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quelquefois en personne à ses adorateurs sour Ja figure d’un bel homme, avec, sur un côté de ta tête, une touffe de cheveux qui lui descenduit jusques aux pieds. Il se rendait au Temple, y faisait quelques tours dans une grande agitation, et retournai au ciel, quand on lui avait envoyé huit prêtres pour savoir sa volonté.
Kondiaronk ou, selon Lahontan et les Anglais, Adario, Grand Chei Huron et capitaine dans l’armée française, homme de guerre, diplomate et orateur, joua aux Francais traitar t de la paix avec Teganissorens, cette farieuse pièce de supercherie dont on trouve les détails dans Charlevoix et Raynal. Celui-ci l'appelle un Machiavel né dans les forêts, surnommé le Rat par les Français, à cause de sa finesse, qui était le sauvage le plus intrépide, le plus ferme et du pius grand génie qu’on ait jamais trouvé dans lPAmérique Septentrionale. En 1687 enivit avec quatre cents guerriers le marquis de Denon- . dans le pays des froquois, ei dans le temps qu'Haaskouaun, lL'117 chef, convenait d’une trève avec ce général, il continuair à harceler leur pays, et attaquait Teganissorens et les arnbassadeurs, puis leur donnait à entendre, que c’était les Français eux-mêmes qui l’avaient envoyé pour leur dresser une embuscade. Il fit des prodiges de valeur avec Ourehouars au lit de Laprairie de La Madeieine et gagna un “ombat val sur le lac Ontario. Cette déraite et la mort de Za-Chaudière- Noire, le ivudre de guerre des Cantons, arrivée dans le même temps, forcèrent cette République à demander la paix. iondiaronk prit part aux négociations de l’an 1700. Lorsque les députés Troquois arrivèrent à Montréal, on les reçut au bruit d'une décharge de boîtes ; ce qui choqua tort ies alliés de la Colonie, qui se demandaient les uns aux autres, si c'était ainsi que les Français devaient accueillir leurs ennemis. Le généreux vainqueur des froquois fit cesser ces murmures, et signa les préléminaires du 8 septembre en disant: “ j'ai toujours écouté la voix de mon père, et je jette ma hache à ses pieds ; Je ne doute . point que les gens d’en haut n’en fassent de même. [roquois, imitez mon exemple.” Une nouvelle conféren- . ce fut convoquée pour l’année 1701. Montréal se vit rempli de Sauvages de toutes les tribus au nombre dé plus de deux mille. M. de Callières, alors gouverneur: . général, fondait sa principale espérance pour le succès de .
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ses desseins sur le chef Huron, à qui l’on avait presque toute l'obligation de cette réunion et de ce concert jusque alors inconnu pour la paix génerale. Il se trouva mal au milieu de la conférence : on le secourut avec empressement. Quand il fut revenu à lui, il manifesta le désir de dire quelque chose ; on le fit asseoir dans un fauteuil au milieu de Passemblée, et tout le monde s’approcha pour l'entendre. {1 fit avec modestie et dignité le récit de ses démarches pour amener une paix universelle et durable. [lappuya beaucoup sur la nécessité de cette paix et les avantages qui en reviendraient à toutes les nations, en démêlunt uvec une adresse étonnante les intérêts des uns et des autres. Puis se tournant vers le gouverneurgénéral, il le conjura de justitler pur sa conduite la confiance qu'on avait en lui. Sa voix s’aflaiblissant, il cessa enfin de parler. Doué au supréme degré de cette éloqêence pleine d'images de s enfuns de PAmérique, ilreçut encore dans cette imposante circonstance ces viis: applaudissemens qui couvraient sa voix chuque fois qu’il l’élevait dans les assemblées publiques. S'étant trouvé plus mal à Ja fin de la conférence, il fut porté à l’IHôtel- Dieu, où il mourut le lendemain, vers les deux heures du matin. Sou COTPS fut exposé en habits militaires, le gouverneur-sénéral et lIntendunt allèrent les premiers lui j Jeter Peuu bénite, puis le sieur Joncuire, à la tête de soixante guerriers du Rault Saint-Louis, qui 1e ple urèrene et firent des présens à sa funille, Le lendemain, on fit ses funérailles, qui eurent quelque chose de magnifique et d'imposant. Mons. de St. Curs, premier capitaine, ouvrait la marche avec soixante soldats : venaient ensuite seize guerriers hurons, marchant quatre à quatre, vêtus de longues robes de castor, le visage peint en noir et le fusil sous le bras. Le clergé précédait le cercueil, soutenu par six chefs de guerre, et couvert d’un poële semé de fleurs, sur lequel on avait mis un chapeau, un hausse-col et une épée. Les frères et les enfans du défunt suivaient, agcompagnés des chefs des nations, et M. de Vaudreuii, gouverneur de. Montréal, fermait la marche avec l'état-major. Il fut enterré dans léglise paroissiale, et l’on mit sur sa tombe cette inscription vulgaire Ci- git le Rat, Chef Huron” : Koïdiaronk eû: suffi et signifié beaucoup plus. Après les funérailles, le : sieur Joncaire mena les Iroquois de la Montagne faire :
leurs condoléances aux Hurons, auxquels‘ils présentèrent la figure d'un soleil et un collier de porce aine, en les exhortant à conserver l'esprit et à suivre les vues du grand homme qu’ils venuient de perdre. Cette mort causa une afHiction générale. L'influence et le cas qu’on fesait de ses conseils dans sa nation étaient tels, qu'après la promesse que M. de Calliéres avait faite à ce chef mourant de ne jamais séparer les intérêts de sa notion de ceux des Hurons, ceux-ci gardèrent toujours aux Français une fidélité inviolable, Jamais sauvuge n’avait montré plus de genie, plus de valeur, plus de prudence, plus de connaissance du eœur humain. Des mesures toujonrs bien combinées sinon tou,ours justes, les ressources inépuisables de son esprit, Iui assurèrent des succès constans, Il brillait autant dans les conversations particulières que dans les assemblées publiques par ses reparties vives, pleines de sel et ordinairement sans réplique. Il était le seule homme en Canada qui pt, en celà, tenir tête au comte de Erontenac, qui linvitait souvent à sa table, afin de procurer à ses officiers le plaisir de les entendre ; etilne eruignait pas de de dire qu'il ne connaissait parmi les Francais que deux hommes d'esprit, ce général et le P. Carheil. Quel génie que l’enfant de la nature non éduqué dont une telle assurance vis-à-vis de tels hommes était tolérable ! L'estime qu’il avait pour ce jésuite fut dit-on, ce qui le détermina à embrasser le christianisme. Je ne puis mieux terminer cet article que par ces vers ‘ré de l’Ode des Grand-Chelfs :
Eutre ces guerriers, quel est donc
Ce Chef à la mâle figure,
À la haute et noble stature ?
Ah ! c’est Kordiarouk :
Ce guerrier. valeureux, ce rêsé politique.
Où, por dire Le mot, ce grand howme d'état,
Cet illustre Yendat, Presque digne du chant de la muse héroïque.
De quel eswrit est-il doué, Quand deux fois par sa politique, Et par son adroite rubrique, L’Iroquois est joué ?
Quand, pour le mot plaisant, la fine repartie, Laissant loin en arrière Voiture et Balzac.
Le seul de Frontenac . Peut avec lui lutter à pareille partie ?
Ce bé
sÈ-« io SÉ
: Canada Supérieur.
Kondiaronk fit donc mentir le vers de Boileau : “Est-ce chez les Hurons, chez les Topinambous, etc.”
Konigatchie, Grand Chef et ambassadeur des Troquois per pen: par la République Américaine, qui vint à Quéec implorer la pitié de Sir Frédérick Hauldimand dans une magnifique harangue que j'ai reproduite dans mes Znstitutions de l'Histoire du Canada.
Kossuth, contemporain, Président de l’éphemére République de Hongrie. Il a eu des ovations aux Etats- Unis.
Kussick (David) Iroquois Tuscarora qui a publié: Ze. quaisse de l'Histoire Ancienne des Cinq Nations, comprenant [. le récit fabuleux ou traditionnel de la fondation de la Grande-Ile maintenant l'Amérique Septentrionale, de la création du monde, et de la naissance des deux enfans. II. L'établissement de PAmérique Septentrionale et la dispersion de ses premiers habitans. III. L’origine des Cinq Cantous Iroquois, leurs guerres, les animaux du pays, ete ete. Lewiston (Canada bupérieum 1829. Kussich était un vieillard qui, devenu invalide par accident, se dédommagen de la chasse en devenant V’histornen de sa nation. Il a rapporté en langawe figuré mais peu intelligible les légendes et les traditions non moins que l’histoire des [ro juois, dont il trace avec un air de bonne foi qui peut en imposer, la suite des Grands Chefs à partir d’Atotarho, leur premier héros. Son livre est illustré de gravures grossières représen‘ant les géans et les monstres humains dont il parle dans son étrange récit. Cet échantillon de littérature sauvage est certainement une des plus curieuses productions de l’imprimerie.
Labarre {D. G.) Ecuier, a reçu une Médailie d’or pour ocre de la Pointe du Lac exposé à Londres en 1851.
Laberge (Charles) avocat et membre du Parlement Provincial, orateur distingué. Il a signaié son talent dans les débats à propos des écoles séparées particulièrement.
Labouchère (le Très Honorable Henry) Ministre actuel des Colonies: Nous le croyons natif ou originaire du
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