‹ Dictionnaire historique des artsChapitre 196 sur 422 · II · texte numérisé non relu

II

Frunee 1712,

Traité

Parts,

Toutes les villes manufacturières de France, et plusieurs cités opulentes de la Flandre, Gand, Ypres, Matines et Bruxelles entre autres, y envoyaient lein-s produits les plus estimés. Les baladins, les ménétriers, les mimes, les bouffons, Itîs jongleurs, ras.semljlaient autour d'eux, du matin au soir, une multitude de curieux de tout ûge et de tout rang. L'Université se transportait chaque année en grande pompe à la foire du Lendit pour y aclieter sa provision de parchemin, et il était interdit d'en vendre avant que le recteur eût arrêté son choix. Les écoliers, formés en cavalcades tninultueuses , se rassendjlaient sur la place Sainte-(jeneviève, et traversaient Paris deux à deux, au bruit des fifres et des trompettes. C'était, pour les écoliers, l'occasion de graves désordres, qu'il fallut parfois réprimer sévèrement. A dater de lôôG, cette foire fut transportée dans l'intérieur de Saint-Denis.

Au dix-huitième siècle, elle avait perdu beaucoup de son importance, mais les collèges y avaient conservé quelques francliises dont ils jouirent jusqu'à la Révoluticm. Un y pensait longtemps d'avance aux joies que ces jours lieurenx promettaient. « Le festin qu'on y fera, écrivait Séb. Mercier, sera dressé sur l'herbe ; le vin que l'on boira ne sera plus gâté par l'eau surabondante; la voix rauque des pédans n'osera plus tonner sur les aimables jeux ; les écoliers liraveront dans une ardente liberté les regards lies fâcheux pédagogues. Il n'y a plus de maîtres ce jour-là. Quand le régent rit, tout doit rire dans l'univers... L'écolier a secoué la pous.sière des bancs ; il faut que rien ne reste du banquet servi sur le frais gazon ; on dévore et l'on court, on court et l'on dévore : voilà les fonctions de ce

fort ut

Leveurs. Dans la corporation des clianvriers, nom que portaient les jurés.

Dans les papeteries, ouvriers qui enlevaient les feuilles placées sur les feutres, et les superposaient sur le drapant *.

Dans les tuileries, ouvTÎers qtii rassemblaient et rangeaient les tuiles sèches ■'.

Levrettes de la chambre du roi

(Servick DESi. Une charge fort reclierchée ù la Cour était celle de capitaine des levrettes de la chambre du Roi. En 1G.")7. ces jolis animaux étaient au uomjjre de six ; les frères Nicolas et Pierre Bourlon, assistés de trois valets, en prenaient soin, mais sans être pourvus d'un titre spécùal *. Leur emploi paraît même avoir été tenu d'abord par une femme, la vieille Michelette, qui, durant l'enfance de Louis XIV. fut faite par lui yonrernante de la guenon et des chiens de la chambre. Le poète La ^lénardière a consacré une longue épitaphe à Miclielette. et il nous apprend les noms des cin(| petits quadriqièdes sur lesquels s'étendait sa sollicitude ; c'étaient Pistolet. Sylvie,

1 raôleau t/e Paris, t. VI, p. 182.

- Kiinjcloprtie mftkndiqur. arts et nii'tiei-s. I.^', p. 509. •** Knniel'tjié lie tiiétii'tflique, arts et métiers, t. I, p. 335. '» Élal q/néral îles affeiers iliimesliques ilr In mnisnii iIh Itiii (llirif;, i'. l.'i'.i.

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