Ms el mrtiiTS, t. I, p
Mon.KlHS KN l'LATKK — MULl'TIllIiS
4«jri
priilii|ii(' en Fr<iiu'f iivîiiit le dix-seplième siècle. Sur l'Iiistoire, peu iiiléressaiile. ri la pi'ati(|iie de cel arl, vov. Fiipiel, Arl dit umuirur en plâtre, ilaiis ,].-K. Berlrarui, Dfscription des arts el métiers ^1780. I. XIV. [>. .')"().
Mouleurs en terre et en sable. Titre (pii apiiarleiiiiil aux Idrideiirs.
Moulineurs nu Mouliniers. Ou nominail ainsi les ouvriers employés au inoulinatfe des soies, et le nioulinafîe consistait à liler el ù tordre la soie au moyen d'une inffénieuse mucliine appelée moulin à soie.
Les statuts des moulineui-s exijjeaient six an.s d'apprenlissafje et trois" ans de eompafînonnage.
Kn [~'2'.i. Tours et Lvon possédaient uny:rand nond)re de moulins à soie, mais il n'v en avait {|n'un seul à Paris ' .
Mouliniers. \oy. Foulons. — Meuniers. — Moulineurs, etc.
Moulins à vent. .le récolte l'annonce >uivaMle dans un recueil de réclames publié en 1777:
« Dutour, serrurier-iiorloy-er, vient d'imaj^iner un moulin à la chinoise, susceptible par sa forme de prendre le vent en tous sens, et capable de monter soixante muids d'eau par heure sans aucun secours d'hommes ni de chevaux, et sans aucun bruit ni frottement - ».
MouUequiniers. N oy. Mulquiniers.
Mousseliniers. Fabricant.s de mousselines. Les premières mousselines, originaires de Mossoul, étaient de riches étoffes en soie et brochées d'or ■''. On sait c- qu'elles sont devenues par la suite.
\ ers la Kn du dix-huitième siècle, l'on ^'efforça d'encoura<jer en France la fabrication de la mousseline. Des essais furent faits à Paris l'I à Rouen, puis ii Lyon et dans le Dauphiné. Toutefois, des mousselines continuaient à venir de l'Orient, de Pondichéry et surtout du Henjrale *. La compagnie des Indes avait seule le droit de les introduire en France, les mousselines de Hollande et de Suisse étaient impitoyablement saisies à la frontière.
.\ Paris les magasins les plus en vogue, vers 1776, étaient ceux de mesdames :
Lejeune. rue Saint-Denis.
Bernard, rue Saint-Honoré.
Dufresne, rue Plàtrière '.
Moutardiers. Faiseurs de moutarde. La l'utile de t2'J2 mentionne dix moitslardiers, celle de 1300 en cite huit.
' .Savary, Diclionmirr du commerce, t. II, p. 820.
* Rozc de Chantoiseau, Atmanack Dauphin, 2" partie,
5 Francisque Mirliol, Histoire ties tissus île soie au moyen ngr, t. I, p. 317.
' Garsault, l'arf ilr la lingèrr. p. 124.
!• Almanaci /Jaupiiii pour 1777 . — La rue Plàtrière est devenue rue Jean-Jacques Rousseau.
Dès le seizième siècle , la moutarde de Dijon l'emportait sur toutes les autres. .-\u dixhuitième siècle, un sieur Maille, (|ui s'itititulail einniyrier-distillateur du roi, avait créé, disait-il, vingt-f|ualre espèces de moutardes , savoir : Moutarde
Rouge. A l'estragon.
En poudre '. Aux fines herbes.
.■V l'ail. A la grecque.
.\ux câpres el aux en- A la maréchale,
chois. A la marquise.
.\ la capucine. Aux mille feuilles.
A la chartreuse. Aux mousserons.
.Au citron. A la ravigotte.
k\\ jus de citron. A la reine.
.\ la (;iu)iseul. A la romaine.
\ la (;hoisy. Aux six graines.
.\ la conserve. Aux truites.
Son successi'ur .\cloC([ue y ajouta encore les moutardes :
.A la ciboulelte. De .santé.
.\ux cornichons. Noire.
.\ l'échalotte. Suave.
Aux morilles. Verte aux fines herbes.
A la tomate. Des quatre graines.
Cette ilernière, outre ses vertus comme condiment, était souveraine contre les enirelures.
Les moutardiers appartenaient à la corporation des vinaigriers. Les chandeliers prirent aussi ce titre h ilater du dix-septième siècle.
Voy. "Vinaigriers.
Muette (Sem.u.ne). Voy. Peneuse.
Muiagiers. Voy. vins (Marchands de).
Mule [Ferrer la). C'était acheter une chose pour quelqu'un, et la lui compter plus cher qu'elle n'avait coûté. Cette expression, 1res en vogue au dix-septième siècle, s'appliquait à toute tromperie commise par un subalterne et surtout par un domestique. On voit souvent les servantes ferrer la mule et le mulet, écrit le maître d'hôtel Audiger en 1692 -.
Au quinzième siècle, l'on disait battre le cahas : « qui est à entendre et faire acroire, écrit Chri.stine de Pisan, que la chose couste plus qu'elle •'* ne faict, el retenir l'argent * ».
Voy. Cuisinières et Servantes.
Muletiers. (Jonducteurs de mulets. A la Cour, un valet de ciuimbre du roi était dit capitaine de re'quipage des mulets. « Il commande ledit é([uipage, dont les mulets, conduits par des muletiers habillés de la livrée du Roy, escortés par un détachement des Cent-Suisses, servent à porter les lits du Roy el les tapisseries de
' Elte se vendait et s'expédiait sèclie, en pa.slil!es. - La maiso/i ri'glrf, liv. III, chap. 3. ■* La serv.inte.
' /.<• trésor île la cité îles liâmes, tdil. de 153l>, f" 121 recto.