VALETS
VALKTS !)]<: CHAUDIERE
7 valets cordoaniers.
1 valcl doreeur.
1 valcl drapier.
1 valet esi'rivairi.
T) valets escLieliers.
() valets espiciers.
I valet esluveeur.
1 valet fauier.
2 valets fei'piers.
1, valet feutrier.
1 valet du friiil.
1 valet fournier.
2 valets fi^antiers.
1 valet liiauiiiier.
1 valet leitier.
1 valet lombard. 1 valet marcliean.
'.) valets inareschaiis.
1 valet mercier.
1 valet mouleeur.
2 valets orfèvres.
4 valets pasteers.
2 valets paumiers.
5 valets peletiers.
4 valets pevriers.
1 valet poissonnier.
2 valets queus.
1 valet recouNTeeur.
2 valets scelleeurs.
7 valets seliers.
7 valets tailleurs.
5 valets talemeliers.
7 valets taverniere.
2 valets tonneliers.
1 valet uilier.
1 valet vinetier.
Dès la fin du treizième siècle, le mot valet commença a être pris dans le sens de domestique, mais à condition de le faire suivre d'une désifrnation particulière. C'est ainsi que la Taille de 1292 cHe^ dans la rue de Violeite ^, « Raoul, vallet à servir ' ».
Valets d'auberge. « Le devoir d'un valet d'aulierg'e ou d'hôtellerie est d'être en premier lieu bien assidu à la maison, afin d'être toujours prêt de recevoir et prendre les chevaux des messieurs aussitôt qu'ils arrivent ; de détacher leurs hardes, les porter en leurs chambres, et prendre garde qu'il ne s'en perde rien ; les débotter et leur faire apporter ce qu'ils demandent ; bien frotter les jambes de leurs chevaux, et les bien bouchonner partout, en cas qu'ils aient chaud ; prendre garde à leurs pieds et à leurs harnois.
Il faut aussi qu'un valet d'écurie soit prompt et diligent le matin, afin de panser et de donner à d('^euuer aux chevaux, et les tenir prêts aux heures que les cavaliers veulent partir.
Il doit encore tenir bon compte du foin et de l'avoine et de to\it ce qu'il leur donne, et en
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* l'ÏL'venut' impasst' Saint-I'^m'on.
3 Voy. ci-de.ssus l'arlicle Domestinues et ci-dessous li-s aie ii'les consacrés aux divers valetji.
instruire son maître ou sa maîtresse afin qu'ils
prennent leur mesure là-dessus pour compter avec eux.
Il faut aussi qu'il fa.sse promplement les commissions que les messieurs lui donnent, et (|u'il nettoie bien leurs souliei-s et leure bottes lorsrju'ils en ont * >».
Valets de chambre -. '< Il faut (ju'un valet (le chambre soit adroit et s'applique à bien faire li's commissions que l'on lui donne ; qu'il sache écrire, raser, peigner, et même coudre en cas de besoin ; qu'il ait soin de tenir les habil*> du stïigneur bien propres et bien nets, et de bien faire son lit et sa chambre.
Il faut encore qu'il ait soin du cordonnier, du tailleur, du perruquier, du chapelier, du marchand de bas. du rubaiiier et autres, et prendre gai'de qu'ils ne trompent point dans ce qu'ils font et fournissent au seigneur.
Il doit de même avoir un grand soin de tout ce que d'ailleurs il peut avoir entre ses mains, surtout des armes du seigneur, comme épées, pistolets, fusils et autres, et de rendre bon compte de l'argent qu'on lui donne pour la chambre, ainsi que des autres cho.ses dont il est chargé.
Lorsqu'il y a un valet de garderobe. il s'appelle l'aide d'un valet de chambre, et il doit iaire toute la grosse besogne qui concerne la chambre et la garderobe. »
Le valet de chambre d'enfants placés sous la direction d'un gouverneur ou d'un précepteur a des occupations diiférentes et une responsabilité plus grande encore. Il doit « avoir bien soin de toutes les hardes de ses jeunes maîtres, habits. linge, bas, souliers, chapeaux, les bien nettoyer et les raccommoder lorsqu'il y a quelque chose de rompu ; les coucher le soir et les lever le matin aux heures presci'ites, et tenir toujours leurs chambres bien propi'es et bien rangées ; les peigner, et leur aller quérir tout ce qui leur est nécessaire ; les suivre partout oii ils vont ; prendre garde qu'ils ne tombent ou ne se fassent aucun autre mal ; les empêcher de rien faire d'indécent et dire aucunes choses grossières ni deshonnètes; les mener au collège et les aller requérir ; avertir le gouverneur de tout ce qu'ils peuvent faire de mal en son absence, afin qu'il en fasse les réprimandes qu'il jugera à propos pour les en corriger •' ».
J.-C. Nemeitz écrivait vers 1720 : « Les valets allemands sont camarades de leur maître, les anglois esclaves, les italiens respectueux, les valets françûis sont les seuls qui commandent à leur maître * ».
Les mots écuyevs de chambre, chambrien, chamberiers, hommes de chambre, etc., sont pris dans le sens de valets de chambre.
Valets de chaudière. Dans les grandes maisons, valets char^jés de laver la vaisselle.
' .^lulinL-r, I.ii maison réglée fl602), liv. III, cli:i]i. 3.
2 Vuy. ci-dessus l'arliele ^'aiet.s.
3 .\udi{;er, La maison le'glér (1692), liv. I, cUap. 5, et liv. II, cliap. 3.
1 Le séjour de Paris, odil. do 1897, p. 37.
VALl'rrS CHAUFFK-CIRE -■ VANNIKRS
Valets chauffe-cire. Officiers dr lii praiide iliuiiccllcrie. Leurs fonctions é(<iifnl <ie « préparer In cire qui sert « sceller les expéditions de la cluuicellerio et de lii présenter au scelleur ' )>.
Valets de chiens. Ils jouaient un «jrand rôle dans le service royal de la vénerie. J'y trouve des ralels île limitrs, des valets à pied et à chera', des gardes des ifrunds lévriers, des petits valets coitchaiit arec les chiens, etc. *
Ils étaient dits parfois /«MtfcA(V/w.
Valets d'écurie. \'oy. Palefreniers et Valets d'auberge.
Valets de pied. Voy. Laquais.
Vallets. Vov. Valets.
Vandangeresses. Voy.
geurs.
Vendan
Vendre et de l'acheter (Impôt du). Voy. Tonlieu.
Vaneeurs. Voy. Vanniers.
Vaneres. Les vanneurs sont ainsi nommés dans les slatut.s accordés aux boulangers du treizième siècle ■'.
Vanetiers. Voy. Vanniers.
Vangeurs. Dans les briqueteries, ouvriers qui pétrissent la terre avec les mains. *
Vanneurs. Ils sont nommés vaneres dans les slaluls accordés aux boulangers vers la lîn du treizième siècle ^.
Vanniers. La Taille de 1292 cite :
4 vaniers.
1 vanetier.
1 vaneeur.
1 corielinier.
3 paneliers.
Celle de I30f) indique l corbeillier et 1 panelier, mais on n'y trouve aucun vannier.
Je relève enfin, dans la Taille de 1313, ces trois mentions :
Guillaume, le corbillonier.
Guillot l'Anglois, corhelleur d'osier.
Jehan, feseeur de paniers.
De leur propre aveu, les vanniei-s restèrent sans statuts jusqu'au milieu du (juinzième siècle : ■< ledit meslier des vaniers et quinquailiiers n a esté juré, et n'y a eu personne qui s'en soil prins garde ; ceulx du dit meslier ont vescu, (juant au fait d'icellui, sans ordre et police, et en a chascun usé ù son plaisir, sans avoir devant
• Oliyol, Trailr dm offices. I. IV, p. 470. î \'oy. les Etals ilr la France.
•' Litre lies métiers, titre I, «rt. 44. ' Uuhamt'l, L'art Hu bri^uelier, p. 170. 5 Litre lies métiers, titre I, art. 44
lesyeul.^ le bien delà chose piiblicque, en qiioy le commun peuple a esté grandement fraudé, intére.s,sé et endommagé ' ». Pour remédier a de si grands maux, « les maisires ouvriers de la comiuunaulté » a<lressèrent une « nmble siipplicalioti >. au roi Louis XI, (|ui s'empres.sii i24 juin I4(i7) de leur octroyer des statuts -. Clia(|iie maître ne pul avoir à la fois deux apprentis. La durée de l'apprentissage fui fixée il trois ans. Les fils de maître élaieid dispensés du chef-tT œuvre. Deux jurés furent élus pour iidministrer la communauté.
l)^ll^ le dernier article, les nuiîtres rappelèrent au roi ^ que « de toute ancienneté et dès si longtemps qu'il n'est pas mémoire du contraire ». ils ont eu l'autorisation de vendre divers objets << appartenans au faici de qninquaillerie et qui sont des appartenances d'aucuns ' autres mestiers y. Ils citent, dans le nombre, les cerceaux , lanternes , berceaux , quenouilles , cribles, pelles, fléaux, faucilles, écuelles, etc. .\insi s'explique le titre de quincailliers qu'ils conseiTèrent, même après que ceux-ci eurent été constitués en corporalion.
L'ordonnance dite des Bannières, qui date de l'année même où furent rédigés ces statuts, mentionne à la fois, dans la 46'" bannière, les vanniers et les ouvriers d'osier, sans doute parce que certains vanniers avaient adopté déjà une des spécialités dont je vais parler.
Les statuts de 1467 furent révisés au mois de septembre 1561. sur la demande de la communauté ^. On se borna, d'ailleurs, à augmenter un peu les di'oits de réception ù la maîtrise, et à faire élire quatre jurés au lieu de deux. L'article 5 nous apprend que la confrérie se réunissait à l'église du Saint-Sépulcre.
Nous voyons plus tard les maîtres de cette communauté divisés en trois classes :
1° Les maîtres vanniers-mandriers oti mandeliers. fabricants tous les ouvrages d'osier blanc ou vert qui ne sont point à claire-voie, sauf pourtant les vans à vanner les grains, et aussi les hottes à vin.
On nommait mandes ou mandres de grandes corbeilles munies de poignées.
2" Les maîtres vauniers-cloturiers ou closiers, fabricants de vans à vanner et de hotles à vin, mais ces objets étaient plus grands, plus forts et plus soignés que ceux des mandriers.
.'}"' Les maîtres ranniers-faissiers. fabricants la vannerie proprement dite et tous les ouvrages d'osier à jour.
Les mots faissel, faisselle, /isselle, etc. désignaient plus spécialement une corbeille à fromage.
A la fin du dix-huitième siècle, les vanniers a\-aienl pour patron saint Antoine, l'apprenlissage durait quatre ans, le compagnonnage deux
' Prélirainairo.s de t'ordonnance du 24 juin 1407. î Orftonii. rotfales, t. X^'I, p. 596- ■1 Je parle ici du projet qu'ils avaient soumis au roi et qui fut adopte.
' De quelques, ancien sens du mot aucun.
' Dans l''ontanon, Êitits et oritonnanees, t. I, |i. 1120.