BRI
BRENDEL (Jean-Godefeov), fils du précédent, naquit à Witlemberg au mois de février 17x2. Il n'avait que sept ans quand il perdit son père; mais son éducation ne souffrit point de cette perte. Sa mère l'envoya au collège de Grimma, près de Leipsick, où il fit de bonnes .études. Il revint ensuite à Wittemberg pour y suivre les cours de médecine, et reçut le bonnet doctoral en 1736. Deux ans après, il tut nommé professeur extraordinaire de médecine à Gœttingue. En 1739, il tut professeur ordinaire. Quand Haller quitta cette Université, Brendel tut chargé de le remplacer dans la chaire de chirurgie. Les honneurs académiques ne turent pas les seuls dont il jouit; le roi d'Angleterre et l'électeur de Brunswick le nommèrent leur médecin. Brendel mourut le 18 janvier 17 58, à l'âge dé 47 art9. Il aimait beaucoup les mathématiques, et voulut trop souvent les transporter dans uné science qui n'est point susceptible d'en recevoir l'application. Oh lui doit un grand nombre de dissertations qu'il est inutile d'énumérer, parce qu'elles ont été réunies en collection, et quelques ouvrages publiés après sa mort :
Opuscula mathematici et medici Edid. Meyer, Hanovre, 1789, in-4. argumenti. Gœttingue , 1 769 - 1 7 7 5, Praslectiones academicœ de cognos-
in-4, 3 vol. — C'est Henri Wrisberg cendis etcurandis morbis. Edid, KL G.
qui en fat l'éditeur. Lindmann.Leipsick, 1792-1 794 , in-8,
Medicina legalis sive fbrensis, ejus- 3 vol.
que preelectiones Academicœ in Teich- {Comment, de reb. in med. gestis.) meyeri institution es medicina legalis.
BRIGGS (Guillaume) naquit à Norwich vers l'année i65o. (Ses biographes varient sur la date de sa naissance.) Il fit ses premières études à Cambridge; puis, se destinant à la médecine, il voyagea en France , suivit les leçons du célèbre Vieussens à Montpellier. A son retour en Angleterre, il publia son Ophtalmographie , et se fit recevoir l'année suivante, en 1677, docteur à Cambridge, devint bientôt après membre du Collège des médecins de Londres, et membre de la Société royale. En x683, il fut nommé médecin de l'hôpital Saint-Thomas de Southwark; ét, plusieurs années après, le roi Guillaume lui donna le titre de son médecin ordinaire. Briggs mourut à Town^Malling, dans le comté de Kent, le 4 septembre 1704 , emportant avec lui l'estime de ses concitoyens pour ses qualités et ses connaissances générales , aussi bien que pour celles qu'il possédait dans sa profession; il scr rendit surtout célèbre par ses travaux an atomiques sur l'œil, et par"
ses connaissances des maladies de cet organe. Le grand Newton faisait un cas particulier de lui, comme on peut le voir par les lettres qu'il lui adressa. Briggs avait un frère, médecin (Robert Bri ggs)> qui ne nous est connu que parce qu'il lui céda son titre de membre du Collège de Londres. Il a publié l'ouvrage suivant :
Ophthalmographia , sive oculi ejus- est inséré , «n anglais, dans les Tronque partium descriptio anatomica, sactions philosophiques, n. 129 et 14- Cambridge , 1676 , in ia ; Londres , Il le traduisit depuis en latin, et le joi- 168 5 , in-8 , avec une nouvelle théorie gnit à son Ophthalmographie dans la de la vision; Leyde, 1686, in- 12. deuxième édition. Briggs a encore in- Dans la collection de Hook, et dans séré dans le même recueil, n* i5o la Bibliothèque anatom. de Manget.— an. 1 684 , deux autres mémoires ; l'un Briggs est le premier qui ait bien in- intitulé: Deux cas remarquables reladique la disposition du nerf optique et tifs à la -vision ; l'autre , Explication de la rétine. Il est également le premier du cas singulier d'un jeune homme qui fit servir la théorie des couleurs à qui devient aveugle tous les soirs l'explication des phénomènes de la Briggs avait annoncé deux traitéi vision , et emprunta le secours de IV sous les titres : De usu partium oculi, natomie comparée pour donner une et De ejusdem affectibus, ainsi qu'un idée plus exacte des fonctions aux- ouvrage contre la secte d'Êpicure; ils quelles les diverses parties de l'organe n'ont pas été publiés de la vue sont destinées. {Bioffr , bntanica. -Ai^^c h&U
Briggs avait lu a a Société royale mers.-HaUer, BibUoth. «„«,.-Spren-
sa théorie de la vision ; et ce trailé gel.)
BRIGHT (Thimothée), médecin et théologien anglais célèbre du seizième siècle , fut reçu docteur en médecine à Cambridge et devint recteur de Methley, dans le comté d'York, en x5oi' Ses ouvrages dénotent qu'U avait une pratique étendue, et qu'il était versé dans la connaissance des doctrines des auteurs grecs H mourut en 1616, et a laissé les écrits suivans:
corpons humani the- Therupeutice , hoc est de sanitate
rapeuticâ. Londres, x583, in-8. restkuendâ, medicinœ pars altéra,
Treatise an melancoljr. Traité de la Francfort , r58 9 , in-8 ; ibid 1 5 g 8
mélancolie. Londres, i586,in-i2. in-i6; Mayence, 1647, m-ia.' '
Bjgiene, seu de sanitate tuendâ, An abridgment of fox's acts and
medicinte pars prima. Francfort, 1 586, monuments, r 58g , in-4.
m-8; ibid., x5 9 8, in-t6; Mayence, (Chalmers, Biogr. diction.- Haller
i64 7 ,in-i2. Bibliot. méd.)
BRIOT (Pie»*b-Fkançois) naquit en i 77 3 à Orchamps, département du Doubs. Il était attaché, depuis plusieurs années, comme officier de santé, aux armées de la république, lorsqu'il fut reçu *« 33
5i4 BRI
docteur en chirurgie à la Faculté de Paris, au mois d'août i8o3. Employé pendant quelque temps à l'hôpital de Plaisance, il avait profite de ce sejour pour faire plusieurs visites au célèbre Scarpa, à Pavie, et pour profiter de ses instructions, il écrivit alors plusieurs mémoires , et rédigea un Traite sur les plaies d'armes à feu y qui n'a pas été publié. En 1800, il avait été nommé correspondant de la Société de inédegine de Paris. Rentré dans la vie civile après dix ans de service militaire , il se fixa à Besançon , et contribua particulièrement à l'organisation de la Société de médecine qui fut .créée dans cette ville. En 1806, il obtint la place de professeur d'anatomie et d'accouchemens à l'école-pratique de l'hôpital Saint-Jacques, et plus tard celle de professeur de chirurgie théorique et pratique à l'école de médecine de la même ville. Un mémoire remarquable lui valut en 181 5 une couronne, et le titre de membre correspondant de la Société médicale d'Émulation. En 181 9 , il reçut une nouvelle couronne académique de la Société de médecine-pratique de Montpellier, sur cette question : «Quelle a » été l'influence de Lapeyronie sur le lustre et les progrès de la » chirurgie française?» En 1824, cette Société lui décerna une seconde couronne. Le 5 juillet 1825, il fut compris dans la liste des adjoints correspondais de l'Académie royale de Médecine. Malgré les occupations d'une pratique étendue, dans laquelle il avait acquis, à juste titre, la réputation d'habile opérateur, il ne cessa jamais de se livrer avec ardeur à l'étude. En 1824, la section de chirurgie de l'Académie royale de médecine avait proposé pour sujet de prix le traitement des plaies pénétrantes de poitrine. Briot concourut, et son mémoire lui mérita une médaille d'or de 600 francs. Mais il ne put jouir de ce nouveau triomphe, qui fut proclamé le 28 février 1828. Briot «tait mort le 29 décembre 1826, âgé de 53 ans. On a de lui :
Mémoire sur le forceps , dans lequel tre, dans cet ouvrage, un praticien
on traite de Van des accouchement éclairé , et l'on consultera avec fruit
avant l'invention de cet instrument, les discussions auxquelles il se livre
de son origine , des principales modi- au «ujet des cas qui peuvent nécessiter
f cations qu'on lui a fait subir, de celle l'application du forceps. Dans l*histo-
qui mérite la préférence 9 de son in- ri que de cet instrument, il fait preuve
Jluence dans la pratique des accouche- d une grande érudition*
mens, des cas qui en exigent F emploi, Histoire de Fétudà et des progrès
et de manière de s'en servir, Paris , de la chirurgie militaire en Franc*
11809 >fa*8? no pp. —Briot se mon- pendantda réfùlu ékw», Besançon, r Ai 7,
il I I*
de 43opp.^Cet ouvrage est nue - de la chirurgie française?. Inséré
réimpression dn mémoire «rai fat cou* dans les Annales cliniques de la So-
rouué par la Société médicale d'Ému- ciété de médecine-pratique de Mont-
btion, et que Briot adressa à cette pellier. An 1819; série, tome I. société pour repondre à la onction Élément de matière médicale Ou.
su, vante, proposée pour sajet de p, ix : vrage posthume du cit. Étienne Tour-
•Déterminer les avantages qnc la chi- telle; pnbKé par le cit. Briot, son
^riugie théorique et pratique doit re- élève, etc., etc. Paris, ,801, in-8-
• tirer des observations et des opéra- Briot a placé en tété de l'ouvrage
- tions faites aux armées dans les der* un d^ours p^fo,^ , et ° u
•mères campagnes.. Ce mémoire est plusieurs lacunes qae l'auteur avait
insère dans le huitième vol. des Mém. bissées dans ces Êtémens delà Soc >néd. * Émulation L'édition Van d > accoucher de ' ■ •
r i a uteurenadonncerenfermepl* S tein ; traduit de TallemandsirU
sieurs corrections et des additions. ànau&m* iJ'> ' sl,r . Ut
. cinquième édition, par P. /?. Briot;
Eloge dcLapeyronie, couronné par avec une dissertation sur la péritonite
la Société de Med. pratique de Mont- puerpérale, par M. Gasc, professeur
pellier : danssaseancedui"ju m i^ de méd. Paris, an XII (i8o 4 ), in.8
à après la question conçue en ces ter- 1 vol., /ig.
mes : « Quelle a été l'influence de U- ( 'Lue encyclopédique. terier
» peyronie sur le lustre et les progrès 18*7.)
BRISBANE (Jean), médecin anglais du mUie* du dernier siècle, a écrit l'ouvrage suivant :
The anatomjr of painting, or a dnction courte et facile a Tanatomie. short and easj introduction to anato- Londres , 1 7 60 , in-fol my being 6 tables of albinus with li. Sélects cases in the nn
near figures on a smaller scale, albU decine. Observations choisies de ll
^ri™ 'f**?*™' the "T decioe pratique. Londres, i ?7V in-S. ofCelsus the physiology of Cicero, {^BibLanat.) «c. Axwtomie du peintre, ou Intro-
BWSSEAU (Pieree), docteur en médecine de la Faculté de McmtpelLer, naqu.1 a Paris en i63z. 11 se fit inscrire au Collas
S d ? T ? u ™7 Ie 13 '667, et servit en wwZmédeon dan, les bàpttmx de Jfons et de Tonrnar. Quénd le™rie- »«rt de cette Tille fat transféré à Cambrai, après le sié^tks «"«es, en 1709, Brisseau se rendit à Douai, où il mourût te & séi* te * ta * à »V ** ans, laissant le/ouwagesS*?—
■ " "'* p ,e ' u ' on d ' cevI 1* i *r- tim fyrtérïfuÀ TrtencionwJ», tflai.
5i6 BRI
Haller et beaucoup d'antres bibliogra- Lettre à M. façon, premier médephes indiquent Mons on Montpellier cin du Roi  touchant une fontaine mi' pour le lieu de l'impression, Cet ouvra- nérale découverte dans le diocèse de ge est le développement d'une thèse qae Tournay. — Cest celle de Saintla ut eur avait soutenue à Montpellier 3 Amand. Nous ne pensons pas que ans auparavant ; il émet des idées assez cette lettre ait été imprimée ; on en justes sur la structure des nerfs, qu'il trouve un extrait dans VHis foire des considère d'ailleurs comme des ca- ouvrages des savons, octobre, 1698, naux, ainsi qu'on le pensait alors. P a ges 4°4~485. Brisseau fut nommé, C'est par les divers monvemens des par Fa gon, intendant des eaux de cette esprits animaux dans ces canaux, qu'il source minérale.
explique les différentes sympathies, et Méthode pour bien régler les hâpi-
les maladies nerveuses énoncées dans taux. Lille, 1 706, in-8 , 27 pp. — L'aa-
le titre de l'ouvrage. ■ teur avait déjà publié ayant cette épo-
Dissertation sur la saignée. Tour- que deux éditions de la méthode qu'il
nay, 1 69a , in- 1 2 . expose .
BRISSEAU'(MicfiEL), fils du précédent, naquit à Tournay, et fut enregistré au Collège des médecins de cette ville le 10 septembre 1696. Il devint successivement professeur d'anatomie et de botanique à l'Université de Douai , où il avait pris le bonnet de docteur, conseiller du roi, et médecin-major des hôpitaux de Flandre. Il est mort au mois de mars 1 743. On a de lui :
Nouvelles observations sur la cala- dat , chez lequel l'opacité du cristallin
racte, lues à l'Académie royale des résultait d'une ophthalmie survenue à
Sciences le x8 novembre 1705. Tour- la suite d'un coup porté sur l'œil, Bris-
Tiay, 1706, in-ia. — Brisseau est un seau s'empressa de faire connaître les
des premiers qui ait démontré, par nouveaux faits qui confirmaient plei-
des faits, que la cataracte n'est rien nement son opinion, et il les publia
moins qu'une membrane formée dans sous ce titre :
l'humeur aqueuse , mais bien une opa- Deuxièmes observations touchant la
cité du cristallin. Lasnier, chirurgien cataracte. Tournay, 1708, in- 12. —
de Paris, avait bien indiqné ce fait L'attention portée sur ce sujet, et les
quarante ans auparavant; Gassendi et controverses qui en étaient résultées
Rohault lavaient répété d'après lui j an sein de l'Académie des Sciences ,
mais cette opinion, considérée comme firent bientôt recueillir beaucoup d ob-
inexaete , avait été oubliée. Maître- servations confirma tives de l'opinion
Jan , d'abord opposé anx idées de de Brisseau. Cet auteur les rassembla
Brisseau, les adopta ensuite, et voulut, dans nn troisième mémoire qu'il réu-
înaisà ton , en revendiquer la priorité, nit aux précédens , et qu'il publia
L'année suivante, ayant en l'occasion collectivement sons le titre suivant :
d'ouvrir les cadavres 4e plusieurs in- Traité de la cataracte et du glau-
dividus cataractes , et d'opérer nn sol- corne. Paria , x 709 , in- 1 a de 360 pp. ,
BRI 5i 7
avec pl. — Dans cet ouvrage , Brisseau de Palfin , à laquelle il avait ajouté les décrit les aiguilles avec lesquelles il cent observations anatomiqnes et chîopère la cataracte : c'était toujours par rurgicales de Ruysch. Les observaabaissement. L'aiguille qu'il employait tions de Brisseau ont pour objet : était montée d'une manière fixe sur Je ** une plaie de téte avec lésion p romanche ; sa pointe , taillée en grain fonde du cervean , et séjour d*un fer d'orge, est. aplatie, trancbante sur les de lance dans la plaie , sans accidens côtés, et crénelée en manière de gouge, graves ; i' une carie de l'os frontal et de denx à trois lignes de longueur, du tiers d'un pariétal chez le même Brisseau prouve également, par des sujet , à la suite de violentes céphalalexemples puisés sur le cadavre, que le gies; 3* une tumeur considérable déglaueome n'est point une maladie du veloppée dans le cervelet, n'ayant pas cristallin , ainsi que Maitre-Jan et d'au- donné lieu à d'autres symptômes très autenrs le pensaient , mais qu'elle qu'une douleur très-vive pendant sept consiste dans l'altération de l'humeur à huit mois à la partie moyenne de vitrée qui peut être diversement vi- l'occiput , avec la sensation d'un batciée; il l'a trouvée chez plusieurs su- tement très-fort, et un bruissement , jets, épaissie et opaque, ou bien dis- d'oreille insupportable et continu; . soute et transparente comme de l'eau. 4* un exemple de guérison de plu- II pense aussi, d'après l'examen de sieurs fractures du crâne; 5* un anenduTérens cadavres, que la goutte se- céphale et un monstre double : comme reine dépend bien moins souvent de les deux fœtus réunis étaient de sexe la paralysie du nerf optique que de la différent , Brisseau pense qu'il aurait dissolution de l'humeur vitrée , qui ne fallu deux baptêmes au monstre doumodinant plus les rayons comme elle ble s'il eut vécu, quoiqu'il regarde le doit , fait que l'image des objets comme moralement impossible qu'une n'est plus représentée sur la rétine. . des âmes put agir indépendamment de Cet ouvrage, précédé d'une descrip- savoisine.il eût mieux fait de s'occuper tion anatômique et physiologique de de la dissection de ce monstre , que de lV*a,«t terminé par une réponse aux s'arrêter à cette discussion ; 6" enfin , objections qui lui furent faites par des poils tirés du bas-ventre par l'opé- De Lahire , Littre, Méry et Saint- ration de la paracentèse. T«HW; »•',» On trouve encore de Brisseau, dans Lettre touchant les remèdes secrets. X Histoire dé l'Académie des Sciences , Tournay, 1707, in-ia. pour Vannée 1743, une observation ^Observations faites par M. Brisseau. de paralysie.de la sensibilité, sans Douai , 1 7 1 6 , in£ , 8 3 pp. Ce recueil que les mouvemens de la partie fussent étant devenu très-rare, Boudon le réu- lésés.
nit à la nouvelle édition qu'il donna, (Haller, Biblioth. chirurg. — Eloy ,
en x 7 34, de VAnatomie chirurgicale Dict. hist. de la med.)
ami
BRISSOT (Pierre), l'un des plus célèbres restaurateurs de lamédecine grecque au seizième siècle, naquit à Fontenay-le-Comte , en Poitou, Tan 1478. Son père, célèbre avocat de cette ville, ayant
5i8 BRI
remarqué en lui des dispositions heureuses pour les sciences, n'oublia rien pour les cultiver. Après avoir fait ses humanités dans son pays, il vint à Paris vers l'an i/, 9 5. Son cours de philosophie achevé, U s'appliqua, pendant quatre années, à l'étude de la médecine. Il professa ensuite, pendant dix ans, la philosophie, et commença en i5i2 à se préparer pour le doctorat. Il fut le premier de la Licence, et reçut le bonnet de docteur le 27 mai i5i4. Il n'était pas homme à suivre l'usage en aveugla La voie de l'examen lui parut préférable à celle de la coutume ou de l'autorité. Il reconnut que les Arabes avaient introduit dans la pratique une infinité de choses opposées à la doctrine d'Hippocrate et de Galien, aussi bien qua 1 expérience et au raisonnement. Il pensa à rétablir la méthode de ces deux grands maîtres : c'était alors tout ce qu'on pouvait imagmer de plus raisonnable. Il entreprit d'abord d'expliquer Galien, au lieu de Rhazès et d'Avicenne, qui étaient les auteurs classiques, et presque les seuls connus dans les écoles de toutes les Universités de l'Europe. Il le fit avec une habileté à laquelle ses contemporains, n'étaient point accoutumes. L'étude de la pharmacologie était presque tombée dans l'oubli. Les descriptions de Mesue, si souvent incomplètes, plus souvent altérées par l'ignorance des copistes ou des traducteurs, étaient comme autant d'énigmes indéchiffrables pour quiconque n'aurait pas étudié lui-même la nature. Brissot résolut d'aller examiner sur leur propre sol les productions médicamenteuses étrangères. Mais avant de partir, il donna à ses compatriotes, en engageant une discussion sur un sujet qui nous paraîtrait oiseux maintenant , mais qui sufGt alors pour bouleverser toutes les opinion* médicales, une impulsion dont le résultat fut de forcer, en quelque sorte, à remonter aux sources de la medeçine grecque, et à se livrer k l'observation attentive des maladies. La pratique des médecins était de faire saigner, dans la pleurésie, du côté opposé au mal. Brissot prétendit que cette doctrine était contraire à celle d'Hippocrate et de Galien, une pure invention des Arabes. Des pleurésies dangereuses régnèrent à . Pans en i5i5 et en ,5,G. Un des élèves de Brissotiuivit ses principes avec tant de succès, que le public et plusieurs médecins récites se rangèrent du parti de la doctrine contre laquelle tout le monde s'était d'abord soulevé Après ce triomphe, Brissot pensa a J éxecution de ses projets de voyages. 1<1 passa en Portugal en 1^1». II . s arrêta ù livora, où il s'appliqua à ia pratique de la méde-, cmc. Des pleurésies qui y régnaient alors lui fournirent une occa-
BRI 519 sion d'y établir sa pratique pour la saignée. Elle réussit à Évora comme à Paris. Mais le docteur français trouva un adversaire déclaré de sa méthode dans le médecin du roi de Portugal, nommé Denis. La Faculté d*Èvora se trouva partagée en Brissotiens et en Diony siens. On convint de s'en rapporter à la décision de l'Université de Salamanque; mais tandis qu'elle travaillait à discuter la question, Denis obtint un arrêt qui proscrivit la doctrine de Brissot, et fit défense de la suivre. Cela n'empêcha pas l'Université de Salamanque de juger contre le docteur portugais et en faveur de Brissot. Celui-ci mourut à Lisbonne vers la fin de l'année i5aa, au moment où il se disposait à partir pour les Indes ; mais la dispute ne s'éteignit point avec lui. Les Dionysiens en appelèrent, vers l'an i52Q, au jugement de l'empereur Charles* Quint; Us employèrent auprès du prince tous les moyens que l'ignorance et la malignité d'une basse jalousie purent illettré en usage. La méthode de Brissot, disaient Denis et ses partisans , est dangereuse pour le corps; c'est, en médecine, une hérésie aussi /uneste que le luthéranisme en religion ; elle est le fruit de l'ignorance et de la témérité; c'est même un attentat contre la religion, une véritable impiété. Pendant la chaleur de ces déclamations, il arriva un événement fâcheux à nos orthodoxes. Charles III, duc de* Savoie , mourut le 1 6 septembre i553 d'une pleurésie, après avoù& été saigné du côté opposé au mal. Charles-Quint, qui allait condamner Brissot, ne le fit pas; mais la nouvelle doctrine n'obtint point les honneurs d'un triomphe complet, et l'affaire resta in-
Sprengel, ce n'est point la mort du duc Charles III^ coup funeste aux adversaires de la doctrine de Brissot fils ainé de ce prince, que Charles-Quint faisait élever , et qui mourut vers i52$.)
dë l'étude fut la seule passion de Brissot. Il était si peu par celle de l'intérêt, qu'il ne visitait de malades que lorsqu'il n'avait plus d'argent. Lorsqu'on l'appelait pour en visiter quelqu'un, il regardait dans sa bourse, dit René Moreau, et s'il y trouvait seulement deux testons, il refusait d'y aller. Brissot était profondément versé dans la littérature grecque; il n'a laissé qu'une opuscule de peu d'étendue, mais tellement marqué au coin du. génie, que seul il a suffi pour immortaliser le nom de son auteur. Cet opuscule ne vit le jour qu'après la mort de Brissot , par les wms de son ami Antoine Luceus. En voici le titre :
5ao BRO
Jpologetica disceptatio, in qiiâ do- Moreau ont été réimprimé* par J.-H.
cetur per quœ loca sanguis mitti de- Schalze, à la suite de son Compen-
beat in viscerum inflammadonibus , dium historiée medicinœ. Sprengel a
prtesertlm in pleuritide. Paris, Simon publié, sur la dispute relative à la sai-
Colinœus , i5a5, in-8; Bâle, 1529, gnée,la dissertation suivante : Histo-
in-8. Editio, nova Renato Moreau, rialitis de loco -venœ sectionis in pieu-
doctore medico Parisiensi illustrata, ritide socculo XVI imprimis habiter,
qui dialexin de missione sanguinis in Halle, 1793.
pleuritide subjunxit. Paris, x6aa, in-8. ( K.. Moreau. — Bayle. — Nicerofi.
— L'éditeur y a joint la vie de Bris- — Dreux du Radier, Diblioth. hist, du
sot. Cette vie et l'opuscule de René Poitou.)
. BROCKLESBY (Richard) naquit le 1 1 août 1714 à Menehead, dans le comté de Sommerset. Il fit ses études au collège de Ballymore, dans le nord de l'Irlande. De là, comme il se 'destinait à la médecine , il se rendit à Edimbourg, puis à Leyde, où il suivit les leçôns au célèbre Gaubius , qui le remarqua , et avec lequel il eut par la suite une correspondance durant plusieurs années. Reçu docteur en 174$, Brocklesby se fixa d'abord à Londres, où il éprouva plusieurs obstacles à son avancement dans la pratique» de la médecine. Les ouvrages qu'il publia lui acquirent quelque réputation, et il fut admis licencié du Collège de Londres en 1761 . Quelques années après, il obtint le titre d'honoraire de l'Université de Dublin, ainsi que de celle de Cambridge; ce qui le fit admettre de droit au nombre des membres du Collège de Londres. En 1*7 58, à la reconfmandation du docteur Shaw, et par le crédit du lord Barrington, il fut nommé médecin aux armées, et servit en cette qualité en Allemagne pendant la guerre de Sept- Ans. De retour en Angleterre, quelque temps avant la paix de 1763, il établit de nouveau son séjour à Londres, et y pratiqua la médecine avec distinction, et de manière à accroître sa réputation et sa fortune jusqu'à sa mort, arrivée le 12 décembre 1797. La manière honorable dont Brocklesby exerça sa profession, sa libéralité, ont rendu son nom recommandable. U a laissé les ouvrages suivans :
Disserlatio inauguralis de saliva tris cottegii regalis medicorum Londi-
sanâ etmorbosâ. Leyde, 1745, in-4. nensium, die XFffl octobris. Londres,
On the mortalitjr now prevaling 1760, in-4.
among the horned cattle about London OEconomical and médical observa-
with its cure. Essai sur la mortalité des lions , front 1738 to 1 763, tendtng to
bêtes à cornes. Londres, 1746, in-8. the improvement of médical hospitals.
Eulogiitm medicum, sive oratio an- Observations économiques et médi-
niversaria Harveianu habita, in thea- cales, depuis 1738 jusqu'en 1763,
BRO 52i
tendant au perfectionnement des ho- roi. IV ) ; Observation d'une tumeur
j|taax. Londres, 1764 , in-8. enkystée dans ? orbite de teeil, traitée
^?Brocklesby . inséra plusieurs • Mé- par MM. Bromfield et Ingram ( ibid. );
moires dans les Transactions philoso- Dissertation sur la musique des an-
phiques ; tels sont : Essai sur la plante ciens; — Sur le poison des Indiens, dont
vénéneuse trouvée récemment mêlée parle La Condamine (vol. XLIV);
avec la gentiane ( n* 486 ); Observa* Expériences sur la sensibilité et l'irri-
tion de diabétès chez une femme tabilité des diverses parties des ani-
(n* ni ); Expériences sur l'analyse maux (vol. XLIX). et les propriétés de Veau de Seltz (ib.,' ( Hntchinson , Biogr. méd. )
BROECKHUYSEN (Beii jamin Vajc) , médecin hollandais du dixseptième siècle, fut d'abord médecin dans les armées, puis médecin ordinaire de la garnison de la ville et des forts de Bois-le-Duc , e£ en même temps professeur ordinaire en philosophie et en médecine dans' V Ecole illustre de cette ville. U fut encore l'un des médecins jurés et ordinaires de Charles II, roi d'Angleterre, et il parait qu'il mourut dans cet emploi y ers l'an 1686. H avait publié l'ouvrage suivant :
OEconomia corporis animalis , sive tico-practicœ , à Benjamino Broeckcogitationes succinctœ de mente , cor- hujrsio .... .juxtà auctoris principia pore , et utriusque conjunctione , juxtà deductœ. La Haye, 1687, in-4. — methodum philosophiat carthesianœ C'est un système complet de physiodeducta. Nimègne, 167a, in-ia; logie, d'après les principes de Dès- Amsterdam, 168 3 , in-4; troisième cartes.
é&non, fort augmentée, sous ce titre: (Paquot, Hist. litt. des Pays-Pas. Rationes philosophico-medicœ , theore- — Sprengel , BisL )
BROEN (Jean), professeur en médecine à Leyde, vivait à la fin du dix-septième siècle. H avait été disciple de T. Craanen; mais il n'embrassa qu'avec circonspection le système chémiatrique. Il chercha surtout à prouver que la dissolution du sang est un état morbifique très-fréquent, et à réfuter ainsi la doctrine de Pépaississement des humeurs, dont les partisans de de Le Boe se servaient pour expliquer toutes les maladies. Il prit aussi le parti de la saignée, et blâma l'abus qu'on faisait des sudorifiques et des sels volatils. Les ouvrages qu'il a laissés sont les suivans :
Tempus vitœ et mortis. Leyde, 1678, problematica et ohscura multa ad ecco-
in-ia. « nomiam anïmalem spectantia exami-
Exercitatio phytico-medica de du- nantur et explicantur. Leydc, i685,
plici bile -veterum, in quâ secundum in-12.
methodum philosophiez pratstantioris Animadversiones medicce theorico-
5aa BRO
praoticœ in Henrici Regii praxim me» mais les traités posthume» dont les
dicam. Leyde , 1 69S, in -4. titres suivent : 1 0 Medicina theoretiagsi
Opéra medica. Rotterdam, 1703, sew œeonomia hominisf V» Exercfofc
Ge volume, publié par Pierre tiones thcoretico-practicse de opéra»
Van Pelt, contient , non les ouvrages tionibtis medicamentorwn; 3°" Gom>
déjà indiqués, comme ou le prétend à pendium chemicum. tort, dans la Biographie médicale, (HaDer. — Éloy.— Spreugel.)
BROEUCQUEZ (Jean-François du), né à Mons en 1690, fit ses humanités dans le collège de Houdain de cette ville f alla étudier la médecine à Louvain, et obtint sa licence en 17 12. Il s'établit ensuite à Bellœil, dans le Hainaut, patrie de ses parens, qui en avaient été chassés par les guerres qui désolèrent ces contrées, et il y demeura quatorze années. Au bout de ce temps , il revint à Mons, où il passa 1 le reste de sa vie, estimé dit public, mais vivant trèsmal avec ses confrères. Il mourut subitement le ir juillet 1749, laissant lès- deux opuscules suivans :
Réflexions sur la méthode de traiter les urines, et de l usage que lemèdeïes fièvres par le quinquina. Mons , cin en doit faire pour la guérison des tjz6, in-ia» maladies. Mons, 1739, in-12.
Preuves de là nécessité de regarder Elby . )
BROEUCQUEZ (Antoinb-Feançoib),. quatrième fils du précédent, vint au monde à Bellœil en 1723. IL fin se^hnmanités^sous les Jésuites de Mons, sa philosophie sous ceux do Dbuai* étudia la médecine à Louvain* et fut reçu à là licence en 1747. Il revint ensuite seconder son père, et lui succéda dans là confiance du pijbiic, Saunort arriva en 1767. Il avait mis au jour : *
Discourt- sur les erreurs vulgaires Réfutation dès erreurs vulgaires sur
qui se o&mmettent dans le traitement' I&régimeqve la médecine prescrit aux
des enfant) depuis, leur naissance jus*» malades et aux corivalesecns. Mons*
qu'à leur- âge adulte. Mons,. vjS^ X7S7, în-ia*
uw&* (Bloy;)
BROMTrBED^ (<Suix>l a tn«E), célèbre chirurgien anglâb, naquit eiri7i2, et mourut en 1792. Il' était depuis assez longtemps premier médècin dfc là princesse douairière dè Galles, quandôl fut. promu , en 1/769, à, la place de chirurgien du roi d'Angleterre, [devenue vacante pan la mort de Thomas Gataker; Il fut* aussi chirurgien de» hôpitaux de* Saint^Gëorges et 1 dfe liock; On a de lui :
BRO 5a3
Sjllabus anatomicus gêneraient /«/- il apporta des modifications à la taille
marji corporis partium ideam compre- latérale , qu'il pratiquait , quant au
hendens : adjungitnr syllabus chirurgi- fond , d'après la méthode de Cheselden.
eus prύipuas chirurgie? operationes Pour dilater la plaie et ouvrir la ves-
complectens. Londres, X748,in-4.. sie, il employait un gorgeret double,
j4ccomit of the eriglish nigkt shades dont un des c A lés offrait une lame tran-
and their effects, also practical obser- chante. Il avait imaginé des tenettes à
valions on the use of corrosive subli- quatre branches, qu'on, peut éloigner
mate and sarsaparilla. Londres, 1^7, oii approcher au moyen d'une vis,
iu-3 , traduit en français par le fils de dans le but d'éviter de briser le calcul,
l'auteur» sous ce titre : Observations Ces instrument sont décrits et fi gnrés
sur les vertus des différentes espèces dans le tome XIV du, Journal de Mé-
de solarium, avec des remarques sur decine. Bromfield a. recommandé le
l'usage cU /« salsepareille, du mercure, premier des pinces destinées à tirer au
et de ses préparations, Paris, 1760, dehors les vaisseaux qu'on doit lier
m * Ja » dans les amputations : il restreignait
Narration on certain particular C e genre d'opérations à un très-petit
facts. who havç ben misrepresented re- nombre de cas. Bromfield a consigné
lathe to the conduit of M. Bromfield. aussi dans ce recueil des remarques
Londres , 1 7 5 9 , in-8. intéressantes snr les dépôts purulens
Thougths arisingfrom expérience du 8mas maxillaire. Dans les cas dW concerning the présent peculiar method pyème, il pratiquait l'opération plua of treating p^rsçns inoculated for the haut qu'on, ne le conseille généralesmatt-pox t .etc, etc. Réflexionsibndées ment, c'est-à-dire, presque toujours sur l'expérience, relatives à la méthode entre la sixième et la septième côtes , actuellement en vogue de traiter la», dans le milieu de l'espace compris en-personnes inoculées de la petite-vé- tre la colonne vertébrale et le stérile, tond ws, 176)7, in*8, num. Il veut que dans les cas douteux
Chi^rgical' observations qndlca&esL on ait recours d'abord» au «atwtfquc ,
Observation^ «fo chirurgie, Londres „ parce qu'après la chute de r escarre ohh
1 7,7 3^ ypK -~ Qe recueil est. peut seniir plus distinctement s'il y f a>
riche eu faits de pratique; il, contient du Uqnide dans> la poitrine. Dans, l?q*
lesprocétfés Ies.iustrumens particu- aération, du aarcocèle , il liait toujours,
liers qu*kvaît inventés ou modifiés l'artère isolément , après avoir conpéV
Bmmfleid pour diverses opérations, le cordon le plus près ppssible du tes--
C W diras cet ouvrage que Bromfieïd ticule.
» donne* fe premier 1* véritable inter* {Cbmmenu de relr. in scient, hat; et
PrâutfotL <fa> passage de Celsc , relatif med. gestis>~ Sprengel , ffist. dè lac
*Wm*wmv&d<^s,b*.laùirale.; Méa\ w Carrère. )
BjftOO^ïîS* f ftipHARo) , ( médecin anglais du dix-nujtièrae. siçcle^ et qui est connu par l« fi ouvrages suivans:
Histoire naturelle du chocolat. Lon- Introduction to physic and surgery
1 7 3o f in-8. {Diog. univ.) containing : 1 . Médicinal institutions t
a. System ofanatomy; 3. General ac~ Général practice ofphysic; extrac-
count of wounds , etc.; 4. Botanyand ted chieffy from the writings of the
materia medica ; 5. Pharmacjr chemi- most celebrated practical physicians ,
cal and galenical; 6. A dispensatory, and the médical essajrs, transactions,
containing compositions and prescrip- journals, and literary correspondance
tions ; 7. An index of diseases and of &e learned societies in Europe , to
their remédies; 8. Posological table, whUh is prefixed an introduction con-
containing the doses of ail the simples tainlng the distinction of similar di-
and compounds. Pratique générale de seases, the use of the non-naturals, an
médecine. Londres, 1751,111-12, a vol., accotnt of the puise, the consent of
4 e édît. , avec addit. consicL; ibid., the nervous parts and a sketch of the
1763, in- 8, a vol. animal economy. Introduction à la mé-
The gênerai dispensatory , contai' decine et à la chirurgie. Londres ,
ning a translation of the pharmaco- 17^4 , in-8; ibid., 1763, in-8. poeias of the collèges of physicians of A new and accurate System of na-
London and Edimburgh : together tural history. Nouveau système d'his-
%vith that of the royal hospital ofEdim- foire naturelle. Londres , 1 7 63, in- 1 a ,
burgh,from the last édition. Towhich 6 voL, 137 planches; ibid., in-8 , 6
are added the doses, virtues and uses voL , fig. — Ouvrage peu exact et sans
of the simples as well as compounds, ordre systématique. and in what cases they a design Brookes avait fait quelques autres
to render the practice ofphysic more ouvrages qui ne concernent pas les
safe, easy, and successfull. Dispen- sciences médicales ou naturelles, saire général, ou Précis des pharma- (Catal. soc. médic<hchir. de Londres.
copêes de Londres et d'Édimbourg, — Comment, de reb. in med.gest. —
etc. Londres, 1 753, in-8. Biogr. univ. )
BROSSE (Guy de La), docteur en médecine de la Faculté de Paris, médecin ordinaire du roi Louis XIII, obtint de ce prince des lettres-patentes, au mois de février 1626, pour l'établissement du Jardin royal des Plantes, et en fut nommé intendant Après avoir obtenu par des démarches infatigables près du cardinal de Richelieu, du chancelier Séguier, et de M. de Bullion, surintendant des finances, les fonds nécessaires pour cet établissement, il s'occupa de la clôture et de la disposition du terrain, et fit venir des plantes de toutes parts. Leur nombre s'élevait à deux mille en i636, quand de La Brosse en donna le catalogue. La mort enleva en 1641 ce médecin, qui n'a rien écrit d'important sur son art, mais qui a droit à notre reconnaissance pour rétablissement précieux qu'on doit à son amour pour la botanique. Les seuls écrits qu'il ait laissés sont les suivans : *
BRO 5 a 5
Traité de la peste , avec les remèdes Éclaircissement contre le livre de
préservatifs. Paris, 162 3, in-8. Beaagrand, intitulé Géostatique. Pa-
Dessin du jardin royal pour la cul" ris, 1637, in-fol.
turc des plantes médicinales, avec l'é- Gai de La Brosse avait entrepris
dit du Roi touchant t établissement' de de donner en un volume in - folio
ce jardin, en 1626. Paris, 1 62 8, in-8. les figures des plantes les plus rares
De la nature, 'vertu et utilité des du jardin. Déjà près de quatre cents
plantes , et dessin du jardin royal de planches étaient gravées quand la mort
médecine, Paris, 1628, in-8. l'enleva. Ces planches furent vendues
Avis pour le jardin royaldes phntes à un chaudronnier par les héritiers de
que le roi Louis XIII 'veut établir. Pa- La Brosse, qui n'en connaissaient point
ris, i63x, in-4. — Cet ouvrage repa- le mérite. Long-temps aprçs, Fagon,
rut cinq ans après sous ce titre : Avis neveu de l'auteur, en sauva cinquante
défensif du jardin royal des fiantes des mains de celui qui les avait ache-
médicinales. Paris, i636 , in-4. *ées. Vaillant et Antoine de Jussien en
Ouverture du jardin royal des plan- firent tirer vingt-quatre exemplaires
tes médicinales. Paris, 1640, in-4. qu'ils distribuèrent à leurs axnis;Hal-
Description du jardin royal des 1er en possédait un; on en voit nn au-
plantes médicinales établi par le roi tre au cabinet des estampes de la Bi-
Louis-le-Juste , à Paris , contenant le bliothèque royale.
catalogue des plantes qui y sont de (Gouget, 2* Supplément au grand
présent cultivées, ensemble le plan du Dict. hist. — Haller, Bibliotk. botan. —
jardin. Paris, i636, 164*, i665, in-4. Biogr. univ. )
BROUZET (...), médecin assez distingué, était né à Béziers vers le commencement du dernier siècle. Il fut reçu docteur vers Tan 1736. Il vint ensuite à Paris, devint médecin des hôpitaux de Fontainebleau, et mourut dans cette ville en 177... Il était correspondant de PAcadémie royale des Sciences, et associé de celle de Béziers. On a de lui :
Essai surY éducation médicinale des Analyse des anciennes eaux minéen/ans, et sur leurs maladies. Paris, raies de Passy. T>&na les Mémoires pré- 1754 , in-i 2, 2 voL — Traité judicieux sentes à l'Académie des sciences, t. II. et complet. ( Carrère. — Ersch , France littér. )
BROWN (Jean), anatomiste et chirurgien anglais, vivait à la fin du dix -septième siècle et au commencement du dix-huitième. Il était chirurgien ordinaire de Charles II, et chirurgien de l'hôpital Saint-Thomas à Londres. Il a laissé :
Compleat description of wounds tumours both gênerai and particu-
both in gênerai and particular. Traite lar, as they appear in human body
des plaies. Londres , 167& , in-4. from head to foot, to wbirh ure added
Compleat treatise of praeternatural many excellent and modem historica
observations , conclttding most ckap- Adenochoiradelogia, or an anato»
ters in the wholc discourse. Traite des m'ick-chirnrgical treatisè of glanduJ&s
tumeurs , etc. Londres, 1678 , in-8. and strirmals , or king's evil-swelling$ 9
A compleat treatise of the muscles together with the rojral gift of healing
as thej appear în human body. Lon- or cure thereof by contact or irnposi-
dres, i68ï, in-fol., planches; ib'td. , tion of hands , pcrfonned for abore
1697, "in-fol. — Cet ouvrage a été tra- G^oyears by our kings of england ,
doit en latin sons ce titre : Nosogra- continued with their admirable efforts
phia nova, sive musculorum omnium and niraculoas events ; and conclrrded
incorpore humano hactenhs rcperto- withmany wonderful cxamples ofcu-
rum accuratissima descriptio. Lon- res bj th'eir sacred touck. Traité ana-
dres, 1684, in-fol.; Leyde, 1G87, in- toraico-rhirurgical des glande* et fol. ; ibid., 1690, iu-fol. ; Amsterdam, ccroutlles, etc. Londres, 1684, in-8. 1694, in-fol. (HaUer.)
BROWN (Jean), l'Asclépiade et le Paracelse du dix-huitième siècle, naquit en 17^5 ou 17^6, de parens obscurs, à Blinde, village du comté de Berwick, en Ecosse. On vit se développer en lui, de très-bonne heure, des talens extraordinaires; ce qui engagea ses parens à lui faire faire des études, après l'avoir mis sans succès en apprentissage chez un tisserand. On l'envoya à l'âge de seize ans à l'école latine de Dunse, où il fut bientôt regardé comme un prodige par tous ses camarades. Au bout de deux ans, il traduisait avec facilité les auteurs classiques grecs et latins. Pendant la moisson, il travaillait comme journalier, afin de se procurer de l'argent pour continuer ses études; mais son- application soutenue et ses talens lui procurèrent d'autres ressources, en lui faisant obtenir une place de sous-maitre dans sa classe. Sa réputation de philologue lui procura, en 1755, une place de précepteur auprès d'une famille distinguée des environs de Dunse; mais ses manières dures et son air pédantesque la lui firent bientôt perdre. Il se rendit à Édimbourg, où il suivit un cours de philosophie, et ou il commença l'élude de la théologie; carrière qu'il ne suivit pas longtemps. On remarqua un relâchement sensible dans ses principes religieux, à mesure qu'il en étudia les fondemens; et bientôt il ne fit plus mystère de son irréligion. Il retourna À Dunse , où il occupa de nouveau une place de sous-maître depuis la fin de 1758 jusqu'à celle de 1759. Après avoir abandonné la théologie, il aurait eu du goût pour l'étude de la médecine; mais la crainte des dépenses qu'elle entraînait le retint. Cependant il trouva bientôt roccagion de so procurer les moyens de suivre son penchant à cet égard, en traduisant, pottr une rétribution de
quelques guinées, les thèses des candidats qui allaient subir leurs examens. Dès-lors, sa vocation fut décidée. Il fixa sa demeure à Edimbourg, où il s'acquitta en même temps des fonctions de maître et de celles d'étudiant. Il adressa aux professeurs une pétition pour obtenir la permission d'assister gratis à leurs leçons, dont le prix était trop éle?é pour ses facultés pécuniaires; et cette faveur lui fut accordée. La connaissance qu'il avait du latin lui fut de plus en plus avantageuse; sa plume était à la disposition de tous ceux qui avaient des thèses à traduire. Bientôt il composa luimême des dissertations iniugurales sur quelque sujet de médecine qu'on lui désignât. En 1763, un de ses anciens amis le trouva jouissant à l'Université du même degré d'estime qu'il s'était concilié autrefois à l'école de Danse. Il parait cependant que c'est pendant ces études qu'il commença à se livrer aux excès dangereux qui ruinèrent sa santé. S'étant marié en 1760, il espérait pouvoir subvenir amplement aux dépenses de son ménage, en prenant des ctudians en pension. En effet, cela parut d'abord lui réussir; mais comme il n'avait ni ordre dans ses affaires, ni économie, au bout de trois ans iî fit banqueroute. Sa conduite, dès-lors, devint toutà-fait irrégulière., et il s'abandonna à toutes sortes d'excès. Il assista pendant dix à onze ans aux cours des médecins avec une assiduité constante. Aucun des professeurs ne lui témoigna autant de bienveillance que Gullcn , qui le reçut même comme précepteur dans sa propre maison; et comme il répétait tous les jours aux étudians les leçons du professeur, pour de l'argent, celui-ci lui en facilitait souvent les moyens. Brown, de son côté, ne laissait pas échapper une occasion de lui donner des éloges. Cependant leur amitié fut troublée, sans qu'on connaisse les causes de ce changement: il se brouilla peu à peu avec son protecteur, et à l'intimité la plus grande, succéda, de sa part, la plus violente inimitié.
Brown mit au jour, en 17 79^ son ouvrage intitulé : Elementa medicinw 9 et donna des leçons publiques, où il l'expliquait. Quoique son auditoire fût peu nombreux dans les commence— mens, il comptait parmi ses disciples les meilleures tètes de l'Université. La chronique ajoute que les plus déréglés des étudians s'attachèrent pareillement à sa suite. Les mauvaises mœurs de ceux-ci, la conduite désordonnée de leur maître, et le ton suffisant et insultant avec lequel il parlait des autres professeurs, firent décrier le système et son auteur, qui tombèrent de plus en plus dans le mépris. Brown se trouva enfin en guerre ouverte
avec tous les professeurs de l'Université d'Édimbourg. Il fut vexé, persécuté, et, à.son tour, il tourmenta les autres. Il ne pouvait supporter la moindre contradiction, et il perdait toute retenue dès qu'il s'agissait de son système. On l'accuse même d'avoir été jusqu'à user de manœuvres indignes d'un honnête homme, pour nuire à ses antagonistes, et pour élever sa réputation aux dépens de la leur.
Ses partisans se liguèrent contre les professeurs, contre les médecins de rhôpital, et contre la Société de médecine. Les disputes entre les étudians furent portées à un tel point, que la Société fat forcée d'émettre un règlement, en vertu duquel tout membre qui, à l'occasion d'une discussion scientifique, en attaquerait un autre, devait être expulsé de la Société.
L'inconduite de Brown le fit mettre en prison pour dettes. Cest là que ses disciples allaient assister à ses cours ; et c'est' à cette époque qu'il commença à ne garder aucune mesure dans l'usage des liqueurs spiritueuses. En 1786, l'espoir d'améliorer sa situation lui fit exécuter le plan qu'il méditait depuis, long-temps, de quitter Edimbourg pour aller à Londres. A son arrivée , un charlatan lui offrit une somme considérable, à condition qu'il voulût prêter son nom à des pilules qu'il aurait débitées sous la dénomination de pilules excitantes de Brown. Sa pauvreté ne l'empêcha pas de rejeter une pareille proposition avec mépris. Au reste, son changement de domicile n'en apporta aucun dans sa manière de vivre, dans ses excès, dans sa négligence. H parlait avec beaucoup de confiance du triomphe que devait un jour obtenir son système; mais il s'occupait fort peu des moyens d'en assurer le succès. Il annonçait des cours qu'il ne commençait jamais. Il publia en 1787, sans se nommer, des observations qui étaient écrites pour le peuple ; mais il ne savait pas se rendre populaire, et il n'était ni assez patient ni assez riche pour attendre le résultat qu'il aurait pu en espérer, si sa doctrine avait piqué la curiosité du public. Il vécut de cette manière, entassant projets sur projets, jusqu'à sa mort, qui arriva en 1788. Ayant bu, selon sa coutume, une forte dose de laudanum avant de se coucher, il mourut dans la nuit d'une attaque d'apoplexie. Des secours bienfaisans préservèrent pour lors sa veuve et ses enfans delà misère qui les menaçait, sans cependant suffire à leur entretien dans la suite. Des quatre filles et deux fils que Brown avait laissés, l'aîné a parcouru avec honneur la carrière médicale.
Dans ses leçons, Brown traduisait ses ÉLémens de médecine phrase à phrase, et il les- commentait ensuite. Il n'oubliait rien pour faire sentir l'importance de ses découvertes, qu'il mettait infiniment au-dessus de celles de tous les médecins qui l'avaient précédé. Avant de commencer sa leçon, il prenait ordinairement quarante à cinquante gouttes de laudanum dans un verre d'eau-de-vie • et, lorsqu'il était fatigué, il en répétait la dose jusqu'à quatre ou cinq fois, ce qui montait son imagination presque jusqu'à la frénésie. O se servait alors des expressions les plus fortes pour défendre ses opinions , et ne parlait qu'avec un profond dédain des talens et des systèmes de ses contemporains.
Brown lut peu d'ouvrages de médecine, et depuis qu'il eut imaginé sa théorie, on le vit rarement avec un livre. Pendant ses longues études, il ne donna que peu de temps à l'observation, et ne reçut jamais que quelques leçons d'anatomie. Ce vice radical de son éducation -se laisse apercevoir au premier coup-d'œil jeté sur son système. C'est une sorte de physiologie métaphysique, qui suppose bien plus d'imagination et d'esprit d'induction que de connaissances positives. 11 est renfermé, en quelque sorte, tout entier dans un fait unique (fait de la plus haute importance, il est vrai, et qui devra figurer désormais en tète de toute théorie de la vie, mais qui n'en est pourtant qu'une des sources principales) :
« La, vie, dit Brown, ne s'entretient que par incitation. Elle n'est que le résultat de l'action des incitans sur l' incitabilité des or-r ganes.
Tous les agens externes ou intérieurs qui nous modifient d'une manière quelconque, étaient pour Brown des excitans, dont les uns, à la vérité, agissent au degré convenable pour entretenir la santé, et les autres à un degré trop faible.
Jusqu'à Brown on était tombé dans deux extrêmes opposés : ou bien, enlevant toute force propre au corps, comme les mécaniciens, on le considérait comme recevant l'impulsion du monde extérieur, et vivant seulement par la continuation du mouvement qui lui avait été communiqué; ou bien, à l'exemple des animistes, on admettoit dans l'organisme une force intégrante qui seule suffit à l'exercice actuel de la vie, indépendamment de toute influence extérieure ou de toute autre circonstance. C'est donc à Brown que l'on doit d'avoir le premier, dans les temps modernès, concilié ces deux opinions également fausses, parce que chacune était incomplète et exclusive; d'avoir enfin reconnu que la vie est le résultat x. 34
53o BRO
complexe de l'activité propre de l'organisme , et de celle du monde extérieur sur l'être organisé. Après avoir établi ce principe fécond, il ne fallait plus qu'étudier l'incitabilité dans les différens tissus, reconnaître ses variétés et l'influence diverse qu'exerce sur l'économie l'incitation de tel ou tel organe. Mais c'eût été. là le fait d'un esprit observateur, et Brown n'était que métaphysicien; il tira toute sa doctrine du principe général qu'il avait posé par une série d'inductions, déduites d'ailleurs d'une manière très-logique. « L'existence des êtres organisés n'ayant qu'une durée limitée, il faut reconnaître que la somme d'incitabilité qu'ils possèdent a pareillement des bornes. L'action des incitans a pour effet d'user, de consumer l'incitabilité : et cette consommation est d'autant plus rapide, que l'incitation est plus forte, et par. conséquent la vie plus active. Il y a entre l'incitabilité et les excitans une proportion telle , que la première est en raison directe de la faiblesse des excitans, et en raison inverse de leur force; c'est-à-dire que moins les excitans ont d'activité, plu» l'excitabilité s'accumule; plus leur action est violente, plus aussi l'épuisement est grand. Le degré d'excitation dépend autant de l'activité de l'excitant que de la mesure de l'excitabilité.
» Le développement le plus complet de tous les actes de la vie résulte d'une action modérée des excitans, s'exerçant sur un organisme médiocrement incitable : ce qui correspond à lVépoque moyenne de la vie. Plus tôt, l'incitabilité, trop considérable , ne pourrait supporter l'influence d'une vive excitation , sans que l'organisme en fût bouleversé; plus tard, l'incitabilité épuisée ne peut répondre avec énergie qu'à des excitans dont la force supplée à celle qui lui manque , mais en achevant de l'user rapidement ; car elle ne se renouvelle point. En tout temps , la santé dépend d'une corrélation si juste des incitans et de l'excitabilité, que la vie se maintienne au degré moyen d'énergie dont elle est susceptible.
» Les excitans trop énergiques déterminent une excitation trop vive ou les maladies sthéniques. Mais cet état épuise l'incitabilité, et amène, comme la vieillesse; la faiblesse indirecte.
» L'excès opposé, ou l'insuffisance des excitans, a pour résultat la faiblesse directe. Mais cet état consiste essentiellement dansl'accumulation de l'excitabilité, et plus elle augmente, moins l'organisation peut supporter l'action des stimirians. »
Ce sont là, pour Brown, des résultats très-généraux, mais non absolus et nécessaires. Il reconnaît que dans certains cas l'excite-
BRO 53i ment peut épuiser rapidement jusqu'à sa fin l'incitabilité , sans qu'il survienne en aucun temps l'état qu'il nomme faiblesse ^indirecte ; comme aussi l'excitabilité peut s'affaiblir à défaut d'excitane , au point que la /vie ne puisse être ranimée que par les puissances incitantes les plus énergiques. M. Broussais a donc eu tort d'arguer contre Brown, d'une opinion que ce dernier n'adoptait point d'une manière aussi exclusive qu'on le prétend. Mais revenons à l'exposition du brownîsme. Entre l'état de santé et lâ maladie , Brown remarque un état intermédiaire qu'il appelle disposition ou opportunité, a La disposition sthénique est cet état où la quantité de stimulus et d'excitabilité est déjà tellement augmentée, qu'un stimulant de plus suffirait pour produire une maladie sthénique. Dans l'opportunité asthénique, la quantité des stimulans ou celle de l'excitabilité est moindre que celle qui constitue une santé parfaite.
» Une maladie sthénique peut dégénérer en maladie asthénique ; une débilité directe peut devenir une débilité indirecte, et réciproquement, quand le mai n'est pas traité d'une manière convenable. La santé , la disposition maladive , la maladie et la mort ne sont donc que des degrés differens d'un même état.
» Toute maladie affecte le système organique entier, ou se borne à une seule partie du corps. Dans le premier cas, elle est universelle; dans le second cas, elle est locale. Les maladies universelles sont toujours précédées d'une opportunité; les affections locales Sont toujours soudaines. Les maladies universelles proviennent de causes qui agissent sur toute la machine, sans attaquer L'organisation d'aucune partie prise séparément ; le contraire a lieu pour les maladies locales. Celles-ci peuvent néanmoins s'étendre à tout le corps , et dégénérer en maladies universelles. Dans l'investigation d'une maladie, quelle qu'elle soit, la première chose à faire est de s'assurer si elle est locale ou universelle ; car toute affection peut être l'un ou l'autre. Entre deux malades attaqués de péripneumonie , par exemple, le mal pjut être universel chez l'un et local chez l'autre; et le traitement, par conséquent, ne saurait être le même pour tous les deux. On peut juger de la nature de la maladie par celle des causes qui lui ont donné naissance, par les premiers symptômes du mal , etc. Si l'on suppose qu'un des deux malades soit un homme robuste et sanguin qui se nourrisse bien, et chez qui la péripneumonie , suite d'un violent exercice, a débuté par des symptômes fébriles, il est aisé de voir que le mal doit être universel : on le guérira par la saignée, les boissons rafraîchissantes, en un mot , par desmovens gé-
néraux ; et les symptômes de péripneumonie disparaîtront dès que la fièvre aura cesse (i). Chez l'autre malade, au. contraire, la péripneumonie a été occasionnée, au milieu de dispositions opposées, par l'action immédiate sur le poumon d'un irritant quelconque: celle-ci est une maladie locale qui ne doit pas être traitée par les mêmes moyens que la première. Il faut remédie» au vice local; et dès qu'on y aura réussi, les symptômes de la fièvre disparaîtront.»
Les maladies universelles ne sont et ne peuvent être que des modifications de l'excitabilité; les maladies locales, au contraire, sont des lésions de l'organisation. L'excitement et l'asthénie ne sont donc point les seuls élémens,constituans de ces dernières affections; mais Brown ne s'est pas suffisamment expliqué à leur égard. Peut-être aima-t-il mieux laisser une lacune dans sa doctrine, Que de s'engager dans des discussions d'où il avait pu voir qu'il ne se tirerait pas sans déroger à ses principes. Nous ne nous arrêterons point à exposer les signes que Brown donnait comme caractéristiques des maladies sthéniques ou de l'asthénie, ni à énumérertous les moyens qu'il opposait à ces deux genres d'affections ; qu'il nous suffise de dire que les agens les plus puissans de sa thérapeutique étaient le repos du corps et de l'âme, l'abstinence de tous les alimens tirés du règne animal, l'air froid, l'eau bue en abondance et les purgatifs, contre les maladies sthéniques; et contre les maladies aslhéniques, les alimens nourrissans tirés du règne animal, le thé, le café, le vin, l'esprit de vin, la chaleur et la lumière , l'exercice , le quinquina, la valériane, la serpentaire, l'alcali volatil, le castoréum,le musc, l'éther, et surtout l'opium, le plus énergique et le plus précieux de tous les stimulans.
Il serait sans doute difficile, sur des généralités aussi vagues que celles auxquelles nous sommes obligés de nous borner pour ne pas donner trop d'étendue à cet article, de se former une idée bien précise de la doctrine du réformateur écossais; mais cette doctrine est probablement connue de tous nos lecteurs, et les ouvrages de Brown sont encore du nombre de ceux qu'on ne peut guère se dis-
(f) « Le poumon est à la vérité ici la partie principalement affectée; mai* cependant l'excitation de cet organe ne surpasse point celle du reste du corps; car, même en supposant qu'elle fut double de celle des autres parties prises séparément, elle serait encore surpassée de beaucoup par la somme totale de l'excitation du système entier. »
penser de lire, d'ailleurs, nous aurons plusieurs fois occasion de revenir sur ce sujet. ( Voyez Méthodique, Physiologie, Pathologie.)
L'état de la science était favorable à la propagation d'un système nouveau. La dispute entre les humoristes et les solidistes paraissait être décidée à l'avantage de ces derniers ; les chimistes semblaient faire de vains efforts pour asseoir la pathologie humorale sur de • nouveaux fondemens. On devait donc adopter avidement une doctrine dont les premiers principes étaient directement opposés à l'humorisme, et dont la simplicité contrastait vivement avec les complications et les difficultés dont les systèmes régnans étaient hérissés. Aussi le brownisme fut-il généralement accueilli avec enthousiasme; mais ce ne fut que tardivement qu'il se propagea hors du pays qui l'avait vu naître. Déjà trois éditions différentes l'avaient fait connaître aux médecins anglais, et il n'avait point encore pénétré sur le continent. •
Christophe Girtanner , au retour d'un voyage dans la Grande- Bretagne , entreprit en France et en Allemagne de devenir le héros de cette nouvelle doctrine. Persuadé que les principes de Brown y étaient encore inconnus, il annonça, dans le Journal de Physique des mois de juin , et août 1790, un grand travail ayant pour objet la théorie des êtres organisés, et donna mc-ine un aperçu du- plan de cet ouvrage, qui devait répandre le plus grand jour sur la nature de la force vitale, et qu'il assurait contenir les résultats des recherches les plus pénibles. Il y a plus , Girtanner eut la hardiesse de dire, d'après une lettre de Duncan, d'Edimbourg, que son nouveau système avait trouvé beaucoup de partisans dans l'université de cette ville. Mais, en réalité, le prétendu système de Girtanner n'était autre chose que celui de Brown , enrichi de quelques additions, fournies par la chimie pneumatique , gâté par la détermination hypothétique de la nature et du principe de l'excitabilité, et la lettre de Duncan ne contenait pas un mot de ce que Girtanner avançait.
Ainsi la doctrine de l'incitation avait pénétré furtivement en Allemagne, et le nomade son auteur y était encore inconnu. C'était en passant par l'Italie qu'il devait y pénétrer. Jean Locatelli, professeur de clinique à l'hôpital de Milan, ayant rapporté d'Angleterre un exemplaire des Élémens de médecine v de Brown, Moscati s'en servit pour en donner une édition ( en 1791) qu'il décora d'une préface, dans laquelle le nouveau système recevait beaucoup d'éloges; mais c'étaient les louanges d'un homme sage qui mettait de la mesure en- tout; il déclarait même formellement ne point adopter
les principes fondamentaux de la doctrine, tout en faisant valoir ses avantages. Peu de temps après ,*Rasori publia une traduction italienne de l'abrégé que Brown avait fait dé sa. doctrine, et il l'enrichit d'un grand nombre de notes. Joseph Frank traduisit et annota l'ouvrage que le réformateur avait publié sous le nom de Robert Jones; et la doctrine nouvelle, avec tous les développemens que lui avait donnés son auteur, et l'appui que lui fournissaient ses nouveaux prosélytes, fut soumise, en Italie, aux discussions du public médical. Nous n'entrerons point dans le détail de ces discussions ; qu'il nous suffise de signaler parmi les médecins, qui s'y distinguèrent le plus, Pierre et Joseph îjFrank, Mocini, Sacchi et Grè'tan Strambio.
Ce n'est qu'en* 1795* que la doctrine de Brown fut introduite pour la première fois en Allemagne, par Melchior-Adam Weikard. La publication de l'ouvrage de ce dernier, dit M. Coutanceau, portale trouble et la discorde au sein de l'Allemagne médicale; toutes les imaginations s'échauffèrent; chacun prit parti pour ou contre le nouveau système, et l'esprit de secte qui, comme une plaie indigène, naît et se perpétue si aisément sur le sol germanique, domina bientôt partout, et divisa les Universités. Les controverses animées auxquelles la. nouvelle doctrine avait donné lieu en Allemagne , ne passèrent pas le Rhin; la France en fut préservée par la philosophie de Condillac, qui avait pénétré dans tous les esprits. Mais le brownismé, proscrit en chaire -et dans les écrits les plus estimés, se réfugia dams la pratique vulgaire, et trouva, par la commodité de son application *au lit du malade , un accès facile dans l'esprit du plus grand nombre des médecins. Les ouvrages que Brown a laissés sont :
Elementa medicinee. Edimbourg , des additions et des notes de l'auteur, 1780, in-12; Londres , 1784, in-8, 2 tirées de la traduction anglaise, et la vol.; Édimbourg,i 788, in-8; Milan (ed. table de Lynch modifiée par Pfaff, par Moscali ) , 1 792 , in- 8 ; Hildburghau- Fouqoier; Pavis , r8o5, in-8. — Nous sen, 1794 , in-8, traduit en anglais par - avons en outre, en français, trois tra- X. Beddoes, Londres, 17 95, in-8, a vol. ductious de l'ouvrage de Weikard: avec la vie et le portrait de l'auteur; Tune, sans nom d'auteur, est faite sur traduit en allemand sur le texte latin, l'ouvrage même dn médecin allemand, par Weikard, Francfort-sur-le-Mein , qui a plutôt imité que traduit les Été- 1795, in-8 ;#/<*., i798,in-8;trad. sur mens de Brown; les deux autres ont l'édition anglaise de Beddoes, par Pfâff, été faites par M. Léveillé et par Berlin, Copenhague, 1796, in-8; ibid. t 1798, sur la version italienne de l'ouvrage în-8 ; ibid. , 1 804 , in-8 , a voL ; trad. de Weikard , par Joseph Frank. eU 'français d'après l'original latin, avec Observations on the old Systems 0/
phjrsick ( anonyme ). Londres, 1787, losophy. Edimbourg, 1781, in-8, tra-
in-8 ; traduit en italien par G. Rasori. doit en italien, et augmenté de notes
Pavie , x 7j)a , in-8 , a vol. par Jos. Frank. Pavie , 1 795 , in- 8.
Brown est aussi généralement re- Biblioth. germanique. — Weikard.
gardé comme auteur de l'ouvrage soi- — SprengeL — Rodolphe Abraham
vant : Schifôrli, Analyse raisonnée du système
Inquiry into the s ta te of médecine, de Brown. Paris , 1 7 98 , in- 8. ) on the principles 0/ the indue tive phi-
BROWNE (Patrice), médecin et bQtaniste, naquit à Crasboyne, en Irlande, en 1720. Il passa un grand nombre d'années' dans les Antilles , particulièrement à la Jamaïque, et fit six fois le voyage des Indes. De retour en Angleterre en 178a, il se retira à Bellinok, dans le comte de Mago, en Irlande, et s'occupait d'une F/orv de l'Irlande, qu'il allait mettre à l'impression, lorsqu'il mourut, en 1790, à Rusbrook. A l'exception de quelques années particulièrement consacrées à la pratique de la médecine , il s'est presque uniquement occupé de botanique. Il fut un des premiers, en Angleterre, à adopter le système de Linnée, avec lequel il entretenait une correspondance, et qui donna son nom {brownea) à un genre de la famille des légumineuses. Il a laissé, outre une* bonne carte de la Jamaïque, tracée de sa main, et gravée en deux feuilles :
Civil and natural history of Jamai- YExshaw's magazine ( année 1774) ea % Histoire civile et naturelle de la un catalogue des oiseaux et des pois- Jamaïque. Londres, 1756, in-fol., et sons de Tlrlaude, classés d'après la 15g. ; ibid, , 1 790, in-fol. , réimpression méthode de Linnée, et a laissé en made la première édition, avec un non- nuscrit de nouvelles observations sutveau titre, qui n'a pas été faite par les plantes de la Jamaïque , faites dans Brovrae. son dernier voyage.
Browne, a, de plus, inséré dans
BROWNE (Thomas) naquit à Londres en i6o5. Il prit le grade de docteur à Leyde, et, après son retour dans sa patrie, en i634, se fixa à Norwich. En i665, il fut admis au Collège des médecins de Londres comme membre honoraire. Charles II, passant à Norwich en 167 1, le créa chevalier. Browne mourut le 19 octobre 1682. Il a laissé les ouvrages suivans, qui lui vajurent une réputation étendue : •
Religio medici. Londres, i64a,in-8; ibid. r i654 1 in-8; traduit enlatiu, par ibid. , i643 , in-8 ; ibid. , 1644 , in-8 ; J. Merrywcater , Leyde, 1644, in-iaj
imo
par L.-N. Moltke, Strasbourg, 1 65a , Paris, 173a, în-ia , a vol.; ibid., in-8 avec notes ;trad. du latin enfrsn- x 74a , in-ia , a vol. — Ce livre augçais, par Nicolas Lefèvre, La Haye, menta beaucoup la réputation de 1688, in-ia. — Cet ouvrage, dans le- Browne. L'auteur y montre des conque! Browne £ut sa profession de foi naissances étendues sur la physique de relativement^ la religion , à la méta- son temps, et y déploie une vaste éruphysique et k la morale, eut une dition. Il combat les erreurs populaires grande vogue. Les modifications qu'il à l'aide du raisonnement , sans apportait dans divers points de croyance de l'église anglicane, aux dogmes de laquelle il professait son attachement, le firent passer, aux yeux de beaucoup de personnes , pour un incrédule déguisé. Il fut attaqué avec force par divers théologiens anglais et allemands, sous prétexte d'athéisme : H était loin de mériter cette imputation, car il croyait à l'existence d'esprits intermédiaires entre les anges et l'homme, qui , suivant lui , pouvaient communiquer avec eux. Sa croyance à la sorcellerie fut même • funeste à des malheureux accusés de ce prétendu crime.
Son attestation pour la vérité de faits analogues à ceux qu'on leor imputait, fut en grande partie cause de leur jugement et de leur supplice. Cependant tout le livre de Browne décèle des sentimens manifestes de philantropie et de tolérance.
Pseudodoxia^epidemica, or enquéries into very many received tenets, and commonly premmed truths. Essai sur les erreurs populaires. Londres, 1G46, in-fol.; ibid., i65o, in-fol.; ibid., i658 , in-4; ibid., 1664, in-4; 1*., x666, in-4; ib., 167a, in-4; ib., 1673, in-8; traduit en français sur la septième édition, par l'abbé Souchay,
BROWNE ( Joseph), médecin anglais, qui vivait vers le commencement du dix-huitième siècle, a laissé les ouvrages suivans:
Lecture of anatomy, against the natomie sur la circulation du sang, circulation of the bîood. Discours d'à- 1698, in- 8:
ployer ni le sarcasme ni l'ironie. Cet ouvrage mérite encore d'être lu, quoiqu'il n'ait plus aujourd'hui le même degré d'utilité.
Hydriotaphia , or on urn buriaî.
garden of cyrus, or the quinconcial etc. Sur les urnes funéraires , et Traité du quinconce, etc. Londres, i658, in-8. — Dans ces deux ouvrages , qui ont paru réunis, Browne montra des connaissances* étendues comme antiquaire. Dans le premier traite, on trouve la première notion 4& g ras des cadavres, qui n'a été bien 'connu que depuis les fouilles du cimetière des lonocens. Le deuxième traité montre que Browne avait cultive la botanique et diverses branches de l'histoire naturelle. Il tâche de prouver que la nature, dans ses productions, emploie plus souvent le nombre cinq que les autres nombres.
Quelques autres ouvrages posthumes de Browne, sur divers sujets d'antiquités, ont éié publiés. Ses œuvres ont été réunies (Londres, 1666, infol, ; ibid., 1686, in-fol., avec la vie de l'auteur, par Tenisson; ibid., 1704, in-fol.; ibid., 1708, in-8, 4 vol. )
( Maty, Mémoires littèr. — Moréri.
— Cbauffepié. )
The modem practice of physic vin- pratique de la peste et de tontes les
dicated, and the apothicaries cleared, affections pestilentielles qui ont régné
from the groundless imputation of en Angleterre dans le dernier siècle ,
doctorPitls. Londres, r 703, 1 7o5,in.8. etc. Londres, 1 720, in-8.
Institutions in physick , collccted A ntidotaria, or a collection ofan-
from the jvritings of the most e minent tldotes against the plague and other
physicians, etc. Institutions de mêde- malignant diseases tcgether with some
cine , etc. Londres, 1 7 1 4 , in-8. décent and usefull remarks on the latc
Practical treatise ofthe plague and pharm. Lond. , etc. Recueil des anti-
all pestilential infections that have dotes employés contre la peste et les
happened in this Island for the last autres maladies malignes, etc. Lon-
century, laging down the rules and dres, 1721, in-8.
méthode then used by the mas leamcsC {fatal, de la Bill, de la Soc. médic-
physicians of thosc limes, etc. Traité chir. de Londres.)
BROWNE (André), médecin écossais, qui vivait "vers la fin du dix-septième siècle, est auteur des ouvrages suivans :
De febribus tentamen theoretico- Haller attribue an même auteur,
pructicum, seu verafebriùm hypothe- quoique d'une manière dubitative, les
sis mecanica adaucta, ex principiis ouvrages suivans :
Bellini infebrium antecedentia et con- A vindicatores schedule concerning
tequentia ; totaferè œconomia anima- the new cure of fevers. Londres, 1691,
lis, pracipuè methodus curandi fe- in-8. '
bres per cathartica cum paregoricis à A indication of Sydcnham method
Sydenhamo primum usurpata ratione. of curing continuai fevers. Lon don,
« experiemiâ confirmata. Édimbourg, 1 700 , in-8.
169*, in-8. ( Hallerj Biblméd.)
BROWNE (Édouard), fils de Thomas Browne, dont il à été question ci-dessus, naquit en 1642. Il fit ses premières études à Norwich et à Cambridge, puis se fit recevoir docteur en médecine • Oxford. Én 1688, il commença ses voyages dans diverses parties de l'Europe. A son retour ; il fut reçu membre de la Société royale et du Collège de médecine de Londres, et publia une première relation de ses voyages. En 1673, Browne retourna sur le continent. H fut ensuite nommé médecin du roi Charles II, et, en 1682, médecin de l'hôpital Saint-Barthélemy. En *7o5, il fut élu président du Collège royal, et mourut le 27 août 1708 (en 17 10, Watt). Il n*a laissé que la relation de ses voyages, publiée sous le titre suivant : \
travels. Lon- en 1677 un nouveau voyage en Alle- ,res » 1773, m-4; ibid. t i685, avec magne); traduit en français. Paris, «s augmentations (Browne avait fait 1674 , io-4. — On trouve dans ce rc-
cueil beaucoup d'observations sur la de Thémistocle et de Sertorius , qui ont physique et l'histoire naturelle; mais paru dans l'édition de Plutarque, de l'objet principal de l'auteur était la Dryden.
minéralogie. (Biog. univ. — Rob. Watt., BibUo-
Brovrne traduisit du grec les vies theca. Britannica , etc.)
BROWNRIGG (Guillaume), né en 171 i , dans le Cumberland, exerça la médecine d'abord à "Whitehaven, puis à Ormathrait. Il
était membre de la Société royale de Londres. On a de lui :
De praximedicâ ineundâ. Disser- des lieux qui en sont infectés, Lon-
tation inaugurale. Leyde, 1737, in-À. dres, I 77 I » în "4-
Art of making common sait. Lon- Brownrigg a , de plus , inséré dans
dres, 1748, in-8 ; ibid., i 7 5i,in-8. X Abrégé des Transactions philosophé
Considerations onthcmeandofpre- ques trois Mémoires sur des objets
venting the communication of pcsti- de chimie médicale ( tomes X, XH et
lential contagion , and of eradicating XIII ).
it m infected places. Considérations ( Rob. Watt. , Bibliotheca Britan. .
sur le moyen de prévenir la cominu- — Catal. de la Bibl. de la Soc. médic.
nication de. la peste, et de l'extirper et chir. de Lond.)
BRU (...)> chirurgien à Montauban, ancien chirurgien d'armée, chirurgien- major de la marine, directeur des établissemens de santé dans tous les ports et arsenaux du Roi, sous4ieutenant de la garde nationale parisienne, auteur des ouvrages survans:
Avis aux mères qui se proposent de vée dans les ports du roi : ouvrage dans
nourrir leurs enfans , sur un moyen lequel on donne la composition desdits
propre à les favoriser dans cette pé- gâteaux, ainsi que celle d'une pom-
nible fonction. Toulouse et Montau- made particulière; on y rend compte
ban, 171*0, ig-ia, 11 pages. de quelques expériences eudtometn-
Instruction sur le traitement des ma- ques. Fait et publié par ordre du gou-
ladies vénériennes par Us gâteaux to- verhement , dédié à M. le comte de la
niques mercunels. Montauban, 17 85» Luzerne, ministre de la manne; ap-
in-8. prouvé par l'Académie royale de. chi-
Méthode nouvelle de traiter les ma- rurgie. Paris, 1 7 8t>, in-8, a vol. ladies vénérienne\par les gâteaux toni- ( Ersch , France littéraire. — L'an-
ques mercuriels, sans clôture , et parmi cien Journal de médecine. ) les troupes, sans séjour d'hôpital, éprou-
BRU AND (Pierre-François), né à Besançon en 17 16, mort dans la même ville en 1788, s'était acquis une réputation. mentec dans la pratique de son art. Le roi de. Prusse Frédéric l'engagea a passer dans ses États; mais il préféra aux emplois brUlans qu'on
lui offrait une vie obscure et tranquille, qu'il consacra, entièrement à ses concitoyens et au soulagement des pauvres. On lui doit :
Moyens de rappeler les noyés à la à l'homme. Besançon, 178a , in-12, vie. Besançon, 1763, in- 8. a vol.
Mémbire sur les maladies conta- Brnand était membre des sociétés gieuses et-épidémiques des bétes à cor- de médecine de Paiis et de Montpelnes. Besançon, 1766, in-ia, a vol. — lier, dont les Mémoires contiennent Cet ouvrage, qni avait remporté le prix de loi des observations intéressantes, proposé par l'Académie de Besançon , On tronve encore , dans le Journal en 1763, a été réimprimé avec dés ad- de Médecine de 1773, une noie de dilions sons ce titre : Traité des mala- Brnand, sur le traitement des vers dies épizootiques et contagieuses des strongles,par nne solution de sublimé bestiaux et des animaux les plus utiles corrosif.
■( Biogr. univ. )
BRUECKMANN (François-Ernest), savant allemand, plus célèbre comme naturaliste que comme médecin, était né le 27 septembre 1697, dans le couvent de Marienthal, près Helmstadt, de François-André, professeur en droit. Après avoir fait ses études à Icna, il fut reçu docteur en médecine à Helmstad en 1721, et passa les deux années suivantes à Brunswick. Il parcourut ensuite la Bohème, la Hongrie, et la plupart des provinces de l'empire germanique, recueillant une immense collection d'objets d'histoire naturelle, et particulièrement de pierres. De retour à Wolfenbuttel en 1728, il se livra à la pratique de l'art de guérir. L'Académie des Curieux de la nature, et, deux ans après, celle de Berlin l'adnurent au nombre de leurs membre^. En 1747, il fut associé au Collège des médecins de Brunswick, et, peu de temps après, à l'Académie des Sciences naturelles de Florence. Il mourut le a 1 mars 1753. Brueckmann employait tout le temps que rai laissait la pratique de la médecine , aux travaux du cabinet : aussi a-t-il publié un très-grand nombre d'ouvrages, presque' tous relatifs aux sciences physiques et naturelles, dont on peut voir la liste dans la Biblioth. hist. natur. de Bochmer, et dans la BibUoth. botan. de Haller. Nous ne citerons que les recueils suivans :
Centurta epistoTarum itinerarium terianum, Ibid., 1749, in "4» "96
occ. j^.Q m Buchneri epist. de memora- pages et 44 pl.
*6 bus Voigtlandiœ subterraneis. Wol- Centuria tertia. Ibid. , 1 7 5o et sqq. ,
enL ntte ] ,174a, in-4 , avec le portrait in-4 , 998 pages , 2 8 pL — Cette cen-
nr " turie n'est pas achevée ; elle ne contient
enturia secunda acc. muséum clos- que soisaute-qiûnze lettres. — Au ju-
5/,o BRU
gement de G.-R. Boehmer, il y a de l'époque contiennent nn grand plus de mauvais qne de bon dans cet nombre d'articles de Brneckmann. onvrage; Du Petit-Thouars en juge {Comment, de reb. in med.gest. — plus favorablement. G.-K. Boehmer, Biblioth. kist. natur.
Opuscuîa medico-botanica. Brons- — La Biographie de Bocrner contient wick , 1747, in-8. nn article étendn sur Brneckmann.)
La plupart des recueils scientifiques
BRUENING ( Georges-Florent-Henri ) étudia la médecine à Leyde, fut reçu docteur à Utrecht en 1758, enseigna l'anatomie et la chirurgie , et devint comte palatin et médecin conseiller du prince de Hohenloe - Waldenberg et Schillings. Hamberger et Méuscl n'indiquent, non plus que Ersch,ni la date de sa naissance ni celle de sa mort. Il a écrit :
Dissertatio sistens singidtum, mor- tiutn decas. Essen et Leîpsick, 177 1 ,
burn, symptoma', signum. Utrecht, in-8.
17583 in-4. & e ictero spasmodico infantum Es-
Constittuio epidemica Essendiensis sendiœ anno 177a epidcmico. Essen
anni 1769-17 70, sistens historiam fe- et Leîpsick, 1773, in-8.
bris scarîatino-miliaris anginosœ , e/- (Hamberger et Meusel, Y Allemagne
que adhibitam mcdelam ; accessit ob- savante. — Biographie médicale?) servationum medicarum hhc pertinen-
BRUGNATELLI (Louis-V.), célèbre chimiste italien, naquit à Pavie en 176 1. Il se livra d'abord à l'étude de la médecine, et fit des progrès rapides. En 1784, il fut nommé répétiteur de chimie à l'université de Pavie 9 et en 1787, adjoint à la chaire de chimie du professeur Scopoli, et plus tard à celle du professeur Brusati. Enfin, en 1796, il obtint la chaire de chimie générale appliquée aux arts, qu'il conserva, et dans laquelle il se montra avec éclat jusqu'à sa mort, arrivée le a 4 octobre 181 8. On a de lui:
Elementi di chimica appogiati alli farmacopea générale. Pavie, 18 1 7, 1. 1.
piii recend scoperti. etc. Pavie, 1795- Brugnatellt est aussi l'auteur de plu-
97 , tom. I et II. L'ouvrage a eu quatre sieurs recueils scientifiques importans,
éditions. dont voici lès titres :
Farmacopea générale ad uso degli Biblioteca fisica d'Europa. Pavie,
speziali et de medici moderni , etc. 1788-91, 20 vol.
Pavie, 180a, in-8 ; ibid., 1807 , in-8. Giornale fisico-medico , continué
— Il y a eu encore trois éditions et ensuite sous le titre SAvanzamenù
une traduction française par Planche, délia medicina e fisica. Pavie, 179a-
Paris, 1 8 1 1 , 1 vol. in-8. 96 , ao vol.
Itfateria mcdica vègetabilc ed ani- Annali di chimica. Pavie, 1790-
mabilc per servir e di compimento alla i8o5, ai vol.
BRU . 54 r
Commentari medici, commencés mica, etc., de Gaspard Brugnatelb*.
par Brugnatelli et L. Brera, et conti- a" décade. 1818 , tome I, page 4o5. nues, depuis la *• partie da tome I , L'ouvrage suivant a été publié après
par ce dernier. Pavie ,1797. la mort de l'auteur, par G. Brugnatelli,
Giornale difisica, chimica e storia son fils : naturale, publié par Brugnatelli seul Lùologia umana,etc. ç.-à-d.LithoIc-
josqa'au tome VIII , et de concert avec gie humaine , ou recherches chimiques
Brunacci et Configliachi , jusqu'au et médicales sur les concrétions pier-
tome XI. Pavie, 1 808-1 8 1 8 , et conti* reuses qui se forment dans diverses par-
nué depuis par Gasp. Brugnatelli. ties du corps humain , et surtout dans la
Brugnatelli a consigné dans ces vessie. Pavie, x 8 19, in-foL avec pl. —
divers recueils un très-grand nombre On trouve une analyse détaillée de cet
d'articles qui sont énumérés à la ouvrage remarquable dans les Ar-
snite de la notice sejr Brugnatelli , in- chives générales de médecine, tome III,
sèrée dans le Giornale difisica,, chi- page 438.
BRUGNONE (Jean) , l'un des médecins vétérinaires les plus célèbres de l'Italie, naquit* à Ricaldone . près Acqui, le 27 août 1741. Il fit ses études au Collège des Provincejs, et reçut le bonnet de docteur en chirurgie à l'Université de Turin , au mois de mars 1 764. Il s'appliqua particulièrement à l'observation des maladies des animaux, et, sur la proposition de Bertrandi, le roi de Sardaigne l'envoya, à l'École de Lyon, suivre les leçons de Bourgelat sur la médecine vétérinaire. Il y resta trois ans, et vint ensuite passer deux ans à l'École d'Alfort. De retour dans sa patrie , il fut placé à la tète de l'École vétérinaire que* le roi fonda* à cette époque, et qui dut bientôt aux talens de Brugnone une juste célébrité. En 1 780, il fut nommé professeur adjoint de chirurgie à l'Université, et chargé spécialement d'enseigner l'art des dissections. En 1783, il fut élu chirurgien en chef des prisons, et directeur des haras du roi, à Chivasso, en 1791* Il occupa ensuite et successivement la chaire de professeur d'anatomie pratique comparée à l'Université, et celle de professeur d'anatomie à l'Ecole vétérinaire. Les nombreux travaux de Brugnone attestent à la fois et la profondeur et la variété de ses connaissances , et justifient les titres honorables qu'il reçut de la plupart des Sociétés savantes de l'Europe. Brugnone est mort à Turin le 3 mars 18 18. On a de lui :
* La mascalcia ossia la medicina ve- augmenté de beaucoup d'observations
terinaria ridotta ai suoi principii. qni lui sont propres. On en trouve
Turin, 1774, in-8. — .Cest le traité an* analyse dans le Journal des Sa-
de la conformation extérieure du che- vans de mai 1775, pag. 555.
val , par Bourgelat , que lhugucne a Storia délia squ'mancia cancrenosa
manifestasi sui cavalli a Torino, inséré dans le Scelta d' opuscoli intéressant!, etc. , vol. II, pag. 64, et voL III, page 3.
Trattato délie razze de' Cavalli.
Turin, 1781 , in-8.
Recherches physiques sur la nature et sur les causes d'une êpizootie qui se manifesta à Fossan , parmi Us chevaux des dragons du roi. Insérées dans les Memorié délia reale Àcad.
délie scienze di Torino, vol. VI, p. 33, i M partie.
Dctcstium in fartu positu, de eorum in scrotum descensu; de tunicarum, quibus hi continentur , numéro et origine , dissertatio. ftl«*me collection, vol. VII, page i3,2* partie ; réimprimé par les soins de Sandifort, à Leyde, 1 7 8 8, avec la dissertation d'Âzxogutdi.
Observationes ad uteri constructionem pertinentes, les recberch.es de Paletta snr le gubcrnaculum testis , etc.
Observations anatomiques sur les 'vésicules séminales, propres à en confirmer f usage. Même collée t., v. VIII, page 609.
Observations et expériences sur la qualité vénéneuse et même meurtrière de .la renoncule des champs. Même collection , vol. IX, pag. zo8.
De ovariis, eorumque corpore luteo, observationes anatomicœ. Même* collection, vol. IX, pag. c$o3.
Descrizionc e cura preservativa delV epizoozia délie galline, serpeggiante in questa eittà, e ne suoi contorni.
Tarin, 1790, in-8.
Description d'un monstre humain, dans Memorie delV Acad. délie scienze di Torino, vol. XI, pag. 271.
Descrizione e cura del morbo contagioso, serpeggiante sulle bestie bovine. Turin, 1795, in-8.
Del vajuola dei quadropedi e degli uccelli. Dans les Memorie délia reale societa agraria di Torino , vol. IX , pag. 1.
Discours d'inauguration prononcé dans la grande salle de l'Université, le 27 prairial an X, à l'ouverture solennelle de t école vétérinaire. Tarin, messidor an X, in-8.
lppometria ad uso degli studenti délia scuola veterinaria. Tarin, 1803, in-8.
Bometria ad uso degli studenti délia scuola veterinaria. Tarin, 1802, in-8.
Observations anatomiques sur l'origine du tympan et celle de la caisse.
Dans les Memorie délie scienze, v. XII, page 1.
Observations mjrologiqucs. Ibid. , même volume, page 157.
Mémoire sur l'introduction, dans la 27 e division militaire, des bêtes a laine de race espagnole, et sur leur éducation. Dans la Bibliotheca italiana , tome III, page 21 3.
Essai anatomique et physiologique sur la digestion dans les oiseaux. Dans les Memorie delt Academia, v. XVI, page 3o6.
. Des animaux ruminans et de la rumination. Même collect. , vol. XVIII , page 309.
Sur une découverte concernant la vaccine. Insérée dans la Biblioteca italiana , tome I , page 1 45.
* Brugnone fat , avec Penchîenati , F édite or des oeuvres complètes de Bertrandi, en 14 vol. in-8, publiés de 1786 à 1802.
(Caréna, Elogio del profess. Brugnone, dans les Memorie délia reale Academia délie scienze di Torino, tome XXIV, page 45 1. — H-uzard,
Notices nécrologiques sur quelques vé» tenue à l'école d'Alfort, le 1 8 no\ embre tcrinaires, insérées dans le procès-ver- 18 19. ) bal de la séance publique annuelle
BRUHIER D'ABLAINCOURT ( Jeaw-Jacques) , savant médecin du dérnier siècle, était né à Beauvais. Après avoir reçu le bonnet doctoral dans l'Université d'Angers, il se mit sur les bancs de la Faculté de médecine de Paris , et y fut reçu docteurrégent. Il exerça ensuite l'art de guérir dans la capitale , fut censeur royal et associé de l'Académie royale d'Angers. Sa mort arriva le a 4 octobre 1756. Bruhier travailla pendant plusieurs années au Journal des Savans; il enrichit la littérature médicale de plusieurs ouvrages, et d'un assez grand nombre de traductions.
Observations importantes sur le ma- sur le détail des cérémonies funèbres nuel des accouchemens , traduites du des Romains , etc. latin de Deventer, et augmentées de Dissertation sur l'incertitude des si» réfieacions sur les points les plus inté» gnes de la mort et l'abus des enterre» ressans. Paris, 1733, in-4. mens et embautnemens précipités. 2«
La médecine raisonnée de M. F. partie. Paris, 174^, in-12. — Ouvrage Hoffmann , traduite en français, Paris, méthodique, composé sur le même fond 1739-1743, in-12, 9 vol. — Le tra- que la première partie, enrichi d'une docteur y a joint une dissertation sur foule d'observations nouvelles. Les les connaissances que doit avoir un deux parties réunies, édition revue, médecin. On trouve en tctc -du pre« corrigée et augmentée. Paris, 1749, raier volume la vie d'Hoffmann, tra- in-12, 2 vol.; ibid., 1752, in-12, doite du latin de J.-H. Schulze. 2 vol.
Caprices d imagination , ou lettres Mémoire sur la nécessité d'un régie» sur divers sujets. Paris, 1740» in-ia ; ment général au sujet des enterremens Amsterdam , 1 7 4 1 , in-8 . et embaume mens. Pa ris , 1 7 4 5 , in- r 2 ;
Dissertation sur l'incertitude des si- — Malheurs qui peuvent résulter de la gnes de la mort et l'abus des enterre- prccipftation dans les enterremens et mens et embautnemens précipités, par • embaumemens. — Projet de règlement M. J.-B. Winslow, traduite du latin, sur cet objet. — Nécessité de faire ou- Paris , 1 7 42 , iu- r a. — Bruhier ne s'est vrir les femmes qui meurent enceinpas borné a une traduction sèche; tes, etc.
La travaillé sur le même fond que Addition au Mémoire présenté au auteur : il remonte jusqu'à lanti- Roi, sur la nécessité d'un règlement unité la plus reculée, pour en tirer des général au sujet des enterremens et exemples de sépulture donnée à des embaumemens. Paris, 1746, in- 12 et vivans. — Examen de la manière dont iu-4. — Il y répond aux objections la vie peut subsister pendant plusieurs qu'on avait faites contre son Mémoire, jours sans respiration. — Réflexions principalement à celle-ci, qnc les exem-
pies des personnes arrachées an tom- La politique du médecin , trad. de
beau sont si rares, qu'à peine y en a- Hoffmann. Paris, 1751, in- 1 a.
t-il un en cent ans. Il relève deux non- Traité des aliment de Lérnery. Pa -
veaux abus dont il n'avait pas parle ris, 1755, in-i2, 2 vol. — Bruhier a
daus son Mémoire; l'un snr les on* fait des additions considérables a la
vertures des corpj , l'autre sur la pra- plupart des chapitres, et il en a ajouté
tique d ô ter les oreillers aux mourans. plusieurs autres.
Mémoires pour servir à l'histoire de C'est à Bruhier qn'on doit la publi-
M. Sylva. Paris, 1744, in- 8. cation des
Traité des fièvres", traduit du latin Dissertation* et consultations mé-
de M. Hoffmann , suivi de plusieurs dicinales de Chirac et Sylva. Paris ,
dissertations qui ont rapport à la même 1744* in- 12,2 vol.
matière, traduites du latin du même Enfin, on trouve un grand nombre
auteur. Paris , 1746,10-12, 2 vol. d'articles de notre auteur dans le re-
Observations intéressantes sur la cueil périodique connu sous le nom
cure de la goutte et du rhumatisme, de Journal de Verdun,
de MM. Fr. Hoffmann, V..., et James. ( Journal des Savans. ) Paris, 1747, in-12,
BRUMFELS (Othon) naquit à Mayence vers la fin du quinzième siècle. Son père, qui était tonnelier, favorisa ses premières études, et le jeune Brumfels se livra avec ardeur à la philosophie et à la théologie. Ses parens s'étant ensuite refusés à lui donner les moyens de continuer ses études, il se décida à entrer dans Tordre des Chartreux. Il abandonna bientôt cette vie monastique. Lorsque la doctrine de Luther se répandit en Allemagne , il se crut appelé à la prêcher dans les campagnes ; mais ses forces ne répondirent pas à son zèle, et une maladie dont il fut atteint le contraignit de prendre un exercice moins fatigant. Il vint alors à Strasbourg, où il se livra à l'enseignement. Ce fut à cette époque qu'il employa tous ses instans de loisir à étudier les écrits des médecins grecs et arabes', et les connaissances qu'il acquit en peu de temps le mirent à inéme d'être reçu docteur à Bâlç en i53o. Immédiatement après, il fut mandé par les autorités de la ville de Berne pour y exercer la médecine. Les services qu'il rendit lui avaient déjà mérité l'estime générale, lorsqu'il mourut, le 3 novembre i534, après trois ans environ de séjour dans cette ville. Les ouvrages qu'il a laissés prouvent qu'il avait une connaissance approfondie des auteurs anciens : on doit le compter parmi les hommes qui contribuèrent le plus à la restauration de la botanique. On a de lui :
Catalogus illuslriiim medicorum, seu bourg, 1 53o , iu-4. — Brumfels est le deprimis medicina: scriptoribus. Stras- premier, depuis la renaissance des let-
très qui ait entrepris de donner un ca- Hum. Strasbourg, x 534 , in-fol.; ibid, ,
talogue des médecins célèbres. x543, iu-foL — C'est un dictionnaire
Herbarttm -vivce icônes adnaturœimi- àes termes de médecine, pour la ré-
tationem summâ cum diligentiâ et arti- daction duquel Brumfela compulsa les
fcio effigiatœ, unàcum effectibus ea- auteurs anciens, ce qui le rend utile
mmdem. Strasbourg, tomel, i53o, pour la connaissance des dénominai55a, i53 7 , i53 9 , in-fol. ; ibid. , tome j«dis en usage.
IL, 1 5 3o, 1 5 36, 1 5 3g, in-fol. Tom. III, Epitome medices ex gravissimis auc-
i536, 1539, i54o, in-fol. Les trois vo- toribus summum totius medicinœ corn-
luœes parurent ensuite à la fois à pUctens. Anvers, r54o, in-3; Paris
Strasbourg, 1573 , in-foL — Suivant 1 54o, in-8; Venise, 1 542, in-8 ; Lyon
Haller, la plupart des plancbes de cet i55a , in-ia.
ouvrage ne sont pas mauvaises, et pi U3ÎC urs bibliographes indiquent,
quelques-unes égalent celles de Fusch, son , U nom de Brumfels, l'ouvrage
si même elles ne sont pas meilleures. 8nîvant> dont Haller ne fait pas men-
Theses, seu communes loci totius tion : Chirurgia parva. Francfort ,
rei medica, et de usu pharmacorum, 1569, in-8. Brumfels est encore auteur
deque artificio suppressum alvum cien- de plusieurs ouvrages écrits en aile-
di. Strasbourg , x 53a , in-8. mand, dont on peut voir les titres dans
Neotericorum aliquot medicorum in ,a Biblioth. med. de Haller. tntdicinam practicam introductiones. C'est aussi à lui qu'on doit l'édition
Strasbourg, i533, in-12. suivante de plusieurs écrivains arabes
Iatrium medicamentorum simpli- et grecs:
cium, continens remédia omnium mor- Serapionis, Rhazis, Averrhois, Ubr i
borum. Strasbourg, 1 533, in-8, a voL de simplicibus, et P. Mginetce de sim-
Onomasticon medicinœ omnia no- P Ucib * s medicamentis cum explicamina herbarum, fructicum, suffructi- dictionum arabicarum. Stras-
cum, arborum, seminum, florum, ra- boar g» l53l > ia ' £o] ' dicum , lapidum , metailorum , instru- (Melchior Adam.— Haller.-— Éloy. ) et definitionum medicina-
BRUNN (Je an- Jacques a) naquit à Bâle le 3o septembre 1591. Son grand-père, Jean- Jacques Grynœus, célèbre théologien, prit soin de son éducation. Il fut reçu docteur en philosophie en 161 1, et commença aussitôt l'étude de la médecine. 11 partit en 16 13 pour visiter les Universités étrangères. Il vint en France * séjourna à , Montpellier, où il jouit de l'amitié de Pierre Morel, et prit le grade de bâchelier; parcourut en observateur la France, l'Angle-: terre, la Belgique et l'Allemagne, et, revenu dans sa patrie en 161 5, prit le grade de docteur. Le ai juin 1625, il fut nommé professeur d'anatomie et de botanique. Il quitta cette chaire pour celle de professeur de médecine pratique, le 21 mai 1629. Brunn
remplit cette charge avec beaucoup de zèle et de talent jusqu'à sa mort, qui arriva le aa janvier 1660. On a de lui:
Manuduetiû ad consnltationem me- in-8 ; Génère , i63q , in-8 ; Leipsick ,
dicam rectè instituendam. Decas con- 1645, in-8; Padoue, 1647, in-r* ;
t roversiarum de eemperamend naturâ Rouen, x65o, in-is; Leipsick, x654 ,
et speciebus. Bâle , x 6 1 6, in-4. in-8 ; Amsterdam , x 65g , in-i 2 ; ibid. ,
Vita et mors J.-Jac. Grintei, Bâle , x665 , io-ia ; Amsterdam et La Haye ,
161 8. x68o, in-ia. — Ces trois dernière* De humoribusebrporis humani. Bâle, éditions sont dues aux soins de Blaes,
1619, in-4. qui y a (ait diverses additions.
Systcma materice médiat, continent On doit encore a J.-J. deBrann mie
medicamentorum universalium et par- édition du Methodus presscribendifor-
ticularium, simplicium et cornposito- mutas remediomm, Bâle , i63o,in~8 ;
rum seriam ac sjrlvam methodo me- Leipsick, 1 645, in-8. dendi ac formulis remediorum près- ( Mercklin, Lind. renov.-— Athtnat
cribendi accommodatam. Bâle, i63o, raurica.)
BRTJNNER ( Jean-Conrad), anobli sous le nom de Von Brunn, l'un des anatomistes les plus distingués du dix-septième siècle, naquit à Diessenhofen, petite ville municipale près de Schaffouse, le 16 janvier i653. Il commença ses études dans sa ville natale, et les continua à Schaffouse. A l'âge de seize ans, il fut envoyé à Strasbourg, où*il s'appliqua à la médecine pendant quatre ans, et fut reçu docteur en 1671. Il vint ensuite à Paris, fréquenta avec beaucoup d'assiduité les cours publics, les hôpitaux et les amphithéâtres. Les recherches curieuses qu'il fit sur le pancréas l'ayant fait connaître à Duverney, celui-ci conçut pour lui la plus grande estime, et l'admit depuis à tous ses travaux anatomiques. En quittant Paris, Brunner alla en Angleterre, où il eut des liaisons avec Oldenbourg, secrétaire de la Société royale de Londres, Willis, Lower, et les médecins les plus distingués de l'époque. D'Angleterre il passa en Hollande, et suivit à Leyde les leçons dè Syen, Craanen , Drelincourt et Maets. A Amsterdam, il connut Swammerdam et Ruyscb. Il retourna ensuite en Allemagne, où il eut bientôt une pratique et une réputation étendues. En i6S5, il fut admis au nombre des membres de l'Académie des Curieux de la nature , . sous le nom d'IMrvphile. En 1687, il fut fait professeur en médecine à Heidelberg. Il refusa, neuf ans après, la chaire qui lui fut offerte à Leyde. Jean-Guillaume, électeur palatin, l'anoblit en 17 11, et lui fit présent de la seigneurie de Hammerstein, dans le pays de Berg. En 1720, le canton de Schaffouse, pour recon-
BRU 547 re plusieurs services importons qu'il en avait reçus, le gratifia du droit de bourgeoisie pour lui et sa postérité. Brurmer s'était ' acquis une si haute réputation, qu'il fut consulté par plusieurs monarques, et par un grand nombre de princes. Il mourut à Manheira, d'une fièvre rémittente, le % octobre 1727, à l'âge de 74 ans 8 mois a6 jours. Il s'était marié le xa décembre 1678, à la seconde fille du célèbre J. J. Wepfer. Il eut dix enfans, dont les deux ainés moururent en bas âge. £rhard, son troisième fils» mourut en 1791, et avait été conseiller et médecin du landgrave de Hesse- Cassel, et professeur en médecine à Heidelberg.
Brunner fut, au jugement de Haller, une des meilleures têtes du dix-septième siècle. Il se distingua de fort bonne heure, et fit des expériences très-difficiles, pour démontrer que les animaux peuvent se passer du pancréas, et que la liqueur que cette glande fournit n'est pas essentielle à la vie. H renversa par-là, de fond en comble, la doctrine de De Le Boe. Il découvrit dans la suite les follicules glanduleux pituitaires, et donna, sur la digestion, un grand nombre d'expérienees exactes, et de vues judicieuses. Voici les titres de ses ouvrages: »
De fœtu monstroso ct bicipite.
bourg, 167a , in-4. — C'est sa dissertation inaugurale.
Expérimenta nova circa pancréas , accedit diatribe de lympha et genuino pancreatis usu. Amsterdam, 168 3, iu-4; Leyde, 1722, in-8, et dans la Bibliothèque anatomique de Manger.
— - La deuxième édition est'plns complète qne la première ; on y a joint des recherches ultérieures de l'auteur , qui avaient été consignées dans les £phémérides des Curieux de la nature,
Diss, de panaceis. Heidelberg, i£8d, in-4.
De giandtilis in duodeno intestino dettetis. Heidelberg, 1687, in-4 î Schwabacb, 1688, in-4. — Physiologica de glanduîis duo déni cogitata.
Francfort, 1715, in-4. — Suivant la remarque de Haîler , Wepffer et Peohlin avaient déjà indiqué ees follicules
., au^pin., le nom de Brunner est désormais attaché.
De glandulâ p imitas iâ diss. Heidelberg, 1688, in-4; et avec l'ouvrage précédent, dans l'édition de 1 7 1 5.
Diss. de affectione hjpochondriaca.
Heidelberg, 1688, in-4*
Diss. de pleuripneumoniâ epidemicâ PkUipsburgi gras santé. Heidelberg, 16*9, în-4.
Dissertatio medica de methodo tuta ét faeili cicra salivationem curandi luetn noenertamj quant experimends et observationibus practicis Jirinatam et illustratam , alius sibi comparavit.
Nunc autem publici juris facere decrevit Joh. Jacob us filius. Schafïbuse , 1739, in-4 de 80 pages. — Ouvrage publié sur les manuscrits de J.-C.
Brunner, par son fils. L'auteur combat la méthode par les frictions et la salivation. Il recommande une tisane
l',8 RRTT
analogue à celle de Fcltz, faite arec les de ees animaux qui furent employés
bois sudorifiques, et le mercure et Fan- successivement pendant que la dysen-
timoine liés dans un nouet. L'ouvrage tcrie avait toute son acuité, furent pria
est terminé par un recueil d'observa- dès le second jour de violentes éva-
tions à l'appui. cuations alvines, de vomîssemens ,
On tronve un grand nombre d'ob- d'une espèce de choléra-morbus. Un
servations de Brunner, dans les Actes quatrième, qui ne commença à téter
des Curieux de la nature; nous cite- qne quand la malade fat convalescente,
rons les suivantes: Dec. n, an 6 obs. n ' cn éprouva aucune indisposition.
195. Brunner décrit une dysenterie Nous citerons encore de Brunner plu-
épidémique qui fit beaucoup de rava- sieurs observations d'apoplexies , dont
ges. Pour prouver que les désordres nTlc prouve, à n'en pas douter, que
morbifiques ne sont pas bornés au ca- no tre auteur connaissait le procédé
nal intestinal, il rapporte qu'une femme qu'emploie la nature pour guérir les
accouchée depuis peu ayant été prise épanebemens et les cavernes apoplec-
de la maladie, son médecin lui con- tiques.
seilla de cesser d'allaiter son enfant, (Le Morériàe — Manget. —
mais de se foire téter par de petits HaUer. — Lefebure de Saint-Ildefont.) chiens pour conserver son lait. Trois
BRUNO (Jàcques-Pawcrace) naquit à Altdorf le a3 janvier 1729. * Il fit ses humanités sous son père, qui était professeur de morale et de langue grecque; puis il alla à Iéna étudier la médecine sous Rolfinck, Mœbius et Schelhammer. Il revint ensuite à Altdorf, où il s'appliqua en même temps à la théologie et à la médecine. Reçu maître ès-arts en i65o, il entreprit de visiter les Universités étrangères; il demeura assez long-temps à Padoue, et revint dans sa ville natale se faire recevoir docteur en i653. H s'établit Tannée suivante, et se maria à Nuremberg. On l'appela en 1 65 5 à Hof, en Voigtland, pour y être médecin de la ville, et professeur en littérature grecque et en physique. En 1662, la chaire de pratique et d'institutions de médecine d' Altdorf étant devenue vacante par la mort de Christophe Nicolaï, les curateurs de l'Académie nommèrent Bruno pour la remplir. Il l'occupa avec beaucoup d'honneur jusqu'à sa mort, qui arriva en 1709. Il avait mis au jour :
Oratio de vitâ, moribus et scriptis me die ce principia. Nuremberg, 1668,
Casp. Hofmanni, en tête de Ylsagoge in- 12.
medica de ce dernier. Hof. , x 66 1 , in- Dogmata medicinœ generalia , in
ra;Leîpsick, 1664, in-ia; Altdorf, ordinem redacta, à rébus extraneis
1 6 7 8 , in- 1 a. depurata et ad vera recentiorum prœ~
Jessenii à Jessen, de sanguine, venâ sertim principia accommodafa. Nn-
sectâ dimisso, judicium, notis et cas~ remberg, 1670, in-8.
xigationibus ad hodierna et vera artis Propyleum medicum, hoc est epit orne
mera et vera medicinœ élemcuta et amplification. Nuremberg, 1682, in-4;
dogmata gêner alia, quatstionibus et ibid., 1688, in-4 ; Leipsick, 1713,
responsionibus comprehendens, avec le in-4; Papoue, 1 7 1 3, in-4 » » 1 7 1 *>
précédent. Altdorf et Nuremberg, in-4; Genève , 1748, in-4. — On
1696, in-8. trouve à la fin dn dictionnaire un sup-
Bétmoras et impedimenta purgatio- plément important de Bruno : Mannis in seriptis Hippocratis détecta, per tissa nomenclatures medicas hex agiotera artis medicas principia démons- ta:, vocabula latina ordine alphabetrata, aliisque veterum et recentiorum tico, cum annexis arabicis, hebraeis, doctorum testimoniis confirmata; et grœcis , gallicis et italicis proponentis. exercitationibus quinque comprehen- On doit en outre à Bruno un assez sa ; quibus annexât sunt thèses medicœ grand nombre de dissertations dont de purgationis modo ac viis per alvum, on peut voir les titres dans les Biblioetc. Altdorf, 1676, in-4. thèques de Hailer.
Castellus rénovants, hoc est lexicon Bruno laissa un assez grand nombre
medicum, quondam à Barthot Cas- de manuscrits dont les plus importa ns
tello inchoatum, per alias posteàconti- avaient pour titre : Commentaria m
nuatum , nunc verb ad <vera novaque aphorismos Hippocratis. — Enchiri-
artis medicas principia accommoda- dion medicum theoretico-practicum :
tum , à plurimis mendis et vitiosis al- ils n'ont point été publiés. legationibus correctum et innumera~ (Roques, Supplém. au Dict. histor.
bilium penè vocabulorum accessione — Hailer.)
B13CHÀN (Guillaume), médecin écossais, membre du Collège royal d'Edimbourg, naquit en 1729, à Ancran, dans le comté de Roxburg. U dirigea pendant un certain temps l'hôpital des enfanstrouvés à Ackworth; de là il séjourna à Édimbourg, et y publia son ouvrage sur la médecine populaire , qui a eu un succès si extraordinaire. Buchan pratiqua depuis à Londres, où il mourut en i8o5. Il a laissé :
Cautions concernùig the prévention and unwary against the baneful cf-
cold Bathing and drinkmg the mine- fects of that insidious malady. Obser-
ral waters. Avis sur l'usage en bains varions sur le traitement préservatif
et en boisson des eaux minérales. Lon- et curatif de la maladie vénérienne
dres, 1786, in-8. Londres, 1796,^-8; ibid., 1797,
A letter to the patentée concerning in-8. Le même ouvrage, auquel est*
the médical properties of the fieecy joint un supplément contenant des
hosiery. Lettre sur les effets hygiéni- remarques *ur quelques affections vé-
ques des bas de laine. Troisième édi- nériennes anomales, une pharmacopée
tion. Londres, 1790, in-8. ■ syphilitique, etc., par le docteur Bu-
Observations concerning the pre- chan jeune. Londres , i8o3,in-8.
vention and cure of the vencrcal di~ Advicc to mothers on the subject oj
scase; intended to guard the ignorant their oivn health and on the means of
promoting the health, strenghf and beauty of thcir offspring. Avis aux mères sur leur propre santé et sur les moyens d'assurer la santé , la force et la beanté de leurs enfans. Londres, i8o3, in-8 , trad. en français par Doverne de Presle. Paris, 1 804 , in-8.
Domestic medicine, or a treatise on the prévention and cure of diseases, by regimen and simples mtdicines ; with an appendix containing a dispensatory foi the use of p rivale prac- Utionners. Médecine domestique , ou traité des moyens de prévenir et de traiter les maladies par le régime et
in-8; la ai' édition, donnée par Alex. P. Bucban, Londres, x8i3, in-8„ ?56 pages, Tradoit en français par Duplanil. Paris, 1775-76- 78, in-ia, 5 toL arec notes; ipid. , 1783, in-8, 5 voL; ibid., 1789, in-8, 5 vol» — L'ouvrage est divisé en deux parties : la première est un traité d'hygiène; la deuxième, plus étendue, est une nosologie thérapeutique. H a certainement les inconvéniens attachés à tous les ouvrages de médecine populaire; mais il est un des mieux faits parmi les livres de ce genre.
BUCHOLZ ( CiniiTriîK-FiixDiRtc j, pharmacien, docteur ès- Sclences, naquit le 19 septembre 1770, à Eisleben , ville du comté de Mansfeld. Il s'appliqua de bonne heure à l'étude de la pharmacie et de la chimie, sciences dans lesquelles son père s était acquis une réputation justement méritée. En 1794 > Bucholz se fixa à Erfurt, où il dirigea la pharmacie de Voigt, son beau-père. C'est depuis cette époque qu'il a publié les écrits nombreux qu'on a de lui. Tous ses travaux sont d'une exactitude rigoureuse; et l'on est étonné qu'il ait pu mire tant de recherches analytiques et littéraires, malgré les occupations multipliées de sa profession. Sa santé, jusqu'alors trèsrobuste, fut altérée singulièrement par les événemens de la guerre, et surtout pendant le siège d'Erfurt. Dans les dernières années de sa vie , sa vue s'était très-affaiblie : il devint presque aveugle, et cette situation pénible le plongea dans une mélancolie profonde ^pii ne contribua pas peu à abréger sa carrière. Il succomba le 9 juin 18 18, dans sa 48 e année. Il a laissé les ouvrages suivans :
Taschenbuch fuer aerzte, physici richtigung der chemie. Erfurt, 1799, und apotheker, zum gebrauche beym in-8^i** cahier; a* cahier, 1800; 3° -verordnen und pruefen der arzney- cahier, x8o3.
mittel. Erfart, 1795, in-8; Hambourg, 1796, in- S; Erfurt, 1798, in-8.
Versuch zur endlichen berichtigung der bereitung des zinnobers auf den sogenannten nassen wege. Erfurt , 1801 , in-8.
Beytracge zur erweiterung ung be-
Grundriss der pharmacie mit vorzueglicher hinsicht auf die pharmaceutische chemie fur die ersten aufaengerder apothekerkunst. Erfurt, 1802, ia-$; ibid., 18 19, in-8. Cette édition posthume a été publiée par Rodolphe Bran il es.
Katechismus der apothckcrkunst , selben in topographischer , cevonomis-
oder grundzuege des pharmaceutis- cher und medûinischèr hinsicht. Ilme-
ehen wissens, in fragen undauavorten nau et Fondersbausen , 1816 , in-8.
juer lehrtr und lernende t besonders Bâchais a consigné encore un grand
zutn leitfaden bey pruefung, junger nombre de Mémoires intéressons dans
pharmaeeuten bestimmt, und in sys- les Annales de Chimie de Crell, dans
tematischcrordnungabgefasst. Erfhrt, le Journal de Chimie de Scherçr, dans
18 10, in-8 ; nouvelle édition publiée le Journal de Pharmacie de Tromros-
par Brandes, sons ce titre : Handbuch dorf, dans le Journal de Physique et
der pharmaceutischen wissenscha/t , de Chimie de Schweige, et dans celui de
etc. I«ipsick , 1 8ao , in-8 1 a vol. Gehlen , dans les Annales de Physique
Théorie und praxis der pharmaceu- de Gilbert , et dans le* Actes de l'Aca-
ùsch-chemischen arbeiten , oder dars- demie des sciences utiles, — Il a publié
tcUtâlg der bereitungsmethoden der une troisième édition des Élémens de
wichtigstcn pharmaceutisch - chemis- Ch imie de Gren ( Halle et Berlin, 1 809,
chen prteparate, nack den neuesten in-8, a vol. ), et du Manuel de Phar-
erfarhungen und zuecksichllich ueber macologie, du même auteur. Il a fait
hrauchbarkeit und 'vorzueglichkeit ge- cette dernière publication conjointe-
prueft. Leipsick et Baie, i8ia-i3, ment avec le professeur Bernardi.
in-8 , a vol. ; Leipsick , 1 8 1 8 , in-8 , ( Journal de Pharmacie , au. 1 8 1 8.
a vol. — Lndwig , Biog, méd. — Ersch, Lite-
Chemische analyse der schwefel- ralur der medicin , etc, y 182a. —
quellendes Guenthersbades bey son- Enslin. ) dershausen , nebst beschreibung der-
BUCHOZ (Pierbe-Joseph), médecin naturaliste, naquit à Metz le 27 janvier 1731. Il suivit d'abord l'étude du droit, et fut reçu avocat à Pont-à-Mousson en 1750. Il exerçait cette profession depuis quelque temps, lorsqu'il l'abandonna pour étudier la médecine, qui avait plus de rapport avec l'histoire naturelle, pour 'laquelle il avait un goût décidé. Après avoir reçu le bonnet de docteur en médecine à Nancy, en 1759, H obtint le titre de médecin ordinaire de Stanislas, roi de Pologne. Buchoz s'occupa pendant quelque temps de son nouvel état, mais il le quitta bientôt pour se livrer entièrement à la botanique et à la matière médicale. U forma les plans les plus vastes, mais sans avoir les connaissance» nécessaires pour les bien exécuter; toutefois, les ouvrages nombreux qu'il a laissés prouvent qu'il fut l'un des plus laborieux écrivains de son époque. Buchoz est mort à Paris le 3o janvier 1807. Nous n'indiquerons ici que ceux de ses ouvrages qui ont trait plus particuUèremeni à la médecine :
Traité historique des plantes qui croissent dans la Lorraine et les Tr ois»
Évéchés , contenant leur description, et bourgeoise , ou pliannacopéc tirée
leur figure, leur nom, l'endroit où elles des trois règnes de la nature, appli-
croissent, leur culture, leur analyse et quée aux maladies des habitant des
leurs propriétés , tant pour la médecine villes. Paris , 1 7 7 1 , in-8.
que pour les arts et métiers. Paria, 1 7 7 o, Dictionna ire minéralogique et hjr-
10 voL in-ia. — Ces volâmes avaient draulogique de la France. Paris, 177 a-
paru successivement à Nancy, de 1 762 x 7 7 5,' in-8 , 4 vol.
à 1770. Médecine moderne, on remèdes nou-
Lettres périodiques sur la méthode veaux et autres récemment usités pour
de s'enrichir promptement et conserver le traitement des maladies les plus dé-
sa santé par la culture des végétaux, sespérées et les plus funestes à l'huma-
Paris , 1 768-1 770 , in-8 , 5 vol. nité ( avec M. Marqnet ). Paris , 1776,
Médecine rurale et pratique, tirée in-8.
des plantes usuelles de France. Paris, Médecine pratique et moderne, re-
1768, in- 1 a, a vol. cueillie d'après les ouvrages de feu
Méthode pour apprendre , parles no- M. Marqnet. Paris, 178a, tome I;
tes de la musique , à connaître le pouls ibid. , 1783, tome II ; ibid. , 1785,
de Vhomme , par M. Marqnet \ beau- tome III.
pere de M. Bnchoz ). Nouvelle édition, Médecine des animaux domestiques,
augmentée de V éloge de Fauteur. Àuos- Paris , 178a; ibid. , 1 7 8 4 , in- 1 a. ferdam, 1769, in-ta. L'art alimentaire , ou méthode pour
Manuel médical et usuel des plantes préparer les alimens les plus sains pour
tant exotiques qu'indigènes , auquel Vhomme. Paris, 1783, in-8; ibid., on a joint un catalogue raisonné des 1787, in-8, a vol. plantes rangées par famillei , des où- Choix des meilleurs médicamens
servations pratiques qu'on en peut pour les maladies les plus désespérées, faire dans la plupart des maladies, Paris, 1783, in-xa; ibid., supplément, et différens discours sur la botanique. 1785, in-ia.
Paris, 1770, in-ia, a vol. Histoire naturelle, physique et mé-
Trailé de la phthisie pulmonaire, dicale de V homme. Paris, . . . . ; a* éd.. Paris, 1769, in-8. ibid., 1784, in-8, 4 vol.
Dictionnaire raisonné universel des Médecine végétale tirée uniquement plantes , arbres et arbustes de la des plantes usuelles appliquées aux France, etc., etc., considérés relati- différentes maladies qui régnent dans vement à V agriculture , etc. , etc. , et à l es campagnes. Yverdun ,1770, in-8 ; la médecine des hommes et des ani- Paris, 1784, in-8. maux. Paris, 1770 , in-8 , 4 vol. Trai[é sur ripo g espece de poison
Dictionnaire vétérinaire et des ani- subtil dont se servent les Sauvages
maux domestiques, etc., etc. Paris, p our empoisonner leurs flèches. Paris, 1770-1775, in-8, 6 vol. i 7 85, in-8.
Manuel alimentaire et usuel des Dissertation sur le café, ses diffeplantes, tant exotiques qu'indigènes , rentes préparations et ses propriétés, itc. , etc. Paris, 1771, in-8. p ar i 8 , 1 7 85 , in-fol. ; ibid. , 1787-88-
Manuel de médecine pratique, royale 96 , in-fol.
Dissertation sur le thé , sur sa récolte, et sur les bons et mauvais effets de son infusion* Paris, 1785, in-fol.
Dissertation en forme de supplément sur les plantes qui peuvent remplacer le thé. Paris, 1786, in-foL
Dissertation sur le sparrmann de la Chine , plante nouvellement découverte, et recommandable par sa racine; un des meilleurs stomachiques.
Paris, 1786, in-foL — Ces diverses dissertations et plusieurs antres furent réunies et publiées sous le titre suivant :
Nouveau traité physique et économique, par forme de dissertations, de toutes les plantes qui croissent sur la surface du globe. Paris , 1 786-88 , infol., a vol.
Dissertation en forme de préface sur T histoire naturelle et médicale de l'homme. Paris, 1789, in-fol.
Dissertation sur les usages que la médecine tire de F homme même pour la guérison de ses semblables. Paris , 1790, in-fol. •
Dissertation en forme de consultation sur une nouvelle machine pour les fumigations végétales dans les maladies de matrice et dans la passion hystérique. Paris, 179 .
Manuel vétérinaire des plantes. Parîa » '799» in "8.
Nouvelle médecine domestique, tirée principalement des végétaux de la France. Paris, 1800, a vol. gr. in-ia.
Nous n'avons pas indiqué une foule d'à a très écrits de Bncboz; tout ce qu'il a laissé est généralement médiocre, et ne consiste qu'en des compilations faites plus ou moins exactement.
( Biog. univ. — Ersch, la France littéraire et le supplément. — Désessarîs, les Siècles littér. de la France.)
BXJCQUET (Jean-Baptiste-Michel), censeur royal, docteurrégent, et professeur de chimie dans la Faculté de médecine de Paris, membre de l'Académie royale des Sciences, associé ordinaire de la Société royale de médecine, naquit à Paris le 18 février 1746. Son père, avocat au Parlement, l'avait destiné au barreau; mais un goût naturel lui fit embrasser la médecine. Il travailla avec tant d'ardeur, qu'il fut bientôt en état de faire à ses condisciples, avec lesquels il avait des conférences habituelles, des répétitions de chimie , d'histoire naturelle et d'anatomie. Après sa réception, ses leçons publiques attirèrent la foule; et, en 1775, il fut chargé de l'enseignement de la pharmacie à la faculté de médecine. En 1776, il fut nommé à la chaire de chimie, vacante par la mort de Roux; et les succès qu'il obtint justifièrent le choix dont il avait été l'objet. Des travaux nombreux et importans avaient déjà assuré sa réputation, lorsqu'il fut appelé à ce posfe honorable. Mais il ne devait pas l'occuper long-temps. Il devint victime de son ardeur infatigable pour l'étude, et des moyens violens qu'il employait. pour calmer des coliques très- vives qu'il ressentait depuis plusieurs mois. Il succomba à une colite chronique au mois de janvier 1780, avant d'achever sa 34 e année. On a de lui: