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leur associer dos histoires si suspectes, lesquelles pourraient scandaliser les faibles. ( Dictionnaire phitosopfi. )
HOME (la ville de).— pillés pah chablks-quint en 1 527. — La même fortune , qui mit un roi dans les fers de l'empereur, fit encore le pape Clément vu son prisonnier, sans qu'il le prévît, sans qu'il y eût la moindre part. [i5a5, 1537] La crainte de sa puissance avait uni contre lui le pape, le roi d'Angleterre, et la moitié de l'Italie. Ce même duc de Bourbon, si fatal à François 1". , le fut de même à Clément vu. Il commandait sur les frontières du Milanais unearmée d'Espagnols, d'Italiens et d'Allemands, victorieuse, mais mal payée, et «jui manquait de tout. Il propose à ses capitaines et à ses soldats d'aller piller Rome pour leur solde, précisément comme autrefois les Hérules et les Goths a vaient fait ce voyage. Ils y volèrent malgré une trêve signée entre le pape et le vice-roi de Nuples. [1527] On escalade les murs de Rome ; Bourbon est tué en montant à la muraille, mais Rome est prise, livrée au pillage, saccagée comme elle le fut par Alaric, et le pape, réfugié au château Saint-Ange, est prisonnier.
Lestroupcs allemandes etespagnoles vécurent neuf mois à discrétion dans Rome : le pillage monta , dit-on , à quinze millions d'écus romains. Mais comment évaluer au juste de tels désastres ?
Il semble que c'était là le temps d'être en effet empereur de Rome , et de consommer ce qu'a vaient commencé lesCharlemagne et les Othon : mais par une fatalité singulière , dont la seule cause est toujours venue de la jalousie des nations , le nouvel empire romain n'a jamais été qu'un fantôme.
La prise de Rome et la captivité du pape ne servirent pas plus à rendre Charles-Quint maître absolu de l'Italie, que la prise de François 1" ne lui avait donné une entrée en France. L'idée de la monarchie universelle , qu'on attribue à Charles-Quint , est donc aussi fausse et aussi chimérique que celle qu'on imputa de-
Suis à Louis xiv. [i5a8] Loin de garder Lomé, loin de subjuguer toute l'Italie, il rend la liberté au pape pour quatre cent mille écus d'or , dont même il n'eut jamais que cent mille , comme il rend la liberté aux enfans de France pour deux millions d'écus.
On est surpris qu'un empereur, maître
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de l'Espagne, des dix-sept provinces des Pays-Bas, de Naples et de Sicile, suzerain de la Lombardie » déjà possesseur du Mexique , et pour qui , dans ce temps-là même , on fesait la conquête du Pérou , ait si peu profité de son bonheur. Mais les premiers trésors qu'on lui avait envoyés du Mexique furent engloutis dans la mer; il ne recevait point de tribut réglé d'Amérique , comme en reçut depuis Philippe 11. Les troubles excités en Allemagne par le luthéranisme l'inquiétaient :
les Turcs en Hongrie l'alarmaient davantage : il avait à repousser à la fois Soliman et François i«r, à contenir les princes d'Allemagne, à ménager ceux d'Italie, et surtout les Vénitiens, à fixer l'inconstance de Henri vm. 11 joua toujours le premier rôle sur le théâtre de l'Europe; mais il fut toujours bien loin de la monarchie universelle.
( Essai sur les mœurs. ) ROSBACH ( bataille de ). — lb aoi
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moiselle Poisson, dame Le Normand, marquise de Pompadour , était réellement premier ministre d'état. Certains termes outrageans, -lâchés contre elle par Frédéric , qui n'épargnait ni les femmes ni les poètes , avaient blessé le cœur de la marquise, et ne contribuèrent pas peu à cette révolution dans les affaires, qui réunit en un moment les maisons de France et d'Autriche , après plus de deux cents ans d'une haine réputée immortelle. La cour de France , qui avait prétendu en 1741 écraser l'Autriche, la soutint en i^5o : et enfin l'on vit la France , la Russie, la Suède, la Hongrie, la moitié de l'Allemagne , et le fiscal de l'Empire , déclarés contre le seul marquis de Brandebourg.
Ce prince, dont l'aïeul pouvait à peine entretenir vingt mille hommes , avait une armée de cent mille fantassins, et de quarante mille cavaliers, bien composée, encore mieux exercée , pourvue de tout ; mais enfin il y avait plus de quatre cent mille hommes en armes contre le Brandebourg.
Il arriva , dans cette guerre , que chaque parti prit d'abord tout ce qu il était à portée de prendre* Frédéric prit la Saxe, la France prit les états de Frédéric depuis la ville de Gueldre jusqu'à Minden sur le Wéser , et s'empara pour un temps de tout Pélectorat d Hanovre , et de la
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liesse, alliée de Frédéric; l'impératrice de Russie prit toute la Prusse : ce roi, battu d'abord par les Busses , battit les Autrichiens , et ensuite en fut battu dans U Bohême, le 18 de juin 1757.
La perte d'une bataille semblait devoir écraser ce monarque ; pressé de tous côtés par les Russes, par les Autrichiens et par la France , lui-môme se crut perdu. Le maréchal de Richelieu venait de conclure prés de Stade un traité avec les Hanovriens et les Hessois, qui ressemblait à celui des Fourches Gaudines. Leur armée ne devait plus servir; le maréchal était près d'entrer dans la Saxe avec soixante mille hommes; le prince de Soubise allait y entrer d'un autre côté avec plus de trente mille , et était secondé de l'armée des cercle» de l'Empire ; de là on marchait à Berlin. Les Autrichiens avaient gagné un second combat , et étaient déjà dans Breslau; un de leurs généraux même avait fait une course jusqu'à Berlin, et l'avait mis à contribution : le trésor du roi de Prusse était presque épuisé , et bientôt il ne devait plus lui rester un village; on allait le mettre au ban de l'Empire ; son procès était commencé , il était déclaré rebelle; et , s'il était pris , l'apparence était qu'il aurait été condamné à perdre la tête.
Dans ces extrémités, il lui passa dans l'esprit de vouloir se tuer. Il écrivit à sa sœur, madame la margrave de Ban il h, qu'il allait terminer sa vie : il ne voulut point finir la pièce sans quelques vers ; la passion de la poésie était encore plus forte en lui que la haine de la vie. Il écrivit donc au marquis d'Aï gens une longue épître en vers , dans laquelle il lui fesait part de sa résolution, et lui disait adieu. Quelque singulière que soit cette épître par le sujet , et par celui qui l'a écrite, et par le personnage à qui elle est adressée, il n'y a pas moyen de la transcrire ici tout entière , tant il y a de répétitions ; mais on y trouve quelques morceaux assez bien tournés pour un roi du Word ; en voici plusieurs passages :
Ami, le sort en e«t jeté; Lu 4e plier dan* l'infortune, Son* le joue; de l'adveraité , J'accourcia le temps arrêté Que la nature notre mère A met joura rempli* de muère
A daigné prodiguer par libéralité.
D'un oœur assuré, d'un ©sil ferme Je m'approche de l'heureux terme
Qui va me garantir contre 1 es coupe du tort ,
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Sens timidité , aana effort.
Adieu , grandeur» 1 adieu , chimères !
De voabluettes passagère* Me* jeux ne sont plua éblouit.
Si votre faux éclat de ma naiaaonte aurore
Fit trop imprudemment éeloce De* deair» indiscrets , long-temps évanouis. Au soin de la philosophie , École de la vérité, zénoo me détrompa de lafrtvoKté Qui produit Ira erreura du songe de la vie.
Adieu , divine volupté, Adieu , plaiaira charmans, qui flatte» la mollesse,
Et dont la troupe enchanteresse, Par dealiena de fleura enchaîne la gaîté. Mais quefais-je, grand Dieu I eourbéaou* U E st-ce k moi de nommer lea plaiaira , I a Et souala griffe dn vautour , Voit-on la tendre tourterelle Et la plaintive Pbilomèle Chanter ou reapircr l'amour?
Depuia long-temps pour mai l'astre de la lumière N'éclaira que dea jour» eignaléa par mea maux; Depuia long-tempe Morphée, avare de pavots, N'en daigne plua jeter aur ma triate paupière. Je diaaia ce matin , lea yeux couvert* de pleura : Le jour qui dans peu va paraître M'annonce de nouveaux uni heurs ; Je diaaia à la nuit : tu vas bientôt renaître
Pour éterniaer mea douteura.
Voua , de la liberté béroa que je révère, O mànea de Caton , ô mânes de Bru tua ! Votre illustre exemple in'ecfaire Parmi l'erreur et les abus ; C'est voue flambeau funéraire Qui m'inatruit du chemin peu connu duvulgaue Que noua avaient tracé voa antiques vertu*. J'écarte les romane et lea pompeux fantômes Qu'engendra de ses flancs la supcrstitiou ; Et pour approfondir la nattj"" '
hv connaître ce que je ne m'adresse point à la religion.
J'apprends de mon maître Epk Que du temps la cruelle injure Dissout les êtres composée j Que oe souffle , cette étincelle, Ce feu vivifiant des corps organisés
N'eat point de nature immortelle.
Il naît avec le corps , s'accroît dans les »
Souffre de la douleur cruelle; H s'égare , il s'éclipse, il baisse avec le* i Sans doute il périra quand la nuit éternelle Viendra noua arracher du nombre des vivaja*. Vaincu , persécuté, fugitif dans le - Trahi par dea arma pervers,
Je souffre en ma douleur pi
Plua de maux dans cet univers, Que dans les fictions de la fable féconde N'en a iamais souffert Prométhée aux r
AJmsi , pour terminer mes peines , Comme ces malheureux au tond de len.
Las d'un destin cruel et trompant leurs ,., ., D'un noble effort brisent leur* Sans m' embarrasser des moyens , Je rompt les funeste* lien* Dont la fine et subtile trame A ce eorps rongé de chagrina Trop long-temps attacha mon âme.
Tu vois dan » ce cruel tableau De mon trépaa la juate cause.
Au moins ne pense pas du néant du careaa
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Que j'atmae k l'apothéote, Maiiloraque feprintempa, paraissant de M1J , , CJU, De son *ein abondant t'offre de» fleuri écloaea , Chaque fois d'an bouquet de myrtes et de rOiei