‹ Dictionnaire historique des artsChapitre 336 sur 422 · TRIPIERS — TROUSSEAUX POUR MARIAGES · texte numérisé non relu

TRIPIERS — TROUSSEAUX POUR MARIAGES

et firent iiitei-venir en justice « six des douze préposés ;i la cuisson des aliats de bœufs et de moutons établis à Paris vieille place aux Veaux >>. Tout cela inutilement. Par an'êt du 2 septembre 1755, le Parlement donna gain de cause aux tableticrs '.

Les gi'rtisses provenant des échaudoirs étaient utilisées dans la savonnerie.

Tripotiers. Nom souvent donné aux paumiers. Dés le ([uinziéme siècle, on trouve lesjeux de paume f[iudillés de tripots.

Triqueurs de fruits. Officiers jurés créés en 1648, et supprimés en juin 1708.

Triquer signifiait séparer, mettre à part. L'article 15 de l'ordonnance de décembre 1672 ordonne aux marchands de bois de « triquer et empiler séparément les bois d'essences diverses ».

Trompes (Faiseurs de). On trouve cités 3 Inmperurs dans la Taille de 1292 et 4 dans celle (le 1300. En août 1297 ils n'étaient plus que 3, et ils demandèrent au prévôt de Paris de les réunir à la corporation des forcetiers. tout en leur conservant leur propre spécialité. Trop peu nombreux pour fournir à eux seuls une comnuinanié, ils avaient donc compris quels avantages offrait alors le régime corporatif. Ces trois trnmpenrs se nommaient Henry Lescot, Guillaume Damiens et Roger Lengleis ; ils affirmèrent au prévôt que « en toute la ville de Paris n'avoit ouvreers- de leur mestier, fors es hostelx ' des trois personnes dessusdites ».

Audix-huitièmesiècle.les fabricantsde trompes et de trompettes appartenaient à la corporation des chaudronniers. On faisait aussi des trompettes d'argent, mais celles-ci étaient l'œuvre des orfèvres.

Les mots liucttieurs, buisineors, huyssineurs, etc. désignaient au moyen àg-e les joueurs et les faiseurs de lusiiles ou buisities, longues trompes de conil)at qui servaient à rallier, à exciter les troupes. Une gravure du Dictionnaire de VioUelle-Duc * représente des ouvriers occupés à façonner des busines.

Vo}'. Luthiers.

Trompeeurs et Trompeors.

Trompes (Faiseurs de).

Vov.

Trompettes (Jurés). Officiers jurés qui accompagnaient le juré crieur ordinaire du roi et de la ville. Les ordonnances royales, les sentences de police, etc. n'étaient affichées qu'après avoir été pronudguéi's par le juré crieur.

Accompagné de trois jurés-lrompetles, il parcourait les rues à cheval, et s'arrélail dans les carrefours; une sonnerie de Ironipeltes gi'Dupail la foule autour de lui. Il dépliait alors sa pancarte,

* Arrfs/ con/irmiittf il'tnti' st'iitfncv (In V.hàtrlrl qui orthmaf l'exécution dfs rèijlfmens d'entre la ctïninnuauté des viaîtys tablrtiiTs-peignievs et les cuiseiirs de tripes.

^ Ouvroirs, atoliers.

3 I^i'mcures.

* /Jictioinitiirr du mobilier, t. II, p. 24-1.

et commençait ainsi : « Or, oyez, de par le Roy, notre sire, etc. )»

L'ordonnance était affichée le jour même, et se terminait par cette formule :

L'ordonnance cy-dessus a esté lûë et ptibliée à haute et intelligihle voix, à son de trompe et cry public, en tous les lieux ordinaires et accousltcmez, par moy Aimé-Richard Girault, Huissier à cheval an Chastelet de Paris, Juré-Crieur ordinaire du Rmj et de la Ville, Précoslé et Vicomte de Paris, y demeurant place Baudoyer, paroisse Saint- Gervais, soussigné ; accompagné de Louis-François Amiezar, Jacques Hallot et Claude-Louis Amhezar, Jurez-Trompettes, le 13 May 1732. à ce que personne n'en prétende cause d'ignorance, et aflicliée ledit jour esdits lieux.

Signé : Girault.

Notre coded'Instruction criminelle veut encore que l'ordonnance relative aux contumaces reçoive une publicité à peu près scmlilable'. L'ordonnance rendue, le 27 juillet 1889, par la liante Cour contre Boulanger, DiUon et Rocliefort se termine ainsi :

Enjoignons au premier huissier sur ce requis de mettre la présente à exécution; de la faire publier à son de trompe ou rie caisse, et af/ic/ter, tant à la porte du dernier domicile de Boulanger, Dillon et Rochefort, accusés absents, etc.

Troqueurs de chevaux. Voy. Maquignons.

Trottoirs. Voy. Paveurs.

Trousseaux pour miariages. Us étaient ordinairement fournis par les lingères et constituaient la partie la plus lucrative de leur commerce. Quand Louis XV maria sa fille aînée avec l'infant fils de Philippe V, la fourniture du linge formant le trousseau de la jeune mariée coûta cent mille écus^. Voici, en effet, de quoi se composait un beau trousseau vers la fin du dix-huitième siècle :

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