‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 12 sur 66 · LK · texte numérisé non relu

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L’oraison funèbre de François de Eaval Montmoreney;.

dont un passage remarquable est reproduit dans l'Encyelopédie Canadienne, est due à l’un de ces deux prêtres. Combalot (Charlotte de) duchesse d’Aiguillon, protectrice et fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Québec. Concha (le général,) guerrier expérimenté des guer-

res civiles de l'Espagne, capitaine-général de Cuba ces.

années dernières, a conservé cette île révoltée à sa gouveraine en dépit des flibustiers américains (1851) qu’il a traités selon leur mérite.

Condé (Henri Il prince de) deuxiéme Vice-Roi propriétaire de la Nouvelle-France, succéda à Charles de Bourbon, comte de Soissons. Il céda en 1620 sa viceroyauté au inaréchal de Montmorency son beat-frère, plus occupé lui-même des troubles de la Frances que des affaires du Canada.

Conner (le commod re) de ia marine des Etats-Unis, dont les armes ont échoué deux fois dans l’attaque d'Al-. varado durant la dernière guerre du Mexique.

Constantin [J. B.} contemporain, notaire profond de la paroisse de St. Vincent Ge Paul, où:1l est né en 1783. Modeste et amateur de la vie retirée, dont il sait utiliser les avantages, il n'a occupé que les charges publiques dont les devoirs, graguitement remplis, étaient d’une nature toute locale. N'ayant de pass on que pour la lecture et l'étude, c’est en s’y livrant presque exclusivement qu’il est devenx un homme très instruit et spécial en plusieurs choses. Il est auteur d’un traité inédit de droit à l’usage des étudians qui se destinent à la profession de notaire,

Contrecœur [Pierre Claude de Pecaudry Ecui:r Sieur de, ] fils de Pierre annobli en Canada par Lettres Patentes du mois de Janvier 1661 suivant les Mémoires publiés par. la Société Littéraire et Historique de Québec, eut une assez grande influence sur les événemens de son temps et eut la bonne fortune de vaincre par ses lieutenans le général Bradäeck à la bataille de Mononghahela, et Washington au fort Necessity. 11 ne commanda pas seulement au fort Duquesne. puis sur le territoire de l’Ohio, mais aussi en Acadie, dont: on disputait une partie à l'Angleterre. Cette famille ne disparut pas encore ‘à la conquête, et l’auteur de la vie de Marguerite Bourgeois, cite un.seigneur du nom qui se signala par sa charité

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ét sa muuifieence. Le dernier rejeton- a été victime d’uu accident à la chasse. a.

Cook (James) un des plus grands navigateurs qüi aïent existé, servait sur le Mercury dans l’expédition de Québec, sonda le Saint Laurent à la vue du camp de Beauport et dressa une bonne carte de ce fleuve au-dessous de Québec. Il servit ensuite à la reprise de Terre- Neuve. Nous n'avons pas à entrer iri dans le détail de ses voyages et de ses nombreuses découvertes, entre les quelles est celle des Iles Sandwich qui constituent encore un royaume. Tout le monde connait sa mort. Il était membre de la Société Royule de Londres.

Cooke (Thomas) premier évêque des Trois Rivières.

Cooper (Fenimore) décedé en 1851, une des grandes gloires littéraires des Etats-Unis. Dans ses romans intitulés Œt/ de Faucon, le Dernier des Mohicans, L'Ontario, Les l'ionnicrs, La Prairie, L'Espion, Le Corsaire Rouge, Cooper a créé un genre de romun à lui, et qui n’& pas moins de charmes que le genre adopté par Walter. Scott. Il a peint à perfection la race rouge, et lui a rendu justice, —il l’a rendue impérissable ! La Bédoliére a donné ane assez bonne traduction francaise de ces romans. Cooper visita la France en 1828 et en 1532, et fut fort bien accueilli par Lafayette.

Cortox et Quitequetzel, les deux seuls humains qui survécurent selon le récit diluvien des Mexicains.

Cotubanama, roi de la province de Higuey à Hayti, fut celui qui résista le plus longtems aux Espagnols dans les montagnes de son pays ; mais il finit par être pris et mis à mort.

Coulonges. Voyez D’Aillebout.

Co'rcelle (Daniel De Remy De) gouverneur de Ia Nouvelle France après M. de Mesy, eut d’abord pour supérieur le marquis de Tracy, Lieutenant Général dt Roi dans les Deux Amériques. Ilest le véritable fondateur de Cataracoui aujourd’hui Kingston ; il gouverna avec sagesse et fermeté et se fit aimer des Sauvages.

Courcy (les frères De) écrivaius français, Canadiens par leur mère, croyons-nous.—Pol De Courcy a écrit le Nobiliaire de Bretagne où l’histoire de la noblesse bretonne ; Charles, plus connu sous ie nom de La Roche- Héron, a donné une Histoire Ecclésiastique des Etats-

Unis. Les Servantes de Dieu en Canada et est un dés.

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Collaborateurs de l'Univers. On lui dait des écrits dé- Ætachés qui devront contribuer à éclairer l’opinion chez :no8 voi-ins.

Courval (Poulin de) famille canadienne qui a fourni .quatre ou cinq prêtres et un ingénieur. Nous citerons diaude Poulin de Courval qui.exerça le ministère de 1707 4 1757, année de sa mort, Michel, ardonné avec six “autres prêtres le 8 octobre 1713,.mort le 17 Février 1760, et Joseph Claude ordonné en 1787. Je crois que c’est .@elui qui fit insérer dans l’Aurore des:Canadas de Bibaud 4e prétendues notes sur la Botanique, qui furent sévèrement critiquées dans le temps.— Le Sieur de Courval tenta d’incendier la flotte de Wolfe au moyen de cageux -dartiiices. Les abrév ations “ Par le S.... de C ..,” qui se trouvent en tête des Mémoires sur le Canada publiés par la Société Littéraire et Historique de Québec, peuvent les lui faire attribuer.

= Copley (John Single on) célèbre peintre d’histoire, né à Boston dans le Massachusetts en 1738, mort à Londres en 1815. Il était passé en Angleterre en 1776, s: livra d’abord au portrait et réussit si bien, quoiqu'il n’eût pas eu de maître, qu’il fut admis à l’Académie Royale. I -embrassa plus tard le genre historiqie, le plus élevé de tous, et la Mort de lord Chatham établit d’une fois sa réputation. Le Siège de Gibraltar, qui fut placé à Guild Hall y ajouta encore, et la Aort du major Pearson la soutint. Les Etats-Unis ont fourni à l'Angleterre trois grands peintres, Copley, West et Brown.

= Cordova (Jose) général en chef de l’armée auxiliaire de la Colombie en Bolivie, fut d’un grand secours à Bo- Mivar, mais il se créa depuis un parti. 1lfut cependant défait et tué à Antioquia le 17 Novembre 1829 par le &éneral O’Leary.

Cornuti, savant italien qui publia l’an 1635: Cana- .densium plantarum, aliurumque nondum .editarum His- 4oria.

Cornwallis (lord) célèbre capitaine anglais, fut le bras droit de Sir William Howe, battit ensuite Greene, Morgan, Gates et Lafayette, et fut pris 4 York-Town, A fut ensuite Vice-Roi des Indeset D’Irlande, conquit Je Ceylan, vainquit Tippo-Saïb, prit le général Humbert, ‘t signa la paix d'Amiens, Il égala en rapidité les géhéraux qu’eut depuis la république française.

“Craig (Sir James) général de quélqune réputation et -ÿouvernant mal habile, fit la guerre de l’indépendance américaine, conquit le Cap de Bonne Espérance, prit à dos l’escadre Batave de l’amiral Lucas, qui fut obligée de se rendre à l'amiral Keith, commanda une urmée d'observation de 20,(00 hommes dans le royaume d’Oude, fit une descente dans le royaume de Naples et commanda à Palerme. Il rapporta de la Méditerrannée cet esprit d'espionnage auquel se réduisit en Canada toute Ja philosophie de sa politique. Il ne tint aucun compte des forrres constitutionnelles, et quand les Canadiens li firent voir en dépit de tous ses efforts pour les asservir, qu’il: y entendaient quelque chose, il chercha à secouer tout-à-fait cet obstacle en envoyant, en 1809, son secrétaire Ryland, solliciter en Angleterre la suspension de cette constitution. La guerre avec les Etats-Unis était imminente: le cabinet anglais vit qu’il fallait rappeler vitement ce sabreur bon uniquement pour les soldats anglais. Ne pouvant compter sur la milice canadienne, il songeait à se borner à la défense de Québec, quand il fut remplacé par Sir George Prevost. Il partit haï et mourut peu de temps après.

Craven (lord) Palatin de la Caroline en 1709, en vertu de la constitution rédigée par Locke et Shaftesbury, triompha de plusieurs tribus sauvages.

Crawford, célèbre sculpteur américain vivant.

Crémazie (Jacqrnes) de Québec, avocat, le premier Canadien qui ait compilé un livre de droit criminel. I] est dédié à lord Aylmer.

Crespel (le R. P. Emmanuel) de l’ordre réformé de St. François, Supérieur-Général et Commissaire de son ordre en Canada, mort à Québec en 1775 et auteur de deux relations intéressantes. Il avait suivi, en qualité d’aumônier, M. de Lignery dans son expédition contre les Outagamis.

Cnighkoff, habile artiste contemporain, ci-devant de Montréal, réussit surtout dans les scènes de la vie sauvage et de la vie des champs ou de nos campagnes.

Croysille (le Sieur de) gentilhomme bas-normand en faveur duquel Lebrun ( Tableau des Deux Canadas) prétend que fut érigée la baronnie de Portneuf, mais qui ne devint baron du lieu que par alliance avec le Alle d’un baron de la famille des Babineau.

Crowne (James) poëte américain, mort à Londres. en 1703, donna Charles VIII. poème, la Querelle d'Eglise et dix-sept tragédies et comédies. |

Cugnet, famille canadienne illustre dans la robe, et qui comprend André Cugnet, Procureur-Général du Roi de France en Canada, François Etienne, Premier Conseiller au Conseil Souverain de Québec, Thomas Marie, le premier (anadien qui, après avoir suivi les conférences du Procureur-Général, reçut des Lettres Patentes de conseiller assesseur (17543) François Joseph, dont nous allons faire l’urticle, '} homas, son frère, le même peutêtre que Thomas Marie, qui passa en France à la conquête et fut conseiller honoraire en Cour Souveraine à Blois, Guillaume André, prètre le 22 septembre 1753, mort en 1758, et J.T, Cugnet, fils de François Joseph, qui fut traducteur des lois.

(François Joseph) Ecuier seigneur de St. Etienne, jurisconsulte et feudiste, parait avoir eté conseiller au Conseil Supérieur sous les Français et Pavoir suivi à Montréal en 1759. Le général Amherst avait laissé au Canada ses lois; le général Murray, son lieutenant à Québec, nomma, le 2? novembre 1760, M. Cugnet Procureur-G'énéral et Commissaire de la Cour ct Conseil de Guerre dans toute l'étendue de la côte du Nord de son gouvernement convme homine de bonnes mœurs et capacité en fuit de lois. Sur lui tombait tout le poids des affaires, les militaires constitués juges ne connaissant pas les lois françaises ; aussi l'attribution de Commissaire se trouvait elle jointe à celle de Procureur-Général. Sous un autre régime, 1l devint le Secrétaire du Sénat créé sous le nom de Conseil Législatif. Carleton ne l’apprécia pas moins que Murray, et il fut sous lui le principal rédacteur de l’'Extrait «des Messieurs ou réforme de la Coutume de Paris, que ce général le chargea de faire avec MM. Juchereau, Pressard et autres, et qui fut imprimé à Londres en 1773, après avoir été revu par Sir James Marriot, avocat général, et Thur!'ow et Wedderburne, Procureur et Solliciteur-Généraux d'Angleterre. Ilest digne de remarque que les légistes canadiens étendirent leur travail au droit criminel. Cugnet refit seul son travail sur la partie civile et le publia sous le titre de Traité des Anciennes Lois Cou-

tumes et Usages de la colnnie du Canada. Québec, 1775;. chez Wiil. Brown. On le trouve quelque fois relié avec:

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un petit traité de Police et des Extraits raisonnés des Edits, Déclarations, et Règlemens des Rois, er des Ordonnances et Jugemens des Intendans, qu’il publia au soutien de ses traités et pour répondre à des critiques envieux, Dansce travail partiel, mais qui dut encore lui coûter beaucoup de peine, il disait: “:l serait à sonhaïter que le gouvernement les fit imprimer, parce qu’ils sont une partie de la loi coutumière de cet Province.” Ce conseil {ut suivi sous Sir Robert Shore Milnes., Son ouvrage le plus considérable après sa Coutume fut son traité’ des Fiefs qui, bien qu’il paraisse avoir été ignoré ou du moins négligé par les législateurs anti-féodaux des deruiers tems, est extrêmement bien fuit et infiniment précieux pour l'histoire de notre pays. L'Exrrait des Messieurs me semble être le meilleur et le plus clair travail existant sur la Coutume de Paris. Jlest bien écrit, mais il n’est pus dû à la seule plume du Cugnet, et fut revu. Un auteur de droit fesait autrefois peu d'attention au style, et c’est ce que fit aussi notre juriste canudien, qui avait pourtant des dispositions à écrire clairement et agréablemenut. Son style peut quelquefois servir de modèle : d’autres fois, il est tellement coupé, incorrect, qu’il est inintelligible. Ayant suiviles Conférences que le Procureur-Général donnait sous les Franceuis, il avait été mis sur la voie de Pétude du droit Romain, sans laquelle on n’est pas jurisconsuite, et lu lecture de ses ouvrages fait voir qu'il s’y était rendu profond. Dans un temps où toutes Les procédures anglaises devenaient à 11 mode, il. fut utiie au gouveruement duns lafluire ce l'agent Cochrane, et sur le refus du Procureur-Générai, depuis Sir James Monck de le poursuivre, il guida le Solliciteur- Général Williams et fit recouvrer ceut mille louis par le procédé français par saisit-arrêt, qu’on adopta. Il fut un temps ou les Canadiens ne pouvaient se faire jour au barreau ; mais Cugnet pratiqua toujours du moins en qualité d’avocat consultant. A en. juger par sa Consultation pour MM. de Niverville seigneurs de Chambly, que m’a remise M.. George Baby, ses consultati ns égalaient en méthode et en clarté celles des avocats français de réputation. Celle-ci est d’une belle, très belle petite écriture, semblable à celle du beau manuscrit relié en veau que possède l’honorable P. Chauveau. (‘'ugnet était. éminemment patriote, il se prononce fortement en.

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:faveur des droits d’une famille dépossédée en ‘quélqne sorte par les Anglris, et dans son traité de Police, il-re- -grette les sages. ordonnan :es de la domination f ançaise et deplore le désordre qui leura succédé. Il ent assez d'influence pour en faire remettre quelques-unes en vigueur. Ce Canadien illustre mourut au mois de septembre 1789. Son:frère, conseiller honoraire à Blois, lui -survécut et vivait encure en 1800. M. Cugnet fils, traducteur des lois, est loué dans la Lettre de Monseigneur Hubert au Conseil .Législatif au sujet de l’érection d’une Université.

Culicuchima, général de PInca Atahualpa.

Cuitlahua, frère et successeur de Montezuma, s'étant saisi de l'empire , força Corttez à: faire une retraite désas- ‘treuse de Mexico. Mais la petite :véro!: l’emporta après un règue de quatre mois seulement, signalé, il est vrai, par la bonne politique, le patriotisme et le succès. Cupay, selon les Eloridiens, préside dans le bas-monde où les méchans-sont punis après leur mort: c'est leur Pluton.

Curygnançu, fameux togwi des Araucans qui força l’Espagne à reconnaître finalement l’indépendance de cette République fameuse, l’an 1773, 11 déploya la même habi- ‘leté et la même fermeté comme négociateur que comme capitaine. Le Biohio fut reconnu comme frontière de PArauque et du Chili, les anciens tratés furent renouvelés et un ministre résident de la République fut reçu à St. Jago.

Cuiateau de La Blaiserie (Jean-Baptiste) de la communauté de St. Sulpice, ordonné le 24 mai 1755, mort le 11 ‘février 1790, curé de la Longue-Pointe, donna origine au Collége de Montréal, dans le presbytère de cette paroisse, en 1773. Les classes furent transférés ensuite à la ville dans le Château Vaudreuil, qui prit le nom de Cullége St, Raphaël.

3 Cushing (Caleb) Procureur-Général des Etats-Unis, -Ci-devant ministre en Chive, où il a conelu un traité de Commerce avec le commissaire impérial Tsyeng (1844),

Cuthberth (James) écuier, émigré anglais, qui fit l’acquisition de la seigneurie de Berthier ap:ès la conqnête. Bien que protestant, 1l fonda pour ainsi dire, en 1766, l& \paroisse de St. Cuthbert, en donnant, pour y bâtir une +église, soixante arpens de terre, outre deux cloches et nn

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tableau de St. Cuthbert, à la seule condition qu» la nou-velle paroisse portât son nom. L’honorable James Cuthberth, fils, a été membre du Conseil Législatif et du: Conseil Spécial, et l’honorable Rubert Cuthberth l’a été du Conseil Exécutif.

Cuvillier (l'honorable Austin) habile financier canadien et f ndateur d’une grande maison de commerce, fut élu memvore du Parlement Provincial pour le comté de Huntingdon en 1815, et devint l’âine des comités sur le : budget. En 1898, il fut délégué, avec l'honorable D. B. Viger et l'honorable John Neilson pour présenter au Parlement Impérial une pétition de 87,000 Canadiens, se : plaignant de la privation de leurs droits politiques. Interrogé per un comité spécial, ses réponses furent précises et: marquées:au coin de l’habileté et de la connaissance des: affaires.. Mais il.n’alla pas jusque à approuver les 92 résolutions et perdit‘en conséquence son siége en 1834. Reélu. en 1841, sous l’acte d'Union, il fut porté à la présidence de l’Assemblée Légis'ative ; cependant, il ne partagez. pas les vues de l'administration Lafontaine-Baldwin à’ propos de la rupture de ces messieurs avec lord Metcalfe, se retira de la vie publique, et mourut quelques années: après. Un journal anglais: dé Montréal a proclamé que dans quelque pays que M. Cuvillier eût pu naître et dans quelque sphère qu’il eût pu se mouvoir, il: n’aurait pas: manqué de devenir un homme distingué, aucun de ses contemporains n'ayant surpassé son talent: pour les affaires.

Dabaiba, déesse des habitans- de Panama, née de race: mortelle, fut déifiée après sa mort et appelée la mère des: dieux. Quand il tonne, c’est, au dire des naturels, Dabaïba qui est en colère. |

Dablon (noble homme Simon) syndic de la ville de Dieppe, un des Cent Associés.

IL.—(Le R. P. Claude) :de la Compagnie de Jésus, Supérieur-Général des Missions de la Nouvelle-France, Recteur du Collége de Québec, membre du Conseil de la colonie, était arrivé en Canada l’an 1641, et mourut l’an. 1680. 11 tenta le premier de reconnaître le Mississipiy. découvert et oublié par les Espagnols. …

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Du Cunha et Astieda (les RR. PP.) de la même come gagnie, célèbres par leurs voyages et leurs découvertes dans la Sud-Amérique à une époque un peu plus reculée. Ils vérifièrent les observations de Pedro de Texeira, reconnurent la rivière des Ainazones, convièrent les peuples errans au christianisme et fondèrent trente-huit villages de néophytes ; mais les Paulistes, race de flibustiers, se mirent à les dévaster, La Cour de Mad-id fut obligée de permettre, en 1639, d’armer les néophytes du Paraguay.

D’Aillebout, très-illustre famille canadienne, qui parait éteinte, et qui se divisa en différentes branches, —D'Aillebout des Musseaux, D’Aillebout de Coulonges D'’Aillebout de Muntet, d’'Argenteml, de Perisny, de Cuisy, etc.

I.—On connait ce D’Aillebout des Musseaux, qui fit tant pour asseor Ville-Marie naissante sur des bases solides. Il était as-ocié de la Compagnie de Montréal,

II.—Jean D’Aillebout, d’abord gouverneur des Trois- Rivières, puis gouverneur et Lieutenant-Grénéra après le chevalier de Montmagny, chercha en vain à se liguer avec le gouverneur de la Nouvelle-Angleterre contre les Jroquois et à opposer une digue au torrent qui menaçait de ce côté : ces peuples franchirent toutes les bornes sous ce gouvernant et son successeur. Remplacé en 1651, il se fixa dans le pays et y mourut. Voyez Tonnancour,

III. —D'Aillebont de Coulonges, Directeur de la traite de la Nouvelle-France, obtint en 1656 cette seigneurie de Coulonges avec titre de châtellenie.

IV.—Un châtellain, son descendant, se signala dans les guerres de la Louisiane. La Châtellenie de Coulonges appartient de nos jours à Messieurs du séminaire de Québec.

V.—D’Aillebout de Mantet, fit une incursion dans les colonies anglaises et saccagen Corlar.

VI.—Gordien d’Aillebout de Cuisy se signala durant la première guerre avec les Américains.

Dalhousie (lord) Gouverneur et Capitaine-Général de V’Amérique Septentrionale Britannique après le duc de Richmond, avait signalé sa valeur en Egypte, en Espagne et en France, et avait été gouverneur de Flessingue et de Bordeaux dans les pays conquis. Transféré dè la Nouvelle-Ecosse à Québec, il devint homme de parti, donna

dans le projet des wxionistes, viola les priviléges des com

munes, pilla les coffres publics, et s'absenta pour plaider contre les Canadiens en Angleterre. D’un uutre côté, il conçut de l’estime pour la milice canadienne, encouragea l'agriculture, procura une charte royule au collége de Nicolet, fonda une société pour l’encouragement des arts et des sciences, et accorda son patronage à la Société Littéraire et Historique. Il était lui-même membre de la Société Royale d’Edimbenrg. Il se prêta encore volontiers à l'érection de nouvelles paroisses, mesure à laquelle ses prédécesseurs s'étaient opposés au mépris de POrdonnnee de 1791. Wellington le rappela en 1828 pour l'envoyer commander aux Indes, dont son fils a été Vice-Roi. IL fut un temps où il était si impopuluire, qu un jeune homme du nom de Valières forma le projet de l’assussiner.

D’Albert (Charles) hubile musicien domicilié à Montréal, memb:e de l'Institut Polytechnique, classe des beaux-urts.

Dallas (C. N.) littérateur anglais, ami de lord Byron, né à la Jamaïque, mort à Paris en 1524, fut ambassadeur à Lisbonne, écrivit en faveur des Jésuites et laissa aussi les mémoires de son ami et /’{listoire des Nègres marrons.

Daly (Sir Dominick) contemporain durant longues années Secrétuire-Provincial où gard des Sceaux en Canada, ci-devant gouverneur de Tobago et actuellement de l'Ile du Prince Edward,

Dambourges (le capitaine) un des héros de la défense de Québec sous Carleton, membre du premier Parlement Provincial pour le comté de Devon de 1792 à 1796.

Damours, ancienne maison canadienne, qui se signala surtout dons la robe. Le Père Crespel dit néanmoins que linfortuné capitaine De Freneuse, qui périt en mer commandant le navire La Renomméé (1736) était “ de d'illustre famille des Damours ”. Il loue fort sa fermeté et sa capacité comme navigateur. Voyez Relation des Naufrages du Navire la Renommée sur les côtes de l'Ile d’Anticosti dans le Magasin du Bas-Canada de Bibaud. Damours de Plaine se signala à la Louisianne.

Daulac. Voyez Dollar.

Dauversiére (J. Leroyer de La) membre de Ja compagnie de Montréal, en fut comme le premier moteur et l’agent-général. "M. Olieret luise sigualèrent à l’envi dans la fondation de Ville-Marie, et l’on doit particulièrement à M. de La Dauversiére celle de l’Hôtel-Dieu.

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C'était un homme d’une singulière sainteté, tel qu’il s’e trouvait au XVIIème siècle, et tel qu’il ne s’en est plus trouvé depuis parmi les citoyens.

Davidson [Lucretin Mariu] femme poëte, née en 1808 à Plattsbourg aux Etats-Unis [et non au Canada, comme ié dit la Biographie Classique de Barré], morte en 1825. Ses poésies passent pour des modèles de grâce et de sensibiité. Elles ont été publiées à New-York en 1829,

Dawson [J.. W.].F, G. S. ci-devant Surintendant de l’Instruction Publique à la Nouvelle Ecosse, Principal du Collége MeGill et de l'Ecole Normale de ce nom, professeur d'histoire naturelle, Il a été Président de la Société d'Histoire Naturelle , a été député à Albany, Pan dernier pour assister à la réunion de la Société Américaine pour lavancement des Scienc s, et ne s’y est pas accordé avec Agassiz sur lu pluralité des espèces chez l’homme,

Day [l'honorable Charles Dewey] Président de la Cour Supérieure à Montréal et du Bureau des Gourerneurs du Collége McGill, ci-devant membre du Parlement, Solliciteur-Général et conseiller Exécutif,

Debartzch [lPhonorable P. D.] chef d’une illustre famille canadienne et posseseur de plusieurs riches seignenries, membre de l’Assemblée en 1810 et du Conseil Législatif en 1815, fut de l'opposition, protégea Amury Girod et fonda un journal qui contribua beaucoup à amener l'explosion de 1837 à une époque où ce patriote, détrompé, aurait bien voulu arrêter/le to rent s’il eût été possible de le faire. Il reçut et traita chez lui le colonel Wetherall et sa colonne. Ses demoiselles ‘ont épousé MM. Drummond, Monk, Kierkowky et le comte de Rottermund.

Decazes, illustre maison fançaise du parti légitimiste, dont uu représentant, P. C. Decazes est domicilié en Canada. Ce fut un Decazes qui ferma la chambre des députés à la tête des Volontaires du Roi, en 1815.

Deicuil'ou Deicole, géographe Irlandris du VIlème siècle, qui mentionne l'Islande. Les discuss ons aux-

quelles la découverte de l'Amérique a donné lieu, ont. rappelé son livre oublié...

Delis'e: ou plutôt De l'Isle, nom commun à bien des failles canadiennes... Il fut porté par un chevalier: de

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Malte, gouverneur des Trois-Rivières, dont l’histoire loue la fermeté.

[Gabriel Aubin de] seigneur en 1736, sous Beauharnais et Hocquart, fut greffier de la Maréchaussée. Voyez Adhémar.

Demers [Jérôme] dernièrement décédé Grand-Vicaire de l’archidiocèse de Québec, avait été professeur de philosophie, puis de théologie. Le collége de Québec lui doit beaucoup, car s'étant dévoué à l’enseignement à une époque où les livres étaient rures en Canada, 1l compila des traités de physique, d'architecture, et a publié un livie d’Znstitutions Philosophiques plus orné d’érudition et plus instructif que la plupart des livres de cette nature envoyés d'Europe en ce pays. Les principes et les thèses seulement sont en latin, les développemens et les notes historiques sont en français. Ila en une polémique animée avec son confrère le grandvicaire Maguire, au sujet du Manuel de Locutions Vicieuses de ce dernier, Cet ccclésiastique utile à son pays avait refusé Pépiscopat,.

IT [Modeste] autre ecclésiastique canadien, a porté les lumières de l'Évangile presque jusque au pôle et est actuellement évêque de PIle de Vancouver à la Colombie.

De Fonte, amiral Espagnol, qui explora les côtes de Océan Pacifique l’an 1640, Les Mémoires de l’Académie des Sciences disent qu'il avait été précédé par deux jésuites.

De Meules (le Sieur) Conseiller du Roi, cinquième intendant de la Nouvelle-France l’un 1682, après le chevalier Duchesneau.

Denaut (Pierre) dixième évêque de Québec, fondateur du Collége de Nicolet, était né à Montréal en 1743, fut ordonné prêtre en 1767, et élu Condjuteur en 1694, sous Monseigneur Hubert ; le pape Pie VI confirma cette élection en le nommant évêque de Canathe. Il fut consacré à Montréal, qui parut devoir donner des évêques à la capitale, car Denaut, devenu évêque titulaire en 1797, eut pour condju'eur Joseph Octave Plessis. Il mourut à Longueuil le 17 janvier 1806 et y futinhumé. Ce prélat. était, dit-on, trés instruit.

Denis, illustre famille canadienne divisée en p'usieurs :

branches,—Denis de La Ronde, Denis de Bonaventure, Denis de Vitré, de Morampont.

I.—Le Sieur Touis Denis de La Ronde, qui battit le colonel Mark et le força de se rembarquer, abandonnant le siége de Port-Royal, fut capitaine des troupes de la marine, chevalier de St. Louis, seigneur en 1733, puis commandant de Chagouamigon. En 1735, MM. Beauharnais et Hocquart lui adressèrent un Mémoire your lui servir d'instructions, et lui recommandèrent, ou à son défaut, aa voyagur Guillory, Forster, père et fils, mineurs envoyés par le Raï: pour exploiter les mines du lac Supérieur. Il eut ordre en même temps d’étudier la topographie des veines, et de dresser un journal exact des observations de Forster père, par le moyen du fils, qui savait le français. Cependunt, tandis que le chevalier Denis de La Ronde se rendait utile dans ces régions lointaines, ses ennemis firent réunir sa seigneurie au domaine du Roi, sous prétexte qu’elle n’avait pas été mise en valeur. Ce contretemps ne l’abattit pas, et si l’on s’en rapporte à la pétition de Gaspard Denis de La Ronde à l’Assemblée Législative, en 1857,il vécut assez iougtems pour devenir un des associés de la Compagnie du Nord-Ouest sous les Anglais.

IL.—Gaspard Denis de La Ronde, un de ses enfans et héritiers a été ruiné, par un procès, dans lequel il a obtenu jugement de Sir James Stuart en 1842, mais qui est demeuré sans exécntion, et est réduit à demander au Parlement uu indemnité de cinq cent louis pour émigrer aux Etus-Unis, avec ses dix enfans.

ITI.—Le Sieur Denis de Bonaventure, frère de Denis le En Ronde, commanda un vaisseau du Roi et secourut Por-Royal.

IV—Le Sicur Denis de Morampont fat Prévot de la taisdiction des Maréchaux de France en Canada.

V.— (Paul) prêtre canadien, de la communauté de St. Sulpice, Principal du Collége de Montréal, est celui de nos compatriotes qui possède le plus le génie de la poésie. Son poëme religieux sur les ravages du typhus en Canada et les exemples nombreux de dévouement et de charité que ce fléau a occasionnés, est surtout digne d’être lu.

Denonville (Réné de Brisay marquis de) originairement colonel de dragons, gouverneur et Lieutenant-Général de la Nouvelle-France après M. de La Barre en 1685,

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“st surtotit connu par la fameuse pièce de supercherie ‘qu’il joua aux Iroqnois à Cataracoui, et ne se fit cepen- “dant pas plus respecter de ces peuples que son prédé- ‘cesseur. Il gouverna sans discernement et fut remplacé par Frontenac, en 1689.

De Quen (le R. P. Jean) de la Compagnie de Jésus, ‘Supérieur-Général des Missions de la Nouvelle-France et Rectenr du collége de Québec, membre du Conseil de la Colonie, gouverna spiritnellement toute l’église du Canada au nom de l’archevêque de Rouen [qui avait alors jurisdiction sur ce pays]'en qualité de son Grand-Vicaire. [Il était, arrivé en 1634. M. de Queylus le supplanta plus tard. Le P. De Quen reconnut de bonne grâce ses pouvoirs, et lui céda ; mais bientôt après l’archevêque xestreignit le Sulpicien à Montréal, et renvoya au jésuite de nouvelles lettres pour Québec. Le P. De Quen n’en usa pas longtems car il mourut ou laissa le pays en 1659, M. De Laval était au reste arrivé à Québec avec le titre de Vicaire-A postolique.

D’Eschambault, maison canadienne alliée à celles de Vaudreuil, de Choiseul et de Longueuil.

I.——Le chef de la branche canadienne paraît avoir été Alexis de Fleury, Sieur de D’Eschambault, de St. Jean de Montaigu, au diocèse de Luçon, duns le Poitou, qui #pousa à Québec Marguerite de Chavigny, veuve de Thomas Douaire, Sreur le Bondy, et fille de noble homme François de Chavigny de Berchereau et d’Eléonore de Grandmaison.

IT.—Joseph Fleury, sieur de D’Eschambault ou plutôt de La Gorgenditre, et gendre de l’illustre Joliet d’Antr- <osti, ayant épousé Claire, sa filie, en 1702, fut agent de la Compagnie des Indes, et fit comme tel un voyage en France en 1705.

III.—Son frère, ‘étant Procureur du Roi à Montréal, se signala dans la grande expédition du comte de Frontenao contre les Cantons Iroquois. Il devint Lieutenant-Général civil et criminel de cette jurisdiction après le sieur Juchereau en 1704, et conserva ce poste environ dix ans.

IV.—Joseph Fleury D’Eschambault appelé encore de La Gorgendiére, fut aussi agent de la Compagnie des

Indes. [l était né en 1709 et épousa Dlle Voron de Grandmemil,

Un.de ces D’Eschambault fat maintenu dans le patro-. rage de l'Eglise par sentence du Conseil Souverain.

V.— Ignace Fleury de la Gorgendière, qui épousa Dlle Prost, eut pour filles: Marie Elizaheth Geneviève, qui devint vicomtesse de Choiseul et qui laissa à ses cousinsgermains du Canada les deux ciuquièmes de ses biens situés en Amérique.

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