VI.—Louise, épouse du marquis de Vaudreuil, dernier
souverneur de la Nouvelle-France sous l’ancienne domipation.
VII.—Marie-Claire, baronne de Longueuil, et d’autres filles ou petites filles mariées aux capitaines Grant et Dumbar et au juge Frazer.
VIIT.— Etienne Fleury D’Eschambault se signala à St, Joan, fut fait prisonnier avec le Sieur Sabrevois de Bleury,
et devint capitaine dans le régiment des Volontaires Cu- .
nadiens Royaux.
JX.—Louis Joseph Fleury D’Eschambault, né à Montréal le 20 février 1756? fut conduit en France par le marquis de Vaudreuil, son oncle, étudia au collége de La Éléche, fut page de Louis XVT, et servit comme officier dans le régiment dit de La Couronne. Rappelé par son père lors de la révolntion française, il fut nommé, sur la recommandation de ses beaux-frères, enseigne dans le 24ème réginient anglais commandé par Île Hate néral Taylor, et devint plus tard major dn 109ème. Carleton lavait nommé de plus Inspecteur de la milice, en 1777. Sir l'obert Shore Milnes le nomma Député Agent des Affaires des Indiens, et Sir Robert Prescott, Surintendant des Abénakis de St. François et de Bécancour. Enfin il fat Surintendant des Postes. Ieut à Longueuil avec 5. A. FR. le prince Edouard, un combat simulé, bataillon contre batwullon. Lors de la dernière guerre, il fut créé par Sir George Prévost, Quartier-Maitre-Général de la Mihicc,se treuva avec 6090 hommes sur le chemin du
général en che us Américains, Dearborn, et le vit renon- .
cer à son Invision après le combat infiniment glorieux de Lacolle. I] servit d'intercesseur dans l'affaire de a
Pointe Claire Il mourut à Montréal en 1824 et fut inhu-. mé avec les ! 6 ücurs militaires. On connait trois de ses tils,—Louis. : je succéda par droit d'ainesse ; George, l’un des assoc * «le l'honorable Compagnie de Ja Baie
d'Hudson, et d ete r Fleury D’Eschambault, de Mont-.
Ph Cuie bia bot mg PA = A
lee SES td A bd C5, em Fm 09 FX
Ce ‘
réal, qui a fait ses études médicales à Paris. Les Fleury D’Eschambault paraissent être de la même famille que le cardinal Fleury, ministre de Louis XV, et il a été perdu dans le sac de St. Denis, par les troupes, une bague venant de ce prince et portant cette inscription à l’honneur de son ministre : Suo consilio Gallia florel.
D’Esglis [Louis Philippe Mariacheau] huitième évêque de Québec, né dans cette ville en 1710 et ordonné prêtre ‘en 1734, est le premier Canadien qui ait porté la mître, ayant été élu Coadjuteur en 1770. Le pape Clément XIV, par uné bulle de 1772, le nomma évêque de Dorylée èx partibus. Mons. Briand s'étant démis, il fut reconnu évêque de Québec le 29 novembre 1784, et prit possession le 2 décembre. Il mourut à St. Pierre, Ile d'Orléans, le 4 juin 1788, à 78 ans, et fut inhumé dans cette paroisse dont il avait été curé cinquante quatre ans.
Desjardins [l’abbé Philippe Jean-Louis] docteur de Sorbonne, décédé Grand-Vicaire de Paris, avait quitté la France durant le règne de la terreur en 1793 et exerça le ministère en Canada jusqu’en 1802, qu’il retourna en France. Louis Joseph Desjardins, son frère, arrivé en 1794, est mort en Canada.
Désormeaux Muarmet, citoyen de Paris qui, ayant épousé une canadienne, a fini par se fixer en Canada et y mourir. Son fils fit ses études au Collége de Québec et avait été envoyé à Paris suivre les cours de Ecole des Carmes, afin d’occuper ensuite une chaire à l’Université Laval, quand il mourut. MM. Lafontaine et Killaly, alors à Paris, se trouvèrent à ses obsèques.
Desplace [Jean-Baptiste] contemporain, admirateur de Lamartine et son délégué en Amérique dans l’intérêt du Cours F'amilier de Littérature, est l’un des trois associés étrangers de l’Institut Polytechnique du Canada. Lamartine a écrit à Bancroff: (*) “ Desplace est un autre moimême.” M. Desplace est un homme d’un esprit solide et d’un extérieur grave. Ila avec celà des manières très distinguées ; aussi a-t-il été fort bien accueilli en Canada.
Desrivières Beaubien [Henri] en son vivant avocat, le premier Canadien depuis Cugnet, qui ait publié un traité des Lois Civiles du Bas-Canada.
[*) Le plus brillant historien de l'Union, dont le nom a#té omis plus bant.
M. Beaubien, de Chicago, Canadien, est major-général de la milice américaine.
Dessalines.— Voyez Jacques Ier.
Dessaules [l’honorable L. A.] contemporain et érudit, fils de l’honorable Jean Dessaules, qui a été successivement membre de la Chambre d'Assemblée et du Conseil Législatif, est un des premiers conseillers par élection. IL a résigné la mairie de St. Hyacinthe. Dans cette situation il avait présenté au Nonce Bedini J’adresse des citoyens. de cette ville. Il s’est rendu utile dans le comité Lamartine.
D’Estimauvilje, nom d’une honorable famille canadienne : à
I.—Jean-Baptiste D’Estimauville était: Grand+Voyer à. Québec au commencemeet de ce siècle:.
II.—Chevalier R. D’estimauville, som député; voyagea beaucoup et publia Cwrsory View of the Local; Social, Moral an&'Political State of the Colony.of. Lower-Canada, Québec, 1829, pamphlet politique où il ne se montre pas Canadien, mais où il dit néanmoins beaucoup de vérités.
Devers [Sir Benjamen] officier de l’armée conquérante du Canada, vaincu par Ponthiac, en voulant secourir le Détroit.
Dieskau: [le baron] officier Saxon, qui fut nommé: oeommandant des armées dans la Nouvelle-France sur la recommandation du maréchal de Saxe, son compatriote, et qui fut vaincu et pris au lac George par Sir William Johnson [1755],
Dollard Descormiers et non Daulac: (*) citoyen de Ville-Marie qui, avec seize Montroyalistes, aux Chaudières de l’Ottawa (*), résista pendant plusieurs jours à 5 ou 700 Iroquois, qui devaient fondre sur Ville-Marie et Québec, où l’on fortifia les. couvens et les maisons. Il succomba ; mais son héroïsme sauva la colonie de grands ravages. Ce fait, comparable aux Thermophyles, a échappé 4 Charlevoix. (1658)
Dollier de Casson [François] prêtre de la Communauté de St. Sulpice et docteur en théologie, arrivé en Canada l’an 1665, devint Supérieur du Séminaire de Ville-Marie et écrivit une Histoire de l'Ile de Montréai:
mms
(DT. Viger..
oa
are te Mr bn ©
qu’on retrouve dans la bibliothèque Mazarine. Il mourut le 25 septembre 1701.
Donnacona, Agohanna ou chef de Stadacone, contemporain de Jacques Cartier, qui l’enleva pour l’emmener en France et lui faire confirmer en présence de François Ier lui-même les merveilles: qu’il avait racontées aux Français touchant le Saguenay. Le chef partit au milieu des regrets les plus manifestes de son peuple. If répéta dans l’audience qu’il eut de François ler tout ce: qu’il avait dit Un pamphlet fut publié à l’occasion de son baptême, qui eut lieu avec pompe à Rouen ; mais le climat de l’Europe lui fut contraire, et il mourut bientôt, ainsi que Taiguragny ei Domagaya, deux de ses- conseilliers.
Dorchester [Guy Carleton lord] général habile et gouvernant aimable né à Strabane en Irlande, en 1724, fut fait lieutenant-colonel dans les gardes en 1748: En 1758, il fut Quartier-Maître-Général d’Amherst à Louisbourg, et à Québec en 1759. Il fut encore officier-général au siége de La Havane sous le comte d’Albemarle, en 1762. Durant les longues années qu’il fut gouverneur de la Province de Québec puis des Canadas, il fut le meilleur ami des Canadiens, leur assura leurs lois et protégea le Clergé et même les ordres religieux. Lors de Pintroduction de la constitution anglaise, il alla audevant de priviléges populaires que la chambre d’Assemblée ne fut pas assez prompte à saisir et quon lur contesta depuis. Durant la guerre de l’Indépendance Américaine, il sut s’attacher la noblesse canadienne et les habitans de Québec ; la noblesse arrêta cinq mois les. Américains sur la frontière, Carleton eut le temps de mettre Québec en défense, et repoussa finalement linvasion, qui coûta la vie à Montgommery. Il prépara ensuite par une victoire navale et par:ses soins désintéressés l’expédition de Burgoyne: Enfin il parvint au généralat d'Amérique, que les négociations pour la paix rendirent infructueux en événemens militaires. Déjà décoré de l’ordre de Bain, il fut élevé à la pairie en 1786, et mourut en 1808. Ila eu-:un fils qui a joué un rôle secondaire dans la politique. Comme gouvernant, Carleton à marché—et cela à la tête d’un peuple étranger, sur les traces des Antonin et des Marc-Aurèle. Comme guerrier, son humanité lui a valü l’éloge des Botta et des Carlo Carli..
eg
ge
ne 2 2 DE, nn 6 PIE
Er a
Le
2 ner D me de
EC el
Dorion [A. A.] comtemporain, fils de Jacques Dorion, ancien membre du Parlement Provincial pour le comté de Richelieu, —ci-devant Bâtonnier de l’ordre des avocats 4 Montréal, membre du Parlement Provincial pour Montréal et chef de l’opposition depuis la retraite de Papineau.
Dosquet [Pierre Herman] quatrième évêque de Québec, né à Lille, entra d’abord dans la Société de St. Sulpice, exerça le ministère à Ville-Marie, puis fut Supérieur à Lizieux. La Société de St. Sulpice le céda plus tard à celle des Missions Etrangères. L’abbé Brisacier lenvoya à Rome où il remplit les fontions de Procureur des Vicaires Apostoliques des Indes. Benoit XIIT le sacra lui-même le jour de Noël de 1725, évêque de Samos, et le nomma Assistant du Trône Pontifical. Mons. de Mornay le nomma en 1729 Administ ateur de l’église de la Nouvelle-France. In cette qualité, il se brouilla comme François de Laval, avec l'autorité temporelle, au sujet de la traite de l’eau de vie. L’évêque de Québec ayant résigné en 1733, Dosquet lui succéda et résigna en 1739. Il exerça les fonctions de Vicaire Général de Parchevêque de Paris et mourut âgé de 86 ans le 4 Mars
Doucet [N. B.] contemporain, doyen des notaires publics à Montréal, commissaire avec MM. Van Felson et MeCord pour s’enquérir de l’état des lois sur la tenure seigneuriale, en 1842, auteur d’un traité sur les Lois du Canada en langue anglaise.
Douglas [amiral] qui s’éleva à ce rang par son eommandement dans le golfe St. Laurent, servit d’abord les Hollsndais, secourut Québec assiégée par les Américaius, équipa une flottile sur le lac Champlain et introduisit des changemens notables dans lartillerie navale.
IT, [A. G.} capitaine à demi-paie, qui publia en 1825 : Traduction libre et abrégée des Leçons de Chimie données par Sir Humphrey Davy à la Société d'Agriculture d’'Angleterre, dédiée aux Sociétés d'Agricultures du C'anada I vol. 8vo, puis Dix-Nouf Années en Canada Québec 1833, Il était familier chez mon père.
ITI.— [Louis Archambault, comte de] natif de Montréal en Canada, Chevalier de la Légion d'Honneur de St. Jean de Jerusalem ou de Malte, de $t. Maurice et de St. Lazare de Piémont, ancien député, membre du
Co réal l’an et S frèr ten anc De
tern Eco
in Sup env ral d’H D teur autr bine pou prés n’ét:
veu à re et € long mor cett D phe d’ét cor] Lar arts ten fait de sin:
Conseil Général de l’Ain et décédé au château de Montréal en Bugey le 27 Fevrier 1842 à 95 ans, avait succédé l’an 1770 à son oncle Charles Joseph de Douglas, comte et seigneur de Montréal en France, qui avec un de ses frères, accompagna le prince Charles Edouard dans sa tentative chevaleresque de recouvrer le trône de ses ancêtres, et fut fait prisonnier 4 la bataille de Culloden. De Ramezay, gouverneur de Montréal, était l’aiëéul maternel de Louis Archambauit. 11 n’y a pas eu en Ecosse de famille plus illustre que celle des Douglas.
Draper [lhonorable W. El] coutemporain, premier ministre en 1844, actuellement juge en chef du Canada Supérieur et Président de l'Institut Canudien de Toronto, envoyé du gouvernement canadien & Londres pour faire valoir les intérêts du Canada relutivement à la Baied'Hudson.
Drummond [l'honorable Lewis T.] ci-devant Solliciteur puis Procureur Général du Bas-Canada, s’est distingué autrefois comme criminuliste. Comme membre d'u cabinet, il à pris sur lui la responsabilité de la loi qui pourvoit à l’abolition du régime féodal. Il à assumé en présence de la Cour Seigneuriale, sa créaticn, un rôle qui n’était point de son ministère, mais pus populuire aux veux de fa multitude que celui qu’il avait naturellement à remplir pour le suzerain, qui est obligé de prendre fait et cause pour ses vassaux. Si Ja loi de 1854 fait à la longue de tous les censitaires des prolétuires, M. Drummond aura toujours pour «mis beaucoup de personnes que cette mesure aura enrichies dans l'intervalle.
Duberger [Jean-Baptiste] célèbre ingénieur, géographe et mécanicien canadicn, après avoir fait un cours d’étude classiques à Québec, devint dessinateur dans le corps des Ingénieurs Royaux et exerçait cet emploi en 1814 durant la dernière guerre. Dès 1809, le voyageur Lambert écrivait: % Avant que je quitte le sujet des arts en Canada, pays plus capable en apparence de soutenir que de créer le génie, [ ] je ne dois pas omettre de faire mention d’un monsieur du nom de Duberger, natif de ce pays et officier dans le corps des ingénieurs et dessinateurs militaires, pour lui rendre le tribut d’éloge
{*] Cette assertion a été bien démentie depuis.
DEEE SE
PA ts
qu'il mérite à si juste titre. C’est un homme qui s’est eréé lui-même son génie, si l’on peut ainsi parler, e: qui n’a eu pour s’instruire d’autres avantages que ceux que
lui fournissaient la Province, car il n’est jamais sorti. de son pays. Il excelle dans les arts mécaniques et dans-
les plans et dessins de mesurage militaire. Plusieurs de ses grandes esquisses du pays son déposées au Bureau du Génie. La seule carte correcte du Canada qui ait été
publiée, par Faden à Londres, au nom de M. de Von-
denvelden, a été dressée par M. Duberger et un autre monsieur. [*} Mais le plus important de tous ses ouvrages est un beau modèle de Québec, qu’il a fait, aidé du
capitaine Byson, son compagnon de collège. Il a plus-
de trente-cinq pieds et comprend une partie considérable des hauteurs d'Abraham jusqu’à l’endroit où Wolfe fut tué: Le tout est entiérement taillé dans le bois et modélé sur une certaine échelle indiquant ls forme même et la projection du cap, les élévations et ‘es déclivités dans la ville et dans les plaines, particulièrement les éminences qui rkommandent la garnison. ‘Tout est d’une exactitude et d’un fini qui ne laissent rien à désirer.” Ce modèle fnt déposé à l’arsenal de Woolwich en 1813. Marmier, dans son Voyage en Amérique, attribue à
Duberger la principale part dans les travaux de fortifi--
cation de Québec, et prétend que d’autres se sont attribué ce qu’il a fait en c° genre.—Jean-Baptiste Duberger; Jeune, était en même temps que lui ou durant la dernière guerre, assistant-dessinateur dans le corps: des Ingé-nieurs.
Dubois, habile horloger canadien, sous la domination
française, fut obligé de faire lui-même tous les outils.
dont il se servait ou de les inventer, pour ainsi dire. Il fit de fort bonne horloges et d’un assez bon goût. Il avait acquis une éducation élémentaire.
Dubourg (Louis Valentin Guillaume) évêque de la Louisianne puis archevêque de Besançon, né au Cap Francois à St. Domingue, en 1776, s'était refugié aux. Etats-Uuis en 1792 et y fondà un collége célèbre à New- York. Il mourut en 1833.
Ducalvet (Pierre),une des plus considérable figures de:
[*] Charland...
nos a par la çaise, pays la pa le Ca éloigi Duca paix avoc se mi Rau déni comn célèb me a comn!
à Si à grt angl:
blabl.
sité fût-1l Hald de sa le p publi Juste aux force deux gnie épou son lhiv pour cont som y vi Duc au :
faut ou «
nos annales oh bo s'était acquis une grande fortune par le commerce des pelleteries sous la domination française, et n’abandonna pas le pays après la conquête. Le pays fut administré suivant les lois françaises jusque à la paix de Fontainebleau, en 1763. L’année suivante,. le Canada fut soumis aux lois anglaises et les Canadiens. éloignés des charges à cause de leurs religion. Huguenot, Ducalvet ne partagea pas leur disgrâce et fut fuit juge-àpaix ou magistrat. Ses compatriotes ne pouvaient être avocats au barreau ; pour remédier à cette in,ustice, il se mit à accorder les parties, comme autrefbis l’Intendant Raudot. Son tribunal était l’ume de la justice, qui était déniée au Canadien partout ailleurs. Mais o’est surtout comme moteur de la (Constitution que Ducalvet est célèbre parmi nous. Il fit une guerre ouverte au système administratif qui régnait sous le Conseil Législatif: comme entaché selon lui de doctrines despotiques, puis à Sir Frédérick Haldimand personnellement, demanda à grands. cris pour les Canadiens les droits de sujets anglais et rédigea un plan de constitution en tout semblable à celle qni fut octroyée en 1791, moins l’Univer-sité et le régiment à deux bataillons ; encore ce régiment fût-il levé en. 1796. Il ôsa poursuivre en Angleterre Haldimand, qui ne l'avait incarcéré que sur des preuves de sa trahison, et reclamer de Benjamin Franklin à Paris le paiement de ce qu'il avait fourni au Congrès. Il publia à Londres la Lettre aux Canadiens et l’ Appel à la justice de l’État adressé au Roi, au Prince de Galles et aux membre du Parlement. Ces écrits sont pleins de force et d’une éloquence rude et inculte. Ducalvet alla deux fois en Angleterre, la première en 1783, en compa-gnie de son fils unique, né en 1773 et âgé de dix ans : Son épouse Louise Jusseaume était morte en 1774. Il laissa son enfant à Londres. Il se trouvait en Canada dans l'hiver de 1785 à 1786, et repartit au mois de Janvier: pour l’Angleterre, afin d’y donner suite à ses accusations. contre Haldimand, mais il paraît avéré que le navire: sombra en mer. P. Ducalvet fils, demeuré à: Londres, y vivait encore en 1796.—Tout le monde ne jugera pas: Ducalvet au même point de vue. Ceux dont la loyautéau gouvernement établi est'à l’épreuve, le trouveront en. faute, et ceux qui n’admirent pas la constitution anglaise: ou qui déplorent le résultat qu’elle a eu ou qu’elle aura.
en Canada lui auront peu de reconnaissance et se rappelleront qu'il s’allia pour la demander aux Bretons de la colonie et aux loyaux Américains. Ceux au contraire qui aiment cette forme de gouvernement, croiront la lui devoir ; ils se souviendront que ce fut pour la leur obtenir qu’il dépensa une grande partie de sa fortune, et que même il périt à l’occasion de ses eflorts dans cette cause politique. “ Petit de taille, beau de figure, noble d’attitude, loyal de caractère, chaud de cœur, il était taillé dans le granit des héros de Rome et de Sparte dans leurs meilleurs temps ?” dit un de ses partisans.
Duchaîne (Pabbé) savant clere minoré décédé dans un âge avancé en 1854,a été durant de longues années le seul Canadien qui s’occupât ex professs des sciences exactes en dehors des colléses de l1 Province. Après avoir enseigné la théologie duns le Canada Supérieur, 1l fit plusieurs inventions où perfectionnemens, construisit des ponts et fournit les églises et édifices publics de paratonnerres. Il prépara aussi durant longues années le calendrier. Il traduisit, compila où composa de nombreux traités sur la Grammaire, la Géographie, la Chronologie, l'Histoire, les Belles- Lettres, les Mathématiques, l’Astronomie et la Physique qui, malheureusement ne servirent qu’à lui-même dans sa carrière enseignante, car il n’a jamais fait imprimer de livres. Sur la question de Péducation, il précéda ceux qui s’en sont occupés, comme le Docteur Meilleur et le juge Mondelet, et même M, Perrault, témoin son plan remarquable imprimé dans Encyclopédie Canadienne, cahiers de Janvier et Février 1843, et alors déja vieux de vingt ans. M. Barthe dit en parlant du Clergé Canadien dans le Canada Reconquis, publié à Paris : ce corps a compté parmi ses savans un abbé modeste quia vécu et est mort dans la retraite, l’abbé Duchaîne, voué à l'instruction de la jeunesse et à l’étude silencieuse des sciences, dont il approfondissait les arcanes, comme cet évêqne d’Avranches, Huet, au sujet duquel les paysans, qui le trouvaient tou-” jours à l’étude, exprimaient si naïvement leur surprise qu'on leur eût envoyé un evêque qui n'avait pas encore terminé ses études.”
Ducharme, nom de deux canadiens de mérite dont l’un
a fondé le collége Ste. Thérèse de Blainville, et autre,
Ve
rempo dans ls Duc] Duc Nouve de Fr charge Duc Jésus, Canad Dud Canad teur d donna de Bot Dug grands Basseentra !
garde génér armée et ren doutet Noire.
bus.
rejaill de se:
reste cache rém} mom!
rent :
le!” l'arm de I:
Fran avan
remporté la victoire de Beaverdam sur les Américains dans la dernière guerre.
Duchesnay. Voyez Juchereau.
Duchesneau (le chevalier) quatrième Intendant de la Nouvelle-Franee, connu par ses démélés avec le comte de Frontenac, lesquels tournèrent à la gloire de sa charge.
Ducreux ou Creuxrus (le R. P.) de la Compagnie de Jésus, auteur de l’histoire latine du Canada: l'Historia Canadensis auctore P,. Francisco Creuxio Soc. J: 1654.
Dudouyt (Jean) prêtre, qui excrça le ministère en Canada depuis lan 1659 jusque à l’un 1689, fut promoteur de l’Officialité de Québec puis Grand-Vicaire, et donna la permission pour construire la célèbre chapelle de Bonsecours..
Dugommier (Jean-Baptiste-Coquille y un des plus grands généraux de la République Française, naquit à Basse-Terre dans lîle de Ja Guadeloupe, l'an 1736, et entra au service À treize ans. Après avoir commandé Ja garde nationale à Ja Martinique, il passa en France en 1792 et fut fait successivement chef de brigade puis général de division. Parvenu au comimandement des armées, il reconquit ‘Toulon sur l'Angleterre et ses alliés, et remplit ensuite PEspagne de son nom. A la bataille douteuse de Laurent de In Mouga ov de la Montagne- Noire, le 19 Novembre 1794, il fut tué par un éclat d’obus. Il est renversé, sa tête est fracussée, son sang rejaillit sur ceux qui lPentourent. Les cflicicrs et deux de ses fils, qui se trouvaient à ses côtés, le relèvent ; un reste de vie l’animuit encore, il dit: “ Faites en sorte de cacher ma mort à mes sldats, afin qu'ils achèvent de rémporter la victoire, seule consolation de mes derniers momens. ?” A la nouvelle de sa mort, les soldats s’écrièrent : C’est notre père que nous avons perdu, vengeonsle!” Perrignon achève en eflet le lendemain de battre l’armée d'Espagne. Dugommier fut enterré an milieu de la forteresse de Bellegrade, qu'il avait rendue à Ja France. Bonaparte dut en partie à Duscmmier sou
avancement et conserva toujours un graucl respect pour
sa mémoire.
Dulongpré (J. B.) habile peintre au pastel qui floris-
rait .au commencement de ce. siéele. Kes plus beaux. ouvrages, sont des portraits du fondateur du collége de St:
Hyacinthe, de Madame Viger, mère de l'honorable D. B. Viger, et quatre figures de femmes représentant les quatre saisons.
Duguay-Trouin, un des plus grands hommes de mer de la France sous Louis XIV, atinqua le Brésil durant la guerre de succession et prit Rio Janeiro.
Dulaurent (le Sieur) notaire sous la domination française. Beauharnais et Hocquart le chargèrent de fuire le recensement de la colonie, et mandèrent aux capitaimes et aux curés de lui venir en aide.
Dumas (le Sieur) un des plus illustres guerriers canadiens, succéda au chevalier De Beanjeu sur le champ de bataille de Mononghahela et achevu la défaite de Braddock, Devenu commandant du fort Duquesne, il envoya des bandes faire des incursions dans l'Ohio et la Pensylvanie et prit en 1756 le fort Grenville à vingt lieues de Philadelphie. Devenu Mujor-Général des troupes de la marine, il participa à l'expédition de Rigaud de Vaudreuil contre le fort George et brüla la flottile anglaise et trois cents bateaux de charge, Sa gloire augmenta dans la campagne de 1759. Après là prise de Québec, il fut fait commundant du lort Jacques Cartier, et après la bataille de Ste. Foi, il fut laissé dans le gouvernement de Québec avecun corps d'observation et disputa pied-à-pied le tewain à Murriy. Il émigra après la capitulation de Montréal et devint gouverneur des Iles de France et de Bourbon.
II.—(Alexandre) né à St. Domingne en 1799, fils d’un riche colon appelé Lapail tterie et d’une négresse son esclave, s’engagea à quatorze ans dans les Dragons de la R'ine. Il dut son avancement à su rare intrépidité et aiva au grade de général de division. Aprés evoit joué un rôle en Italie et en Egypte, il abandonna Bonaparte, dont il ne goûtait pas les projets romantiques, et subit, au retour une détention de vingt-huit mois dans les prisons de Naples. Il mourut à Villers-Cotterets en
ITl.—(Alexandre Dumas fils) un des plus grands littérateurs du jour.
Duncan (James) habile artiste de Montréal dont le talent a été mis à profit par M. le Commandeur Viger pour son magnifique Album offert au Nonce Bedini, et par le R. P. Martin.
rieu!
surtt Can intit sur | Fra Mis d'A 4 2
Dunkin (C.) M. A. avocat distingué, ci-devant Assistant Secrétaire Provincial et actuellement un des gouverneurs du collége McGill, a plaidé la cause des seigneurs devant le Parlement et devant la cour seigneuriale, et s’est livré pour celà à d’immense travaux, dont il a publié la plus grande partie.
Dunn (l'honorable Thomas, Ecuier), seigneur de St. Armand, juge puiné de la Cour du Banc du Roi, membre des Conseils Législatif et Exécutif, fut un des colons anglais qui surent le mieux apprécier les Canadiens, et se fit canadien lui-même pour ainsi dire, ayant épousé Dame fHlenriette Cruichaud. Comme le plus ancien conseiller, il prit, sous le nom de Président, les rênes du gouvernement provincial lors du départ de Sir Robert Shore Milnes, en 1805, et de celui de Craig, en 1811. Ildonna l'agrément de l'autorité temporelle à l’élection le Monseigneur Panet à la Coadjutorerie, et honora de sa présence les exercices littéraires du collége de Québec.
11.— (Robert) sous-licutenant au 11ème Hussar dans la campagne de Crimée, décoré de l’ordre de Victoria ou de la Vertu Militaire, pour avoir sauvé la vie au sergent Bentley en 1854.
Duplessis' (le R. P. François-Xavier.) de la compagnie de Jésus, célèore prédicateur, était canadien et annonça assez de talens pour être appelé en Europe par ses supérieurs. Il se signala par ses missions et ses prédications surtout dans la Flandre Française. (On conserve en Canada quelques exemplaires de son Calvaire. Il est intitulé : Représentation de la Croix Miraculeuse plantée sur le rampart de la Ville d'Arras par les soins du R. P. François-Xavier Duplessis de la Compagnie de Jésus et Missionnaire Apostolique, dédié à Madume la duchesse d'Ayen par son Jrès Humble et Très Obéissant serviteur J. B. De Poilly. $Se vend à Paris chez Daumont.
Duplessis-Bochart, gouverneur des Trois-Rivières, tué en combattant, par les Iroquois l’an 1650.
Duplessis de Mornay (Louis Erançois) troisième évêque de Québec, de la même famille que Duplessis Mornay qui disputa contre Dul'erron à la Conférence le Fontainebleau en présence de Henri IV,—né à Vannes en Bretagne, fut choisi pour Coadjuteur par Mons. de St. Vallier, et administra la Louisianne ainsi que larchi-
mm
diocèse de Cambray, dont le pasteur était absent, Ii portait le titre d'évêque d’'Euménie. Devenu évêque de Québec en 1728,ilse déchargea du soin de son diocèse sur Mons. Dosquet, ne vint jamais en Canada et se démit en 1733. 11 mourut en 1741.
Dupuy (Jenn) onzième Intendant de la Nouvelle- France, d’abord Maitre des Requêtes puis Avocat-(Grénéral.
Duquesne de Menneville, de la famille du grand Duquesne, et marin comme lui, gouverneur et Lieutenant- Général de la Nouvelle-France en 1752, c’est-à-dire depuis le marquis de La Jonquiére jusque à l’arrivée du marquis de Vaudreuil en 1755.
Durham (Jean CGreorge Lambton, lord) instruit à Eton, servit dans le 10ème régiment de hussars en 1815, puis se livra à la politique et supporta M. Canning en 1827. Ii fut créé baron et pair en IS28, ct gudien du sceau privé en 1830. Ileut beaucoup de part au triomphe du hall de la Réforme et devint lidole du peuple. Après avoir eu l'ambassade de Russie, il fut nomué en 1838 gou- . verneur et haut coinmissaire de Ja Reine en Canada, commission équivalaut à celle de Vice-Roi. Ily parut avec beaucoup d'éclat. Mais avant pris sur lui d’exiler sans forme de procès plusieurs Canadiens à la Bermude, il fut blâmé en Angieterre, s'en trouva piqué et quitta son poste. . Il mourut dissracié (1849) après avoir adressé À sa Souveraine son famenx Rapport, œuvre disparate, où il a néanmoins répandu beaucoup de vérités.
Dussieux (L) écrivain frnçais contemporain, qui à publié à Paris en 1855, Le Canada sous la Domunation Française.
Duval (l'honorable François) contemporain , ancien membre du Parlement pour Québec (de 1830 à 1834) c1devant une des gloires du barreau de Québec et actuellement membre de la Cour du Büune de la Reine.
Duvernay (Ludger) décédé en 1853, connu dans nos annales politique et dans celles de la presse, appartenait à une ancienne famille. Il publia en 1823, aux Trois- Rivières, le Constitutionnel, puis l'Argus en 1826 et enfin, l’année suivante, 11 fonda la Ménerrve à Montréal. Il fut élu membre du Parlement pour La Chenaie en 1837. Le Conseil Législatif le prit pour point de mire, l’arrèta ité- . rativement,-et lui procura par {à des marches triompha-
> <cN —— AN —- L'OE RAS TO 2