrinsèque des maladies, ce qu'il appela leurs causes prochaines. C'est alors que, croyant ne donner, comme tous les systématiques, que l'expression générale des faits , Cullen adopta , à la suite d'une analyse incomplète des phénomènes, comme base de toute la pathologie, le spasme et l'atonie se succédant et se montrant dans des portions circonscrites de l'organisme , mais le plus souvent réparties l'une ou l'autre uniformément dans son ensemble. C'est par la combinaison de ces deux états, dont la relation ou coexistence est loin d'être motivée, que sont expliqués les phénomènes de la fièvre. Les causes morbifiques sont supposées gratuitement frapper le cerveau d'une atonie qui produit la, faiblesse dans toutes les fonctions, et particulièrement dans l'action des petits vaisseaux de la surface ; d'où s'ensuit le spasme de ces vaisseaux et le frisson. Celui-ci détermine la réaction du cœur, qui produit la chaleur, puis la sueur, complément des phénomènes fébriles. Le vomissement et le délire étaient regardés comme produits le plus souvent par l'atonie des fibres musculaires de l'estomac, et par la diminution d'énergie du cerveau. L'inflammation

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est causée par le spasme des vaisseaux capillaires de la partie qui est le siège de quelque stimulation. Ce spasme provoque l'action du cœur et la fièvre. En raison de l'importance attachée aux fièvres essentielles, voilà donc, comme le remarque M. Broussais, l'idée de faiblesse placée en haute perspective et dominant presque toute la pathologie. Mais Cullen, praticien, s'arrêta devant les conséquences logiques de sa théorie; et dans le traitement des fièvres, il tira les indications curatives principalement de la présence ou de l'absence des signes de réaction, et non de la nature des causes prochaines. Cette doctrine erronée n'en porta pas moins ses fruits. Cest elle qui fournit à Brown les bases de son trop célèbre système, qui effaça celui de Cullen , et contre les résultats duquel ce grand médecin s'éleva lui- môme. Si Cullen a malheureusement influé en ce sens sur la médecine, il lui a rêildu d'assez grands services pour faire oublier les funestes conséquences auxquelles donnèrent lieu quelques-unes de ses idées théoriques. C'est lui qui porta les coups les plus décisifs à l'humorisme ; c'est à lui qu'on doit d'avoir, malgré de trop subtiles théories, simplifié la matière médicale, d'avoir assis cette science sur des bases vraiment philosophiques, d'avoir enfin le mieux montré, jusque dans ses erreurs même, à employer Pindtiction dans l'application de la physiologie à la pathologie.

Cullen, livré à l'enseignement et à la pratique de la méideeme, n'a pas beaucoup écrit; mais ses ouvrages sont tous importans; ce sont :

Synopsis nosologiœ rnethodicce in généralement adopté, à quelques

usuni studiosoruin. Édimbourg , ï 769 , frictions près.

in-8 ; ibid., 1772 , in-S ; ibid., 1780, Institutions of médecine ; physiology

in-8 , 2 vol. Cet ouvrage a été tradoit for the use 0/ the stndents in the uni-

en anglais sous ce titre : Nosology : or versity of Edimburg. Institutions de

a systematic arrangement of diseases médecine; physiologie. Edimbourg,

br classes, ordera, geners, and spe- 1772, in-i 2 ; ibid., X777, in-8 ; ibid.,

des, etc. Edimbourg. 1800, in-8. Il a 17 85, in-8; traduit en français par

été publié plusieurs abrégés de ce Bosquîllou , Paris, 1 785, in-8 ; traduit

même ouvrage. — Le premier volume en latin, Venise, 1 788 , in-8. — L'au-

renferme Jes classifications de Sauva- tenr expose dans cet ouvrage les doo

ges,deLinné,deVogel,deSagaretde trines physiologiques sur lesquelles

Macbride. Le second est cousacré à 1 ex- repose sa théorie médicale ; il s'est at-

position du système nosologique de taché surtout à y développer les lois

l'auteur, système qui , malgré ses imper- du système nerveux,

fectious, parut plus rationnel que celui lectures on the malcria medica

de ses prédécesseurs, et qui fut presque Londres, 1772, in-4. — Ces leçons

sur Ta matière médicale forent publiées, sans l'assentiment du professeur, d'après des notes prises à ses cours , et constituent un ouvrage trèsimparfait, qui fat réimprime avec des corrections et additions considérables, et avec l'approbation de Collcn. Londres , 1773, in-4 ; traduit en français par Caullet de Veaumorel. Paris, 1787 m-8. — CuTlen a donné lui-même, de sou traité de matière médicale, une «dition qui en fait un ouvrage différent de celui-là , sous le titre :

•A treatise of the materia médiat.

Edimdourg, 1789, in-4 , a vol.; traduit en français par Bosquillon. Paris, 1 7 89, m-8, 2 vol. — L'auteur explique le mode d'action des médicamens d'après les données subtiles de sa théorie nerveuse. Suivant lui, la plupart des médicamens exercent leur première action sur l'estoihac ; mais en vertu des nombreuses sympathies de ce viscère, >la agissent dynaniquement et non matériellement sur toutes les parties du corps. Ce n'est qu'à l'égard d'un petit nombre de médicamens qu'il se met en contradiction avec son système, et en oublie la rigueur. Du reste, ces idées systématiques ont engagé Cullen à apporter un scepticisme, une critiqoe heureuse, dans l'examen des propriétés des médicamens, dont il a restreint le volumineux catalogue. C'est à son ouvrage que l'on peut rapporter les premiers progrès de la matière médicale, d'ailleurs si peu avancée encore.

Letter to lord Catheart concerning the recovery of persons drowned and secmingljr dead. Lettre sur la manière <'« rappeler à la vie les personnes noyées et asphyxiées. Edimbourg , 1775, in-8.

Firts Unes of the practice of phjsù ,

fur the use of stticlctlti in the

sity of Edimbnrg. Élémens de médecine pratique. Édimbourg, 1776

1783, in-8, 4 vol.; ibid. t 1784, in-8 , 4 vol.; en Angleterre ,.1789, in-4, * vol.; Edimbourg, 1796, in-8, 4 vol, avec des notes de Rotherham ; ibid. , 180a et 18 io, in-8, a vol., avec des notes *de P. Reid, dans lesquelles sont consignés les ebangemens apportés à la doctrine de Cullen par celle de Brownç traduit en français par Pinel.

Paria, 1785,^18, a vol.; puis pai Bosquillon, avec des notes très-étendues, dans lesquelles sont exposés et développés les principes théoriques et pratiques de l'auteur, Paris, 1785-7- 1787, in-8 , a voL; ibid. t iSiy, in-8, 3 vol. M. Delens, éditeur de la traduction de Bosquillon, a retranché une partie des notes de celui-ci, et y a joint quelques remarques. — Cet ou vrage de Cullen, malgré ses imperfections et les théories dont il est rempli, est encore aujourd'hui, peut-être, ce qu'il y a de meilleur sur la médecine pratiqué. La description des maladies y est faite avec une exactitude et une précision admirables. Il est semé de vues pratiques qui ne peuvent appar tenir qu'à un profond obseVvateur.

Cullen y a montré le rare exemple d'nn auteur qui, livré à toutes les subtilités de la spéculation , s'arrête devant l'expérience et se soumet à ses décisions, quelque contraires qu'elles paraissent à ses idées théoriques.

Clinical lectures, delivered in the ytars , 17.65, 1766. Leçons cliniques faites par G. Cullen, publiées d'après des notes prises à son cours. Londres, 1797, in-8 ; Edimbourg, 18 14, in-8.

Cullen a publié dans les Essais de mèd. et de lût., t. a , p. 1 45, 1 756, un

Km

mémoire sur k production do froid (Aik.ii) — Chaliuers. — Hulchin-* par l'évaporation des liquides, et sur son. — R.. Watt. — Sprengel. — Roqaelques antres moyens de produire le sario Scudéri , Introd. à Vhist. de la froid. Ce mémoire est imprimé aussi à méd. — Broussais , Exam. des doctr. la snite d'un ouvrage de Joseph Black, méd. — Boisseau, Diog. méd.)

CULLERIER (Michel), né à Angers, le 8 juin 1758, fut destiné à l'état ecclésiastique, et, après avoir fait ses premières études au collège de Château- Gonticr, il entra au séminaire d'Angers. Il ressentit bientôt pour l'état qu'on lui donnait un éloignement invin cible, et son goût le portant vers la médecine, il se rendit à l'écol» de Nantes; ses premiers succès l'encouragèrent , et, en 1783, Cûllerier arriva à Paris ppur suivre les cours des Desault , Sabatier, Pelletan, etc. De nouveaux triomphes furent la récompense de ses travaux assidus ; il obtint au concours les prix de l'École pratique et du Collège de chirurgie , et la place de chirurgien gagnant maîtrise à Bicêtre. Lors de la fondation de l'hôpital des vénériens, Cullerier en fut nommé chirurgien en chef, place qu'il occupa jusqu*à sa mort. Les maladies syphilitiques devinrent dès-lors l'objet spécial de ses études ; il ouvrit des cours de clinique , et donna des leçons dont la spécialité attira de nombreux auditeurs. Comme praticien, Cullerier a laissé une réputation justement méritée, et les élèves distingués qu'il a formés témoignent assez de ses talcu* comme professeur instruit. Cullerier était membre de l'Académie royale de médecine. Il est mort à Paris, d'un cancer de l'estomac, le 3 janvier 1827,' dans sa soixante-neuvième année. Cullerier n'a pas publié d'ouvrage sur les maladies vénériennes; mais il a lais*'* sur cette matière, plusieurs mémoires insérés dans le Recueil périodique des travaux delaSociétède médecine, dont il était membre , et des articles dans le Dictionnaire des Sciences médicales. Nous n'indiquerons ici que les principaux :

Mémoire sur ta salivation , et rap- cule , qui a précédé une gonorrhée *véport sur les propriétés du sulfure de hérienne. Ihid. , tome XL1 . chaux contre cette sécrétion acciden- Rapport sur V identité de nature entelle. Journal général, ou Recueil de tre le virus de la gonorrhée et celui de la Société de Médecine t tom. XIX. la vérole. Aid., tome Xl.rV.

Observation sur V extirpation de plu- Observations sur la contagion sy phisieurs glandes lymphatiques très-vo- litique dans les rapports des nourrices lumineuses à la partit supérieure du avec les nourrissons. Ibid., tome LT. cou. Ibid., tome XXVI. Parmi les articles du Dictionnaire

Réflexions sur unè observation de des Sciences médicales , nous rappel -

gonflement inflammatoire d'un testi- lerons seulement les suivras : Alope-

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