‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 17 sur 66 · L. Gugy fut aussi Conseiller Législatif en · texte numérisé non relu

L. Gugy fut aussi Conseiller Législatif en

B. C. À. Gugy, qui a fait figure au Parlement Provincial depuis 1831,—habile criminaliste et orateur politique,—s'est signalé par sa bravoure durant nos troubles politiques, et a été récompensé par le grade suprême d’Adjudant-Général de la Milice, poste qu’il a perdu quand les Canadiens sont parvenus au pouvoir.

Guercheville [la marquise de] noble dame française qui obtint une partie de lAcadie et y fonda quelques établissements au commencement du XVIIème siècles. Elle s’intéressa surtout aux missions et HATUUIaUt les jésuites daus cette colonie.

Guigues [Eugène Bruno] habile ea premier évêque de Bytown dans le Canada Supérieur, ci-devant Supérieur Provincial et Visiteur de l'Ordre des Oblats en Canada.

Guillet [Valère] Coronaire du District des Trois-Rivières, ancien memlre du Parlement depuis 1830 jusque à 1838. On lui doit un petit traité d'agriculture imprimé dans la Bibliothèque Canadienne, et il s'occupe actuellement de recherches sur les causes de l’émigration et les moyens de la prévenir. SUn sieur Guillet allant au lac Temiscaming, fut par Beauharnais et Hocquart associé au Sieur de Bois Clerc pour visiter une mine de cuivre au Portage des Chats.

Guiton de Monrepos [le Sieur] d'abord avocat au Parlement de Paris, puis Juge Royal de la jurisdiction de Montréal après la suppression de la justice féodale par Louis XIV. C'était un homme d'esprit.

Guerrero [Vicence] un des: généraux insurgés contre l'Espagne, fut président du Mexique, mais Bustamente le fit fusiller en 1831.

Haïley, peintre américain contemporain qui a obtenu une medaille de seconde classe à l'Exposition de Paris.

Haldimund [le général Sir Frédérick] gouverneur du District des Trois-Rivières, puis Gouverneur-Général en remplacement de Carleton en 1778, avait été un des lieutenans d’Amherst et avait pris pour lui possession des portes de Montréal. Il servit ensuite sous Bourgoyne. Durant son gouvernement il fit opérer de sérieuses diver-

sions: sur'le territoire des colonies révoltées, par Carleton le jeune et Sir John Johnson. Il y avait dans le Canada beaucoup de mécontens; de partisans des Américains et même des traitres : il les réprima sans effusion de sang, ce que bien peu de gouvernans ont fait à sa place. La baroune de Riedesel loue sa maniére de vivre et son goût pour les arts et particulièrement pour les ornemens de l’architecture. Il'mourut en 1791. Sir Alured Clarke lui succéda dans le commandement du 6e régiment en vertu d’un Ordre Général publié à Québec le 10 septembre.

Haliburton [l'honorable J.] contemporain, historien de la Nouvelle-Ecosse, ci-devant Grand-Juge. Il est actuel-

lement en Angleterre où il donne des lectures sur la:

propos de réunir les Provinces de l'Amérique du Nord. On à encvure de lui une Réponse au Rapport de lord Durham.

[ail [Frédéric] habile professeur des sciences naturelles, à l’université du Vermont, décédé en 1843, s'était perfectionné en Allemangne, puis à Paris sous Pabbé Hauy. il estimait singulic rement les Canadiens. Ses Observations sur l’obseurité et les phénomènes ignés de 1819 devant la société Américaine des Arts et ds Sciences furent reproduites dans le journal Philosophique d’Edimpourg.

IT.—[Archibald] M. D. professeur au Collége-universitaire de McGill, auteur des Lettres sur l'Education Médicale, ancien rédacteur d’un Journai de Médecine.

Hamel, famille distinguée de Québec, qui a produit un légiste et magistrat recommandable, un professeur av Collége Nautique etun peintre habile, dont le talent a été perfectionné dans les écoles d'Italie. Il excelle surtout dans le portrait et on Jui doit dans ce genre le portrait de lord Elgin qui a été lythographié par Davignon à New-York et les portraits des Orateurs des Conseils et des Assemblées des deux Canadas. Un monsieur Hamel se prépare à l’École des Carmes de Paris 4 remplir une chaire à l'Université Lavaï.

Hamilton [le colonel Henry] lieutenant de Ambherst, successivement Lieutenant-Gouverneur de la Province de Québec puis Administrateur lors du déjrart d’Haldimand, avait été a la tête de l’opposition dans le Conseil

sous ce dernier. Etant gouverneur du Détroit, il donns :

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{ ton ‘un refuge au fameux Boone, défricheur du Kentuky. il ada En Canada il il fut Pami sincère des Canadiens. |! s et Eardinge {Henri vicomte) décédée dernièrement, field | ing, maréchal et Commandant des Forces en Angleterre, | La avait étudié les mathématiques en Canada. Il fit gagner \ son la bataille d’Albuera en Espagne, était commissaire an- h ens glais à l’armée prussienne en 1815, et fut en Angleterre 1 rke Grand-Maître de l’Artillerie et ministre de la guerre sous i À en administration Wellington. Le prince Gortschakoff a 6 3h ep- fait son cas e |!

darlay [j#'rançois de] de la maison des Marquis de | de Champvallon, archévêque de Rouen ; au diocèse du quel 1el- fut réunie la Nouvelle-France. Il y fit exercer la juris- Ha diction spirituelle par le supérieur-général des Missions »rd, de la Compagme de Jèsus, auquel ilenvo yait des Lettres uit- de Vicaire-Général, s’'ntéressait fort au Canada, et y envoyait de temps à autre des recrues qu’il choisissait tu avec le plus grand +oin. Il mourut l’an 1653 On lui tait doit des Observations sur l'Epitre aux Romains quil fit bbé M au chôteau de Gaillon en 1641.

dés Il.— [François I1.] neveu et successeur du précédent de mais beaucoup moins recommandable par ses mœurs. dos Sous lui les supérieurs des compagnies de Jésus et de = St. Sulpice furent tour à tour ou simultanément Vicaires- Généraux du Canada. Quand François de Laval fut ve nommé Vicaire-Apostolique par le pape, il prétendit ve demeurer l’Ordinuire, conserver ses grands vicaires et s’appuya de ce que les balles de ce dignitaire mention- . naient la Nouvelle-France comme fesant partie de l’arda chidiccèse de Rouen. Ces prétentions le firent accuser tn de jansénisme. Il mourut d’apoplexie lan 1695, dépossédé ire depuis longtems de sa jurisdiction sur ce payset devenu Eu archeveque de Paris. Il tenait des conférences de morale di donnait des règlemens salutaires, publiait des mandemens

n | et présida plus de dix assemblées générales du clergé

Let tout en vivant mal. Mascarcn sexcusa de faire son be oraison funébre. Deux choses dit, Madame de Sévigné, la rendaient dificile, la vie et la mort. Le P. Gaillard,

dt. qui lentreprit, fut obligé de se jeter dans les lieus comde muns. Son éloge fut prononcé dans l’Assemblée du

M Clergé.

bi] Harrisson (William Henry) général de réputation et « | Président des Etats-Unis, naquit dans la Virginie en 1773.

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Il étudia au Collége de Sidney à Hampden, puis entra comme enseigne dans l’artilierie eu 1791. Devenu commandant de Vincennes, il combattit ‘l'ecumseh à Tippacanoe. Dans la dernière guerre il reconqut le Michigan et défit l’armée anglaise à la bataille de la Tamise, ou périt le fameux :Sachem. Ministre des Etats-Unis près la République de Colombie en 1828, il a été depuis élevé à la magistrature suprême et est mort avant le terme de sa présidence en 1841.

Harvey (Sir John) héros de la dernière guerre, membre de la Compagnie des Terres du Cadada Supérieur, uncien Députe Adjudant-général, commandait sous Morrisson à la défaite du général Boyd et se signala encore plus par son attaque du camp des Américains à Stoney Creeck. Ils avaient 3000 fantussins, 250 cavaliers et 9 canons. Il y pénétra avec 800 hommes et enleva trois généraux, 190 hommes et 4 canons,le 4 juin 1812. Ce coup de vigeur paralrsa tous les efforts du général en chef Dearbon, qui se vit bientôt bloqué davs le fort George. Le général Jominidit de la poursuite de nuit des Prussiens à Waterloo: # Les alliés apprirent a Napoléon que la nuit peut n’être pas le terme des opérations du jour ; ?” qu'uuruit-il dit de l’entreprise de Sir John Harvey !

Hatuey, cacique Cubain, qui fut enveloppé dans la ruine de sa patrie par Velasquez. Ce fut lui qui demanda au prêtre qui lui parlait du Ciel: “ y 1encontre-t-on des Espagnols ” et qui, sur la réponse aflirmative du missionnaire, s’écria qu’un tel lieu ne pouvait que lui inspirer de l’horreur.

Hawkluvt. (Richard) fameux professeur de cosmographie à Oxford, nè en 1583, mortin 1616. Oua de lui l’ouvrage capital intitulé. % The principal Navigations, Voyages, and Discoveries on the compuss of these 1500 years.” 3 vols. folio.

Hawley (W. F.) de PIle aux Noix, auteur du poëme intitulé Te Canadian Harp, qui lui valut une médaille honorifique de la Société Littéraire. et Historique de Québec en 1826.

Hazeur Delorme (Pierre Joseph Thierry) ecclésiastique qui a exercè le ministère en Canada depuis l’an 1700 jusque a l’an 1742, fut chamoine Grand-Pénitenciér à

Québec et prit possession du siége épiscopal par procura-

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nom) Hébe

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tion de Mons. de l’Aube-Rivière, datée à Paris le 24 fevrier 1740.

Head (Sir Françis Bond) ancien Lieutenant-Gouverneur du Canada Supérieur durant nos troubles politiques auteur de plusieurs beaux ouvrages sur l'Amérique. Il avait envoyé tous ses soldats à Sir John {olborne, quand l’insurection éclata dans le faut-Cansda, Il repoussa l'attaque méditée contre Toronto à la tete des principaux citovens. Il quitta le Canada en désaccoïd avec le mipistère de Downing Street. Ayant pris les radicaux pour conseillers, il ne les consulta point, les abuttit par de nouvelles élections quand ils se pluignirent, et compromit lord Gosford par la publication de ses instructions secrètes auxquelles il imêla celles envoyées au noble lord. IL s’opposa à l’union des Canadas,

11.—(Sir Edmond Walker) Baronet du Royaume Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande, gouverneur-général actuel de l'Amérique Britannique du Nord, est encore

un écrivain dont le style et les idées sont très remarqua-

bles.

Hébert, honorable famille canadienne, qui commence.

à Louis Hébert, sieur de Lespinuy, le patriurche des seiuneurs du Canada, puisque là première concession fut faite en su faveur, Pan 1623, pur le Maréchal de Montinorency, Vice-Roi, Cette terre étuit située sur la rivière St. Charles, L’an 1626, lienry de Lévis, Duc de Ven-

tadour , l’érigea en fief noble sous le nom de St. Joseph,

par égard pour ce colon, le premier qui ait habité la Nouvelle-France, y ayant transporté de Paris tout ce qu'il avait, et quitté ses pureus pur s'arrêter sur le fleuve St. Laurent. Marc Lescurbot fuit aussi l'éloge de ce premier deéfricheur de la jeune France.— Lors de l'érection de la jurisdiction de la vice-amirauté à Québec, l’an 1717,le Comte de Toulouse, Grand-Amiral de France, nomma Lieutenant ou Juge de ce tribunal le sieur Hébert de Lespinay, descendant du premier.

Sir George Prevost ayant créé un corps des Guides en 1812, en confia l’organisation et le commandement au capitaine Joseph lgnace Hébert.

Heney (l’honorable Hughes) habile publiciste canadien,

Rédacteur des Lois, étudia au collége de St. Raphaël ou Château Vaudreuil, où il fut compagnon de classe dz Michel Bibaud, Il devint membre du Parlement Provin-

‘Ed

cial pour Montréal de 1820 à 1829 et fut réélu en 1830. Membre du Conseil Exécutif en 1833, il le fut de nouveau en 1842. Il était en mf"ie temps officier supérieur de la milice. On lui doit lexcellent Commentaire sur l'Acte Constitutionnel du Haut et du Bas-Canada,? Montréal 1832, et l’Ætat de la Prison de l'Etat de Nerw- York, manuscrit in-8vo. Nommé enfin commissaire pour la révision et codification des Statuts Provinciaux avec Alexandre Buchanan et Gustavus Wicksteed, il mourut avant la fin du travail en 1844. Dans leur rapport de 1845 à lord Metcalfe, les deux commissaires restant exposent qu’au mois de janvier 1844, 1ls furent privés des secours d’un collaborateur habile et zélé, par la mort de M. licney qui, dans cette circonstance comme dans toutes les autres charges publiques qui lui ont été confiées, ne s’est épargné aucun travail pour rendre u‘iles à son pays ses talents si éminens.”

Henri Lou Chistophe, roi d'Hayti, né en 1767, à le ‘{renade, était esclave à St, Domingue lors de la révolte des Noirs, et se fit remarquer par sa jrudence. Parvenu au comiandement de troupes assez nombreuses, 1l se joignit à Toussaint Louverture contre les Français. Après la défaite de celui-ci, il se Jia à Dessalines, qui chass. les Français et prit le titre d’empereur. Christophe et Pétion se révoltérent, surprirent Dessalines et l’égorgèrent. Christophe gouverna dès lors sous le titre de Président et Généralissime. Il laissa la partie sud de lîle sous le commandement de Pétion. Plus tard, Christophe, après s'être fuit reconnaître et proclamer roi ‘’Hayti, combattit l'étion révolté et le vaimquit; mais il ne put soumettre le Lort au l'rince, qui lui resta. En 1811, Christophe prit le nom de Henri Ier et se fit sacrer par un Capucin. Il secourut Bolivar vaincu. Avant perdu une bataille contre Boyer, successeu: de Pétion, il se tua d’un coup de pistolet en 1820.

Henxiette de Lorette, beauté huronne, mentionnée dans l’Histoire de l’Espèce Humaine du Chevalier Hamiiton Smith.

Hertel, notable famille canadienne sortie du fanieux régiment de Carignan Saliéres. On distingue les Hiertel de Rouville, les Hertel de Chambiy, de Lafrènière, etc. Voyez ces noms.

Jean-Baptiste Hertel, sieur de Rouville, un des preux

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dé ce régiment dont les exploits furent si nombreux, reçut une seigneurie du Comte de Frontenac. 1l obtint des lettres de noblesse pour ses services à la défense de Québec, puis fut fait Chevalier de St. Louis. La même année (1690) il prit Sementels. Il se trouva à Kaskobay sous le Baron de Portneuf. En 1703, il battit les Anglais ét leur fit 130 prisonniers : Haverhill tomba sous ses coups en 1708. On le retrouve fesant une incutsion vers le lac Champlain avec 250 hommes et dans l’expédition de M. de Ramezay. Il alla en 1710 reconnaître l’armée du général Nicolson à la tête de 200 hommes. En un mot,il fut peut-être le plus terrible Canadien de son temps après D’Iberville:; et comme lui, il n’était pas seulement propre a la guerre, et remplit une mission politique à Boston pour le Marquis de Vaudreuil, en compagnie de son compatriote, le Major Dupuy.

Sous les Anglais, cette maison a fourni des officiers: supérieurs de la milice, plusieurs Conseillers Législatifs, un juge, etc.— On a plusieurs fois accusé la conduite de J. B. Hertel de Rouville dans l'exercice de la magistrature ; mais on doit se rappeler qu’il combattit pour son Roi et avec l’ancienne bravoure de ses ancêtres contre les Américains, dont il fut le prisonnier et que, Commissaire Royal pour le cadastre des biens des jésuites, il réclama, comme M. Taschereau, contre la partialité des commissaires anglais. 11 siégea au Conseil Législatif.

Hey (William) deuxième Grand Juge de la province de Québec. On lui attribue une ÆEtude sur le gouvernement et l’adminisiration de lu justice dans la colonie, quand elle appartenaït à la couronne de France, imprimée dans une Revue Judiciaire en 1857.

Higoinson (M.) comtemporain , gouverneur de l’île Maurice, ancien secrétaire de lord Metcalfe en Canada.

Hidalgo; curé mexicain qui leva l’étendard de la révolte contre l'Espagne en 1810. Il adopta les couleurs des anciens caciques d’Anahuac et abolit le tribut Indien. Après avoir pris Valladolid et Tolua et s’être avancé jusque à douze milles de Mexico, il fut battu, pris, et exécuté avec cinquante des’ siens.

Hillsborough (lord) premier ministre dès colonies en 1768. Elles étaient auparavant régies par le Burcau des Plantations. :

Hincks (l’honorable Francis) contemporain, hanile:*

financier et homme d'état canadien, assez fin politique pour avoir fait une dupe de lord John Russel à l’endroit du gouvernement responsable, durant plusieurs années ministre d’état provincial avec le portefeuille d’Inspecteur des Comptes Publics, actuellement gouverneur de la Barbade, écrivit sur les ressources du pays et fit deux voyages enAngleterre pour mieux asseoir le crédit de la province. On a fait espérer un évêché à son parent, membre du haut clergé anglican. M. Hincks a été le Président du comité exécutif pour assurer une digne représentation de l’industrie canadienne à l'Exposition de Paris.

Iiriga, Paraousti de Floride, qui fit la guerre à Narvaez l’an 1638.

Hogan (John Sheridan) auteur de Essai sur le Canada qui a remporté le premier prix lors du concours ouvert par Je Comité Exécutif de l'Exposition Canadienne à Paris. Il est fort bien écrit, mais superficiel surtout pour ce qui a rapport au Canada Inférieur, pays beaucoup plus ancien et intéressant que le Canada Supérieur au point de vue historique.

Hocquart (Giles) Chevalier, douzième Intendant de la Nouvelle-France, régla les poids et mesures.

Holmes (l'abbé Jean) naturaliste et écrivain distingué, né protestant, ancien professeur de philosophie et Préfet des Etudes au Collége de Québec.—On lui doit, 10. des Abrégés d’'Iistoire Ancienne et d'Histoire Romaine, qui valent ceux que l’on enseigne ailleurs. 20. Des traités de Géographie Générale et de Géographie de l'Amérique et du Canada très bien écrits et les plus charmans que nous connaissions. 430. Les Conférences de Notre-Danie de Québec, Première Série, Avent ct Carême de 1848-49. La mort a empêché ce savant de pousser plus loin ce magnifique et glorieux travail. Il lui a été à peine donné de voir l’aurore de l’Université Laval, dont 1il était la plus belle base.

Il (le Docteur A. T.) Président du Collége des Médecins et Chirurgiens du Bas-Canada, doyen de la Faculté de Médecine du collége universitaire de McGill.

Horan (l’abbé Edouard Jean) ci-devant professeur d’histoire naturelle à l’Université Laval et membre du Conseil de cet établissement, actuellement Principal de l'Ecole Normale Laval.

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dédrisbiee |

Hosraore (Miss) de Boston, élève distinguée du célèbre sculpteur Gibson, à Rome.

Houdet (Antoine) de la société de St. Sulpice, arrivé en Canada en 1796, mort le 7 avril 1826, a été un des plus habiles professeurs de philosophie du Collége de Montréal, et fit lui-même des modèles de quelques-uns des instrumens les plus nécessaires à ses démonstrations. Le célèbre astronome Tiarcks ne dédaignait pas ses conversations scientifiques.

Houel (noble homme Louis) sieur du Petit Pré, Conseiller du Roi, Contrôleur Général des Salines en Brouage, un des Cent Associés de la Nouvelle-France.

IT.— (Nicolas) sieur de St. Marc, Directeur de cette Compagnie.

IIT.— (Charles) Conseiller du Roi en ses Conseils, gouverneur et en partie propriétaire de la Gruadeloupe.

[V.—(Dame Madeleine) épouse de Jean Bochart , seigneur de Champigny et Noroy, Intendant de la Nouvelle-France, amie de l’Institut de Marguerite Bourgeois.

Hougoaho, le premier homme selon la tradition des Hurons et des Iroquois.

Houston [le général] habile avanturier américain, qui a séparé le Texas du Mexique.

Howe (William lord) ayant succédé à l’'Amiral Vicomte . Howe son frère, si célèbre dans les annales de la marine, est plus connu dans l’histoire sous le nom de Sir William Howe. Héros de la campagne de Québec sous Wolf, il devint Commandant en Chef et Commissaire du Roi en Amérique après avoir remporté la.victoire chèrement achetée de Bunker’s Hill. Il gagna trois batailles rangées sur \Vashington, s’empara de New-York et de Philadelphie, et mit sa gloire en sureté après avoir mis son adversaire aux abois, en résignant. Il mourut en 1815.

Huascar.—Voyez Atahualpa.

Hubert (Jean François) neuvième évêque de Québec. Né en cette ville en 1739, il y fut ordonné prêtre en 1776, et élu Coadjuteur de M. d’Esglis en 1784. Pie VI le le nomma évêque d’Almyre 2x partibus l’année suivante, et Briand, ancien évêque de Québec, le sacra sous ce titre à la fin de 1786 seulement. Il succéda à Mons. d’Esglis en 1788 et prit possession de son siége le [2 juin.

S’étant démis en 1797, il mourut peu après à l’Hôpital-

Général, âgé de 58 ans et 8 mois, et fut enterré à côté de

Mons. Briand. Il accueillit les prêtres français proscrits et l’on retrouve des traces de sa correspondance à co sujet avec des évêques français réfugiés en Angleterre. Il proposa aussi au Saint-Siège l'érection d’un Evêché à Montréal. Sa belle Lettre au Conseil à propos de l’érection projetée d’une Université, nous .le montre. prélat éminemment patriote.

Hudon (le Bien Révérend, Hyacinthe) en son vivant Vicaire-Général du diocèse de Montréal, Doyen du chapitre, Chanoine honvraire de la cathédrale de Chartres, en France, Président de la Société de Tempérance, Supérieur des Dames du Bon Pasteur et membre du Bureau des Examinateurs pour les Ecoles Catholiques.—Né à la Rivière Ouelle, diocèse de Québec, il fit ses études classiques et théologiques en cette ville et fut ordonné prêtre le 9 mars 1317. Il fut presque aussitôt chargé de l’importante desserte du faubourg St. Roch, où il dirigeait quelques ecclésiastiques, et avait sous ses soins les écoles fondées par Mons. Plessis, , Après s’être signalé dans les missions du golfe, il était çu*é de Boucherville quand Mons. Bourget l’appela à un canonicat dans le chapitre de St. Jacques-le-Majeur érigé à Montréal en 1841. Ayant fait un voyage en Europe, il fut porteur du pallium de Mons. Signay, créé archévêque, et le lui remit solennellement dans la cathédrale de Québec en 1844. Doué d’un courage à toute épreuve, il s'était chargé de presque toute l’administration des Sheds, où gisaient les pestiférés irlandais, et de payer les employés : il fut victime de son dévouement civique et expira après treize jours de fièvre typhoïde que tous les eflorts des médecins ne purent surmonter. Ses funérailles furent imposantes. Hyacinthe Hudon m'était pas seulement un des patrons de l'éducation, il l'était particulièrement des beaux-arts, et songea à attirer en Canada, des artistes italiens et à réformer nos églises, d’où 1l voulait faire disparaître beaucoup de mauvais tableaux, qui.n’en sont pas de véritables ornemens. On a admiré unanimement. son Sermon pour la Fête Nationale de, St. Jean-Baptiste. Il. passait pour l’homme le plus spirituel du clergé canadien.

Huger, jeune Américain qui tenta vainement d'enlever Lafayette de la forteresse d’Olmuts où les Autrichiens le retenaient.

Hudson (Henry) célèbre navigateur anglais, d’aberd

au service des Hollandais, découvrit en 1610 la baie et le pays qui porte son nom. Il fut exposé dans un frêle esquif âvec son ‘fils et sept marins invalides par son équipagé 'révolté, ‘et l’on n’eut plus de nouvelles de lui.

II.—(Le capitaine) du Canada, a exposé à Paris des modèles’ dé bateaux à vapeur.

Hughes (John) contemporuin, archevêque de New- York, un des plus grands théologiens contreversistes du siècle. Il's’est trové à Rome pour la définition du dogme de l’Immaculée Conception, et a accompagné le Nonce Bedini en Canada.

Hugo (Victor) fameux armateur français, vengeur de “ honneur des armes françaises sous la République, aux Indes Occidentales, tandis que ses flottes étaient vaincues sur toutes les autres mers. Il fit des actes extraordinaires de bravoure, entretint le feu de la guerre dans les îles L- conquises par les Anglais, et en reprit même quelques unes, Il était né aux Iles Françaises.

IT.— (Victor Hugo fils) un des plus célèbres littérateurs d du’jour, proscrit par Napoléon IIT.

Humboldt (Alexandre de) diplomate et savant du pre- L. mier ordre, connu ‘par ses excursions scientifiques sur ce continent avec: Aimé de Bompland.

Hunt'(T. Stérry) contemporain, élève du Collége de Yale, Doctéur ès Sciences, membre de la Société Géologique de France et de l’Académie Américaine des Arts et des Sciences, Chimiste et Minéralogiste de la Commission Géologique du Canada, Professeur de Chimie à l’Université Laval, s’est trouvé à Paris en 1855. $es notes sur les sources acides et les gypses du Haut-Canada et sur des volumes atomiques ‘y ont été lues au sein de l’Institut par MM. Dumas, de Sénarmont et Boussingault, et le prince Napoléon l’a agrégé au jury international pour la classe des minéraux. Enfin l’empereur l’a fait P chevalier de la Légion d'Honneur. Il est Vice-Président dd | de l’Institut Pélytechnique, et à sûccédé à l’auteur de ce

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4 Dictionnaire,'à la présidence de la classe des sciences 1e qu’il occupe pour la deuxième fois. Il sest trouvé Pan

dernier à la session de ia Société Américaine pour l’avanva eement des Sciences à Albany, et ést un des membres les

plus actifs du Comité pour la session qui doit avoir lieu à Montréal. On lui doit outre ses rapports en sa qualité d de chimiste et minéralogiste, la Carte Géologique : et

l’Esquisse Géologique du Canada, qu’il a publiée avec Sir W. Logan, Paris 1855, chez Hector Bossange et Fils, Quai Voltaire, 25. Il prépare aussi un Rapport où il réuuira tels détails sur l’application des minéraux canadiens que les circonstances et l’expérience acquise à l’Exposition de Paris lui ont suggéres. Ainsi l’on voit que ce jeune savant, dont la capacité avait été vivement attaquée d’abord, surtout par le comte de Rottermund, s’est enfin acquis æne réputation confirmée et sanctionnée aux principaux foyers de la science.

Hunter (Peter) Général-Lieutenant, Lieutenant Gouverneur du Canada Supérieur en 1799.

11.—(William S.) contemporain, natif du bourg de St. Jean en Canada, dont on a Ottawa Scenery in folio et Panoramic Guide of the St. Lawrence from Niagara to Quebec Boston 1857.

Hus (le R. P.) de la Compagnie de Jésus, Provincial

SOC DO il OO HD Dee cs

de la Province de New-York, dont dépend la Supésiorité a Canadienne. Ii a succédé au KR. P. Boulanger. b Huston (J. ) employé de l’Assermbiee Législative, il mort ñ la fleur de l’âge, a laissé le Répertoire Nationai D :cvueil littéraire où se fuit sentir le manque de recher- | to ches, et dont le principal mérite consiste dans une intro- | di cuction bien écrite. L'auteur &c,nme de talents, n’était | ge cependant ni érudit, ni antiquaire, ni chercheur véri- SO table : il n’a songé qu’à remplir des volumes, que la | qi Législatare lui a payés. M Hutchinson (Révérende Mère Anne Thérèse Marie

ignace ) première Supérieure des Dames de Lorette venues à Toronto en 1847 de Dalkry en Irlande. Cet Institut fut fondé en Bavière par des réfugiées Irlanduises sous le duc Maximilien.

Iberville (Pierre Le Moine, Sieur d’) seigneur hautjusticier, ch-valier de St, Louis, gouverneur et fondateur de la Louisianne et chef d’escadre, fils de Charles Lemoyne et frère de M. de Bieuville et dr premier Baron de Longueuil,—le plus grand homme de la guerre qu’ait produit le Canada, vit le jour le 20 juillet, 1661. Garde marine à quatorze ans, il fut quelques années après porteur des dépêches de M. de la Bare, qui le recommandait

au ministre d'état pour le xrade d’enseigne de vaisseaux comme étant un excellent marin qui avait déjà fait plusieurs voyages de longs cours. Il obtint l’an 1690 une seigneurie avec haute, moyenne et basse justice. La Nouvelle-Angleterre, l’Acadie, Terre-Neuve, la baie d'Hudson et la Louisianne furent tour-à-tour le théâtre de ses exploits et de ses actions. Il fit ses premières armes comme volontaire sous le chevalier De Troye à la Baie d'Hudson, se trouva à la prise des forts Monsoni et Rupert, prit avec neuf hommes un bâtiment monté par quatorze Anglais, aida à enlever le fort Qeitchitchouen, le défendit avec succès, l’année suivante, et brüûüla enfin le petit fort de Charlestown. Devenu commandant, il prit sans perdre un seul homme, un vaisseau de 24 canons et enleva le fort Pemaquid défendu par le colonel Chubb. Il fit deux expéditions glorieuses à la Baie d’Hudsou et porta la guerre dans l’île de Terre-Neuve avec une promptitude surprenante. Ses exploits nombreux dans ce pays, doù avec une poignée d'hommes, il chassa presque entièrement les Anglais, étonnent à bon droit M. de Bacqueville de La Potherie, un des historiens de la Nouvelle-France. Dans une de ses expéditions à la Baie, où il prit le fort Nelson, dont il changea le nom en celui de fort Bourbon, (‘) il gagna avec son seul vaisseau, sur trois vaisseaux anglais, un combat qui n’a rien de plus glorieux dans la vie de Jean-Barth lui même. Dans ces vastes étendues de pays, qu’il parcousut l’épée à la main, il enlevx d'emblée un grand nombre de places fortes et St. Jean de Terre-Neuve elle même. Si l’on considère les moyens avec les quels il agissait, ses actions sont incroyables nonobstant que Charlevoix remarque avec vérité que ses Canadiens étaient pour lui comme la 10e légion était à César, et prêts à le suivre au bout du monde. Le retour de la paix fournit à d’Iberville de nouvelles occasions de servir son pays natal et la métropole. Ilrestait à reconnaître l’embouchure du Missisipi par mer et à profiter des découvertes que l’on avait déjà faites. Etant passé en France, cet homme capable de fonder comme de détruire, proposa lexpécition à M. de Pontchartrain, ministre de la marine, et en

(*) Il out à reprendre una seçondo fois 0e fort,

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obtint deux vaisseaux. Avec ces faibles moyens, it réussit dans son projet et fonda la Louisianne, où il bâtit trois ou quatre forts, et particulièrement Mobile, qui fut quelque temps capitale du pays, et qui en est encore une des villes principales. Une autre ville de ce pays porte le nom de ce grand homme. Lors de la guerre de Succession, le héros canadien fut appelé en Europe et mis à la tête d’une flotte considérable. Parti avec 10 vaisseaux 3 frégates et 3 flûtes, il devait tenter la conquête de la Jamaïque, maïs il trouva les Anglais sur leurs gardes, Après leur avoir enlevé les îles de Nièvre et de St. Christophe, il prit mille hommes de troupes espagnoles à la Havane, et partit pour attaquer la Caroline, quand il mourut en mer l’an 1706. Sa veuve, Dame Thérèze Pollet de Lacombe Pocatière, épousa en seconde noces le comte de Béthune, Lieutenant-Général des armées du Roi, d’une maison d’où sont sortis les Sully et plusieurs maréchaux de France. Le Lieutenant-Gouverneur Hutchinson, dans son Histoire du Massachusetts, distingue mal-à-propos deux hommes de guerre canadiens du même nom.

Les Epitres, Satyres etc, (*) contiennent à l’honneur du héros canadien une Ode dont je citerai quelques strophes.

La muse qui parfois m’inspire Une épigramme, une chanson, D'Horace me prêtant la lyre, M'ordonne de hausser le ton, Pour chanter dignement la gloire Du héros qui, dans notre histoire, S’est fait un immortel renom.

Quel est ce guerrier magnanime Qu'on remarque entre six héros,

Que l’amour de la gloire anime,

Et porte aux exploits les plus beaux!

Iberville, nom que J’honore,

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[*] Iberville [Lemoyne d’] corsaire francais, né à Montréal en 1662, mort en 1706 reconnut en 1697 l’embonchure du Micissipi, établit la première colonie à la Louisianne dont il fut nommé gouverneur, en leva aux Anglais l’île de Nievre en 1706 et mourut à la Havane la- . même aanée.—Barré, Biographie Classique.

Qui mérite de vivre encore Inspire moi des chants nouveaux.

Honneur de la chevalerie, Cherchant la gloire et le danger 11 court-partout où la patrie

- Succombe aux coups de l'étranger.

Les forêts, l’élément liquide,

-‘Le pôle, la zône torride

- Ne le-sauraient décourager.

‘ Du chevalier suivons les traces “Dans les tristes climats du Nord.

Régions de neige et de glaces, Lugubre image de la mort:

Tantot marinier intrépide, Tantot fantassin homicide Tout succombe sous ses eflorts.

-"Souvent, dans son abord rapide Chez les enneinis de son roi, Son nom, comme celui d’Alcyde, “Porte la terreur et l'effroi :

Et dans leurs paniques alarmes, Se ‘roublant, jettant bas les armes, F's se mettent sous sa loi.

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:De son roi le vœu pacifique L’éloignant du sein des combats, Pour le bien de la révublique,

Il parait en d’autres climats:

Se transportant de plage en plage, Notre héros devient un sage, Et fonde de nouveaux Etats.

Ce grand homme comblé de gloire, Iberville, était Canadien ;

Mais pour honorer sa mémoire, Son pays, encore.n’a fait rien :

De ses bienfaits reconnaissante, Ailleurs une ville naissante

A pris son nom, et le retient. [*]

[Un de nos comtés porte aujourd'hui le nom d’iberville.

rm Gimme

Ile-Dieu (Pierre de Larue Abbé de l”) résident à Paris, un des Grands-Vicaires du Canada à l’époque de la conquête, rendit plusieurs services à son église et fut Supérieur de l’ancienne communauté des Sœurs de la Congrégation de Louisbourg réfugiée à LarocLelle.

Icarnation (la Mère Marie de l’) célèbre religieuse Ursuline, née à Tours l’an 1599, y composa pour l’instruction des novices, un fort bon livre intitulé l’Æcole Chrétienne. Appelée par la grace à l'instruction des filles en Canada, elle passa à Québec l’an 1636, et y établit une maison de son Ordre. es Lettres furent imprimée l’an 1671, et elle mourut l’année suivante. Don Claude Martin, son fils, et le P. Charlevoix écrivi rent sa vie. Ses écrits ascétiques respirent cette onction sublime qu’on ne trouve que dans les saints, et ses Lettres ont importance de très bons Mémoires sur Phistoire de son temps durant trente six ans de séjour dans la colonie.

Irving.—Voyez Washington.

Tsiocalt IT, quatrieme roi du Mexique, régna depuis l’an 1433 jusque à lan 1445, et est regardé comme le véritable fondateur du gouvernement mexicain.

Iturbide (Augustin ) né à Valladolid de Mechoacan dans la Nouvelle-ispagne en 1784, reçut un éducation fort soignée et entra avec le grade de lieutenant dans le régiment provincial de sa ville natale. En 1819, lors des troubles du Mexique, il servit la cause royale et était devenu en 1816 commandant de l’armée du nord. Devenu suspect et accusé dinfidélité il se retira jusqu’en. 1820, qu'il devint Lieutenant du Vice-Roi Apodaca. Il le trahit, fit proclamer la constitution des Cortez et le fit déposer en 1821. Le général O’Donoju, Vice-Roi constitutionnel, arriva. Iturhide avait néanmoins altéré sa politique et exigea que le Mexique fût érigé en royaume ; seulement il feignit d'offrir la couronne à Fernand VII. O’Donoju accepta ce compromis dans une entrevue qui eut lieu & Cordova. L’ariée espagnole refusa de ratifier où d'accepter ces conditions et se retira à T'olur, etle Congrès Mexicain en prit occasion de proclamer Iturbide empereur de Mexico et d’Anahuac sous le nom d’Augu:tin, Ier le 30 octobre 1822. La couronne devait être héréditaire, il eut un revenu d’un million et demi de piastres et son fils et son père furent faits princess

Un ordre de chevalerie fut institué. Quarante membres s'étaient cependant retirés pour ne pas sanctionner ces actes, et la majorité devint elle-même indocile. Iturbide Ôsa dissoudre les Cortez ; Guadeloupe Victoria, ainsi que Bravo et Santa-Anna, qui furent dans la suite deux des plus illustres présidens du Mexique, se levèrent alors contre lui. N’espérant pas se maintenir à cause du grand nombre de défections dans l’armée, il rassembla les Cortez et abdiqua le 20 mars 1823. Il obtint en retour une pension anunuclle considérable à la condition de se retirer en Italie. Il se dirigea vers la côte escorté par le général Bravo, et s’embarqua pour Livournc le 11 mai 1823 L'Italie n’eut pas assez de charmes à ses yeux ; il conçut le projet insensé de recouvrer un trône qu’il avait abandonné de plein gré, passa en Angleterre et retourna au Mexique. Débarqué avec son seul secrétaire, le Polonais Beneski à Soto la Marina, le 14 juillet 1824, il fût arrêté immediatement par ordre du commandant-général de l’état de Tamaulipas. Le gouvernement républicain, prévenu de son départ d'Italie, avait proscrit et déclaré traitre par un décret du 28 avril. L’oflicier Supérieur sus-mentionna conduisit son prisoniuer à Padilla, chef-lieu de la Province. Le 19 juillet à six heures du soir, Iturbide, après s'être confessé, fut conduit à l’échafaud et frappé à la suite d’une courte harangue où il protesta de son innocence. Ainsi finit un homme doué de grand talents et de qualités estimables dans la vie privée, mais dont la politique avait été sans cesse double et tortueuse.

Ives, contemporain, évêque américain converti au ca-

tholicisme, et qui a laissé à Rome les insignes du faux épiscopat. On lui doit ces lectures remarquables.

Ixthixochilt ou Ferdinand d’Alva, historien mexicain du XVIIème siècle, a donné l'Histoire des Chichimèches os anciens rois de Tescuzo, traduite en français par Ternaux Compans 1840 ? vols. 8vo,

Jackson [Andrew William) Président des Etats-Unis ei bon capitaine, commença sa réputation militaire dans ses campagnes contre la ligue de la Floride, qu’il vainquit à Emuckfaw, Tallustatchic et Toladga : les princi-

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paux forts se soumirent à lui et il pourstrivit les sauvages jusque sur le territoire des Espagnols, qu’il accusait de leur avoir ‘prêté secours. Il fit aussi inettre à moft deux officiers anglais qui servaient parmi eux. Cette guerre ne luiimprimu pas seulement le caractère d’un homme de fer , il fut justement nommé un homme cruel et peu soucieux du droit des gens. Mais sa campagne de la Nouvelle-Orléans, lors de l'invasion des Etats-Unis de trois côtés à ja fois en 1815, confirma sa capaëité militaire. Il mit la capitale en défense et sous la loi martiale malgré la sentence portée contre lui par la magistrature du lieu. L'état a payé depuis l'amende à laquelle il fut condamné alors. Il mêla sagement l’offensive à la défensive, et sa bataille d'Orléans où périt Packenhan avec la plus grande partie de l’armée anglaise, est un des principaux événemens militaire d'une époque si fertile en grands faits d'armes. Devenu magistrat suprème en 1828, il chercha à adoucir le sort-des tribus sauvages, qu’il avait traitées si cruellement. (Voir nos Sagunos IUlustres et le Discours préliminaire des Znstitutions de d'Histoire du Canada.) Il est mort en 1845.

Jacques Ier (Dessalines) empereur d'Hayti, né sur la côte d'Or en Afrique l’an 1763, d’abord esclave à St. Domingue, devint lors des troubles qui agitèrent cette île aide de camp de Jean François, puis Lieutenant de Toussaint Louverture. : Il lutta contre Rigault et Leclerc en 1802. Après une feinte soumission à la France, il reprit les armes, vainquit Rochambeau à St. Marc et se fit proclamer empereur en 1804. Il fut reconnu par l'Angleterre et s’occupait d’organiser solidement son nouvel état, lorsqu'il fut assassiné par Christophe et Pétion le 17 octobre 1806.

Jean, prêtre anglais de Norvège qui prêcha en Amérique avant Eric évêque du Groëlland, et qui y fut martyrisé,

Jean VI, roi du Portugal et empereur du Brésil, d’abord

Régent, abandonna le Portugal en 1808, fuyant Napoléon

Bonaparte, et se porta à Rio-Janeiro avec sa flotte et 18000 de ses sujets. Il y apporta l'imprimerie, les écoles de. médecine, 'etc. Les triomphes de Welligton ne le rappelèrent pas en Europe. Ce ne fut que la chûte du Régent Borestord qui put le résoudre à quitter Rio- Janeiro. Une révolution y éclata en son absence et

vinfant Don Pédro fut proclamé empereur (1821). L’an» née suivante Jean VI réussit à se faire transférer ce titre, mais reversible à l’infant, et il reconnut l’indépendance: du Brésil, qui s’obligea à une indemnité de dix millions de piastres en faveur du Portugal.

Jefferson.(Thomas) troisième Président des Etats-Unis, né dans la Virginie-en 1743, perdit son père à douze ans. IL.alla à l’école, pus. deux ans au collége, et étudia ensuite le droit. Elu membre de la Législature de sa province en 1769, il y fit un eflort infructueux en faveur de l'abolition de l'esclavage. . Le pays commencait à se lever contre les prétentions. de l'Angleterre (1773) ; Jefferson s’unit avec les plus:-hardis et les plus actifs de ses compatriotes pour former un comité de correspon- .dance entre les diverses législatures. Il entra au Congrès le 21 juil 1775 et persévéra..dans sa ligne de conduite, maintenant sans cesse qu'on ne devait consentir. à aueun accommodement si ce n’est sur les bases les plus libérales vis-à-vis des colonies. Enfin il fut du Comite chargé de rédiger la déclaration d’indépendance. En 1776, Jefferson quitta le Congrès et rentra dans la législature de Virginie. Il fut élu gouverneur ; mais résigna bientôt en disant que le pays auruit.plus de confiance dans: un gouverneur militaire. En 1755, il remplaça Benjamin Franklin à Paris, et l’année suivante, il fut ministre à Londres, où sa réception par le roi et la reine ne fut pas des plus gracieuse. Après quelques conférences peu fructueuses, 1l se retirx à Paris, [année 1789 fut employée à visiter la Ilollande et le Piémont. De retour en Amérique, il devint Secrétaire-d’Etat, Vice-Président des Etats-Unis en 1798: :! fut enün Président en 1801, à une voix de majorité sur Adams son compétiteur. À l'expiration de sa magistrature, il se retira de la vie publique, et mourut le 4 juillet 1826, Jefferson était grand et bien formé ; sa figure avait beaucoup d’expression, et sa conversation était facile, variée et éloquente. Il exerçait un ascendant marqué sur ses amis en politique,—le partirépublicain. C’est dans ses quatre volumes d’œuvres posthumes que le critique trouvera la mesure de,ses facultés, de ses connaissances et des ses opinions.

Jochmus (le général) successivemient général de la reine Christine d’Espagne, général en chef de l’armée attomane [héros de la guerre de Syrie en 1840] et mi-

nistre de l’intérieur en Autriche, a visité en 1855 le Canada et ses anciens compagnons d’urmes, le major Campbell et le colonel Ermartinger, qui fut son aide-decamp en Espagne.

Jogues (Isaac) le plus intrépide martyr de la Compagnie de Jésus en Canada, affreusement mutilé par les lroquois l’an 1642, et délivré par les Hollandais, qui le firent passe en France, revint ans : nêômes régions chercher la mort, et la tronrva,

Johnson (Sir William) Baronnc: ‘el dans l’armée anglaise, Major-Général provinciui, Colonldes six Nations et Surintendant-Grénéral des Indiens, iut lPEuropéen qui acquit la plus grande influence sur les tribus indigènes. Ilétait neveu de l’amiral Sir Peter Warren. En 1754, il assista au congrès des Colonies où fut müri un, plan de campagne contre les Français. Il sauva le fort Edward, vainquit complêtement et prit le baron Dieskau au lac George, puis érigea le fort William Henry. I reçut les remercimens des deux chambres du Parlement, l'honneur de la chevalerie et un don de cinq mille louis. Ilavait été nommé Surintendant-Général des Indiens dans l’assemblée des gouverneurs tenue à Alexandrie, où se trouvaient l’amiral Keppel et le genéral Braddock, Le ministère anglais le consulta sur le plan de campa. gne de 1755. Il succéda au général Prideaux durant le siége de Niagara, gagna une victoire complète sur M. D’Aubry venu au secours de la place, et s’en empara. Enfin, il commanda une partie de l’armée conquèrante du Canada sous Amherst et nulle guerriers iroquois. Dans Ja lutte de Ponthiac avec les Anglais, il fut le pacificateur : vingt-deux nations firent par son entremise la paix avec le grand Roi au Sault Sainte-Marie. Il laissa deux fils, les colonels John et Guy Johnson.

(Sir John) l’ainé, lui succéda dans la dignité de Baronet, se retira en Canada, où il figcura comme sénateur et comme guerrier, tandis que Guy, demeura a Johnson Hall, résidence de Sir William dans le pays des Iroquois. On voit encore au courant Ste Marie la maison de Sir John, qui fut membre du Conseil législatif, et Surintendant des Indiens. Dans la guerre de l’indépendance, il battit et tua le général Herkimer à Oriskany, sous l’administration de Carleton ; et sous celle de Haldimand, il #’empara, après plusieurs combats heureux, de Schohary

et de Stone Arabia. Dans la dernière guerre, il commanda les six bataillons de milice des Townships. Il était seigneur d’Argcrteuii.

[T.—(T. J) Juge à la Baie d'Hudson. c:-devant de Montréal, où il s'était fait connaître comme le plus habile criminaliste «a barreau et excellent orateur.

Joliet d’Anticosti (Louis) illustre voyageur et géographe canadien, était fils de Jean Joliet, natif de Picardie, et négociant à Québec, et de Marie d’'Abancourt. IL fut baptisé le 21 septembre 1645 par le R. P. Vimont Supérieur des jésuites, et fit ses études dûns leur collége. A dixsept ans, le 10 août 1662, il fut tonsuré, avant que d’avoir fait sa philosophie. On lit dans le Journal des Jésuites : “ Le 12 jnillet 1666 les premières disputes de philosophie se font dans la congrégation avec succés. Toutes les puissances s’y trouvent, M. l’intendant entre-autres, y a argumenté très bien, M. Joliet et lierre Françhevile y ont très bien répondu de toute la Logique.”

Il prit l'uabit de novice en 1667, mais le quitta, et fut chargé par le comte de Frontenac de la découverte ou de Pexploration du Miscissipi. Après avoir laissé la Compagnie, il s'était enfoncé dans les régions de l'Ouest pour y chercher fortune par le commerce des pelleteries, apprit les langues et acquit les connaissances et l’experlence qui engagèrent le gouverneur à le désigner poux cette gran/le entreprise. Le P. Marquette fut invité selon ses propres expressions, à accompagner le jeune explorateur. Ils explorèrent le grand fleuve et firent disparaître les doutes sur la direction de son cours. En revenant Joliet perdit tous ses papiers dans les Rapides au-dessus de Montréal, et fut oblige de faire de vive voix, son rapport au gouvernement. Il le remit cependant par écrit et l’accompagna d’une carte tracée de mémoire, qui fut transmise au grand Colbert. Il reçut en récompense en seigneurie avec haute justice l’ile d’Anticosti, où il bâtit un fort d’où il fut chassé par les Anglais. Le titre de concession porte en “ considération de la découverte que le dit Sieur Juliet a faite du pays des Illinois, dont il afenvoyé la carte depuis transmise à Monseigneur (‘olbert, ainsi que d’un voyage qu’il vient de faire à la Baie d'Hudson dans l'intérêt et l’avantage de la ferme du Roi”. Il avait dessein d’y établir des pêcheries et de commercer avec les Antilles. Dépossédé d’Anticorti, :]

obtint la seigneurie Joliet et fut nommé hydrographe : du’Roi. 11 mourut entre 1700 et 1702. Une de ses filles épousa M. D’Eschambault, et une autre, Pierre François: Rigaud, Marquis de Vaudreuil.

11.—(L’honorable Barthélémi) successivement membre du Parlement, du Conseil Spécial et du Conseil Législatif, fondateur du village d'Industrie et de la Compagnie du Chemin de Fer d’Industrie à Lanoraie, né en 1789, mort en 1850. L’honorable Peter McGill prononça l’éloge de ce grand citoyen au sein du Conseil. On lui doit l’église et le-collége Joliet, qu’il confia aux clercs de St. Viateur, appelés d'Europe pour y donner une éducation moins élevée mais plus pratique que celle de nos colléges classiques. Il reçut les remercimens du Saint Siége dans une lettre du Cardinal Franzoni. On a publié son portrait, hithographié à New-Yoïk par Wm. Endicott.

Joinville (le prince de) fils de Louis Philippe, célèbre dans les annales de la marine, a servi sous l’amiral Baudin à San Juan d’Uliloa, transiéré : de Ste. Hélène sur la Seine, les restes de Napoléon et épousé la princesse de Brézil.

Jolivet [Louis] de la communauté de St. Sulpice, venu en Canada en 1754, devint curé d’oflice et prononça l’oraison funèbre Ge Mons. de’ Pontbriant. L'auteur des Mémoires sur le Canada le fait Récollet ou Jésuite. IT mourut le 28 janvier 1776.

Joncaire (le sieur) un des hommes les plus notables de la diplomatie coloniale. vis-à-vis des Cinq Cantons et des autres nations sauvages sous les Français.

Jones [John Paul] principal héros de la marine américaine durant la guerre de l’indépenuance, harcela l’Angleterre jusque dans les eaux de l’Europe, soutenu par le pavillon de Louis XVI, qui lui fit présent d’une épée et le fit chef-d’escadre. Ïl'fut enterré -en Frances; mais la frégate qui a porté à l’exposition de Paris les'effets des exposans américains, à rapporté ses cendres aux Etats- Unis. 1l était natif d’Arbingland, en Ecosse. :

pe oseph [Jesse] consul du royaume de Belgique à Montréal.

Jonquière [le Marquis de la] Gouverneur -et Lieutenant-Général de la Nouvelle-France en 1749, était bon officier de terre et de mer, en dépit de sa défaite par Anson. .]l était aussi à plusieurs égards un gouvernant

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1 BIBAUD, Jeune,

PRÉSIDENT-GÉNÉRAL DE L'INSTITUT ; POLYTECHNIQUE

Docteur-Honoraire de la Faculté des Droits de l’Université de St, Jean de New-York.

Professeur de Législation au Collége St. Marie, etc.

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“sage ; mais ce fut sous lui et l’Intendant Bigot que la cofruption commença à se montrer à découvert chez la nd des fonctionnaires publics. Le marquis était d’une avarice sordide. Non content de 60,000 livres d’appointemens et de pension par an, il eut recours, pour $’enrichir encore, à la traite avec les Sauvages, se fit payer de fortes sommes pour les permissions ou congés de faire la traite, accorda à Saint-Sauveur, son secrétaire, père de notre célébre littérateur, la vente exclusive de leau-de-vie aux Sauvages, moyennant une part considérable dans les profits, et mit en œuvre d’autres moyens odieux. Le népotisme se joignit à ces abus. Il fit venir de France ses neveux, abbé Taffanel ét le capitaine De Bonne de Miselle, ancêtre des De Bonne. N'ayant pu faire créer ce dernier Adjudant-Général, il lui donna une seigneurie et le privilége exclusif de la traite au Sault Sainte-Marie. Ii mourut à 67 ane, à Québec, le 17 ma: 1752, après avoir amassé en Canada un million de livres tournois, qu’on trouva entre les mains de M. de Verdue, greffier du Conseil Souverain ; ce qui ne l’empêcha pas de se refuser le nécessaire jusque à sa mort. Dans sa dernière rzaladie, ses âomestiques ayunt allumé des bougies près de son lit, il les fit ôter et remplacer par des chandelles de suif, en disant qu’elles coutaient moins cher, et éciajraient aussi bien.

Joséphine [Rose Tascher de La Pagerie] Impératrice des Français et Reine d’Italie, naquit à la Martinique le 24 juin 1763. Elle épousa à Paris le Vicomte de Beauharnais et brilla à la cour de Marie Antoinette. Elle donna à son époux deux enfans, Eugène et Hortense. Proscrite comme son mari, elle n’échappa à l’échafaud que grâces à l’état de faiblesse auquel la réduisit la douleur de la mort du Vicomte, Après la mort de Robespierre, Tallien la délivra de prison. Elle ne l’oublia jamais, et ce patriote reçut jusque à sa mort une pension d’elle puis d'Eugène. Elle dut à Barras la restitution d’une partie de ses biens, et rencontra chez lui le générai Bonaparte qu’elle épousa en 1796. Cette alliance ne lui présageait alors que du bonheur; elle avait beaucoup d'influence sur lui en cértaines choses et la correspondance des deux époux prouve l’amabilité de Joséphine et l'attachement de Bonaparte pour elle. Cet attachement ne se démentit point sous le consulat et elle fut même proclamée impé-

A ossi.” —

ratrice et reine ; mais bientôt l’ambition et le désir d’avoir un héritier direct porta Napoléon à divorcer avec elle pour épouser l’archiduchesse Marie Louise, üont lalliance Jui fut si funeste. Joséphine devint presque folle ; elle donna néanmoins son consentement et se retira à la Malmaison, retenant le titre d’impératrice. Elle vit crouler le trône éphémère de l’ambition et reçut les attentions et les bienfaits du czar Alexandre, qui la consola dans sa dernière maladie. Ayant pris du froid dans une promenade qu’elle fit avec ee prince à la suite d’une maladie sérieuse, elle mourut le 29 mai 1814 dans les bras de ses enfans, dont Alexandre arrangea les aflaires vis-à-vis des Bourbons en sa présence. Ses derniers mots furent L’Zle d'Elbe!.... Joséphine était belle, sa figure était élégante et majestueuse, elle était gracieuse ; mais la bonté du cœur fut son plus grand charme. La prodigalité fut son seul défaut.

Juchereau, honorable famille canadienne, dont le premier membre connu parait être le sieur Noël Juchereau des Châtelets, licencié en droit, commis général de la Compagnie des Cent associés et membre du Conseil de la Colonie.

Nicolas J'uchereau épousa en 1647 Marie Giffard, fille du fameux seigneur de Beauport, et ce fief tomba depuis dans la maison des Juchereau.

En 1690, le sieur Juchereau, seigneur de Beauport, défendit Québec à la tête de ses censitaires et mérita par sa conduite des Lettres de noblesse.

On connait Jean Juchereau sieur de More, conseiller au Conseil Souverain, un ancien conseiller, employé sous Carleton à revoir et rédiger les anciennes lois nationales avec Cugnet et Pressard, et un Lieutenant Général civil et criminel de la jurisdiction de Montréal avant le sieur D’Eschambault.

Cette maison s'était divisée en plusieurs branches Juchereau de St. Denys, Duchesnay, de More, Laferté, etc.

La Mère Juchereau (Jeanne Françoise Juchereau de La Ferté) Supérieur de l’iiôtel-Dieu de Québec, en écrivit l’histoire (un vol. in-12). Admise comme pensionnaire à l’Hôtel-Dieu à douze ans en 1662, elle entra au noviciat en 1664 et fit profession en 1666,

e sieur Juchereau de St, Denys, fut employé qua-

torze ans à la Louisiannè cômme guerrier et comme négociateur, fut chargé de deux missions importantes auprés du Vice-Roi du Mexique, et fut fait chevalier de St. Louis à la paix. Il avait eu beaucoup d’avantures de toutes sortes, était homme d'esprit comme de cœur et écrivit d’intéressans mémoires. Il paraît qu’un de ses descendans fut maréchal de camp au service du Roi.

Les Duchesnay émigrèrent en partie lors de la conquête. Juchereau Duchesnay fut lieutenant colonel d’artilierie, commandant de Cuarleville, et périt dans une émeute en 1792.

En Canada, l'honorable A. L. J. Duchesnay fut membre du Conseil Exécutif en 1794 ; et l’honorable A, Duchesnay, membre du Conseil Législatif en 1810. Les seigneuries de Fossambault et de Gandarville étaient dans leur famille.

Juchereau et Chevalier Duchesnay servirent dans le 60e régiment de troupes légères à quatre bataillons, comme Bouquet, Ecuyer et Salaberry, puis devinrent capitaines dans les Voltigeurs. On connait leurs services dans ce corps immortel. Il devinrent tous deux lieutenantcolonels, et Chevalier Duchesnay fut Député Adjudant Général. Nommés Inspecteur de la Milice avec MM. De Bellefeuille et E£riot, par un Ordre Général du 2 Avril 1828, ils reçurent les remerciemens flatteurs de lord Dalhousie avant son départ définitif pour PAngleterre. “ Le gouverneur en Chef, est-il dit, croit plus particulièrement de son devoir de remarquer que le lieutenant-colonel Chevalier Duchesnay a présenté d’excellens diagrammes de chaque bataillon sous son inspection, sans aucuns frais pour le service public ; et S. E. les regarde comme une addition précieuse à être déposée dans le bureau de lAdjudunt Général, afin qu’on puisse y avoir recours en tout temps”.

Jumonville, jeune officier canadien tué par les Anglais dans la dispute des deux nations pour le territoire de l'Ohio et immortalisé par le poëme de PAcadémicien Thomas, intitulé, La Mort de Jumonvilee.

Juneau (Salomon) fondateur de Milwaukee dans l’Ouisconsin, mort en Novembre 1856, était canadien et xaquit à Repentigny sur la rivière de l’Assomption en 1792, . Il se fit remarquer de bonne heure par la force

de sa volonté et cet esprit d'entreprise dont sa carrière avantureuse fournit un exemple si frappant. Jeune homme à l'ame fortement trempée, il laissa son pays au printemps de 1828 et atteignit les contrées de l'Ouest. Durant deux années de vie solitaire, il se levait avec le soleil et se couchait avec lui, n ‘importe où, mais toujours à la belle étoile, tantôt sur l’herbe, tantôt sous un rocher et quelquefois dans le creux d’un vieil arbre, comme il le disait dans ses lettres à sa famille. Vers le printemps de 1830, il alla s'établir sur les bords du Milwaukee avec deux trappeurs qu'il avait rencontrés sur sa route. Aidé de ces pionniers comme lui infatigables et hardis, il abattit quelques arbres, les dégrossit tant bien que mal, et construisit d’abord deux où trois cabanes informes à l’endroit même où cette belle Milwaukee étale aujourd’hui des deux côtés de la rivière, ses mille maisons élégantes et coquettes. Il fesait la traite avec les Sauvages. D’autres coureurs de bois vinrent le joindre ; chaque mois la hache des travailleurs reculait la forêt, Salomon, chef de la nouvelle république, traçait lui-même les rues, organissait Le travail. En 1837, Milwaukee comptait une population de 700 ames. Quatre ans plus tard, le chiffre des habitans avait quintuplé. En 1846 la population s’élèva à 9,655 individus, et l’année suivante à 14051, Dès

lors elle marche à pas de géant, on l’incorpore et Juneau est élu maire par acclamation. Milwaukee compte aujourd’hui, plus de 30,000 âmes. Elle a un palais de justice, un hôtel-de-ville, un bureau des terrez, une université, une académie pour les demoiselles, trente églises dont cinq sont catholiques, trois asyles d’orphelins, une banque, dix imprimeries, deux journaux mensuels, et seize gazettes. Salomon Juneau tomba malade dans son dernier voyage le 12 Novembre 1856. I] dit a un ami qui laccompagnait: “j'espère être bientôt à Milwaukee, je serai heureux de la revoir, car je ne pense pas y avoir un seul ennemi.” Il n’eut pas cette consolation. Mais le 28, les citcyens lui firent des obséques publiques. Le général Grant cornmaudrit les troupes. L’évêque catholique officiait, et + RP, Teurdon prononça le pènégyrique du défunt. Les Indiens Ini avaient donné un tombeau tériporaire ; une sauvagesse lui avait pris les mainsen pleuraut et priant tout bas, y avait imprimé plusieurs baisers, puis l'avait ue silencieusement ; une gutre avait coupe une mèche ses cheveux.

Kable (le baron de) officier russe, un des organisateurs ñe l’armée des Etats-Uuis, tué à la bataille de Camden où les Américains furent défaits par lord Coruwallis.

Kah-Ge-Ga-Tah-bowh, conte mporain, chef des Ogib- Ways, qui a publié à Londres lo. The Traditionai History, Legends, wars, and Progress of Enlightened Eäucation of the Ogibway Nation of North Américan Indians, 1 vol. Svo. 20. Recollections of & Forest Life, or the Life and Travels of Kah-Ge-Gu-Tah-Bowh, Chief of the Ogibway Nation, Svo seconde édition. ‘F he arrival of the Indian chief in the country, dit l'éditeur, M. Charles Gilpin, having excited considerable interest, the Pnbiicher he8 brought out a new edition of the above “wor: , revised and enlarged by the the author.—The book 1bounds with gems, full of Barbarie grandeur dit le Bratish Banner, The above work, dit le Siandurd of Freedom relativement à PEHistoire Traditionnelle, is very interesting, as ï1t 1s writen in the figurative style of speech-making so celebrated among North American Inud'aws. We still much commend itus being what it aimste be, and as giving much interesting information relative to a Tribe fast vanihing from the earth ?

Kalim, savant Suédois envoyé en Canada par Linnée en 1749 pour y fire des recherches sur ies plantes du Pays. Il écrivit une reiation dans la quelle il est défavorable aux dames canadiennes, comme il parait par les vers suivans des £pètres Sutyres. etc.

Pauvre Kalm, quoi tu professes De dire ici la vérité !

Tu ne crains pas, si tu persistes A’soutenir ton avancé

Sur nos belles Montsiéalistes Qu’a droit l’on te dise insensé ?

Quand dans ton jargon tu t’empêtres En doit-on être bien surpris :

Pour les voir approche-toi d’e Iles, Ou, du moins. frotte-toi les veux, Tes portraits seront plus fidèles,

Et :u nous en parleras mieux.

rs

Kane (Paul) jeune artiste voyageur qui a parcouru pendant sept ans les vastes prairies de l’Amèrique, des deux côtés des Montagnes Rocheuses, et qui a recueilli chez les soixante tribus qu’il a visitées, ce qu'ily a de plus frappant dans la vie sauvage : il s’est surtout occupé à peindre les portraits des chefs, d’esquisser les paysages et les scènes de mœurs. Il a exposé à Paris dans le département canadien, et il sera bientôt prêt à publier le récit dexes pélérinages,accompagné d'illustrations. Cet ouvrage,dit le chevalier laché, sera d'autant plus précieux que ces tribus sauvages, disparaissent ou du moins, perdent tous les jours des mœurs et des habitudes spéciales et pittoresques qui les caractérisent. L'auteur des Sagamos Iustres ne peut qu'être du même avis.

IT.—(le docteur) le eélèbre et regretté navigateur américain, cécoré de la médaille d'honneur de la Société Royale de Géographie. Le docteur Haws a prononcé son éloge au sein de la Société Américaine de Géographie.

Kean, fameux tragique anglais. Il a joué Richard ITF à Québec. ;

Kelley (Jean-Baptiste) Grand-Vicaire et chanoinehonoraire du diocèse de Montréal, né a Québec en 1783, décédé en 1855, fut honoré de ces dignités en récompense d’un voyage qu’il fit à Rome d’où il rapporta en Canada des reliques des saints. Ordonné prêtre en 1806 par Mons. Plessis, dont il était sous secrétaire, il eut d’abord la mission de Madawaska dans le Nouveau- Brunswick, rentra en Canada en 1810 pour occuper la cure de St. Denis et obtint en 1817 la cure importante de Sorel, qu’il ne quitta qu’en 1849 pour être mis a la retraite.

Kennedy (D) a exposé à Paris des peaux d’oiseaux du Canada, données partie au Jardin des Plantes et partie au British Board of Trade.

Kempt [Sir James] général et gouvernant anglais, mort en 1855, se signala fort dans la Péninsule ou il prit par escalade la Picurina et le château de Badajos, força la Bidassoa etc. A Waterloo, il commanda l’aile gauche après la mort de Picton. Successeur de Dalhousie en Canada, après avoir gouverné la Nouvelle-Ecosse, il

. Concilia les esprits et plut à M. Papineau, Il fut ensuite

tommandant en chef du matériel de l’armée, et refusa

un portefeuille ministériel.

Kenrick [les frères Francis Patrick et Peter Richard] deux des plus éminens prélats des Etats-Unis. Le dernier est évêque de St. Louis, et François Patrick, ci-devant évêque de Philadelphie, est actuellement archévêque de Baltimore et Primat. Le nom de Kenrick rappelle un livre sur les Ordinations Anglicanes, une savante Théologie et une nou,elle traduction d’une grande partie de l’Écriture, dédiée au cardinal Wiseman.

Kent [le chancelier] contemporain, le principal homme de loi de nos voisins, a fourni à Alison des notes dont cet historien à peu profité dans le chapitre de son histoire qui regarde les Etats-Unis. On a de Ii; Commentaries on the American Law 4 vols. 8vo New-Yoïck 1827 1830,

Kersaint [Madame Henriette de] de l’ordre enseignant du Sacré Cœur, fille d’un amiral au service de Louis XVI, a travaillé durant vingt ans à l’établissemer.t de l’œuve en Amérique, et fondé ia maison de Sandw ch (1852) avec laide du KR. P. Point S. J. Grand-Vicane de Mons. De Charbonel, et e Madame Charles Baby, qui logea d’abord les sœurs dans sa maison.

Kertk (le Chevalier) hnguenot, amiral des vaisseaux

du roi d'Angleterre et l’un des premiers baronets de la

Nouvelle-Ecosse, créés par Jacques ler, conquit l’ Acadie et le Canada en 1628 et 23.

Kichtan, l'être suprême selon les premiers sauvages de la Nouvelle-Angleterre, à créé le monde et tout ce qu'il contient. Après la mort les hommes vont frapper à la porte de son paluis. Il reçoit les bons ; mais il dit aux méchans: retirez-vous, 1l n’y a point ici de place pour vous.

Kimber (le docteur Réné) patriote, bibliomane et homme de talents, en son vivant membre du Parlement- Provincial poux la ville des Trois-Rivières.

Kitchi-Manitou, déitè des anciens sauvages du Canada, à laquelle ils attribuèrent tout le bien.—Voyez Matchi- Manitou.

Kiwasa, dieu des Virginiens. Ils le représentaient avec un calumet auquel ils mettaient le feu. Un prêtre caché derrière l’idole, aspirait le tabac, à la faveur de Pobscuxrité dont il s’environnait. Kiwasa apparaissait

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