I.AVlsTTES
On If's trouve oncore iioinmps cassf tiers, laiettiers, IfititiffS, Iteltitrx. flr.
Vov. Cercueils (Commerce des). — Écriniers. — Futiers, ck'.
Layettes (Foikniti kk nii'. Di-puis le <lix- M'pliciiii' sit'cl<'. la liivelle (lesliiiée i\ l'IiériliiT presoiiiptil' (lu Irùne de Fnince était louniie par le pape. l,i)uis Xl\' eu fut ^ratilié le j)reiuier.
.■\.u uiois (le juillet l(i;)!). le cardinal Sl'orza, nonce ap()stoli(pie. a])portaà Paris des lauf;t's(iue le Saiut-I'ère avait liénils et (ju'il otïrait au petit Dauphin « pour tesnioi^ua^e (ju'il lereconnoist Klsaisné de rK<;lise >•. Ils étaient contenus dans trois caisses recouvertes de velours roujre hordt» (rarjj;'ent et avant leurs clous, leur serrure, leurs clefs et leurs anneaux eu ar<;eul. On trouve dans la Ga:ftle df Fnince une énuuieration complète des olijets ([ue contenaient ces trois caisses ^ .
Le pape Ht. dès lors, un don de ce j^^enre à cha([ue Daupliiu. Le nonce ou un envoyé spécial l'apportait ù N'ersailles en fiTande cérémonie. Dès que son arrivée était si<i:nalée. la Maison du roi se mettait sous les armes et les tandiours battaient aux champs -. Le repn-sentant du Saint- Père était conduit aux appartemeids du nouveauné. et il étendait sol(>nnellenient devaid lui les tavaïolles et les lau^jes. L'enfant devait les toucher de la main, et recevait ensuite la liéuédiction pontificale '.
Quand il ne s'af^issait pas d'un Dauphin, la lavette était fournie par le roi. Pour le premier enfant, elle revenait à environ 200.000 francs; les suivantes étaient commandées par la g^ouveriianle. et ne devaient pas coûter plus de dix mille écus *.
A la fin du dix-huili(Mue siècle, une riche lavette était ainsi composée ;
POIR L.\ MIÎBE :
Sis linges de sein.
Douze goussets pour le lait.
Deux cliemises de couche.
Six paires de manches eu aniadis ■>. dont cpiatre en mousseline et deux en dentelles.
Douze alaises plates.
Douze alaises plissées.
Six bandes de ventre.
Deux déshabillés de mousseline.
Soixante-douze chauffoirs.
Six camisoles en am-idis, avec ou sans eoquehichon.
Un grand (•ou\Te-pie(l pour le lit.
Un plus petit pour la chaise longue.
• N» (lu 23 juillet 1639, |i. 4-12. — Passai,'e reproduit dans (iodi'froj-, Cérnnoniat français, t. II, ji. 243.
- S. M.-rci.T, Tablenii de Paris, t. Vil, p. .-,8.
^ Due de Luvnos, Mémoires, juin 1753. I. XII, p. 473.
' Duc de Luynes, Me'moires, 7 mars 1730, I. X, p. 225.
' .\ii (lix-.septième sieele, ces luuls dc'sirrnaicnt des es « qui s epauouissaient par un vaste parement retroussé ju-sc|u'au pli du bras ». J. Quiclicrat, Histoire du eoslunie, p. 528'. Vers la tin du di.x-liuitiéme siècle, les manches en amadis étaient, au contraire, serrées et boutonnées au poignet. iVoy. le Diclionnaire de Trévoux, édit. de 1771, au mot amadlsl.
PocR l'e.nfant :
TiVrE :
f)uararde-huit béguins.
Deux lèlieres.
\ iugl-(|Uatre tiuirs de buuucls de laine, de trois longueurs.
\ ingl-(|ualre cornettes pnur la nuit, de trois âges.
\ ing-t-([uatre bonnets ronds, de trois âges, en mousseline ou en dentelle.
Vingt-([uatre moiu-hoirs di> col. en batiste, irarnis en mousseline.
Six s(>rviettes de col. garnies en in(JUssfline.
Six bonnets de laine.
('ORPS :
Soixante et douze couches.
Douze bandes de maillot ou couche.
Dix-huit langes de futaine.
Six serviettes unies, pour mellfe la nuil autour des langes de laine.
Deux langes piqués en mousseline.
Deux tours de langes, pour les langes plcjnés en mousseline.
Un beau tour de langes, pour le lange pi(]ué eu satin IJanc ci-dessous.
\ ingt-([ualre chemises de brassière, de trois âges.
Douze bavoirs de deux âges, garnis ou en mousseline ou en dentelle.
Trente-six mouchoirs à essuyer l'enfant.
Six langes de drap de Dreitx.
Quatre langes d'espagnolette '.
Un lange pii[ué en satin blanc.
Six brassières d'espagnolette.
Deux parures, consistant en deux béguins, deux bonnets ronds, quatre bavoirs, deux grandes coëfTcs, deux biais , six paires de mitaines de fil.
Berceau :
Un berceau.
Un dessus de berceau d'étoile.
Un dedans de berceau, autrement dit dessus d'archet en toile.
Un matelas.
Deux paillasses et six paillassons remplis de paille d'avoine.
Six paires de drap.
Deux couvertures de laine.
Deux oreillers de plume. Savoir : un ([narré pour le berceau, et un long- que la noiu'rice met sur ses genoux c[uand elle emmaillote l'enfant.
Douze taies d'oreiller. Savoir : six pour l'oreiller quarré et six pour l'oreiller long -.
Vers cette date, la lingère la plus en vogue pour les layettes était mademoiselle Dufresne, qui demeurait rue Plàtrière'*. Elle tenait, nous dit-on. « un des plus considérables niagazins de toiles, mousselines, dentelles, linge de table, dont elle fait des envois en province et chez
^ Sorte de droguet .
2 Dr iiarsniih, A'fir/ de /il /ijt^êre, I)ansJ.-K. Bertrand, Description des or/s et métiers, t. XI\", p. 144. •f Devenue rue Jean-Jacques Rousseau.