‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 15 sur 66 · LES · texte numérisé non relu

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‘ment des peuples et établir son autorité après la remise de la Nouvelle-France pur la Compagnie des Cent.

Gaulin [Remigins] deuxième évêque de Kingston, né a Québec en 1787, décédé en 1857, doyen des évêques de la Province ecclésiastique de Québec, fut d’abord commis marchand. Ayant été ensuite appelé à l’état ecclésiastique, 1l suivit les voltigeurs canadiens durant la dernière guerre, établit un hôpital à Kingston et acquit des connaissances précieuses en médecine dans un temps où les hommes de l’art manquaient. Le Commandeur Viger parle en termes fort élogieux de abbé Gaulin dans sa Saherdache. Thomas Weld, Coadjuteur de Kingston,ayant été promu au cardinalat, M. Gaulin lui succéda et füt nommé en 1833 évèque de Tabraca en Numidie. Evéque de Kingston en 1841, il se déchargea bientôt à cause de ses infirmités, de l’administration sur son coadjuteur et se retira en 1845 à L'Assomption, où il exerça les fonctions de Président du collége, de curé et de Vicaire-Général de l'évêque de Montréal. Celà n’était pas saus exemple: ona vu que Mons. Dosquet, ancien évêque de Québec et Assistant au Trône Pontifical, avait été Grand- Vicaire de l’archévêque de Paris. Etant ensuite retourné dans le Canada Supérieur, il sacra en 1848, Eugène premier évéque de Bytown, et quoique paralytique, il parut au premier Concile Provincial de Québec en 1851. Il est mort dans le diocèse de Montréal, où ses restes mortels ont reçu tous les honneurs funebres avant leur translation à Kingston, où la population protestante a suspendu les travaux et le commerce lors de larrivée du convoi. Il repose dans sa cathédrale. Ce prélat lisait admirablement le latin.

Gauthier, rom commun à plusieurs hommes illustres dans les annales de la Nouvelle-France.

I. M. Gauthier, médecin du Roi et Académicien qui fit en Canada des observations botaniques, météorologiques et médicales de 1742 à1748. Il decouvrit le thé du Canada et démontra à l’Académie des Sciences la supériorité de notre capillaire sur le capillaire français, qui n’a rien, dit-on, des qualités précieuses de la plante du Canada. Il parla en même temps de notre thé, qu'il désigna comme un breuvage excellent, aromatique, sans acreté ni amertume. Enonçant sa propriété diurétique, il le donna comme très utile aux personnes que les affaires où

les infirmités retiennent sédentaires, et qui sont par là exposées à l’attaque de la pierre. L’Académie fut si satisfaite du Mémoire, qu’elle voulut que cette plante portât le nom de M. Gauthier et qu’elle fût appelée Gaultheria. Alors il y eût fureur en France pour avoir de notre thé et de notre capillaire, et ces deux substances étaient envoyées tous les ans des Trois-Rivières en q''antité considérable. Après la prise du pays, les Ang ais s’appercevant que l’exportation de ce thé nuisait à limportation du thé étranger, la prohibèrent.

II. On connait les Gauthier de Varennes, de la Verendrye et de Comporté.

Réné Gauthier de Varennes, qu’on a confondu mal à propos avec M. de Valrennes, arriva simple, lieutenant dans la Nouvelle-France, mais il épousa une demoiselle de l’illustre famille des Boucher,--la fille même du chef de cette maison canadienne et devint gouverneur des Trois-Rivières, poste qu’il occupa durant vintg-deux ans.

Jean-Baptiste Gauthier de Varennes, Conseiller-Clere au Conseil-Souverain, ordonné prêtre le 3 décembre 1700, mourut en 1726.

Pierre Gauthier, Sieur de La Verendrye, fits de Réné Gauthier, servit dans la Nouvelle-Angleterre en 1704 et à Terre-Neuve en 1705. Il passa ensuite en Flandre dans les grenadiers du régiment de Bretage, où son frère ainé, tué plus tard en Italie, était capitaine, et gagna par neuf blessures le grade inférieur de lientenant. De retour en Canada, il s’occupa avec le marquis de Beauharnais des moyens de compléter la découverte du continent jusque à ses dernières limites occidentales. Il forma une compaguie commerciale afin de payer les dépenses et partit de Montréal en 1731. Prenant la route du lac Supérieur, il passa par Kaministiquia, poste établi par le Sieur Robutel de Lanoue, en 1717, construisit des fortins sur les lacs La Pluie, des Bois, Ouinipeg, et la Rivière St. Pierre, marchant à la découverte de la mer de l'Ouest. Il avait perdu dans une île du lac des Bois un de ses fils, le P. Auneau et plusieurs de ses hommes, massacrés par les Sioux (1736). Il parvint cependant, en 1738 chez les Mandans, puis en 1742 vers le haut Missouri, et en 1743, il atteignit les Montagnes Rocheuses, soixante ans avant Lewis et Clarke, Le gouvernement refusant de faire

de nouvelles avances, M. de La Verendrye, déjà bien endetté, retourna à Québec pour remettre sa commission. Bientôt les amis de ces découvertes étant parvenus à engager les ministre à faire de nouveaux efforts afin qu'on les poussât jusque à l’océan pacifique, ce voyageur infatigable allait se mettre en route, quand il mourut, le 5 décembre 1749. Les sieurs Legardeur de Sfint-Pierre et Marin lui succédèrent. M. de La Verendrye n'avait pu que marcher et construire des forts ; il n’uvuit ni les talents ni les connaissances nécessaires pour faire des découvertes où pour les constater par des observations utiles. Il ne sut pas tracer une carte des immenses contrées qu’il avait parcourues avec une si grande persévérance ; Son journul n'en contenait point la description ; il ne parlait ni de leur climat, ni de leur sol ni de leurs productions : il n’était rempli que du récit insignifiant de la marche de chaque jour et des discours sans importance de quelqnes chefs sauvages,

Philippe Gauthier, Ecuier, Sieur de Comporté, fut Prévôt de la juridiction des maréchaux de France en Canada. Ileut une démêèlé avec la Prévôté ou justice ordinaire de Québec, où il voulait avoir séance et faire juger les cas prévôtaux. Cette querele tourna à la gloire de la charge dans ce pays, car Louis XIV décida qu’ils seraient jugés au Conseil Souverain et que le Prévôt des Maréchaux y aurait un siége après les conseillers. Le célèbre Talon, ex-Int:nd'nt, l'ayant traduit devant le Conseil d’État, le Conseil Supérieur en prit occasion d'arrêter, le 10 novembre 1681, que le Roi serait supplié d’urdonner qu'aucune personne domiciliée en Canada ne fût à l’avenir traduite en France ni devant d’autres juges que ceux du pays.

Grarza (Lazare de La) contemporain, archevêque de Mexico depuis 1859, loué par le pape Pie TX et condamné à l’exil en 18.7. Le Président Commonfort a commué sa peine en confinement dans son palais épiscopal ‘ à raison de son grand âge, de sa santé délicate et de ses vertus privées”.

Gauvreau (Pierre) architecte de Québec, a expo à Paris un ciment et la pierre à l’état de nature. Il obtenu un brevet canadien et une mention honorable l'exposition.

Gavazzi, Barnabite Italien qui, après avoir pris part

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aux troubles politiques de son pays, a cru se venger efficacement du. souverain-pontife en fondant une secte basée sur la politique, au moins en ce sens que la politique lui a donné l'impulsion. Orateur populaire, il s’exprime avec grossiéreté et injurie volontiers les nationalités, ce qui lui attire parfois des souflets, Ila fait des prosélytes aux Etats-Unis, et la population protestante de Montréal a été bonnement sa dupe.

Gayarré (Charles), contemporain, historien de la Louigianne. Il a visité le Canada en 1856,

George (le chevalier de St.) violon célèbre, né à la Guadeloupe, résiduit ordinairement à Paris, où il se fit une réputation, ainsi qu’en Angleterre, par son habileté sur son instrument et par sa dextérité à manier lépée. Il mourut en 1801.

Giffard [Rolland] Ecuier, Conseiller et médecin ordipaire du Roi, seigneur de Beauport en 1635. Il obtint d’autres concessions et eut Pour vassaux en 1647, les jésuites pour le fief de St. Gubrrel ou des deux Lorettes. Il jura devant Bras de Fer de Chateaufort, Lieutenant du cardinai de Richelieu, d’observer les lois et ordonnances qui lui seraient signifiées. On le dit ancêtre des Salaberry et des Duchesnay.

Gillis [Mgr.] Vicaire-Apostolique du pape à Edimbourg, capitale de lPEcosse, a étudié, croyons-nous, au collége de Montréal.

Gingras [Louis et Léon] prêtres de la communauté des Missions-Etrangères de Québec. Le premier a été supérieur. Le second a voyagé et publié : “# L’Orient ou voyage en Egypte, en Arabie, en Terre-Sainte, en Turquie eten Grèce par M. Léon Gingras. prêtre du Séminaire de Québec, Québec 1847 vol. Svo, bon ouvrage à quelques fautes de langage près. — Voyez Leduc.

Girault [Etienne Thomas de Villeneuve] un des derniers jésuites canadiens, était missionnaire des Hurons de Lorette.

Girod [ Amury] connu par son malheureux sort, qu’il s’attira en voulant s’improviser général, était un emigré suisse. [Il traduisit le traité d’agriculture d’Evans et publia des Notes Diverses sur le Canada.

Girouard [abbé Antoine] fondateur du collége de St. Hyacinthe.

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