CANADA ET DE L’AMERIQUE
AgeLeiBa roi de l'isthme de Darien, que les Espagnols forcèrent de se réfugier dans les montagnes de SON pays.
Abercrombie, (Le général) eut assez de crédit en Angleterre avant d’être commandant en chef en Amérique, pour obtenir une com} ignie des gardes. Il battit l'avant-garde de Montcam : mais la défaite de Carillon fit oublier cet avantage, et le capitiine anglais rétablit à peine sa réputation par la prise du fort l'rontenac, quelqne funeste que fût cet évènement pour le ou u (1755.)
Acamapixth, premier roi du Mexique, fut élu l’an 1550 par les Astèques. Jusque-là les Mexicains avaient vécu en tribus séparées. Ge prince les réunit, embellit T'enochitlan, sa capitale, aujourd’hui Mexico contruisit des aqueducs et donna des lois sages. Il rCgha quarante ans et mourut regretté.
Acosta (Jose) Provincial des Jésuites au Pérou auteur de l’{Zistoria Natural y Moral de las Indias, ouvrage capital, 11 mourut en 1660,
Adams (John) célèbre patriote américain, naquit a Braintree, dans Massachusetts le 19 octobre 173 37, fl s'établit à Boston en 1764 en qualité d'avocat et publia dans la Gazette de cette ville un essai sur le droit
civil et cononique, qui eu l’honnenr d’être réimprimé
en Angleterre en 1768. En 1770, il représenta la
même ville à l'assemblée révolutionnaire, Le 6 mai
1776, ce fut lui qui proposa que les colonies adoptas-
sont la forme de gouvernement que le peuple croirait
la plus capable de promouvoir son propre bonheur,
proposition qui équivalait à une déclaration d’indé-
pendance. La déclaration du 7 Juin fut proprement
son ouvrage. Le style en est redondant et l’on y
trouve peu de solidité dans les idées. Jeflerson ne
l’a pas moins appelé le colosse du Congrès. Il n’était
ni gracieux ni élégant, ni même toujours coulant
1 dans ses harangues, ajoute-t-il, mais il possédait une
telle force de pensées et d'expressions, qu'il fesait
lever de leurs siéges ceux qui l’écoutaient, Il accom-
pagna le docteur Franklin à Peris, fut ensuite pléni-
potentiaire en Hollande, puis ministre à Londres en
1785. Il y publia en 1787 sa défense de la constitu-
tion Américaine, De retour, il fut élu vice-président
de la République, et succéda à Washington le 4 mars
1797. Dans ce poste il‘ ne sût plaire à aucun des
deux partis qui partageaient la jeune nation, et ne fut
pas reélu. En 1820, il refusa, sous prétexte de son
- grand âge, de présider la convention assemblée pour
revoir la constitution, et mourut retiré le 4 Juillet
1826.— [Il ne faut pas le confondre avec John
Quincy Adams, aussi président des Etats-Unis, ni
avec Samuel Adams, un iles signataires de l’acte d’in-
dépendance et gouverneur de l'Etat du Massachusetts, mort en 1503.
Adhémar et Delisle, députés en Angleterre en 1783 avec M. Powell pour demander pour le Canada une chambre d'Assemblée et le maintien des lois françaises au civil. ‘ Ces députés, dit Du Calvet, étaient recommaundables par la droiture, le patriotisme, le bon esprit, le mérite personnel ; mais c’étaient de simples citoyens et le mérite individuel, la vertu isolée, ne brillant que de leur lustre interne et modeste, ne sufli-
réimprimé présenta ln
Le G mai les adoptasple croirait 3 bonheur, ion d’indéproprement et l’on y fferson ne
Il n'était rs coulant sédait une qu'il fesait Il accomhite pléniondres en L constitu- -président le À mars ucun des et ne fut te de son blie pour 4 Juillet ec John Uuis, ni cte d’inchusetts,
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sent pas pour réussir auprès d’un ea ; da faut de la grandeur, de l'éclat et de la po, np cours pour s’y faire remarquer et 7 er, € Ro ba que par l'importance de DEEP A best Æ pe d de l'importance de l'ambassade, Ils trai Led moins avec le Baron Mazères, pda PRET général, et alors agent de la Province de , ué . PAS Agassiz, professeur et naturaliste ag « .
connu par plusieurs écrit, prépare une Histoire N: Le" chef subalterne de Stadacone Fe Mis rs Jacques Cartier, fut laissé dans le commanc pr s pe Donnacona emmené en France. Au retour de Po : l'an 1540, et devenu Agohanna ou chef supr Sr prit des mesures prudentes, harrassa enr de camp de Charlebourg-Royal et força les F'rançais d’c bandonner le pays. | Ahasistari, ge des plus grands D A nes
Huronne, fut gagné au Christianisme par ER 4 a EN en 1643. Il vainquit les Jroquois en 164. dé: Us nation avait pu être sauvée c'eût été par lui. ue traita à Québec avec les restes des Hurons et La . encore l’an 1676. Sa postérité donna des chefs à
grande nation des Sioux. 7 dre huitième empereur des Axtèques en à Axajacalt, l’an 1447 ct mourut en ee di pour successeur ne IE, sous lequ | Es ols découvrirent le Mexique. #3.
ne premier toqui des Araucans qui ait ne battu les Espagnols: La cavalerie et le DUR É l’étonnèrent pas ; il combattit lui et les siens av : be plus grand ordre, et après sa mort, ses soldats se va tirèrent sans découragement. Lincoyan, son ; : cesseur, quoique d’une haute stature, ne ee A même fermeté d'âme et es les Espagnols éta
olonies au délà du Biobio.
Été ( le duc) fils du fameux ii . De campagne sous le prince d'Orange, et arrêta les progrès
du duc de Monmouth révolté contre Jacques. Ii présenta à Charles If, l’amira! Phipps, qui lui dut son avancement, fut un des lords souverains de la Caroline, qui fut gouvernée par un Palatin, et mourut gouverneur de la Jamaisque en 1686.
Alexander (Sir William) propriétaite de la Nouvelle Calédonie sous Jacques et Charles ler, fit insutuer par ce dernier J'Ordre de chevalerie des Baronets de la Nouvelle Ecosse. Il fut depuis comte de Suürling etest compté parmi des meilleurs littérateurs de la Grande- Bretagne. Voyez Selkirck.
Almagro le jeune, fils de Dicgo et d'une Indienne de Panama, servit à la tète du parti de son père. Il fut fait prisonnier par Vaca de Castro en 1540, et eut ia tête tranchée.
Alsop (Richard) n£ à “lidleton dans le Connecticut
traduisit de l'Italien de Molina l'Histoire Naturelle et Civile du Chili, Mort en 1815.
Alzate, astronome et géographe mexicain du XVIllme siècle. On lui doi beauc oup d'observations sur les Satellites de Jupiter, quelques cartes du Mexiçjue et la correction de celle de la vallée de Mexico
Amérique, ainsi nommée d'Amerigo Vespucet, qui traça le premier une carte de cette partie du monde- On la peint comme une femme au teint olivâtre, coit- “e de plumes, et armée d’ares et de flèches. A ses
eds, une tète perete d’une flèche, dénote qu'elie a des habitans antropophages, La pêche et la chasse, principale occupation des Américains, sont désignées par deux enfans chargés, l’un de poisson, l’autre de cibier. Lebrun l’a exprimée par une femme d’une carnation olivâtre, qui a quelque chose de barbare. Elle est assise sur une tortue, et tient d’une main une javeline, et de l’autre un arc. Sa coiffure est composée de plumes de diverses couleurs ; elle est revêtue d’une
espèce de jupe qui ne la couvre que de la ceinture aux zenoux.
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la Nou- | fit inses Baroomte de térateurs
Indienne ère, Il , et eut
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ain du rvations 1 Mexi- :XICO CO, qui mondee, coif- A ses u'elie a chasse, signes utre de 1e car- . Elle le Javeosée de d’une 1re aux
Amberst (Jeffrey lord) chevalier du Bain, baron de Moutréal, maréchal et Commandant des Forces Britanniques ; d’abord aide-de-camp, de lord Ligonier puis de $. A. R. le duc de Cumberland, conquérant de Louisbourg, et du Canada, doit être regardé comme le premier Capitane-Généralde lAimérique Britannique du Nord.
Ampère Fils, un des quarante de l’Académie Francaise, a visité dernièrement le Cauada.
André, le major, adjudant-général de l’armée anglaise, connu par ses talents littéraires et son sort funeste. la un monument à Westminster, où ses restes furent transportés près de trente ans après son exécution.
Andusta, Paraousti ou chef Floridieu, allié du capitaine Ribaut et des Français contre le grand Olata, périt dans un combat contre celui-ci vers l'an 1565
Anglona (Le prince d’) général espagnol, servit contre Napoléon au siége de Cadix, d’abord, puis sous Bellasteros, qu'il arrêta à la téte de l’armée, quand ce capitaine ôsa défier lord Wellington et la Régence d'Espagne. El à été depuis Capitaine-Général de Cuba.
@uson (L'amiral) fameux par son voyage autour du monde, entreprise à la fois guerrière et scientifique.
Antas (Le conte des) seigneur Brésilien et général de Jean VE, apaisa une révolte en 1817.
Autiguenu, guerrier famenx parmi les Araucans, élu toqui apres que le fer des Espagnols eut mois-
sonné les plus braves de sa nation, et que le jeune toqui Caupolican Il se fût suicidé, accepta cette dignité quand PArauque semblait domptée, et se retira dans la solitude de Lunaco. Il y disciplina la jeunesse araucane, qui devait remplacer les vieux gucrriers, et harcela avec eile les colonies espagnoles les plus rapprochées. Bientôt il.se fortifia sur le mont Mariguenu et y repoussa le fils du vice-roi du Chili. Descendant alors dans la plaine, il attaqua en vain La Conception,
gere
mais réduisit Arauco et Caneto. Il fut tué sur Îles bords du Biobio l’an 1564, non sans avoir réparé jusque à un certain point les affaires de sa nation. Paillataru, Caynoncaru et Cadeguata, qui parurent entre lui et le cèlèbre Paillamachu, empêchèrent encore la République des Araucans de succomber entièrement.
Arango (Don Francisco d’) né à la Havane le 22 Mars 1765, passa en Espagne en 1787, et fut recu à 22 ans avocat au Conseil Royal. IL reclama un des premiers l’affranchissement des Noirs et ouvrit à l’ile de Cuba le chemin de la prospérité, en inspirant à l'Espagne, une nouvelle politique commerciales. Il obtint la liberté des ports de Cuba, publia un excellent Essai sur l’Agriculture, par suite duquel l'Espagne déclara le coton, l’indigo, le café et l’eau-de-vie libres de droits pendant dix ans. Îl proposa l'établissement d’un tribunal de commerce, et un voyage d’investigation en Europe et en Amérique, pour recueillir et appliquer aux besoins de Cuba les documens relatifs aux progrès industriels. Il fit lui-même le voyage avec ie comte de Casa Montalvo, revint en 1795, rapportant d'Otaiti la canne à sucre, et publia une relation. Le Capitaine-Général adopta ses idécs, et écrivit à Madrid que ce jeuue homme était un véritable joyau pour la gloire nationale, l’appui futur de la Havane et un homme d’état pour l'Espagne. Arango fut créé chevalier de l'Ordre de Charles ITT. Il publia à la Havane son Rapport sur la Culture et l’Exploitation du Tabac, regardé comme un chef-d'œuvre. Ce grand homme renonça souvent à ses émolumens comme juge, fit don à l’État de 26,386 piastres, enrichit la Bibliothèque de la Havane de livres au montant de 4000 piastres et fonda le Collége de Guines, pour lequel il en dépensa 30,000. Siégeant aux Cortes d’Espagne en 1813, il obtint de nouveau la liberté des ports de Cuba. On le vit en 1817 Intendant ad tnterin, conseiller d’État et Grand-Croix de l'Ordre d'Isabelle la Catholique. T1 est mort à 72 ans le 21 Mars 1837.
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Archambaut (André) de Montréal, a exposé à Paris des harnais et des vernis pour cuir, qui ont été envoyés au Palais de Crystal de Sydenham.
Ardouin (A.) de Québec a exposé à Paris une collection de plantes médécinales et tinctoriales, dont, partie a été envoyée au Palais Sydenhum et partie donnée à la manufacture impériale des Gobelins.
Areskoué, dieu de la guerre chez les Hurons et les Troquois, avait sans doute été un de leurs héros. On peut voir dans nos Sagamos fllustres la mâle prière que les guerriers de ces nations lui adressaient.
Argall (Samuel) capitaine célèbre dans les annales de la Virginie, deputé-gouverneur en 1611, proclama la loi martiale et se fit détester. Il enleva Pocahontas, chassa les Français de l’Acadie et les Tollandais de la rivière Hudson. Argall était un homme propre aux coups-demain et dont le caractère était mêé de grandeur d’âme et de supercherie.
Argenson, illustre race parlementaire française. Elle commence à figurer par Pierre de Voyer, chevalier seigneur d’Argenson, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi.
iéné de Voyer, son fils, né en 1596, chevalier, seigneur d’Argenson, conseiller au Parlement de Paris, eut plusieurs intendances et ambassades et mourut dans l’état ecclésiastique.
Réné, son fils, seigneur d’Argenson et comte de Rouffiac, conseiller au Parlement de Rouer, fut aussi ambassadeur.
Mure, Réné, son fiis, marquis d’Argenson et viconte de Mouzé, né à Venise, Lieutenant-général de Police, Garde-des-Seeaux puis ministre d'état ; membre de l'Académie Françaises et de celle des Sciences.
Mare Pierre, son fils, conte d’Arscenson, chef du conseil du dne d'Orléans, Régent, collaborateur de D’Aquesseau dans lx rédaction de plusieurs ordonnances, Surinteydant des Postes puis ministre de la guerre, établit l'Ecole Militaire.
Réné Louis, son frère, mort en 1756, ministre des affaires étrangères.
Ï resterait à établir la généalogie de Pierre de Voyer Chevalicr vieomte d’Argenson, conseiller d’état, Gouverneur et Lieutenant général de la Nouvelle France après
M. de Lauzon (1658) et sous lequel les Iroquois furent la terreur de la colonie. Les Cantons s'étaient cependant prêtés à des négociations pour la paix, quand il fut remplacé par le baron d’Avaugour.
Un dernier membre de cette famille fat envoyé pour négocier la paix au quartier général des souverains à Haguenau, après la bataille de Waterloo.
Armstrong (Sir Richard), Général FLE Chevalier du Bain, de la l'our et de PEpée et de San Benito de Asiz ; quelque temps Commandant des Forces en Canada, avait servi dans l’armée Anglo-Portugaise sous lord Wellington et commanda depuis le contingent anglais dans les gucrres € ju s du Portugal, .
Il, (W.) de Toronto, x exposé des dessins à laquarelle à Paris.
Arnaud (Marguerite) de Montréal, membre de l’Institut de Marguerite Bourzeois sous le nom de sœur Ste. Arsène, fondu une maison à bouisbourg. PDépossédée par les Anglais, elle dut se refugier en France où elle vecut à La Rochelle, dés Hbéralités du due d'Orléans en qualité de supérieure de sa communauté, qui ne contenait que deux autres sœurs, Mademoiselle Robichaux dite sœur $t, Vincent, et la sœur converse Ste. Geneviève. La sœur Ste. Arsène mourut en 1764, la sœur St. Vincent succèda, et après la mort de celle-ci, la sœur Ste. Gencvisve fut placée dans une communauté françuise, Ainsi s’éteignait en France, vers 1766, une cominupauté canadienne,
Arnuoid (Benoit) Pun des plus illustres chefs de la sue re de l'Indépendance Américaine naquit dans le € onnecücut de parens obscurs et fut d’abord marchand de chevaux, Avant perdu dans ce cominerce, ilse joignit aux agitateurs, et Semplova si bien qu’il fut fuit colouel, Il conçut avec Ethan Allen le projet hardi de surprendre Ticonderoga, poste fortifié sur In rive Ouest du ac Champlain, et qui commandait entrée du Canada, Avec 270 de ces déterminés uppelés # Green Mountain boys ? et l'approbation du emmité de surété de la proviace de Massachusetts, ces deux héros franchissent hardiment le Jae sur des dans le 2 Maui 17979, pénétrent dans la forteresse, dont le commandant est surpris dans son lit et s'emparent encore du fort de Ia Pointe à la Couronne (Crown-Point) et de Skcensborough. Arnold, monté sur
S furent pendant lut rem-
)yé pour crains à
alier du > Asiz ; 1, avait ellingans les
uarelle
à l’Ins- Ir Ste.
ssédée ù elle rléans [ui ne R obi-
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ue. re inecll de jenit puel, udre la)]n- Ni de lent JS Ja lit nne Sur
ET
un petit schooner court enlever un sloop de guerre. Ce
fut le premier exploit naval des Américaius Ce coup-de
main donna à l’insurrection plus de cent canons et des
munitions. De pareils prodiges exécutés par une si
petite troupe animèrent le courage des peuples. Les
insurgés ôsèrent songer à s'emparer du Canada dont ils
venaient d’enlever la barrière, et y envoyérent deux
expéditions. La colonne d’Arnold, composée de 1,000
Rornes , avait à suivre la côte jusque à la bouche de la rivière Kenebec, dans le Maine ; delà il Jui fallait monter jusque à sa source, puis se jeter dans des montagnes qui vont jusque au Saint-Laurent. Arnold ouvre sa marche eu septerbre, et s'engage avec sa troupe, dans des déserts que l’homme n’a jamais fréquentes. Toujours à l'avant avec ses hardis pioniers, il fraic un passage à ses compagnons. Les obstacles se multiplient, et 11 faut à la troupe avanturière l'exemple de son chef pour ne se pas
décourager ; les derniers sous le colonel Enos retournent
dans leurs foyers sans que l'avant-garde en ait connaissance. Aux fatioues vient se joindre la fimine. Chaque homme est reduit à une demi-livre de fleur par jour,et l'on est à encore à cent milles des premicres habitations canadiennes. On n’a pas fut soixante et dix milles que les provisions sont consommées. Alors Arnold, avec les plus vigoureux, fait une marche forcée orrive au premier village et retourne pour satisfaire aux premiers besoins de sa troupe. Après avoir ainsi franchi les hauteurs qui séparent les versans de l'Atlantique et du Saint-Laurent, il atteint le 4 novembre Kartigan, premier établissement canadien sur la rivère Chaudiere, et de là, en cinq jours, paraît à la vue de Québec à la tête de moins de 800 hommes. Campné à la l’ointe-Lévi, le manque d'embarcations et une tempête l’empéchent de surprendre la place. Enfin le 13, il pénètre par le même défilé que franchit Wolfe, et range sa troupe dans Ja plaine d'Abraham. Mais le canon de la cittdelle l'avertit que Québec est sur ses gardes et en conséquence, il juge prudent de se retirer à Ja loirte-aux-Trembles à vingt milles de la place, pour y attendre Monteommerv. Mais sa marche dut le placer au premier rang des héros modernes, La jonction des deux colonnes américaines se fit le décembre. A l'assaut du 31, Arnold qui conduisait Ja seconde attaque, ne put se fraver un
passage et fut blessé grièvemeut au milieu d’un combat des mieux soutenus. Devenu commandant en chef par la mort de Montgommery, il changea le siége en blocus et de son petit camp à trois milles de Québec, il tint en échec la garnison, forte de 1,500 hommes avec seulement 400 Américains et quelques Canadiens rebelles. En mars 1776, les renforts commencèrent à le joindre ; mais le général Thomas prit le commandement: Arnold alla commander à Montréal. A la suite du désastre de l’armée devant Québec, il retraita sans perte, délivra une partie des prisonniers que les tribus sauvages avaient faits aux Américains près des Cèdres et opéra sa jonction avec le général Sullivan. Conquérent de Ticondorogon il ne désespéra point de disputer aux Anglais le lac Champlain et y équipa une corvette deux brigantins et douze canonnières. Deux capitaines de réputations aepuis amiraux, Douglas et Pringle, commandaient la flotille anglaise ; Arnold les combattit avec un succés ballancé près de l'ile Valicourt, mais sa flotille fut détruite sous Crown-Point. Il mit le feu à son vaisseau et n’en sortit qu'au milieu des flammes. Fait brigadier puis majorgénéral en 1777, il fitlever au baron St, Leger le siége du fort Stanwix, et lui enleva son artillerie et ses bagages. Opérant alors sa jonction avec Gates et Lincoln, il contribua à la victoire de Bennington, livra avec eux Ja bataille indécise de Stillwater ; et à celle de Saratoga, le 7 octobre, il pénétra dans les lignes anglaises et y fut blessé à la jambe, comme il animait ses soldats. L’armée anglaise évacuait le pays par capitulation à la suite de ces combats. Arnold, incapable de service actif en conséquence de ses blessures fut nommé par Washington gouverneur de Philadelphie. 11 y fit une vie de roi et contracta des dettes immenses. Accusé d’extorsion, il fut jugé par une cour martiale et réprimandé par Washington, le 20 janvier 1779. Son zèle pour la cause des rebelles se refroidit dès lors. Il concut même des projets de vengeance, et se mit en correspondancé avec Sir Henry Clinton. Ayant obtenu le poste important de gouverneur de West-Point, il voulait le livrer avec les magasins et l’arsenal de l’armée américaine. Tout le complot fut découvert au moment où il allait ètre exécuté. Arnold n’eut que le temps de fuir. Il entra chez sa femme en sécriant : Tout est dé-
n combat chef par en blocus il tint en eulement les. En e ; Mais nold alla de l’arvra une ent faits on avec Où il ne implain t douze aepuis à flotille allancé ite sous 1 sortit Majorlége du ; bagaincoln, 1 avec lle de lignes nimait
lphie.
nent JS de : dé-
couvert ; André est prisonnier: le commandant en chef va tout savoir. Le canon que tu entends est un salut ; il n’est pas loin. Brûle tous mes papiers, je cours à New- York. Il l’embrassa alors, ainsi que leur unique enfant, qu’elle tenait dans ses bras, puis monta à cheval et vola vers l’Iludson. Il avait eu la précaution d’y avoir une barge toujours prête. Elle était encore en vue de la côte, portant le pavillon anglais, quand Washington arriva. Sa femme garda un silence obstiné sur toute Pafluire. Ii parvint à New-York, où il reçut une somme de £10,000 et le grade de brigadier-général. Il justifiu sa condnite dans un manifeste à ses compatriotes et dans une proclamation adressée aux officier de l’armée continentale. Envoyé en Virginie, pour y opérer une diversion, il soutint son renom en luttant contre Lafayette, s’empara de Richmond et causa surtout de grands ravages. On dit que dans le cours de cette expédition, demandant à un officier, son prisonnier, ce que les Américains lui feraient s’ils étaient maîtres de sa personne celui-ci répondit : Ils enterreraient avec les honneurs de la guerre votre jambe blessée, et pendraient le reste. Rappélé de la Virginie, il conduisit une autre expédition contre le Connecticut. Il prit le fort Griswold, brûla New-London avec des richesses considérables et retourna à New-York après une absence de seulement huit jours. La célérité de cette opération ajouta encore à sa réputation militaire mais il ne s’y montra pas plus humain qu’à son ordinaire. Après la paix de 1783, il eut le commandement des troupes dans la Nouvelle-Ecosse. Il eût été plus capable de commander dans la guerre de la révolution française que les généraux aux quels l'Angleterre confia ses opérations militaires, et cependant il ne joua qu'un rôle secondaire aux Indes Occidentales, fut pris par les Français et s’échappa. Il mourut dans Glocester Squarc à Londres, le 4 juin 1801, regardé comme un traitre en conséquence de la réussite de la révolte des colonies, Quels qu’aient été ses vices, —sa négligence de la discriptine, la postérité le regardera comme un homme né pour les camps. On doit ajouter qu’inhumain à la guerre, il fut cependant dans sa maison un mari affectueux et un père tendre.
Arthur (le major-général Sir George) Lieutenant-Gouverneur du Canada, Supérieur en 1838,
Ash (le lieutenant) de Québec, a CXposé à Paris un modèle de radcau de
Sauvetage qui a été envoyé au Palais de Sydenham.
Astor (John) riche Citoyen de New.
une colonie à ja Colombie
Atahentsick, nom de la premiére femme chez Les Hurons et les Troquois. Le Grand Esprit la Précipita du ciel Pour avoir péché ÿ Mais une tortue la reçut sur son dos, et le limon de la mer S'étant amass(é autour, forma la terre,
York, qui a fondé et élevé Astor-[ouse,
Atahualpa, dernier des Incas, vait plus Île Caractère bienfaisant fils de l’Inca Huyan Capae, QUI avait Parmi ses femmes unique héritière du loFaume de Quito, Mais il avait en Outre de sa légitime épouse un autre fils, Huascar c'était le véritable eMpereur, étant né de limpcratrice ou Coya Mais Atahualpa Prétendit au ToVaume de Quito, E6Mme héritier de S& Mère, nt en prit possession. Tout aurraneement étant devenu Inpraticable cntre les deux frères, Ja gnerre s’alluma l'an 1595, Atalualpa prit le Chemin de Cusco avec Son armée, Vainquit son frère en >? Campaone, et Pénétra dans Ja ville, Ce fut dans ces circonstances que Pizarre ATIVA avec 250 hommes de Pied et 80 chevaux. Atahualpa Prévint ces étrangers Par une ambassade et des présens. Pizarre feignit d’être SON ami et offrit de l'aider contre ses adversaires, qui (aient en orand nombre, 1] passa donc Jusqne à Ja ville de Quaxamalca, près de Inquelle ce prince était campé. Le roi entra dans Ja ville, pour donner audience jaux Espagnols. Cette entrée fut des plus PoMmpeuses ; Atnhutlpa était porté sur une litière découverte, ornée or, et doublée de plumes, suivi d'un grand cortège de prin-
ces et de serviteurs Fans armes, Pizarre Mmédita aussitôt
le COUP perfide qu’il Voulait porter, 1] fit cacher ses
Cavaliers, braqua ses cn DONS et tint ses soldats tout prêts.
Quand Atalualpa fut dans Ja place, 11 fit demander les étrangers et délendit de leur faire AUCUN mal, parce qu’ils étaient envoyés de Ja part du Soleil, —candeur Surpr enante, qui le rendit victime des farouches Espagnols. "EUX-Ci exécutérent leux attentat. Le fracns insolite de l'artillerie, ces hostilités inattendues jetèrent l’épouvante Parmi les Péruviens, QUI se mirent à fuir, ‘bandonnant leur souverain. L'or “ait Le véritible Dieu des Espa.
Prince fier et qui n’ade ses ancôtres, était
à Paris un envoyé au
Qui a fondé ise,
Z les Hurons ita du ciel sur son dos, r, forma Ja
et qui n°’aêtres, était es femmes ais il avait Huascar :
cratrice ou de Quito, on. ‘T'out les deux lpa prit le n frère en t dans ces mmes de étrangers nit d’être tires, qui à la ville ‘ampé.
nCce aux PS; Atanée d’or, de prinaussitôt her ses it prêts.
ider les e qu’ils suTrpr e- 12n0ols.
ite de lVante innant
Espa-
gnols. Atauhualpa leur en promit pour sa rançon plus qu’ils n'auraient jamais Ôsé en espérer, en vases, en linsots et en plaques telles que celles qui ornaient les murs des temples, des palais et des sépulchres. Culicuchima, g'inéral d’Atahualpa, fit aussi apporter une si immense quantité d'or, que le quintse”" destiné à la Couronne, produisit 180,098 pesos. Cependuut Piszarre, apres avoir reçu ces richesses, fit cruellement assoruei 1 empeseur et placer sur un trône imaginaire, lan 1533, un fils d’'Huascar. Ce sont les fiuts tels que rapportés par lInca Garcilasso, qui ne devait pas être fav: ruble à Atahualpa. Les Espagnols plaident que c'était un usurpateur, qui, avait fait périr Huascar et 11,090 personnes de race impériale, pour se délivrer de tout obstacle. IL était cependant roi de Quito par sa mère, et pouvait faire la œuerre à IHuascar sans en devoir compte au Espagnols dont l’intervention n’était au reste qu'intéressée, comme la suite ne le fit que trop voir.
Atahuata, nom du créateur du monde dans les mythes de certaines peuplades riveraines autrefois du Saint- Laurent.
Atta-Kulla-Kulla, illustre chef Cheroki qui rendit plusieurs services d'humanité aux habitans des colonies anglaises, fut député à George IT, duquel il eut une audience, et est mentionné avec éloge par Bartram et Emmanuel Kant. “Jason n’x d'autre avantage sur Atta- Kulla-Kulla que l'honneur de porter un nom grec ” dit le grand pensenr germanique ; et l’auteur des Voyages dans le Sud, parle ainsi d’une rencontre avec ce chef. “ Après avoir traversé cette branche considérable de la Tanase, j’aperçus un groupe de sept Indiens qui descendaient des hauteurs qui avoisinent le rivag’. Je vis venir en avant nn chef de guerre, et supposant bien que c'était Atta- Kulla-Kulla, empereur des Cherokis, par resp'et, je nr’éloignai du chemin pour lui laisser le passage ; sa hautesse me rendit le compliment pur un sourire ; elle s'approcha de moi et me serrant la main, me dit. Je suis Atta-Kulla-Kulla, Anglais me conauit-il ? Je iui répondis que le Pon esprit qui marchait devant moi, m'avait
«déjà appris qu'il était le grand Atti-Kulla-Kulla, et
JPujoutai que j'étais de la Pensylvanie, dont les h:bitans
blanc: et noirs se fesaient gloire d'être les alliés des
Cherokis. Il me demanda si je venuis de Charleston, ct B
TEE
EG
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ss RES Sara 16
si je conuaissais le capitaine Stuart, que, me dit-il, il aHait visiter. Sur mes réponses satisfuisantes, et sur ce que je lui dis, que j’allais moi-même chez les Cherokis, il m’assura que jy serais le bienvenu, et me fit en s’éloignant un signe de politesse que toute sa suite me répéta.” k
Aube-Rivière (François Louis de Pouroy de l”) cinquième évêque de Québec, docteur de Surbonne, fut nominé par, Clément X1Len 1739. Il arriva en Canada en 1740, et y mourut la même année à 9 ans, en exercant son zèle apostolique sur un navire infecté de la peste.
Aubert, de Dieppe, qui mena le premier en France, l’an 1508, des naturels de l'Amérique Septentrivnale, était engagé dans la pèche prés des attérages de Terre- Neuve, et visita la buie de Gachepé où Gaspé, où il les prit.—Voyez Gaspé.
Aubert-du-Bayet (le citoyen) né à la Louisianne en 1759, ingénieur et général, fit la guerre en Amérique, passa en France au commencement de lu révolution et fut membre de l'Assemblée Législative. Il entra au service après la session, fut nommé général-en-chef, fortifia et défendit Mayence en 1793, commanda l’armée de la Moselle, puis celle de la Vendée, fut ministre de la guerre en 1797, et enfin ambassadeur à Constantinople, où il mourut. La défense de Mayence est un des évènemens les plus mémorables des guerres de la République.
Aubigny (Charles Lennox due de Richmondet d’Aubigny}, de race royale, pair de France et d Angleterre, Gouverneur et Capitaine-Grénéral de Amérique Septentrionale Britannique en 1816, avait été Lord Lieutenant d’Irlande et grand Maître de l'Ordre de Saint-Patrice. Il n'eut que le temps de donner aux Canadiens un avantgout de ses dispositions peu libérales quand, au milieu d’une visite des points stratégiques du pays en conpaunie de militaires de distinction, Lord Dalhourie, Sir Peregrine Maitland et Sir Charles Carmichael Smith, il mourut à Ki:igston de Ia morsure d’un petit chien favori atteint de la rage. Ses obsèques se firent à Québec avec une pompe extraordinaire. Le due de Wellinton lui succéda comme gouverneur de Plymouth.
Aubry, nom illustre dans nos Annales.—On connait outre Jacques Charles, digne émule de Cochin au burreuu français:
e dit-il, l , et sur ce Cherokis, en s’éloisuite me
cinquième omimé par, 1740, et \'e
son zèle
1 France, ntrionale, le ‘L'erre- , oùilles
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3t d’Augleterre, Septen- 2utenant -Patrice.
1 avant- 1 milieu CON:parie, Sir Smith, t chien à Quée Welh, connait au bar
T.—Son fils ainé, qui suivit la même carrière, et défendit avec Gerbier les officiers et employés accusés d’a-
® voir administré infidèlement le Canada.--(On annonce l’ar-
rivée à Québec de.A. E, Aubry,avocat à la cour Impériale et docteur eu droit,qui a‘accepté la chaire de droit Romain à l’Université Laval).
11.—Le frère du précédent, Chevalier de St. Louis, qui servit en Canada et à Louisianne. Il retarda la prise du fort Duquesne par le général Forbes par une victoire complète 1emportée sur son lieutenant, le colonel Grant, qui tomba en son pouvoir avec 20 oficiers. Moins heureux dans son entreprise pour secourir Niagara, il fut pris par le général Johnson. Commandant dans la partie de la Louisianne que la France se réserva en cédant la Nouvelle-Orléans à l'Espagne, il eut à remplir un rôle délicat. Les habitans excités par le Conseil Souverain, refusèrent de se soumettre aux SpREupie et insultèrent le gouverneur ; Aubry dut prêter ses bons offices aux officiers du Roi Catholique.Tl périt en-mer en se rendant en France, le 24 février 1770.
HER I D Aubry, immortalisé par le génie de Chateaubriand et le pinceau de Girodet.—Il rendit des services à Ja Louisiunne et en Acadie. Si le gouvernement de France çût écouté ses sages conseils quant aux limites de cette dernière province, il eût évité peutêtre la guerre qui lui enleva la Nouvelle-France. Il prévit les recl lun ations du cabinet de Londres trente uns avant qu'elles n’arrivassent.
IV.—J. Aubry, un des premiers Canadiens qui aient «eçu le bonnet de docteur en théologie, ci-devant professeur de cette science au Grand Séminaire de Québec, et qui a visité les Chartreux de France.
V.— Le général Perrot, le colonel Ménard, Salomon Juneau et F, X. Aubry,ont surtout soutenu à l'étranger dans ces derniéres anrées, l'honneur du nom Canadien- Français. Aubry natif de la paroisse de Maskinongé, célèbre par ses voyages d'exploration dans les deux Amériques,. s’est livré après avoir acquis une immense fortune, ù de vastes} entreprises. Celle d’un chemin de fer a occasionné sa mort dans une rixe avec un major américain en 1854. Un journal de Saint Louis remar- -que qu’on a élevé des monumens à des hommes moins imarquans. On.rapporte que dans le cours de ses voyages
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dans le sud, il a combattu dans une sierra des sauvages qui tiraient avec des balles d’or.
Audubon, mort depuis peu, le plus grand naturaliste qu'ait produit l'Amérique depuis Bartram et Mutis, Le monde savant n'a pas eu suffisamment le temps de l’apprécier pour qu'on puisse déjà lui rendre justice dans une notice biographique.
Auza (Don Vincente de) contemporain, célèbre ingénieur Mexicain chef de l'Ecole du génie établie dans la capitale, a achevé en 1845 la célébre voute, de Socabon del Rey, commencée par Fernand Cortez # Cet habile ingénieur, dit M. de Longhène, dans le livre intitulé le Monde Souterrain,est venu à bout de couper le filon principal de la mine à environ 530 mètres de l’embouchure de la galerie.”
Avaugour (le baron d”) Gouverneur et Lieutenant Génésal de la Nouvelle France après le vi-comte d’Angenson, visita son gouvernement, et fit une paix honorable avec les Iroquois ; mais son différend avec l’évêque de Pétrée au sujet de la truite de l’eau de vie, occasionna son rappel en 1662. Ce fut un évènement regrettable, car ce gouverneur possédait la vigueur nécessaire pour füire respecter des eunemis la colonie, et M. de Mesy, son successeur, s’accorda encore moins que lui avec les autres dignitaires de la colonie. 11 fut tué en 1664 en défendant le fort de Serin contre le grand vizir Koprogli,
Avrigny (C. Joseph L’œuillard d”) célébré poëte nt à la Martinique en 1760, mort à Paris en 1823, a donné la tragédie de Jeanne d'Arc, pluskurs ope ras-comiques et les Poësies-Nationales.
Axajacalt, septième roi où empereur du Mexique & second fils ‘le Motezuma ler. monta sur le trône l’an 1464, ag ar.it ses états, et mourut l’an 1477.
Aylmer(Mathieu lord,)Lieutenant-Général, Gouverneur de l'Amér'que Keptentrionale à une époque où il ne pou-
ait plus , opérer de ben. avait servi comme guerrier à St, Domingue, à Ostende, en Hollande sous le duc d'Yorek, en Allemagne sous lord Cathearth, dans la Péninsule, où il fat député-adindant-céaéral et se sigrola surtout au passage de la Bidussos, Mort depuis peu. L’amiral Aylmer, son frère Iui a succèdi,
Aylwin (L’honorable Thomas) contemporain, un des plus beaux esprits de PAmérque du Nord, membre de
sauvages
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lèbre jiniblie dans oute, de Lez # Cet livre incouper le de l’em-
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l'administration de M. Lafontaine en qualité de Solliciteur-général en 1842, juge puiné de la Cour du Banc de la Reine, docteur en droit et professeur en droit ceriminel au collége McGill.
Babineau, famille qui joue un grand rôle dans l’histoire lu Canadu, venait d’un directeur de la compagnie des Cent Associés à laquelle Luuis XIIT céda la Nouvelle France où France Septentrionale en souveraineté.
Réné Babineau, fils du directeur, Chevalier de l’ordre du roi, Trésorier de lu Cavalerie, fnt baron de Bécancour en Canada, Grand-Voyer de la Nouveile France, et s’acquit de l'influence sur les naturels du pays, qu’il commandait dans la grande expéditition du comte de Frontenac contre les Can ons Iroquois.
Nous lui connaissons trois fils :
L'un, qui fut Baron de Portneuf, aussi Grand-Voyer, et qui prit Kaskobay sur les Anglais en 1690.
Le Chevalier de Villebon, d’abord compagnon d'armes du célèbre d’Iberville—qui chassa les Anglais de l’Acadie, dont l’amiral Phipps s'était emparé en 1691, et qui les repo'issa plus tard de Nauxoat,
Et M. de Manneval, qui avait été gonverneur de Port-Royal.
En 1359, l’abbé: De Portneuf, curé de St. Joachim, harcela, dit-on, les Anglais à la tête de ses paroissiens. Ils le mirent à mort,
Baby, famille canadienne alliée aux Lanaudière aux, Cugnet et aux meilleures maisons de ce pays a eu des branches di tinctes établies dans le Bas-Canada et au Détroit L’honorable François Baby a été membre du Conseil Exécutif du Bas-Canada en 1791, et du Conseil Législatif en 1792 ; et l'honorable James Baby a été Orateur ou Président du Conseil Législatif du Canada Supérieur.
On connaît M. François Baby de Québec, ses steamers, les services qu’ila rendus avec munificence au chevalier de Belveze, et le tribut honorable de gretitude à lui envoyé par l’empereur des Français. Ce roi de le navigation en Canada vient de donner à un des’ plus
beaux steamers qui aient jamais été construits le nomdu. Nap'léon IIT.
Bachman (John) savant américain, a réfuté la doctrine du professeur Agassiz sur la pluralité des espèces chez l’homme, dans un ouvrage intitulé : The doctrine ofthe unity of the human race examined on the principles of science, Charleston 1S41,
Bacon (John) évéque de Portland aux Etats-Unis, ancien élève du collége de Montréal.
Bagot (Sir Charles) allié au duc de Wellington, membre du Conseil privé, ambassadenr à la Haye puis à Paris, Gouverneur-Général de PAmérique Septentrionale après la mort de lord Sydenham, arrivée à Kingston en 1843, si cheri des Canadiens-Français que les curés se mirent à dire des messes pour le rétablissemeit de sa santé et qu'il y eut pluseurs pièces de vers écrites en son ‘honneur. Cet homme dont la belle figure annonçait la ‘bonté et la mansuétude dut trouver doux de mourir aw milieu des regrets manifestes de tout un peuple.
Badgley (lhonorable William L. L. D.) ci-devant Procureur-Général, et professeur et doyen de la faculté de droit du collége M:Gil, organisée en 1854, juge de la Cour Supérieure, un moment professeur en droit criminel à l'Université Laval.
Baillargeon (Charles François) évêque de Tloa et administrateur de l’achi-diocèse de Québec, a été nommé coadjuteur à la suite du premier concil? provincial et sacré à Rome par un membre du Sacré Collége.
Balbiena (Bernard) de Tolede, docteur de Salamanque, évêque de Porto Rico au XVIIe siècle ; poëte à imaginatio\ gracieuse et chaleureuse. Les Hollandais pillèrent sa bibliothèque en 1620.
Baltimore (George Calvert lord) fondateur de la colonie du Maryland, qu’il nomma ainsi en l’honneur de sa souveraine. Leonarä comte de Baltimore, son fils, affermit cet établissement catholique, qui fut un centre d’où la vraie religion pénétra plus tard dans les autres colonies. Le Jésuite White rédigea une constitution.
Barbier (Marie) deuxième supérieure générale de l’Institut enseignant de la Congrégation de Notre-Dame, naquit à Montréal en 1663,ct fut supérieure du vivant même de la sœur Bourgeois, dont elle avait été ass stante en 1692, Sarrasin, médecin du roi, la guérit d’un cancer
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en 1700. Elle mourut en 4739 à 77 ans. Elle correspondait avec le célèbre Tronson. M. de Montgolfler a écrit sa vie.
Burlow (Joël) démocrate américain forcené et poëte de quelque célébritf, entra au collége Dartmouth en 1774, eu sortit pour entrer dans la milice et se trouva à la bataille de White-Plains. A la paix, il se fit journaliste, puis libraire, et publia une traduction des pseaumes de David. C'était une espèce de ministre ; il avait même été chapelain dans la milice. Etant passé en Fra:ce en 178$. il vit éclore la révolution et se lia avec les Girondins. Il publin à Londres, en 1791. “ Advice to the privilegel Orders, qruis FheConspiracy of Kings? Suivit une lettre à la Convention. En 1792, 1l porta à cette assemblée Padresse du comité dit constitutionnel de Londres. La convention lui décerna le titre de citoyen français. Il suivit Grégoire en Savoie pour orgarniser cette conquête et rédigea à Chambéry une adresse aux Piémontais, les exhortant à secouer le joug de ‘% cet homine qui s'appelait leur roi” Il accepta en 1795 la charse de consul américain à Alger, conclut la paix et retourna à Paris en 1797. Il s’y fit marchand et s’enrichit. De retour dans sa patrie en 1805,1l s*'fixa à Washington, où il dressa le plan d’une grande Academie Nationale et travailla à Histoire des Etats-Unis. Ce travail fut interrompn en 1811, quand il fut nommé plénipotentinire i Paris. Invité en octchre 1812 à se reudre à Willna, pour s’y aboucher avec N apoléon, il se mit en route et fut surpris par la mort à Taraawica, petit vilage de Pologne, le 22 décembre. Sa réputation httéraire est -urtout fondée sur sa Co ombiade, essai d’épopée américaine qui, sans égaler la Lusia le, a eu néanmoins deux éd tions à Londres et une à Paris.
Barney (Le commodore Joshua) né à Baltimore le 6 juillet 1759, conduisit à 16 ans un vaisseau en Irlande. En 1775, il commandait le sloop Hornet à la conquête des îles Bahamas. Capitaine du schooner Wasp en 1776, il prit le brick anglais Tender dans la Delaware, à la vue de denx vaisseaux ennemis. Après avoir pris un second brick, il fut fait prisonnier à son tour et échangé. Le même malheur lui arriva encore deux fois Un voyage à Bordeaux le mit encore aux pr'ses avec les Anglais. Il revint en 1779 avec une prise qui lui avait
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coûté deux jours de combat. Capitaine du Hyder Ali en 1782, il prit le Général Monck, portant cinq canons de plus et reçut une épée d’honneur de la législature de la Pensylvanie. Il porta ensute à Frankin les dépèches de son gouvernement, fut présenté à Louis XVT et créé apitaine de vaisseaux. La république Française s'étant brouillée avec les Etats-Unis en 1800, il résigna. Commodore en 1818 et chargé de défendre la Chesapeake, il y fit face aux Anglais jusque au ler juillet 1814, qu’il fut appelé à Washington pour concourir à un plan de défense. Il retourna à son poste le 3. L’ennemi ayant forcé la rivière Patuxeut le 16, il sacrifia ses vaisseaux le 21 et se joignit à l’armée de terre. Il fut blessé et pris à la bataille de Bladensbourg et mourut le 1er décembre 1818.
Barros (Jean) gouverneur de la province de Moranham au Brézil sous Jean III en 1530, est le plus illustre des historiens Portugais, et son Histoire des Portugais dans les Indes est louée par Possevin et le préside: t De Thou.
Barthe (Jean Guillaume) contenporain, ci-devant rédaëteur de l’Aurore des Canadas, membre du parlement provincial et actuellement correspondant ‘anadien de la Gazette de France, a fuit récemment à Paris un voyage qui l’a mis à même d'obtenir pour lInstitut-Canadien de Montréal des dons de livres et d’objets d'art des diverses académies composant l’Institut de France. Il a publié durant son séjour à Paris “ Le Canada Reconquis, ” esquisse sur le passé et le pré<ent du pays, et est encore connu par une bonne lecture sur Jérémie Bentham et ses écrits et par quelques peësies.
Barre (Antoine ‘Joseph Lefèvre seigneur de la) Lieutenant-Général et Gouverneur de la Nouvelle France, mort en 1688, avait été successivement Intendant du Bourbonnais, de l'Auvergue et de Paris, et gouverneur de la Guiane en 1663. Il conquit Cayenne sur les Hollandais et y fonda les établissemens français. II battit les Anglas aux Antilles en 1667. On sait qu’il fut moins hureux en Canada où il fu humilié par les Cantons Iroquois. On à de lui Description de la Nouvelle Trance 1666 in 4&to,et Journal d'un voyage à Cayenne 1671 2 vol, in 12. Le malheureux chevalier de la Barre était son petit-fils.
-Hyder Ali en canons de plus ire de la Penpêches de son AVI et créé nçaise s'étant résigna. Com- 1 Chesapeake, let 1814, qu’il à un plan de nnemi ayant sCS vaisseaux fut blessé et rui le 1er dé-
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ss \ au village de Durby dans La PHARE er ue Fe beau génie, qui n’eut de maître que nu ? mon Fi bonne heure un ardent désir d bo € . oo sances particulièrement dans la ne ro .
d'enfance des colonies opposait de grands 0 ‘ . es : à premicres études. IT ls surmonta cépeR ou Fe ferme application, jointe aux os . sa Es ; Faide des personnes les plus respecta à S ne ia ie apprit avec un succès Qui ne S Sr D Ve 4 de picacité étonnante et un travail invincible la pus de langues savantes. Il cultivait la'terre Ce es de de nourrir une famille nombreuse ÿ InnIs en Cia ie À était continuellement attentif à scruter les D AE e é nature. [l fut le premier Américain ai conçut Le effectua le projet d'établir un jardin ee M jus fait l'acquisition d’un vaste terrain et d un si : se ‘. 1 sur les hauteurs de Schuykill, à cinq milles ee D ‘ phie, il le planta et l’enrichit Que grande ven os végétaux les plus beaux qu'il avait pu se a . | ses nombreuses excursions dans notre Canada (é Caps . colonies. Son ardeur et son activité dans ces sortes ie recherches étaient telles, qu'à l’âge de 70 ans, il DE Hu les Florides afin d’en rapporter des plants. he hu étaient accompagnées de grands dangers À e. des sauvages alors presque toujours en guerre avec re ons. Il traversa heureusement tous ces périls, et cut ut n jardin, qui commença à attirer Pattention des RRAne de Sir Lans Sloane, le docteur Hill, € astesby et ETS is envoyèrent des livres. Ilenrichit à son tour ee er ii publics de l’Europe d’une multituce de Dit Au É. brisseaux qu'on n'y avait pas, et qu'il avait re pes . epuis les bords du lac Ontorio jusqu'à la rix Lee : (à ! aus Linneele proclama “ le plus grand Re IE de l'Univers ” et George III le LUE son botaniste
éricain. Il mourut à 76 ans en, 1777. :
“1 an faut pas le confondre avec l’auteur des Voyages dans le Sud,
auteur de bons ouvrages sur la grammaire et professeur à l'Ecole Normale de New-York.
Bathurst (lord) ministre des colonies, fin politique, connu par ses torts envers les Canadiens, aussi bien qu’envers Napoléon à Ste. Hélène.
Beauchène (Le chevalier de) dont Lesage a fait le “héros du roman intitulé les Aventures du Chevalier de Beauchène, florissait, dit on, en Canada.
Beaucours, peintre, premier Canadien qui ait étudié son arten Europe et qui y ait remporté un prix. Il visita plusieurs pays. On le trouve dans la collection de M. le commandeur Viger peint tel qu'il était lors de son séjour en Russie. Il vivait eucore ait commencement de ce siècle. N
Beauharnais, grande famille historique, originaire de la Martinique, et qui comprend Alexandre vicomte de Beauharnais, François son frère, ambassadeur à Madrid sous l’Empire, l’impé atrice Joséphine, Eugène, IHortense, reine de Hollande, puis duchesse de St, Leu sous les Bourbons ; Stéphanie, princesse de Bade, beile-sœur du czar Alexandre, Mademoiselle de Beauharnais, recherchée par l’Infant d’Espagne prince des Asturies, puis devenue duchesse d’Arembere, 11 comtesse Fanny de Beauharnais et un comte contemporain ; enfin le duc de Leuchtemberg, fils d’'Eugène.
L-—(Alexandre) né à la Martinique en 1760, fut député de ln noblesse aux Etats généraux en 1789 ; et en 1792, il fat nomimé général-en-chef de l’armée du Rhin ; mais son titre de noble le força bientôt de donner sa démission. Arrêté comme suspect, il fut condamné à mort en 1794.
IL.—(Eugine) son fils, prince de Venise et d’Aichtadt, duc de Leuchtemberg et Vice-Roi d'Italie, naquit le-3 septembre 1781. Après la mort de son père,il suivit Hoche en Vendée, puis retouna étudier à Paris. Sa mère ayant épousé Bonaparte en 1796, il le suivit en-qualité d’aide-de-camp dans sa campagne d'Italie, puis en Egypte, et fut fait colonel. Il se signala à Marengo et
fut nommé chef de brigade en 18)4. Créé prince lors de l'établissement de l'empire, il fut déclaré Vice-Ro i d'Italie en 1305. Napoléon lui fit épouser l’année sui-vante la princesse de Bavière et le nommaà cette occa
Batchelor (George) contemporain, natif du Canada;
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sion prince de Venise et héritier de la couron1e d'Italie, Ïl administra avec prudence et se signala dans la campagne d’Ulm et d'Austerlitz, Chargé de contenir les. Autrichiens en 18)9, il fut d’abord battu à S cilé ; mais il répara habilement ses pertes, battit à son tour larchiduc Jean-sur la Piave, prit plusieurs forteresses, pénétra en Hongrie, gigua une seconde victoire et prit Raab ; puis il donna la main à la granle armée, épuisée par la défaite d'Esslins. Ces opérations furent capitales. L’arnée d'Italie eut sa part des lauriers de Wagram. Euoène grandit encore dans la campagne de Russie dont il fut le véritable héros a Moseou et à Maloioroslawitz. Demauré général en chef par la fuite successive de Napoléon et de Murat, il parvint à PElbe avec 16,0)0 hommes le 1) Mars 1813. Ce fut surtout alors qu’il donna une idée de son singulier talent pour la guerre défensive. Appuyé sur Magdebourg, il sa se maintenir au cœur de la Prusse en ferimentation, Reioint par les Bavarois et les Saxons,--par un Corps qui évacuait lx Poméranie, et par un autre que le g'néral Reignier venait de réorganiser, il présenta S7,0)) hommos sous les armes, s'étendit de Dresde à Himbourg et attendit Napoléon. Il avait déploye dans cette retraite difiule et dans 1 manière dont il en répura les désa tres, toutes les ressources d’un grand capitsine et Napoléon à dit à Ste. Hél'ne, qu’il possédait cet équilibre d'esprit dans là bataille et les grandes opérations qui suffit pour constituer ur grandoénéral. Il décidr le gain de à bataille de Litzen en entourant l'aile droite de l'ennemi. Après Parmistice de Plæschwitz, il retourau organiser la défense de Pltalie. Ce fut surtout là qu'en dépit de l'union de Murat aux Autrichiens et 4 l'arme anglo-sicilienne, il déploya tout son tulent pour là guerre défensive 6t de chicane, et ne tomb qu’'n conséquence de la chute de Napoléon. L'empereur déploya sans doute du talent dans sa campagne de France, mais non à la manière d' Fabius. Paris, sa base d'opération, n'était pas mème r'tranchée quand il fit son mouvement excentrique sur le Rhin : Eugène Moreau auraient mieux fait. Durant le congrès de Vienne, il parut dans cette capitale et fut fort caressé par Alexandre, de dépit de ce que les Bourbons s'étaient jetés dans les bras de l'Angleterre et de l'Autriche. Cette circonstance prépara l'alliance de s1 muiison, déjà alliée à
celles de Bavière et de Bade, à la maison de Romanow, Le duc de Leuchtemberg fils a épousé une grande-duchesse sœur du ezar Nicolas. Sa postirité fut déclarée en
1817, habile à succéder à la Couronne de Bavière, à défaut de la maison régnante, et il n’est pas non plus impossible que cette fumille coloniale purvienne un jour au trône de Russie. Eugène mourut à Munich le 21 février 1824 avec la réputation d’un homme quiavait été grand surtout dans ladversité. Les talens militaires de son père n'étaient pas non plus à dédaigner. Après s’être signalé en Amérique sous Rochambeau, on le voit successivement général d'armée et ministre de la guerre ; et ce fut mjustement qu’il fut accusé d’avoir pu empêcher la prise de Mayence et de ne l'avoir pas fait.
ITI.— (Fanny comtesse de) tante de l’impératrice Joséphine, née en 1737, se distinguait par son esprit. Elle a donné à la comédie TARGUS La lausse Inconstante, en cinq actes, qui eut du succès. On lui doit aussi plusieurs romans tous remarquables par une originalité piquante En 1792, elle échappa au massacre des prisons par le crédit de Cubières dont elle fut la bienfaitrice, et mourut à Paris en 1813. V. Joséphine.
[.—Beauharnois (François de) chevalier seigneur de La Chaussay, Beaumont et autres lieux, Conseiller du Roi en ses Conseils, septième Intendant de la Nouvelle- France, qu'on a confondu mal à propos avec le suivant. Louis XIV, l'an 1707, érigea en sa faveur le Port Maltais, dans lAcadie, en Baronie, sous le nom de Beauville. sr
(Charles, Marquis de) dit-on, fils naturel de Louis XIV chevalier de St. Louis, seigneur de Beauharnoïs en Canada, Gouverneur et Lieutenant-général pour le Roi en la Nouvelle-France après le marquis de Vaudreuil en 1726; fut la cause premiére de la guerre avec lPAngleterre pat la construction des forts de Ni: iwara et de St. Frédéric, fit une e e dition contre les Outagamis, et perdit Louisbourg et le Cap Breton.
Beaujeu, maison canadienne du sang le plus illustre de France.—Le premier membre qui se soit fut connaître en Canada est :
[—(Daniel Liénard de) chevalier de l'Ordre Militaire de St. Louis, caritaine des troupes de la marine, seigneur sur Ja Rivière Chambly en 1733. Ileut en 1754 la gloire de préserver par une victoire signalée le Canada attaqué
e rs
manow. -duchesarée en vière, À on plus un jour e 21 fcvait été aires de ès s'être t SUCCESrre ; et mpêcher
trice Jot. Elle a onstante, ussi plu- HRte pi-
S pri:ons trice, et
neur de iller du ouvellesuivant.
Maltais, ille. ke nus XIV 'n Canan en la nn 1726; erre par Frédéric,
Louis-
ustre de nnaître
Tilitaire eigneur la gloire attaqué
par le fameux général Braddock, élève de Marlborougt et
recommande spéciule nent pour cette entreprise par le duc de Cuimberland, Ce vieux général, parti à IA tête
de or hommes, s'avançait hardiment à travers les forêts et les montagnes, quand de Beaujeu lui dressa une embuscade avec 399 Français et Canadiens et le double de sauvages sons les chefs Athanase et Ponthiac, ce dernier depuis st faineux. Ils'alla poster & Mononghahela, dans un défilé où Braddock devait passer, à trois lieue. du fort Duquesne, Ce capitaine, inaccoutumé à la guerre d’'Amérique,contin:" \savancer sans méfiance en ‘dé pit des prudens av is de Washiuston et des ofliciers provinciaux, et vint pour ainsi dire se jeter ‘ans Pambuscade. Les Canadiens et les Sauvages, inaperçus, firent une décharge générale sur l'avant-garde, qui se replia précipitaminent sur le corps de bataille. Braddock eut trois chevaux tuës sous [ui avant que d’avoir pu remédier au désordre, et reçut enfin un coup mortel. Le colonel Washineton, destiné à devenir une des principales figures de Phistoire, retraita alors précipitamment, entraînant dans sa fuite Le colonci Dumbar et l'artillerie, et ne s’arrêta qu'à Philadelphie, où il ramena 1600 hommes. Mais les instructions de Braddock, le bagage et une partie du canon restèrent sur le champ de bataille. Le combat eut lieu le 9 Juillet, et le chevalier De Beaujeu fut tué, ou selon queliues uns grièvement blessé en décidant cette mémorable journée. Lu relation de M. Francis Parkman dans Li: Conspiration de Ponthiac mérite d’être citée en partie. () Daniel Laiénard De Beaujeu fils, lieutenant
[1 Scouts and Indian runners had brought the tidings of Braddock's ppronch to the French at Fort Duquesne. Their dis: ay was grent and Contrecœur the commander, thonwrt only ofretreat ; when Beauau, à Captain in the garrison, made the bold proposal of leading out a party of French & Indians, to waylav the English in the woods and harass orinterrupt their march. Tue offer was accepted and Be: njeu alone hastened to the Tndliia cum: Aronud the Fort were the bark lodge of savaue horiles, whom the French À dd mustered fr: far and near ; Ojibwas and Ottawas, urons and Caughnawasi:, Abenakis 1ad Delawares.bBeaujeu called the warriors together, flang ab: atehet to the ground but the boldest stood stat the per il: und none would accept the challenge A sec ond interview took place with no better success, but the Frenchiman was resolse ta civry his point, * T'nin detosrmined 10 co he exclaine ". What! isuffer your father :o alone’ His daring spirit proved eoatagious The warvi |
warviors h ww no longer : and when on the morniuz of the ninth of Jul: scout ran in
dans les troupes de la marine, obtint une nouvelle sergneurie en 1743 et recouvra celle de son pére qui avait été réunie au domaine du Roi. Louis, Liénard de Beaujeu écuyer capitaine d’infanterie, qu’on dit Sieur de Viltemonde, en obtint une autre sur le lac Champlain, avec haute moyenne et basse justice.
II.—Lors de la conquête du Canada par les Anglais quelques membres de cette maison passèrent en France et y furent de plus en plus-élevis. L'un d'eux, que nous avons peut-être nommé plus haut, car il s’agit encore d’un officier de marine, aprés s'être distingué dans la colonie, fut le compagnon d’armes de Lapayrouse à lexptdition de la Rivière Rouge en 1782, en qualité d'aide-majorgénéral de la marine. En 1793, 1l fut l’un des S0 gentilshommes qui défendirent si héroïquement la redoute de Béthune contre les Républicains, et mourut comte de Beaujeu.
ITl— En Canada, un des descendants du vainqueur de Mononghahela s’acquit la réputaticn d’un grand patriote en 1779 et tant que les Américains eurent un pied dans le pays. Maloré la répugnance que les censitaires montrérent généralement à prendre les armes sous leurs seigneurs, son influence fut telle qu'il en réunit pris de mille avec lesquels le capitaine-géncéral Carleton partit de Montréal pour tenter de descendre sur l'autre rive du fleuve, où étaient les avant-postes de Montgommerv. 11 partagea en cette occasion le désappointement du général ; mais loin de se décourager de cet insuccès, qui eut dù ce semble étoufler le mouvement # son principe, il conserva ou rallia 350 hommes sous sa bannière, s’attacha avec eux aux pas des Américains et les suivit jusqu’à Québec. Il les harcela constamment sans se rebuter du mauvais esprit d’une partie de la population et parvint même à lier ses opérations avec celles du général. C’est un témoignage que lui a rendu, dans son livre sur l’Amé-
with the news that the English army was near the Indians camps were at once, astir with the turmoil cf preparation, Chiefs harangued their yelling followers, braves bedaubed themselves with war paint bung feathers in their scalp-locks, and whooped and stamped till they bad wrought themselves into a delirium of valor.
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æique, Roux de Rochelle ministre de France aux Etats- Unis. (*)
IV.—(J. P. Saveuse de) fut appelé au Conseil Législatif par le Roi en 1829, sur la recommandation de Sir James Kempt.—L’honnorable George Réné Saveuse De Beaujeu, son fils, membre du Conseil Législatif, seigneur de Soulange et de La Nouvelle Longueuil, propriétaire de plusieurs townships et chef actuel de cette maison, a succédé au dérnier comte de Beaujeu, mort en France, il y a qrelque dix ans.
Bedard, nom d’une famille canadienne fertile en hommes de talent.
Un Bedard est mentionné avec éloge dans la Biblio- ‘héque Canadienne pour avoir fuit le comble de l’ancienne halle de Québec, édifice mal situé et qu’il fallut abattre, ce qui ne diminue en rien le mérite de celui qui avait “alculé les moyens de faire la toiture de cette rotonde remarquable. à
IL. Un prêtre de la même famille était Supérieur du Séminaire des Missions Etrangéres à Québec en 1784, et interposa son influence en faveur du clérgé régulier de Pun et de l’autre sexe qu’on voulait exclure du bénéfice de la loi dite d’Aabeas Corpus. Charles B‘dard choisit la communauté de St. Sulpice, et y mourut Procureur en 1825. I fit quelques progrès dans la physique, l’'astronomic et les mathématiques et fut assez heureux pour en converser avec le docteur Tiarks.
FIT.--(Pierre) célèbre patriote, né à Québec en 1763, S’opposu en 1790 au projet de changemert de la tenure des terres nobles. Il entra au barreau quand les Canadiens pureñt y avoir accès et fut élu membre du premier Parlement canadien en 1792, Devenu chef de lopposition sous Padministration de Craig, il fut un des fondateurs de la gazette publiée sous le nom de “ Canadien” et dont apparition jeta l'alarme dans le parti anglais. Il y jeta des connaissances constitutionnelles considérables pour époque, et donna le premier l’idée d’appliquer à la colonie le principe du gouvernement responsable. D’ailleurs il remplit où laissa remplir son journal décrits violents,
[*1 ‘Un détachement que ee gouverneur fit passer sur la rive droite du St. Laurent, se joignit à quelques compagnies de volontaires Cana» diens commandés par Beaujeu, et Jeur active vigilance surprit entcffet plusieurs convois américains.”
de sarensmes et d'épigrammes dirigés contre le pneu endurant g inéral et ses créatures. En un mot cette fouille a amené par degrés une explosion politique. Elle fut saisie le 17 Mars 1510, et Bédard incarcéré en vertu d'un Ordre signé par trois membres de l'exécutif. On sait quil dem unda constamment et sans crainte son procès, et qu'il résista longtemps aux séductions de Crug, qui voulait l'élargir sans passer par les formes de Ir justice,
je patriote, fit preuve en eela d’une grandeur d'me peu
commune, mais le gouvernement fiuit néanmoins par se débarrasser de lui en le nommant juge résident des Trois-Rivières, Devenu dès lors impopulaire, il fut accusé mais sans succès, de hauts crimes et délits dans l’exercice de Ja magistrature, par la chambre d’Assemblée, se 1818. Toute cette famille à fait preuve de talent panr la philosophie ; la politique ou la magistrature n’empèêcheérent point Pierre Bédard de s’y livrer, et Lebrun, dans le Tableau Statistique des Deux Canadas, mentionne ses Observations critiques sur les ouvrages de labbé de Lammenais et de M. De Bonald, et son Traité du Droit Naturel Démontré par des formules algébriques. Cet illustre Canadien mourut en 1827. Voyez Papineau.
TV.--(fsidore) fils du précédent, membre du Parlement Provincial pou: le comté de Saguenay, mort à Paris en
V.—(Elzéar) membre du Parlement Provincial et pêre putatif des quatre-vingt-douze Résolutions, premier maire de Québec, juge puiné de la Cour du Banc de la Re eine, fut susp'ns lors de nos troubles politiqu’s, puis réhabilité lorsque l'Angleterre, après du sang et force argent dépensés, se crut bligée de se soumettre à ceux qu'elle avait prétendu réprimer. Il passa alors de Québec à Montréal où 1l eut une “sphe de préséance avec le juge Day laquelle fut portée 67 Angleterre. Le premier ministre Lafontaine lui apporta sur son lit de mort durant la derniére apparition du choléra la décision du gouvernement anglais en sa faveur
Bedini (C: vjétan) Souverneur, civil de Bologne nt les troubles politiques des état: ecclésiastiques, : chévêque de Thèbes, Nonce Apostolique auprès de l’empereur du Brésil en 1853, éfuit en méêine temps Missiouuuire Extraordinaire aux Etats-Unis. On se souvient de la violation honteuse du droit des gens à son égard par nos voi-
QU Glfeuille lle fut tu d’un )a sait procès, is, qui justice, me peu par se ‘nt des fut acns l’exemblée, ‘ut pour n’em pèn, dans )nne ses le Lamit Natuillustre
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sins, et de l’accueil glorieux qu’il a reçu en Canada et de la part des Catholiques, et de celle des pretestans, C'est par suite de la visite de ce prince de l’Église dans ce pays que trois de nos concitoyens ont été honorés depuis d’une dignité dans Ordre Romain de Saint Grégoire le Grand,
Bedout (Jacques) célèb'e marin canadien au service de la République françuise, était fils du sieur Bedout, conseiller au Conseil Souverain de Québec et seigneur en 1752. Il naquit en cette ville le 14 Janvier 1951. II passa en France à douze ans, lors de la cession du Canada à l’Angleterre en 1763, en compagnie de plusieurs autres enfans, destinés comme lui à devenir des hommes célébres. Ses dispositions le portèrent à embrasser la vie de marin, et il se signala tellemeñt dans la guerre d’Améri-
que, de 1776 à 1782, qu’il obtint une frégate. Sous la République, il devint capitaine de haut-bord. TL’action
malheureuse de l'Ile Croix en 1796 lui mérita cet éloge de Fox dans la Chambre des Communes d'Angleterre : —“* Le capitaine du Tigre, combattant pour l’honneur de sa patrie, a rivalisé en mépris de la mort avec les héros de la Grèce et de Rome. Il a été fait prisonnier, mais couvert de gloire et de blessures !?”? Délivré 4 la paix d'Amiens, il s’attira l'estime des Bruix, des Décrès et des Jaucourt, qui occupèrent successivement le ministére de la marine, et mourut contre-amiral en 1816, âgé de 67 nns.
Beecher Stowe [Harriet] contemporaine, auteur de la Case du Père Tom, Uncele Ton’s Cabin, livre dans lequel elle flétrit l'esclavage, et qui a fait une grande sensation en Europe et en Amérique. Îlest écrit avec cette simphcité qui distingue l’ouvrage de Bunyan, The Pégrim’s Progress. Cette dame américaine vient de mettre au jour une nouvelie œuvre littéraire.
Bégon [Michel] Chevalier, Conseiller au Parlement de Metz, huitième Intendant de la Nouvelle-France, était parent des Colbert. Le marquis de Seignelay lui procura successivement les TIntendances des Iles Françaises et la nôtre. Il est célèbre par son cabinet de médaille., d’antiques, d’estampes et de coquillages recueillis dans les quatre parties du monde---par sa bibliothèque et pour avoir fourni à Perreault les matériaux pour l'Histoire des Hommes Illustres de France. Les
plus instruits l’estimèrent, et les peuples l’aimèrent comme un des Intendants les plus désintéressés, dit la Biographie Universelle.
Behechio, roi ou chef de la Province de Xaragun à Hayti, du temps de Christophe Colomb.
Belestre [Le Sieur Picoté de] Chevalier de l'Ordre Militaire de St, Louis, Surintendant des Voies Publiques et seigneur canadien, chef d’une des plus considérables maisons du pays aujourd'hui éteinte, se signaln tellement sous les Français qu'il obtint la chevalerie et le gouvernement du Détroit, aujourd’hui capitale du Michigan, I fit des courses dans le pays ennenu, battit les Anglais dans une sortie en 1756, et conserva ce poste à la France, Il resta dans sa patrie malgré le changement de domination, fut membre du Conseil Législatif et oflrit ses services à Carleton en 1775, La noblesse voulut marcher sous ses ordres. [ délivra alors le fort St, Jean, qui difend la frontiére, et qui était tombé entre les mains de l'avant-garde americaine, et reçut les remerciments publics du Capitaine- Général. Il remit alors le poste au major Preston, mais il resta au poste du danger avec ses compagnons d’arines, repoussa dans un combat le général Schuyler, qui abandonna son armée, et, défendit pendant 45 jours contre Montgommery, cette bicoque qui avait arrêté cinq mois Parmée américaine. Il vit la constitution de 1791, Sa fille épousa le major MeDonell, de lurmée régulière. On le trouve avec plusieurs autres chevaliers de St, Louis à lu cérémonie de la première pierre ‘2 l’église de Bonsecours reconstruite.
Belgrano [Manuel] un des hommes les plus remarquables qu'ait produits l'Amérique, naquit à Buénos-Ayres et passa jeune en Espagne. Après avoir terminé ses études à l'Université de Kalamanque, il fut nommé Secrétaire du consulat d’Espagne dans sa patrie, et se mit ainsi en contact avec les classes mercantiles. Ses manières aisées et polies, et son gout pour les belles lettres et les arts lui firent bientôt un nom célèbre. Au commencement des troubles d'Amérique, 11 parut d’abord disposé à agir en faveur de la princesse de Présil, Carlota sœur de Fernand VII, dans le but d'établir une monarchie indépendante ; mais il changea ensuite de sentiment et ne rêva plus qu’une république. 11 s’engagea avec zèle et habilaté dans les mesures dent la suite fut la déposition du
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vice-roi Cisneros en 1810. Dans cette tournure que prirent les choses, il était devenu militaire et parvint bientôt au générulat. On lui donna le commandement de l'expédition contre le Paraguay. Il pénétra habilement jusque au cœur du pays ; mais plus habiles encore furent les manœuvres de Francia et de Yedros, qui le forcèrent d’évacuer le Paraguay sans combattre. Plus heureux ie 24 Juillet 1812, il gagna une victoire signalée sur le géncral des royalistes Pio Tristan, 4 Tucuman, et sauva Buénos-A yres : suivit celle de Kotto le 13 Février 1813. Tristan fut obligé de capituler agec son armée ; mais Belgrano ayant eu limprudence de relâcher les vaincus sur parole, ils ne se crurent point liés par une capitulation avec des rebelles et reprirent ln campagne. Des succès éclatans furent suivis d’humiliuns revers. Le général Pezuela ayant ramassé quelques troupes dans le Pérou, les joignit à ceiles de Tristan, et défit Belgrano à Vilcapugio le ler Octobre 1813, puis de nouveau à Ayama, le 14 Novembre. Le général San Martin fut chargé de réparer ses désastres. Nommé de nouveau général en chef dans le Tucuman en 1816, il se préparait à attaquer le Haut-Pérou, lorsque le mécontentement se mit dans les tr@ipes, qui le déposérent., Sans faire attention aux chagrins que lui causuient les factions, il continua de serviravec une infatiguble activité Jusque en 1820, année de sa mort. La tactique fesait su principale étude ; cependant l'expérience et le génie lui manquérent, et 1l fut plutôt un soldat infatigable qu'un grand général. IE fut plus éminent en politique, et passa pour y être aussi désintéressé que personne.
Belknapp (Jérémie), né à Boston en 1744, auteur de la Biographie Américaine. Il mourut en 1798.
Bellenger (L’ubbé) membre de la Société Littéraire et Historique de Québec, uncien correspondant de la Bibliothèque Canadienne, amateur de mathématiques, ‘ ’agronomie, de poésie. On connaît le, petit poëme de siobin, en plusieurs chants.
Bellerive [Le Sieur St. Ange de] gentilhomme cana- «ien, guide du P. Charlevoix, qui purle de lui avec éloge, et commandant du fort Chartres, lors de la conquête c’est-à-dire dans un temps diflicile, puisque avant de remetire son fort aux Anglais, il eut à amuser par de feintes négo- <iations le sagace Ponthiac, qui voulait l’engoger dans la
lutte contre la Grande-Bretagne,— se tira habilement d'afs. faire, et mérita les remerci nents du général Gage pour les efforts qu’il fit pour sauver le major Loftus, vaincu par les Indiens. On a publié Harangue faite à la nation Illinoise et au Chef Pondiak par M. de St. Ange. Cap. Commandant au pais des Illinois pour S. M. T, C. au sujet de la guerre que les Indiens font aux Anglais le 18 Avril 1765. M. Francis Parkman, auteur de la Conspiration de Ponthinc, à eu sous les yeux la correspondance de cet officier avec MM. Aubry et D’Abbadie, et ena tiré plusieurs éclaircissements*sur les motifs de cette guerre.
Belmont [François Le Vachon de] Bachelier de Sorbonne, Vicaire-Général, troisième Supérieur du Séminaire de St. Sulpice dans l’Ile de Montréal, dont la Communauté était seigneuresse et présentait le Gouverneur et le bailli, ainsi que les autres officiers de justice, n’était pas encore prêtre quand il vint dans le pays, et fut le premier instituteur d2s Sauvages de la Montagne. Ce fut lui qui, en 1685, fit bâtir le premier fort en pieux incendié l’an 1694. Il écrivit, lo Eloges de quelques personnes mortes en odeur de sainteté à Montréal, en Canada 1722, dédiés à M. Le Pelletie., Abbé de St. Aubin, et depuis Supgrieur- Général de St. Sul'ce. 20 Une petite Histoire du Canada, qu'on retrouve à la Bibliothèque Royale. Il mourut en 1732.
Belvèze [Le chevalier de] contemporain, connu par son voyage e" Canada sur la corvette /& Capricieuse [1855]. On ne connaît qu’imparfaitement le but de sa mission, facilitée par l'alliance de la France et de l'Angleterre ; mais elle a mis ce marin, dont la tournée en Canada x été une continuelle ovation, à même de bien informer Napoléon IIT au sujet des ressources du pays.
Benavides, pirate américain, le fléau du Chili, était de Quirihua dans la province de La Conception, et s’engugea comme simple soldat dans l’armée des insurgés. S’étant joint aux Rüyalistes, il fut pris par les Chiliens à I bataille de Mambrilla en 1814, et devait passer devant le Conseil de guerre, quand il s’échappa. Pris de nou-
veau à celle de Maypu en 1818, il fut condamné à passer par les armes, mais s’'échappa encore. Il obtint une commission du général Sanchez et se mit à ravager le Chili avec une fureur aveugle. Maître de la province de La Conception, il s’occupa d'établir une marine et saisit plu-
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