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dieux , parce qu'il est le maître de tous et le plus excellent de tous. » Porphyre (1) , qui, comme saint Paul (a), qualifie le Dieu suprême, de Dieu qui est au-dessus de toutes choses, ajoute qu'on ne doit lui sacrifier rien de sensible , rien de matériel, parce qu'étant un esprit pur, tout ce qui est matériel est impur pour lui. 11 ne peut être dignement honoré que par 1a pensée et les sentimens d'une âme vicieuse.
En un mot , saint Augustin (3) en déclarant avec naïveté qu'A n*o*e parler librement sur plusieurs semblables a bu*, pour ne pas donner occasion de scanda/e a des personnes pieuses ou à des brouillons, fait assez voir que les évêques usaient arec les païens pour les convertir, de la même connivence que saint Grégoire commandait deux siècles après pour convertir l'An de terre. Ce pape, consulté par le moine Augustin sur quelques restes de cérémonies, moitié civiles, moitié païennes, auxquelles les Anglais nouveaux convertis ne voulaient pas renoncer, lui répondit : « On n'ôte point à des esprits durs toutes leurs habitudes à l* fois ; on n'arrive point sur un rocher escarpé en y sautant, mais en s'y traînant pas à pas. »
Après cela fout-il s'étonner de la faveur qu'eurent les reliques dans l'esprit des peuples et des rois? Les sermens le* plus ordinaires des anciens Français se fesaient sur les reliques des saints. Ce fut ainsi que les rois Gontran, Sigebert et Chilpéric partagèrent les états de Glotaire , et convinrent de jouir de Paris en commun. Ils en firent le serment sur les reliques de saint Polyeucte, de saint Hilaire et de saint Martin. Cependant Ghilpéric se jeta dans la place , et prit seulement la précaution d'avoir la châsse de quantité de reliques qu'il fit porter comme une sauvegarde à la tète ae ses troupes , dans /'espérance que la protection de ces nouveaux patrons le mettrait à l'abri des peines dues à son parjure. Enfin le Catéchisme du concile de Trente approuve la coutume de jurer par les reliques.
On observe encore que les rois de France de la première et de la seconde race gardaient dans leurs palais un grand nombre de reliques, surtout la chape et
Ci) De t abstinence, 1. II, art. XXXIV.
(a) Romains , chap. IX,?. S.
(3; Cité de Dieu, Uv. XXII, ebap. Vin.