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l'ssjpkbkdb eodolphb, (de ia?4 * la77«)~~ Les possesseurs des terres dans la Suabe et dans l'Alsace relevaient de la maisoa impériale de Suabe ; mais , après l'extioction de cette maison dans la personne de l'infortuné Gonradin, ils ne voulurent plus relever que de l'Empire. Voilà la véritable origine de la noblesse immédiate ; et voilà pourquoi l'on trouve pins de cette noblesse en Suabe que dans les autres provinces. L'empereur Rodolphe i'r vint à bout de soumettre les gentilshommes d'Alsace, et créa un préfet dans cette province; mais, après lui, les barons d'Alsace redevinrent, pour la plupart, barons libres et immédiats, souverains dans leurs petites terres , comme les plus grands seigneurs alle-
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mauds clans les leurs. C'était dan* presque toute l'Europe l'objet de quiconque possédait un château.
[ 1 27.4 ] Trois ambassadeurs de Rodolphe font serment, de sa part, au pape Grégoire x dans le consistoire. Le pape écrit à Rodolphe : ■ De l'avis des cardinaux, nous vous nommons roi des Romains. »
Alphonse x, roi de Castille, renonce alors à J'empire.
fia-5J Rodolphe va trouver le papo à Lausanne; il lui promet de lui faire rendre la Marche d'Ancône et les terres de Malhilde. Il promettait ce qu'il ne pouvait tenir. Tout cela était entre les mains des villes et des seigneurs, qui s'en étaient emparés aux dépens du pape *-t de l'Empire. L'Italie était partagée en vingt principautés ou républiques, comme l'ancienne Grèce, mais plus puissantes.
"Venise, Gênes et Pise, avaient plus de vaisseaux que l'empereur ne pouvait entretenir d'enseignes. Florence devenait considérable, et déjà elle était le berceau des beaux-arts.
Rodolphe pense d'abord à l'Allemagne.
Le puissant roi de Bohème , Ottocare m , duc d'Autriche , de Carinthie et de Carniole , lui refuse l'hommage.* Je ne dois rien à Rodolphe , dit-il; je lui ai payé ses gages.» Il se ligue avec la Bavière.
Rodolphe soutient la majesté de son rang. 11 fait mettre au ban de l'Empire ce puissant Ottocare , et le duc de Davière Henri , lié avec lui. On donne à l'empereur des troupes , et il va venger les droits de l'empire allemand.
[ 1 376 ] L'empereur Rodolphe bat , l'un après l'autre, tous ceux qui prennent le parti d'Ottocare , ou qui veulent profiter de cette division; le comte de Neubourg le comte de Fribourg , le marquis de Bade, le comte de Wirtemberg, et Henri, duc de Bavière. 11 finit tout d'un coup cette guerre avec les Bavarois, en mariant une de ses filles au fils de ce prince, et en recevant quarante mille onces d'or au lieu de donner u>e dot à sa fille.
De là il marche contre Ottocare; il le force de venir à composition. Le roi de Bohême cède l'Autriche , la Stirie et la Carniolc. 11 consent de faire un hommage-lige à l'empereur dans l'ilc de Camberg, au milieu du Danube, sous un pavillon dont les rideaux devaieut être fermés, pour lui épargner une mortification publique.
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Ottocare s'y rend couvert d'or et de pierreries. Rodolphe, par un fa*te supérieur, le reçoit avec l'habit le plus simple; et, au milieu de la cérémonie, les rideaux du pavillon tombent, et font voir, aux yeux du peuple et des armées qui bordaient le Danube, le superbe Ottocare à genoux, tenant ses mains jointes entres les mains de son vainqueur,
3u'il avait si souvent appelé son maître hôtel, et dont il devenait le grand échanson. Ce conte est accrédité, et il importe peu qu'il soit vrai.
[1277] La femme d'Ottocare, princesse plus altiére que son époux , lui fait tant de reproches de son hommage rendu, et de la cession de ses provinces, que le roi de Bohême recommenee la guerre vers l'Autriche.
L'empereur remporte une victoire complète. Ottocare est tué dans la bataille, le 26 août. Le vainqueur use de sa victoire en législateur. 11 laisse la Bohême au fils du vaincu, le jeune Venceslas; et la régence au marquis de Brandebourg.
( A nnaics de l'empire. )
OTTOMAN (le père) dominicain. —
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— Uue aventure singulière, et qui tient du roman , attira les armes ottomanes sur Candie. Six galères de Malte s'emparèrent d'un grand vaisseau turc, et vinrent avec leur prise mouiller dans un petit port de l'île nommée Calismène. On prétendit que le vaisseau turc portait un fils du grand-seigneur. Ce qui le fit croire, c'est que le kislar-aga , chef des eunuques noirs, avec plusieurs officiers du sérail, était dans le navire, et que cet enfant était élevé par lui avec des soins et des respects. Cet eunuque ayant été tué dans le combat , les officiers apurèrent que l'enfant appartenait à Ibrahim, et que sa mère l'envoyait en Egypte. Il fut longtemps traité a Malte comme fils du sultan, dans l'espérance d'une rançon proportionnée à sa naissance. Le sultan dédaigna de proposer la rançon , soit qu'il ne voulût point traiter avec les chevaliers de Malte, soit que le prisonnier ne fût point en effet son fils. Ce prétendu prince, négligé enfin par les Maltais, se fit dominicain : on l'a connu long-temps sous le nom du j>ère Ottoman ; et les dominicains se sont toujours vantés d'avoir le fils d'un sultan dans leur ordre.
( Essai sur ies mœurs. )
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CBTTB VILLE , 01 l'aBMBB DB LOUIS XIV.
(11 juillet 1708.) — Taudis que les affaires de la France devenaient de jour en jour plus mauvaises, le roi crut qu'en fesanl paraître le duc de Bourgogne, son petit-fils, à la tête des armées de Flandre, la présence de l'héritier présomptif de la couronne ranimerait l'émulation, qui commençait trop à se perdre. Ce prince, d'un euprit ferme et intrépide, était pieux, juste et philosophe. 11 était fait pour commander à des sages.
Elève de Féocton, archevêque de Cambrai, il aimait ses devoirs : il aimait les hommes; il voulait les rendre heureux.
Instruit dans l'art de la guejre, il regardait cet art plutôt tomme le fléau du genre humain et comme une nécessité malheureuse, que comme une source de gloire. On opposa ce prince philosophe au duc de Marlborough : on lui donna . pour l'aider, le duc de Vendôme. Il arriva ce qu'on ne voit que trop souvent : le grand capitaine ne fut pas assez écouté , et le conseil du prince balança souvent Je» raisons du général. Il se forma deux partis ; et, dans l'armée des alliés il n'y en avait qu'un , celui de la cause commune. Le prince F>u^ène était alors sur le Rhin ; mais toutes les fois qu'il fut avec Marlborough, ils n'eurent jamais qu'un sentiment.
Le duc de Bourgogne était supérieur