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le sérail, dont les Suédois attribuèrent la cause à cette unique conférence. Le uiufti fut déposé; le kan des Tartares exilé à Rhodes; le sérasquier, bâcha de liender, relégué dans une île de l' Archipel.
La Porte Ottomane est si sujette a de
Sarcils orages , qu'il est bien difficile de écider si en effet le sultan voulait apaiser le roi de Suède par ces sacrifices. La manière dont ce prince fut traité ne prouve pas que la Porte s'empressât beaucoup à lui plaire.
Le favori AJiCouinourgi fut soupçonné d'avoir fait seul tous ces changemenspour ses intérêts particuliers. On dit qu'il fit exiler le kan de Tartarie et le sérasquier de Bcndcr, sous prétexte qu'ils avaient délivré au roi les douze cents bourses malgré l'ordre du grand-seigneur. Il mit sur le trône des Tartares le frère du kan déposé, jeune homme de son âge, qui aimait peu son frère, et sur lequel Ali Coumourgi comptait beaucoup dans les guerres qu'il méditait. A l'égard du grand visir Jussuf, il ne fut déposé que quelques semaines après ; et Soliman hacha eut le titre de premier vizir.
Je suis obligé de dire que M., de VuAelongue et plusieurs Suédois m'ont assuré que la simple lettre présentée au sultan au nom du roi avait causé tous ces changement à la Porte ; mais M. de Fiervillc m'a de son côté assuré tout le contraire. J'ai trouvé quelquefois de pareilles contrariétés dans les Mémoires que l'on m'a confiés. En ce cas , tout ce que doit faire un historien , c'est de conter ingénument le fait , sans vouloir pénétrer les motifs , et de se borner à dire précisément ce qu'il sait, au lieu de deviner ce qu'il ne sait pas. ( Uùtoir* de Charles XII ) .
VŒUX monastiques. — kxbmplb du m aox qu'ils bii fajvtsnt. — N'est -on pas attendri quand on découvre les secrets des cloîtres, les turpitudes, les horreurs, les tourmens auxquels se sont soumis de malheureux en fans qui détestent leur état de forçat quand ils sont hommes, et qui se débattent avec un désespoir inutile contre les chaînes dont leur folie les a chargés ?
J'ai connu un jeune homme que ses paréos engagèrent à se faire capucin i quinze ans et demi; il aimait éperdûment une fille à peu près de cet âge. Dès que ce malheureux eut fait ses voeux â Fran-