‹ Dictionnaire historique des événemens remarquablesChapitre 47 sur 183 · GRE · texte numérisé non relu

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cul où Ton doive se contenter de l'à-peaprès. Il faut commencer par connaître an juste la distance de la lune à la terre ; et pour la connaître il est nécessaire d'avoir' la mesure de notre globe.

C'est ainsi que raisonna Newton ; mais il s'en tint , pour la mesure de la terre , à> l'estime fautive des pilotes qui comptaient soixante milles d'Angleterre, cest-àdire , vingt lieues de France , pour un degré de latitude, au lieu qu'il fallait compter soixante et dix milles. II y avait , à la vérité, une mesure de la terre plus juste. Snellius avait donné cette mesure au commencement du dix-sejptième siècle ; et Norvood , mathématicien anglais , avait, en i636, mesuré asses exactement un degré du méridien; il l'avait trouvé, comme il doit être , d'environ soixante et dix milles. Mais cette opération faite trente ans auparavant, était ignorée de Newton , ainsi que celle de Snellius. Les guerres civiles qui avaient affligé l'A ngleterre, toujours aussi funestes aux sciences qu'à l'état , avaient enseveli dans l'oubli la seule mesure juste qu'on eût de la terre ; et on s'en tenait à cette estime va-

fue des pilotes. Parce compte, la lune tait trop rapprochée de la terre, et les rapports trouvés par Newton ne donnaient aucune proportion ni avec la raison inverse des* distances , ni avec celle de leur carrés. Il ne crut pas ciu'il lui fût permis de rien suppléer, et d accommoder la nature à ses idées; il voulait accommoder ses idées à la nature : il abandonna donc cette belle découverte, que l'analogie avec les autres astres rendait si vraisemblable, et à laquelle il manquait si peu nour'êire démontrée ; bonne foi bien rare,** njoi seule doit donner un grand poids àTps opinions.

(Philosophie de Newton.) GRÉGOIRE LE GRAND, pape. —

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TANTiif ( i a mars 6o4- ) — Ce pape , consulté parlé moine Augustin sur quelques restes de cérémonies , moitié civiles , moitié païennes, auxquelles les Anglais nouveaux convertis ne voulaient pas renoncer , lui répondit : c On n'ôte point à des esprits durs toutes leurs habitudes à la fois ; on n'arrive point sur un rocher escarpé en y sautant, mais en s'y traînant pas à pas. »

La réponse du même pape à Constantine , fille de l'empereur Tibère Constantin et épouse de Maurice, qui lui

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