CUR
tic, Bubon, Blennorrhagie , Chancre, tombe de Cullej'ier.— -Nacqnart , Disc. F.jcostose, Mercure, Or, Syphilis. idem, inséré dans le Journal général ( Pariset , Discours prononcé sur la de Médecine, tome XCVIII;)
CUREAU DE LA CHAMBRE (Marin), né au Mans eu 1694, et mort à Paris le 29 novembre 1669, s*acquit une grande réputation autant par les agrémens de son esprit et ses connaissances variées dans les belles-lettres et dans la philosophie , que par son mérite en médecine. Le cardinal de Richelieu se l'attacha , le fit recevoir à l'Académie française qu'il avait établie depuis peu , et le choisit pour défendre les libertés de l'Église gallicane attaquées dans YOptatus galàis de Hersent. U fut aussi l'un des principaux membres de l'Académie des Sciences, lors de la fondation de cette Société en 1666. Louis XIV, dont il était l'un des médecins ordinaires, l'affectionnait particulièrement, à cause de ses connaissances physionomiques, et le consultait souvent sur le choix qu'il voulait faire. Il entretenait avec ce monarque une correspondance secrète qui est mentionnée dans le tome IV des Pièces intéressantes et peu connues de De La, Place. Ses fils lui ont élevé un tombeau magnifique dans l'église de Saint-Eustache* où il fut enseveli. L'un d'eux \ François Curcau de La Chambre) fut docteur en médecine et devint premier médecin de la reine. Marin Curcau de La Chambre a laissé im assez grand nombre d'ouvrages qui, la plupart, n'ont qu'un rapport indirect avec la médecine. Ce sont :
Nouvelles pensées sur les causes de Nouvelles observations eji conjectures, lu lumière, du débordement du Nil, sur l'iris ( a/c-en-ciel ). Paris, i65o,
et de l'amour d< inclination. Paris, in-8.
i634 , iu-4. Discours sur les principes de la chi-
NouveUes conjectures sur la diges- romarteie. Paris , i653 , in-8.
don. Paris , 1 6 36 , in-4. Novœ methodipro explanandis Hip-
Les Caractères des passions. Paris, pocrate et Aristotele spécimen. Paris ,
1640-1662, ih-4. 5 vol. ; Amsterdam, i655, in-4 ; ibid., 1668, in-ia, avec
1 658-1 663 , in*ia. 4 vol. — Cet ou- le premier livre de la physique d'Arts^
y rage, quoique prolixe et rempli de tote , traduit en français. — Les sept
paradoxes , est estimé* autres livres que C. de La C h a mb re,
Traité de la connaissance des ani~ avait également traduits, et qui dc-
.naux. Paris', 1648 , in-4 ; ibid:, x658 , vaient être publiés par son fils, n'ont
in-i a. — Dans ce Traité, de La Chambre pas paru.
réfute l'opinion de Descaries, et mon- Traité de la lumière. Paris, 1657 ,
tre que les bêtes ont des pensées , des in-4*
raisonne mens qui président a leurs ac- L'Art de connaître Us hommes, où
lions. sont contenus les discours prélimin/iij