uj. dans le département de l'Oise
Les autres professions étaient bannies de l'enclos, soit (pie les règlemetds de police les eussent prohibées dans Paris, soit qu'elles exigeassent un trop grand emplacement, soit enfin qu'elles ne dussent être exercées (|ue dans un (juartier déterminé '. Les enfants qui présentaient des dispositions particulières pour ces métiers étaient conliés à des ouvriers du dehors.
L'apprenti de la Triiùté était réputé fils de maître, et il obtenait la maîtrise dès qu'il avait servi pendant le temps exigé par les statuts de son métier.
L'ouvrier qui désirait enseigner dans l'Iuipilal devait adresser sa demande au procureur géut^ral. Il était ensuite examiné par les jurés do sa communauté, en présence de l'administrateur de l'iiôpital et du procureur du roi au Chàtelet. La maîtrise lui était conférée d'office quand il avait entretenu et formé un apprenti.'
Les jurés qui voulaient faire visite dans l'enclos n'y étaient admis qu'accompagnés de deux administrateurs de l'hûpital et de « deux bons bour<reoisou marchands connoissans auxilits ouvrages ». Chaque année, soixaide enfants environ étaient placés en apprenti.ssage ; ils portaient un costume spécial, qui leur fil donner le nom d'enfants bleus.
11 existait encore à Paris trois établissements analogues : l'Hùpilal-Général. .-elui du .Saint- Esprit et celui des Knfans-Rouges.
Voy. Privilégiés (Ijieux).
Trinité d'été (La). Dans les statuts des métiers, ces mots désignent toujours le dimanciie de la Trinité. La l'rnu'ie'flf/i/reT était le dimanciie qui suivait la Pentecôte.
Tripiers. Cuiseurs et vendeurs de tripes et issues de bœufs et de moutons.
La Taille de 1292 ciie 3 tripiers, celle <k 1300 en mentionne (i.
Vers la (In du dix-iuiitième siècle, ce commerce comprenait sept ou huit ntiseurs de tripes, une vingtaine de marchandes tripières en gros, et une foule de marchaniles au détail.
Les marchandes de tripes en gros traitaient directement avec les bouchers, s'entendaient pour la cuisson avec les cuiseurs ou e'c/iaudeurs, qui avaient leurs échaudoirs à l'Apport Paris -, puis fournissaient les pâtissiers, cuisiniers, charcutiers, etc. Elles fournissaient aussi les tripières au détail. Celles-ci. un long couteau à la ceinture, et ayant devant elles un grand bassin de cuivre, débitaient au peuple du foie, du gras-double, des pieds, des têtes et des langues de moutons.
Il était interdit aux cuiseurs de tripes de vendre leurs os et ergots a d'autres qu'aux tabletiers-''. Le 11 avril 1749 les jurés de cette communauté saisirent 4.101 quarterons d'os de bœufs cliez des cuiseurs, qui s'empressèrent de porter plainte.
I Les imprimeurs, les libraires et les relieurs, par exemple, qui ne pouvaient s'établir hors des limites de rt'niviM-sité.
- .\uj. la place du Châlelet.
3 Voy. l'art. 21 des statuts de 1741.