‹ Dictionnaire historique des artsChapitre 219 sur 422 · MAITRISES VENTE DE) — MAQUIGNONS · texte numérisé non relu

MAITRISES VENTE DE) — MAQUIGNONS

f(ni ciissenl v\r Irniocs de siiivri' liMir l'xcinfjh.'. El,, (le fait, vers la fin du ilix-seplièmo siërle, la royaiilo vil hieii que la spéculalion sur les lettres lie maîtrise ne valait plus rien, (^unime je l'ai dit, Louis XIV eut la f^^loire d'eu inventer une autre, (|ui ruina définitivenieul toute les communautés et faillit anéantir le commerce de la France.

Vov. Maîtrise (Lettres de). — Offices (Création d"). — Qualité (Maître sans).

Maie tache (Crieurs de). Vov. Dégraisseurs.

Maliers. Faiseurs de malles. N'oy. Malletiers.

Malletiers. Faliricajils ilc malles. Les malles du moyen à|j;e ressendilaient à des Ijallots fermés par des courroies '. (Test ainsi qu'on voit mentionnées, dans les comptes de (Tcotiroi de Fleuri pour 1316 « deux aunes de drap verl, pour faire malles *. La malle se distinguait donc du bahut qui, après avoir été seulement l'enveloppe de la malle, avait fini par devenir un coll're, soit de bois, soit de cuir. Il est probable que l'on disposait souvent ces ballots soi-même, car la Taille de 1300 et celle /le 1313 citent seulement un malier. Q)uan(l la malle et le bahut, cessant d'être faits l'un pour l'autre, se furent confondus, les inalletiers ne formèrent plus qu'un seul corps d'état avec les baluitiers et les colTretiers.

Au moyen âge, cm nommait souvent cheval

^ier celui qui portail les malles, les bagages. Notre sac de nuit existait déjà, il était dit bouge ou bnulge.

Voy. Bahutiers, Sommiers el Voyage (Articles de).

Maltôtiers. Voy. Fatachons.

Manches (Faiseurs de). Voy. Couteliers.

Manchonniers. Ouvriers employés dans la fabrication des verres à vitres.

Manchons iFchre aux). Voy. Temple (Foire du).

Mandeliers el Manclriers. Noms <pii désignaient une des classes de la corporalion des vanniers.

Manicle. Ndy. Manîque.

Manieurs. Ouvriers des poris. Ils remuaienl à la pelle, pour en chasser l'iunnidilé. les blés qui étaient destinés à séjourner quelqu(! temps dans les ports.

Les manieurs appartenaient à la idasse des U-aj^ne-deniers.

I \'iiy. \'ii>ll'i-li'-lluc, Diiiinnimirr ilii mnbilirr, II,

p. inn.

- Duuot-'l'.Arru. iltimptn 'li: itirtjfiiirrir, p. 20.

Manique (Hommes de l.\). Nom dojjué. par dérision, aux ouvriers de plusieurs métiers el spécialement aux savetiers. La manique est une sorte de gant, desliné à proléger la main conlril'aclion du fd. (juand la couture exige une forte tension.

On trouve aussi manicle.

Manœuvres. « Ce sont ceux qui servi-nl les compagiuins maçons, pour gâcher le plaire. netloyer les règles et calibres, el apporter sur l'écliafaud les moilons et autres choses nécessaires pour bâtir ' ».

On les appelle aussi gerçants.

Manœuvres-carriers. « (îens de journée

qui font tourner les roues dont on se sert pour tirer les pierres du fond des carrières, en montant le long de l'échellier de ces roues, c'est-à-dire des chevilles qu'elles ont des deux côtés » *.

Manœuvriers. « (Compagnons, artisans, hommes de peine et de journée, qui gagnent leur vie en travaillant dç la main. On les confond quelquelois avec les crocheleurs, forts, el gagnedeniers, quoiqu'il y ait quelque différence ' ».

On écrit aussi manouvriers.

Manouvriers. V(jy. Manœuvriers.

Manteaux de cheminée Faiseirs de.

Titre ([ui appartenait à la corporation des marliriers.

Manufacturiers. .Jusqu'au début du dix-neuvième siècle, \e moi. fabricant comenA un sens très restreint, el celui At manufacturier était pris, au contraire, dans le sens que nous donnons aujourd'hui au mot fabricant. Pour Savary *. une manufacture est un « lieu où l'on assendile plusieurs ouvriers ou artisans pour travailler à une même espèce d'ouvrages, ou à fabriquer de la marchandise de même sorte ; ce lieu se nomme aussi Lieu de fabricpie... On appelle manufacturier celui qui fait agir tous les artisans qui travaillent dans la manufacture. Ces artisans se nomment aussi quelc|uefois mainifacluriers, mais on les appelle plus ordinairement ouvricrsfabriquanls ■. j|

\'oy. Fabricants.

Maquig"nonS. On u iieaiu>i ■< ceux qui

achètent îles chevaux ruinés el défectueux. (|ui les rétablissent el (|ui en couvrent les défauts, pour les vendre plus cher qu'ils ne leur ont coûté ^ ». Tallemant tles Kéaux parlant d'un JJ maquignon, dit que c'était « une espèce d'escroc et lie troqueur de chevaux " ».

La plupart des « fines.ses el Iromperies des inatpiignons » sont dévoilées dans Le parfait rnrhn-, édition de 1744. p. 'î'il .

' .laubiTl, Dictionnaire, t. III, p. -lô.

2 Savjirv, /firfionnnire t/n commerce^ t. II. p. t»2(t.

■'* Snvai'V, Dirtiiinniiin', I. II, p. l>27.

t /Jictio'nnnirr (1723), I. II, p. 028 et 032.

'' .Savar\', Dirliimnitin', t. II. p. 038.

« flislorielle.K, 1. III, p. l;t:t.

MAOIKINONS

MAHCIIANDS

Kw

A l'iiris, l'cril l'alilii' Jaulicrl. -^ on roiifoiul presque toujours les niaquij^nous avec les marcliaiids de elievaux. ([uoiqu'il v ail liieu de la dilïéreui-e. Le uoni de marehaml suppose de la lionne foi dans le conuneree ; celui de nuiquil^iioM, au contraire, semble avertir qu'il faut se délier de ceux à qui on le donne ou plutôt de eeu\ i|ui le méritent ' «.

.le rappelle (pie le vieux mut fran(;ais wr/^«îy«o«iicrif était sviiniivine (|i> Iroiuperie. iuqiosture.

\dv. Chevaux (Marchands de).

Marachaux. Vov. Maréchaux.

Maragers. \oy. Maraîchers.

Maraîchers. ■• .lanliniers (pii. dans les Jurandes villes, s'attaclieni à la culture des plantes potagères. C'est dans les lieux les plus lias et les plus Ininiides des environs des villes (pie ces sortes de jardiniers élalilissent leurs jardins, et c'est ce qui l'ail donner ù ces jardins le nom de marais. Il est défendu aux maraîchers de Paris de se servir des boues récentes de celte ville, ainsi (]ue des in\mondices, des jjadoues et de la fiente de pourceau pour fumer leurs marais - y>.

dette prescription resta toujours inefficace. Loi-sque les bètes crevées, les tripailles, les matières fécales étaient arrivées à Monlfaiicon. les cultivateurs des environs s'en emparaienl. Une ordonnance du l^' avril l(î(i7 nous apprend que « les laboureurs, maraiscliers et liabitaiis du lieu dit la Villetle s'accommodoienl avec Tolmay, viiidanjjeur. pour avoir la liberté de faire porter toute l'année les matières sur leurs terres ' ».

Les maraicliers app;irtenaieiil à la communauté des jardiniers, mais ils constituaient eiu'ore un métier ù part vers la fin du quinzième siècle, car VorAonnAWP (les B'innirres juin 14(57, mentionne séparément les jardiniers et les inareschers, el ceux-ci avaient fondé une confrérie spéciale sous le titre de Notre-Dame de bon secours.

On leur a attribué bien des noms, dont la forme a souvent varié. On les trouve d'abord nommés hortolnins, horloluns, horlillonneurs, hnrtillons, nrthnlans, ortoliiins. etc., toutes formes dérivées du latin hmius. el en 1814. l'Acadénn'e définissait ainsi le mot knrlnltige : « partie d'un jardin potager où sonl les couclies et plantes basses * » ; puis maragers, mareschers, mareschiers, maresquins. SeuL je crois, La Quintinie les appelle mnréchais^ .

Maraischers. \ ov. Maraîchers.

Marbreurs. Chez les relieurs, ouvTiers qui marbraient la couverture et la tranche desli\Tes.

Marbreurs de papier. Titre qui appar-

teuail il la corporation des dominoliers. Voy. Papiers peints (Fabricants de).

' Abbé Jaubfrt, Dirtinimnirr, t III, p. 66. 3 Jauberl, Diciionnaire, t. III. p. 49. 3 Biblioth. nationale, manuscrils Delamarro, n''21,688, pièce 178.

» T»me I, p. 701.

5 Instructions pour ies jartlina, préface, p. 5.

Marbriers. O'abord unis à la communaulo des peinireset sculpteurs, ilsobliiirent, en octobre 1601), des lettres palenles (pii les érigeaient en corporation indépendante sous le litre de marbriers, scieurs et polisseurs de marùre, faiseurs de tombes, e'pitap/ies, manteaux de chemine'es el autres oucrages de marbre ou pierres simples, polies, grarées et srulple'es.

Les peintres protestèrent et obliiin'iil du l'ai-leuiiMit des arrèls favorables. Kn somme, les marbriersdemeurèreut indépendants des peintres, mais sans avoir de jurés, sans être considéréîs comme constituant réellement une corporation.

Marcadant. Voy. Mercadent.

Marcarines. \oy. Mascarînes.

Marchandise. Ce mol, pris alisnlmuenl, désiji^naif tantôt l'ensemble des marchands de Paris, tantôt les membres de la uiuuicipalité : « le prevost des marchands el les eschevins de la marchandise ' » ; tantôt un corps de métier : « en la marchandise devant dite, il y a trois preud'omes jurés - ».

Marchandise (Maître ue i..\). \dy. Han-

se.

Marchandise Sergents.

.Sergeni.s de i.\ . Voy.

Marchand i'.Xrtici.K'. D'une manière ;^éiiérale, on appelai! arlicle marciiand ou loyal, cidui qui était de bonne ([ualité, sans tare, >iuis delaiil caché.

Marchands. Savary, diu\s>on Dictiotinnire du commerce publié en 1723 "*, cite, au mot marchand, quelques proverbes alors en usage : Savoir :

Marchand gui perd ne peut rire.

Il n'est pas marchand qui toujours gagne, c'eslà-dtre tout marchand est exposé à perdre.

De marchand à marchand, il n'y a que la main, parce que beaucoup de marchés se concluaient sans écriture, en se frappant dans la main '.

Vous arez trompé le marchand, signifiait qu'on avait payé une marchandise moins qu'elle ne valait.

Ce n'est pas le profit du marchand, se dit à ceux qui offrent d'une chose un trop bas prix.

77 faut être marchand ou larron, disait le marchand qui voulail persuader à l'acheteur de croire en sa parole.

Marchand qui prend l'argent sans compter. C'est un voleur.

Dîner de procureur et souper de marchand. On rappelait ainsi que les marchands ne pouvaient se reposer et manger à leur aise que le soir, après affaires terminées.

1 Litre des métiers, titre V, art. I et 2.

* Lirre des métiers, titre LVIII, art. 3. ^ Di'U-x volumes in-folio.

* Voy. ci-dessous fart. Paumée.

MARCHANDS — MAHCJLIMHS

Marchands (Corps des). Ces mots sont parfois eiiiplo)-i'.s pour désigner les Six-Corps.

Marchands de l'eau. \'oy. Hansa.

Marchés. Voy. Foires. — Halliers, elc.

Marcheurs. On iKiininait ainsi, cliez les carreleurs et les bri([neliers, les ouvriers qui, avec leurs pieds, pétrissaient la i^li'iï^c et le sahle pour les mélanger ' .

On les nommait aussi marcheux.

Mardi. Voy. Lundi.

MaréchaiS. Nom que I,a Quinlinio donne aux" mnraiclicrs.

Maréchaux. Au Ireiziéme siècle, ils formaient une seule corporation avec les greffiers, les heaumiers, les vrilliers, et tous étaient placés sous l'anlorilé du premier maréclial de récurie royale. C'est à lui qu'ils devaient acheter le droit de s'établir, et il le leur vendait « à l'un plus, à l'autre mains - » sans pouvoir jamais exiger de chaque nouveau maître plus de cinq sous. Tous les ans, le jour de la Pentecôte, chaque maître payait encore six deniers pour la redevance dite des fers ilu rni. Six jurés, nommés par le premier maréchal du roi, administraient la comniuiiaulé ■'.

La Tnille de 1S92 nous apprend qu'il y avait alors il Paris au moins trente-quatre mareschaux . Je remarque parmi eux « Jehan, le mareschal le Roy >\ qui demeurait rue de la Vieille-Draperie. Le privilège qui lui était concédé fut confirmé en septembre 1384 *; mais il n'est plus mentionné dans les nouveaux statuts qu'obtinrent les marécliaux eu novembre 1463, à la deiuande de (iirard Taupin, Jehan (luillar, (îillet Marin et Michel Gobert, « tous mareschaulx à Paris, en leur nom et au nom de la communauté du mestier de maréchal )^. mélicr qui cnmplail ahirs trente-trois maîtres.

Ces statuts furent renouvelés en mars 1609 ''. Ils le furent encore en septembre 1687. Le chefiPœurre est désormais exigé de tout candidat à la maîtrise, qui doit forger un certain nombre de fers, puis « ferrer un cheval des quatre pieds >>. Les maîtres oui seuls le droit de << ferrer, panser el médicamenler toutes sortes de besles chevalines ». Chaque dimanche, un des garçons, « après avoir ouy la messe le matin », devait garder la lionliquejusqu'au soir. Lesautres étaient tenus de rentrer à huit heures au plus tard, sans « être pris de vin, sans jurer ou sans blasphémer d'injures leurs maisires et maîtresses ».

La corporation élail divisée en deux classes: 1" les mnrr'ch'iHX-ferrants, seuls vétérinaires qu'il y eût alors, et qui se bornaient à ferrer et à soigner les chevaux ; 2° les inarécliaux-qrossi/'rx, dits aussi mu'itres en œuvres noires, qui forgeaient

' Kiirtjclitpêilif mêthotliiiiti-, jiris rt inclici'S, 1. I, p. 30-1.

2 Moins.

•'* Liprr itrs métiers, titre W.

* Dclamarre, Triiitr lir In imllvr, t. I, p. InU.

'•> La coiniiiMiiniilt' était alors iviluili' à 28 iiinubics.

des SOCS, des coulres, des fourches, des houes, des boyaux, etc. L'édit de février 1776 les réunit aux taillandiers.

A la fin du dix-huitième siècle, le nombre des maréchaux était de 180 environ. Ils avaient pour patron saint l<]loi.

Le Litre des métiers les nomme marissaus, murischnx et marischaus ; l'ordonnance des Bannières et les statuts de 1463, mareschaulx. On trouve encore raaréchauT de forge, maressaux, marachaux, etc.. etc.

Voy. Concessions des métiers et Maître des fèvres.

Maréchaux des logis. Ils étaient au nombre de douze el leurs fonctions eonsislaienl 1. à faire la destinalion des logemens, tant du roi c[ue de sa cour, conformément au rang des personnes. Ils sont pareillemenl chargés de faire les logemens à Saint-Denis pour les délachemens de la maison du Roi, à l'occasion des pompes funèbres, et ils y donnent une descente el des retraites aux compagnies souveraines et aux autres corps qui assistent à ces cérémonies ' ».

Voy. Fourriers.

Marée iChamdre de i.ai. Elle connais.sail de toutes les affaires, tant civiles que criminelles, concernant le conunerce du poisson <le mer, frais, sec ou salé, et du poisson d'eau douce dans Paris et la banlieue. Sa juridiction s'élendait même sur la France entière pour ce qui toucimil le transport du poi.sson dans la capitale.

Le tribunal était composé de membres du Parlement : un président à mortier, deux conseillers, trois giHïfliers. Seul, le procureur général de la marée n'appartenail pas à la cour supième.

Les auiiiences se tenaient au Palais dans la grand'chambre.

Les appels allaient iiu Parlement.

Marée M.vrch.vnus he . \o\. Poissonniers de mer.

Marenniers. Voy. Mariniers.

Marequiers. Mareschers. Mares chiers. Maresquiers. NOy. Maraîchers.

Maressaux. \'ov. Maréchaux.

Mareyeurs, mer.

^'ov. Poissonniers de

Margeurs. Dans les inqirimeries. ouvriers qui disposaient chaque feuille à la place qu'elle devait occuper sous la pres.se. On les nommait aussi pointeurs.

Dans les verreries, ouvriers qui margeaienl les fours, c'est-à-dire les bouchaient avec de la terre glaise pour y conserver la chaleur durant les jours oi'i l'on ne Iravailhiil pas.

Margliers. Voy. Marguilliers.

* tiuyut, Trnitr ttrs of^ces, t. I, p. (»13.

MAHcril.l.lKKS - MAUOoriMI'lUS

Marg'uilliers. XotaMes il'uiu' commuiit».

piirlici|)iiii( il r;i(liiiiiii>lriilioii dos liions ilo la paroisse.

Un les Irouvt' encori' minnuos : murglurs, murilliers, mutriculiers, olc. '. cl la Titille de l'J!>:' cili' (jualre vtarreqlifrs.

Mariniers. Vov. Marguilliers.

Mariniers. Ils élaiont clmr<;és de la coniluile (les elialands, ooclies d'eau, l'oiioets - el «iilres «grands lialeanx destinés au transport des inarelwindises. 11 ne faut donc pas les confondre avec les bateliers.

On les trouve encore nommés : maireniers, mitretiHiers, maronnie-rs, nnçeors, naipeurs, nauliiiuiiers, narehers, napeiirs, nuriers, narireurs, nariroiinairs. notenifrs, notonniers, etc., etc. Les prouhiers ou prouiers avaient leur poste à la proue. le,s njols nauchers ou nochers désignaient plus spécialement les pilotes.

Marionnettes (Fabricants deI C'est vers 16Ô7 ijue Pierre Datelin, dit Brioché, ouvrit à Paris un théâtre de marionnettes ^, et je trouve en 1692, dans un livre d'annonces, la mention suivante : « Le siesr du Vandiet, sculpteur pour la fabrique de marionnettes et niannequii-s, demeure rue de Hurepuix, près le pont Saint- Michel ' ».

La rue du Hurepoix l'ut réunie au ipiai des Augustins vers 1806.

\'o\'. Théâtre.

Marionnettes Montreurs de\ Le premier don! 1 "histoire de Paris a conservé le souvenir exerça, avec son singe Fagotin, sous le nom de Brioché ; mais M. Jal a très bien prouvé qu'il se nommait en réalité Pierre Datelin 5. Son théâtre primitif était situé sur le quai de Nesle, aujourd'hui quai Conti, en face de la rue Guénégaud. P. Datelin mourut en 1671.

Assurément, ce n'est pas lui qui inventa les marionnettes '', mais il les perfectionna assez pour attirer la foule autour de ces petits acteurs de bois, qui constituaient un des principaux attraits de la foire Saint-Germain.

Vers la tin du dix-huitième siècle, Nicolas Bienfait, Jean Marquis, Alexandre Bertrand. Pierre Caron, directeur du Théâtre des pignie'es franrois, et Castagna, fondateur des Fnnloccini italiens, se partagèrent les préférences du public.

Le plus célèbre de tous ces bateleurs, François (Dominique -Séraphin, dit Séraphin, ou\Tit à Versailles en 1774 un Théâtre des mnbres chinoises et des jeux arabesques. Il le transporta ensuite à Paris, au Palais-Royal, dans la galerie de Valois. Un contemporain déclare que « les

' \oy. Dueange, Glossarium, anï mots mariglerii el malrieularii.

* Voy. les articles Bateaux (Constructeurs <lc) el Ports (Sur tes).

3 Jal, Dictionnaire critique, p. 470.

♦ Ia! livre commode pour 1692, t. I, p. 272. S Dictionnaire critique, p. 471.

'• \ oy. Cti. Maguin, Histoire ties marionnettes en Europe, 1852, in-S".

ombres chinoises |)roduites par dllférentes condiinaisons de lumière et d'ombre, représentent au naturel toutes les attitudes de l'homme, el y exécutent des danses de corde avec une précision étonnante. Des animaux de toutes espèces y font aussi des mouvemens ipii leur ssnl propres, siins qu'on aperçoive ni Kl ni cordon pour les soutenir ou les diriger. Ce spectacle plai.sant, agréable et varié, commence tons les jours à dix heures du soir. Il y a deux représentations les dimanches el jours de fêle, l'une à cini[ heures, l'autre u .six Iieures et demie. Premières places, 1 liv. 4 sous; secondes, 18 sous ' ».

Séraphin mourut au mois de décembre 1800-,

Voy. Bateleurs.

Marissaus. Marischaus. Marischax.

Voy. Maréchaux.

Marmottes (Montreuses de). La plus notable montreuse de marmottes dont Paris ait conservé le souvenir est Fanchon la vielleuse, C]ue sa beauté lit surnommer la Ninon du boulerard. l ne foule de romances et de comédies ont popularisé, vers 1803, celte belle saroi/arde qui d'ailleuiN était née à Paris. Dans un vaudeville célèbre, Joseph Pain el Bouilly l'oul dépeinte comme un modèle de sagesse cl de vertu ; en réalité, elle mena une existence tout aussi dévergondée que les autres vielleuses. On peut consulter sur ce point Gouriet ^, Jal *, Campardon^, etc.

Les montreuses de marmottes du siècle dernier ont eu la gloire de créer une mode qui n'est pas encore oubliée, celle des marmottes, coiffure semblable à celles que portaient les savoyardes venues à Paris avec leur petit rongeur.

Rappelons en passant que Charles VIll avait une prédilection pour les marmottes. Celles qu'il possédait portaient, pendant l'hiver, un chaud vêlement à sa livrée, rouge et tanné •'.

Voy. Vielleurs.

Maronniers. Voy. Mariniers,

Maroquiniers. Faiseurs de maroquin. A la lia (lu ilix-sepliènie siècle, la comtesse de Beuvron obtint un privilège pour la création d'une manufacture de maroquin et de peau chagrinée '. Serait-ce la fabrique qui existait en 1692 sur le quai de l'Ecole ' ? Je vois ensuite un sieur Gnron en installer une au faubourg Saint- .\ntoine '. En 1749, le sieur Barrois en ouvrit encore une autre dans la rue Saint-Hippolyte, au

' Tbiéry, Ouir/e des amateurs (1787), t. I, p. 280. ^ Jal, Dictionnaire critique, p. 1124. 3 Personnages célèbres dans les rues de Paris, t. II, p. 122.

* Dictionnaire critique, p. 370.

5 Les spectacles de ta foire, t. I, p. 312.

6 Jal, p. 838.

• ' Voy. Depping, Correspondance administrolite .wus Louis Xir, l. III, p. I.V.

' .\uj. (]uai du I.«uvre. — Le litre commode, t. I, p. 109.

® Lalando, .Art du maroquinier, 1775, in-4'*.

MAHOQUINIKHS — MAHHONMSTKS

faubourp: Saint-Marcel ; et, ii dater de 1765, cette dernière jouil de fous les avantages accordés aux manufactures royales.

Jusqu'au milieu du dix-huitième siècle, on écrit toujours mnrrnquiniers.

V03'. Cordonniers.

Marque du linge. Déjà, au quatorzième siècle, tout le linije existant dans les maisons bourgeoises était marqué. On employait un sceau ou une griffe que l'on colorait au moyen d'une composition dont Le métiagier de Paris nous a transmis la formule. Il y entrait du cambouis *, de Fhuile et du \inaigre bouillis ensemble -.

Le linge royal était marqué d'une Heur de lis brodée ù la Tiiain et parfois accompagnée d'une épée. Les Comptes de Vhôle] des rois de France aux quatorzième et quinzième siècles ' me fournissent les mentions suivantes :

Année 1380. A Robinette la rouslurière, demeurant ù Paris, pour seigner 194 touailles *. tout à la llinir de liz et l'espée. — A la même, pour .seigner à la fleur de lis 160 nappes el touailles en la chambre des nappes.

Année 1401. A Asselot, liagière, pour avoir signé 158 pièces de nappes el touailles à demie fleur de lis, chascune pièce singnée aux deux bouts.

Année 1421. .A Jehanne la Lorraine, pour la façon de 84 ileurs de liz, par elle faites de fil noir aux nappes et touailles ^.

Sous Louis XII. le linge royal était marqué de trois fleurs de lis jaunes ''.

Au dix-lmitième siècle l'on se servait au.ssi de sceaux gravés pour marquer le linge. C'est du moins ce que prouve l'annonce suivante, extraite d'un journal publié en 1779 : « Le sieur Bresson Maillard, de l'académie de Saint-Luc ', graveur coloriste de la Cour, rue Saint-.Iacc[ues vis-à-vis celle de la Parcheminerie. maison du limonadier, à Paris, tient un asM)rtiment de marques de linge, ainsi qu'une liqueur pour en faire l'empreinte, qui, sans altérer la toile, est à l'épreuve de la lessive * ».

Marques de fabrique. L'obligation imposée à chaque maître de posséder une marque spéciale remonte très haut. En janvier 1365. le roi Charles V accorda à E\Tard de Boessay. « marchant de cousleaux », la propriété héréditaire du « seing de la corne de cerf », qui avait appartenu à Jean de Saint-Denis « forgeur

1 « Prenez cambuïs, i''i'st lo limon noir ([tii ''sl ini.\ dpu.x bouts dp l'essieu de la charelti'... »

- u l'our fairi' lifiucur poui- Sfipni'r le liinpe ", t 11, ji. 2C.;i.

•1 Publiés par Douël-d'.ViTq.

* Sen'ieUes.

^ Pages C.-î, C6, 119 et 278.

*> E.\lrait de Ylncfiilnirr if Anne île Srfliif/iie, dans la lliblinllirqiir tir l'éculf ilrs e/i'ir/rx, année I84U. ' \'oy. ci-dessous l'art. Peintres.

* Af/itlirs, iiiiHoiicis el iiris diters, n" du 28 avril 1770, p. C7.

d'allemeles * à cousteaux », lequel était mort sans laisser d'héritier *.

Dans la plupart des métiers, cha(|ue maître linit par avoir sa marque particulière. En général, les statuts l'exigeaient ; mais cette prescription, simple formalité dans quelques communautés, se compliquait beaucoup dans d'autres. .\insi, les cordonniers voulaient que toute chaussure portât sur la semelle du talon les initiales de celui qui l'avait faite ; elles devaient figurer aussi à l'intérieur du quartier pour les souliers et au dedans de la genouillère pour les bottes. (;lia(|ue potier d'étain avait deux marques, une grande et une petite. « La grande, écrit Savary, contient la première lettre de son nom de baptême et son nom de famille en toutes lettres ; la petite ne contient que deux lettres qui sont la première du nom et la première du surnom ; outre ces noms et lettres, ciiaque marque conlient encore la devise du maître, qui est telle ([u'il l'a voulu choisir - ». Les olijels précieux eu élain étaient marqués en dessous, les objets comminis l'étaient en dessus.

Les (Uivriei-s de l'jiôpital de lii Trinité avaient pour marque un triangle.

Les empreintes de ces poinçons étaient estampées avec le nom de leur propriétaire, sur une pla((ue de cuivre ou de plomb, et toutes ces plaipies se conser\"aient au Chàtelet, dans le ■ ■•reffe du procureur du roi ; un double reposait souvent au bureau de la connnunauté. Si une pièce était soupçonnée de porter un poinçon faux, on comparait celui-ci avec la plaque matrice, el cette opération se nommait rengréiieme/it.

Marqueteiirs. Voy. Ébénistes. Les

lalileliiTs prenaient aussi ce lilre.

Marqueurs. Dans les jeux de paume, voy. Naquets.

\ oy. aussi Plombeurs.

Marqueurs de bas. Voy. inspecteurs.

Marqueurs des cuirs. \ oy. Contrôleurs.

Marqueurs des ouvrages d'étain.

\ 'i\ ■ Essayeurs.

Marqueurs de papier. \ oy. Contrôleurs.

Marqueurs de toiles, canevas, etc.

\\<\. Contrôleurs.

Marregliers. Voy. MarguilUers.

Marronniers. N^y. Marrons (Marchands de) il Merreniers.

Marronnistes. ^oy. Marrons (Marchands de).

' De laïQi's.

- l""aj;niez, Élu/es sur /ÎHitustrie. p. ."187.

3 nielioHKiilrr, I 11, p. I !!)(!.

M A HUONS

MATKI.ASSIKHS

Marrons et de châtaignes (Mahciiands I)e1. IK's 1>' Iri'i/.ii-iiu' >ii'(lf. iiu cnail iliins li-s rues tlf l'aris îles

cliaslaiii^ufs ilo lAimbaiilir '.

Au seizième siècle, on en bourrait des pûtes :

Cbaslaigne à rostir, cliastaigiie !

Hz sont buniii'S aux pastez aussi,

Et font la |"'rsonni' eiifçressir,

Croissant aux boys, piès tos luonlaiguc *.

A ce moment encore, les luiirrons sont à peine mentionnés. Mais ii la Kn «lu siècle, dans les cris de l'aris mis en musi(|iie par Clément Janne(|uin, les marrons Je Lyon se voient associés aux cliàtaiijnes de Lombaivlie, qu'ils ne tardent pas ù détrôner.

Le commerce des marrons appartenait ol'ticiellement à la corporation îles l'ruitii'rs. mais la vente au détail était laite surtout par les referaitiers. Ils les cédaient, soit au cent, soit au chapelet, qui en contenait vinjjt-cini].

L'orijj^ine des petits marchands de marrons installés au coin des rues date de la fin du dixhuitième siècle. Un sieur Benoît, orii^inaire de Lvoii, vint s'établir au Palais-Roval, mit dans sa boutii[ue deux garçmis qu'il eut l'étrange idée d'habiller en capucins, et commença à débiter des marrons tout rôtis, qu'il vendait vingt-quatre sous le cent. Il obtint, écrit Prudhonime, «un succès étonnant » dû au costume de ses aides ', et finit par s'intituler « marronnier de S. A. S. le duc d'Orléans ».

Les marchands de marrons ont aussi été appelés marronistes.

Marroquiniers. \ "v. Maroquiniers.

Marteleurs. Ouvriers préposés aux marteaux dans les grandes forges. « Ciiargés de tous les outils, ils doivent les entretenir, les renouveler et n'en laisser jamais manquer ' ».

Mascarines (Faiseurs de). Titre qui appartenait à la corporation des boursiers.

Je n'ai rencontré ce mot dans aucun dictionnaire ancien ou moderne. Peut-être désigne-t-il le loup, sorte de masque fait de velours noir, mais ordinairement doublé de peau de chien '.

Dans une édition du Guide des marchands, j'ai trouvé marcarines.

Masques (Faiseurs de). Charles VI interdit le port des « faux visages * », mais François l" leur fit bon accueil. Sous prétexte de préserver leur fine peau des atteintes de l'air, les femmes purent ainsi faciliter le succès de bien des intrigues, el la mode devint sur ce point si impérieuse qu'une femme de qualité n'eiît osé sortir sans son masque.

' Guill. Je la Ville Neuvi', Les crieries de Paris.

- A. Trui|iiet, Les cent et sept cris, etc.

3 Miroir de Paris, t. V, p. 230.

* Kaeychpe'die méthodique, arts et métiers, t. Il, p. 532.

3 Voy. IJueauge, Glussuire, au mot masra : Savary, DIetionwire, t. II, p. 590; Littré, Dictionnaire, t. III, p, 4f>,'>.

I> Isambert, Anciennes lois françaises, t. VI, p. 844.

Les lioinmes, le roi en tête, ne tardèrent pas à ■idiipter une mode si favorable aux dissolutions d(? tous jrcnres. On lit dans le Journal dUui. bourgeois de Pans sous François 1" :

« 4 OCTOBRE 1516. Et pendant que le Roy esloil il Paris, il alloit quasi tous les jours faire des mounnons * en masques el habitz dissimulez et incognus.

.Mai Uill. Le Roy et aucuns jetines gentilzhonnnes de ses mygnons et privez ne faisoieiit (luasi tous les jours ([ue d'esire en liabilz dissinnilez et bigarrez, ayans masque devant leurs visages, allans à cheval parmy la ville ; etalloient en aucunes maisons jouer et gaudir, ce que le populaire prenoil mal ù gré ^ ».

Il tant croire que l'opinion du populaii'e lomhail peu le galant roi François, cartel l'aimée l.")3(j, nous le voyons commander une douzaine de masques luxueux, où l'art du peintre s'alliait à celui du tailleur '■'.

Le masque, resté en faveur sous Henri II et sous Charles IX, atteignit son apogée sous Henri III. Le roi. masqué et accompagné de drôles de son espèce, courait volontiers les rues, battant les passants, arrachant les coilbires des fennnes, commettant mille polissonneries de ce 11-enre. Les masques dont on se servait alors étaient de velours noir doublé de satin blanc. On les munissait à l'intérieur d'une chaînette terminée lantôt par une perle, tantôt par un petit ressort que l'on tenait entre les dents. Le ressort avait sur la perle l'avantage de déguiser la voix.

Les masques en étoffe étaient confectionnés par les tailleure et les passementiers * . Les cartonniers fournissaient les masques de carton, qui étaient décorés par la corporation des peintres, puis vendus par celle des merciers. Il en venait beaucoup de Rouen. A Paris, ce commerce était représenté par les sieurs Boille, rue du Vieux-Colombier, et Ducreux, au bout du Pont Notre-Dame.

.Sur l'histoire du masque, voj'. L. deLaborde, Le palais .V'i.-nrii/. p. 314.

Vov. Cache-nez (Fabricants de).

Masques d'escrime Faiseurs de). Voy, Armes (Maîtres d').

Massiers. Appariteurs, huissiers, etc. qui, précédaient, porteurs d'une masse, le roi, le chancelier, les cours souveraines, le recteur de l'Université. On les nommait aussi porte-masse, sergents à masse, sergents du roi, sergents d'armes, etc.

On trouve aussi maissiers.

Voy. Bedeaux et Gardes-champêtres.

Massons. Voy. Maçons.

Matelassiers. Faiseurs et aussi batteurs de matelas.

Au moyen âge, un bon lit se composai! d'une

I Farces.

* Pages 43 et 55.

'i Ilibliot. de l école des e/iartes, 26' annéf (\SG5),\i- 492.

i Voir les statuts de 1053.

MATELASSIERS — MKCH1N1-:S

paillasse, un matelas, un lit de plumos, un Iraversin et un oreiller.

L'enveloppe de cl larun de cesohjels se nommait laie ', cl était fournie par les Uiiers.

La paillasse était «rarnie de foin et de paille. Parmi les dépenses faites, par(]liarles V au château du Louvre en 1364, je relève celle-ci : « Pour cent aulnes de toiles à faire pailla.sses et autres choses, à 2 sols parisis l'aulne, x liv. par. ». El : « A A}j;nès la Cauche, eonsluriére -, pour avoir taillé mnif paillasses, icelles emplies de foin el de feurre ■', el cousues, xxii sols par. * ».

Le malelas, le lit de plumes, le Iraversin et l'oreiller étaient garnis par les coutiers, devenus plus tard matelassiers.

Les draps venaient de chez les liiigères.

On y ajonlait une couverture , œuvTe des couverturters et une coutepointe. cEU\Te de^coutepointiers.

Le matelas, dit miitkeras. muteras, mntriis, etc., se garnissait de laine et de coton.

Le lit de plumes était appelé cnusle, mute, couette, etc.

Le traversin, iraversatn, coussin, coissin ^, chevecier ou chereciel, se remplissait de duvet. Je lis dans un compte de 1352 : « A Pierre de Villiers, coulier, pour 66 li\Tes de duvet, à emplir les deux quarreaux*' de l'oratoire de Madame Blanche de Bourbon ' et le coussin de son matraz, 16 liv. 10 s. par. *.

L'oreiller, en latin auricula, auriculare, auricularium, puhinar, pulviims ", ressemblait tout à fait aux nôtres ; il était parfois l'objet d'un grand luxe. Un inventaire de 1353 contient cette mention: « Pour un orillier de veluyau '" vermeil, semé de perles d'orient... Pour un petit orillier plein de duvet, à quatre boutons de perles " ».

On voit apparaître au quinzième siècle, les matelas gonflés de veni, comme le prouve cette mention : « A Guillaume Dujardin, tapissier du Roy, pour avoir fait mener le lit de vent dudit seigneur, pour illec le faire habiller et y faire un souftlel neuf '^... » Ce matelas était formé d'une sorte de toile cirée, que l'on gonflait par un de ses angles au moyen d'un soufflet.

En 1759 le Jounuil écoHomi/jue propose de dresser les malelas en forme de manchon, « de leur donner une longueur (hmble de l'ordinaire, el de réunir les deux Ijouts de manière à ce que les deux parties fussent cousues ensemlile ».

Voy. Blanc (Spécialité de). — Coutiers. — Literie (Commerce de). — Taiers, elc.

* Turha «'n bas lai in.

2 (^' mot avait aku's Ir sens ilf coust-us*-.

3 !).■ |>ailli;.

* Lf Kuiix de Linc}', (U'iniilrs t/rs i/épe»si's ftiitea tut ehtttetiit tlti I^ottpre, ]i. 25.

^ Viiy. Ducaiigi', au mot voiitti.

•• Nuus (liriims anjinircriiui Irs ilcux mussin.'i.

1 MariL'<' cil i;!.-)a.

** Duuel-d'.Vivq, (toitiptrs ilr l' iirtjftiltrif, ]i. ISC».

ï* \ uy. Ducaii^'r, ait mot iiiit'irtiltirr.

10 Dr wlnurs.

1' l>aiis I)oui*l-(r.\LTi|, t.'utup/t's i/f i'iii-tfi'/i/iTtt\ 1". 320. 1- ^ "}■ -V. Jai, /Jir/iii/itiniri' rrifiijiif, \i. 791.

Mathématiciens. Titre que prenaient parfoiN les ariliiméliciens el les faiseurs d'instrumenls de malhémnlitjues.

Matines. Dans le Livre des métiers et dans les ordonnances du moyen âge, le mot matines désigne ordinairement l'iieure de minuit. « Li talemelier puent cuire les lundis si tost come malines de Ndsire Dame sonent ' ».

Matriculiers. \'oy. Marguilliers.

Matrones. Nom donné aux sages-femmes.

L'arlicle 16 des statuts qui leur furent accordés au seizième siècle leur recommande que, « sur toutes choses, elles vivent en femmes de bien el <r]iûnneur, ainsi que le nom de matronne ou saige-femme les y convie ». En 1601, leChàlelet (Il dresser le T?»!?//;» t/es malronues nu, siiiges femnus de Paris. Les staluU de 1699 el de 1768 se servent Inujoiiis du mol sage-fenune.

Voy. Sages-femmes.

Mazeliniers Madré Un iers .

•I Mazeriniers . \'oy

Mécaniciens. << Les méchaniciens sont ceux qui pu.-.t.<'denl el profes.senl la .science du méchanisme, sans le secours de laquelle rien ne se pratique dans les arLs el métiers. Les principaux objets qui servent de biise dans la méchanique sont le plan incliné, le levier, le coin, la roue, la poulie el la vis, dont l'enqdoi de chacun, l'ail à propos el suivant l'exigence des cas, nudiiplie le degré de force el de vitesse, et l'aeilite les effets de toutes sortes d'opéra lions * ».

Mécaniqxies ((îexs;. Au seizième siècle, les ouvriers sont souvent ■A\)Yie\éii gms me'caniques. Ducange ^ cite un arrêt de 1416, dans lequel le mol mecanici est déjà pris en ce sens, et une lellre de François II en 1.559 renferme l'expression (jetis mécaniques. Nicolas Poulain, dans son PrDci's-verhtd de la Ligue, dit ([u'il y avait ù Paris en 1587 « une graiide (|uantilé de voleurs et gens mécani(]ues, qui pas.soit le nombre de six, voire de sepi mille ' ». Enfin, dans Les tromperies de P. de Larivey, comédie écrite vers I6I1, le médecin déguisé en maçon dit il .\drian : « Cesl habil seul trop son mécanic(|ue, je ne voudrois pas pour je ne sç<iy combien qu'il fusl sceu ^ ».

Méchaniciens. N'oz. Mécaniciens.

Méchines. Le mol méciiine désigna d'abord une jeune lille. quelle que fût sii condition, même une conculiine. même une |)rosliUiée. Ce fui ensuite une domestique, une servante quel-

I J.icre lies métiers, liliv I, arl. 30.

- l{o/.t' (!•■ (iliantoisrau, Almnntick VtiHfthiH poitr 1777 , ail. iiHclianii'ii'ns, il 2'" l>artie, ji. 47.

Page 1