‹ Dictionnaire historique des artsChapitre 197 sur 422 · I.KVRKTTES ])]■] l.\ Cil \MRRK TU" UOl — I.inHAIHIvS · texte numérisé non relu

I.KVRKTTES ])]■] l.\ Cil \MRRK TU" UOl — I.inHAIHIvS

Mi"iit)niu', l'rini'fsse (>t Doriiule '. l'în 1077, le roi possi'ile neuf Icvrcltes (]iii soni placoi-s sous la haule autorité (le Pierre cl Rcni' Bourloii. tous les (jeux qualitit's il' t'xriii/^rs rupitatnes drs lerretles -■

Kii 17l"2, un bon fjjciitillioiutuc, Zacharie ilc Nassau, est rapituiiie t/f.l /errf/lfs du Rni, fl il coinuiandi- aux (luatre rulets d.'S ItcreUrs dg la chiimlire •■.

Notez qu'il lette date, le due de Heiri el le duo d'Orléans eniuplaieut aussi, parmi les dijjrnitaires de leur Maison, un cupitaiiie des lecrettes^ .

Il existait eneore à la Cour une charge <le capitaine des léeriers •". Il faut se rappeler que les rois, les seigneurs et même les rielies bourgeois se donnaient pour eonqiagnons de grands lévriers (jui ont leur place marquée dans les cérémonies pulili([ues comme dans les intérieurs dont la ré|iréseiitalion nous a été conservée. O n'étaient pas seulement des chiens de chasse, c'étaient surtout des camarades, des amis dont on ne se séparait guère. Le nom de ([uelques-uns d'entre eux est venu jusqu'à nous. Le préféré de Charles VI s'appelait Tristan ; celui de Louis XI Ch-r ami, el il fut remplacé par Beaumisin ; celui de Charles VIII Partheiuuj *.

La charge de capitaine des levrettes fut supprinu'C par édil de mai 178() '.

Vov. Gruenons (Gouvernantes des).

Lévriers (C.\pit.uxe des^. Vov. Levrettes.

Lévriers Sergents}. Officiers chargés de soigner les y-rands lévriers destinés à la chas.se du louj) '. On les trouve aussi nommés y^c^ci ou gardes laisses des grands terriers.

Vov. Louvetiers.

Levuriers. Marchands de levure. Ils avaient surtout pour clients les lioulangers el les pâtissiers. Les levuriers, fort peu nombreux, n'étaient pas constitués en communauté '.

Liage Droit dei. Redevance perçue sur les bateaux chargés de vin qui remontaient la Seine ou la Marne **.

Libraires. .Ius(ju'au treizième siècle, tout ce qui concernait la transcription et la vente des livres resta presque exclusivement concentré dans

* Les poésies (fe Jules de ta Mesnariiiére, mnis/re tfhostel ordinaire de Sa Majesté, p. 75.

- Aov. .\. de Montaigloii, Dépenses des menus plaisirs de la ehnmbre du roi peiidtmt l'année i677 , p. 5.

3 Traliuuillel, Élut de In France jinur 17 12. t. I, p. 187.

* Tiabuuillet, Élnt de la France pour 1712, l. II, p. 8ô el 149.

5 Fiai de la France pour 1736, t. I, p. 29.">.

6 Sur ce sujet, voy. .\. Jal, Dictionnaire critique, \>. 789. et ,\. F.. Les animaux, Paris, 1897. 2 in-18.

" Eilit enreg-istré le 15 .septembre en la Cliambre des Comptes, te 20 à la Cour de.s aides, et publié par l'imprimeur ttu roi.

8 hlat de la France pour i7 12 , t. I. p. 030 : pour t73G. t. II, p. 301.

' Kncyrlopéilie méthodique, arts et métiers, t. I\', p. 230.

1" Lirre des métiers, 2' partie, titre III, iol. 1 ù 3.

les couvents. On venait du dehors se fournir auprès des moines, ([ui tiraient du travail de leurs copistes un lionorable reveim.

Mais les religieux ne copiaient pas toute espèce de livres ; le droit civil et la médecine, par exemple, leur étaient interdits '. La nécessité de se pourvoir hors des monastères se fil donc peu à peu sentir, et c'est ainsi (|ue prit uaissanci' la librairie laïque, l)e bonne heure, l'Université crul ne pouvoir laisser libre un conunerce de ce genre, et dès 127.") elle s'agrégea les libraires. Dans l'acte qui fui dressé le 8 décembre, ils sonl qualifiés de libraires ou stalioiinaires ilibrarii &ul stalionarii). Cependant, ces deux mots n'étaient pas synonymes. Le libraire exer<;ait le commerce des nuinuscrits exi^tants, recevait eu déi:6l des exemplaires à vendre, leur cherchait acquéreur, etc. Le stalionuaire était aussi libraire, mais il faisait exécuter, eu général par des écrivains à ses o-atres, des copies d'ou\Tay:es anciens ou d'œuvres nouvelles dues à quelques maîtres de 1 Lniversité -. En somme, le premier était un simple libraire, tandis que le second représentait assez exactement ce que nous appelons aujonrilhui un libraire-éditeur. Il y avait en outre les grands et les petits libraires. Les grands libraires, au noudirede quatre, étaient désignés chaque année par l'Université, qui maintenait pres{|ue toujours en charge les titulaires. Leurs fonctions consistaient surtout à taxer le prix des li\Tes, à prendre des informations sur les aptitudes des candidats" au titre de libraire, etc.

Aux termes de l'acte dressé en 1275, tous les libraires doivent afficher le titre et le prix des ouNTajres dont ils sont dépositaires. Si un volume trouve preneur, c est non pas au marcliand mais au propriétaire que le prix en sera versé. Le marchand ne peut l'acheter pour son compte qu'après l'avoir gardé un mois à la disposition des maîtres et des écoliers. Enfin, les libraires prêtent serment, au moins tous les deux ans, entre les mains du recteur. En 1302, ce serment était ainsi conçu : « Vous jurez que fidèlement vous rece\Tez, garderez, exposerez en vente et vendrez les li\Tes qui vous seront confiés.

Vous jurez que vous ne les supprimerez ni ne les cacherez, mais que vous les exposerez en temps et en lieu opportuns pour les vendre.

Vous jurez que si vous êtes consulté sur le prix, vous en ferez de bonne foi, moyennant salaire, une estimation telle que vous l'accepteriez au besoin pour vous-même.

Vous jurez enfin que le prix de l'ouvTage et le nom du propriétaire ' seront placés en évidence sur tout volume — ».

Avant d'être admis à prêter ce serment, le

I Conciles de Mcntpetlier en 1 162, de Tours en 1 163, de Paris en 1212, etc.

- \'oy. P. Deialain, Élude sur le libraire parisien du treisiême au quinsième siècle, y. XN II et suiv. — Le mot slatio. <lan.s un de .ses sens, signifiait alors halle, magasin, boutique. Uucange le délinit ainsi : « Locus ])ublii-us ubi merealures inerees suas venum exposant ».

•' (1 Quod pretiiiui libri vipnalis et iionien illius euju.s est liber »

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