‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 27 sur 66 · CY · texte numérisé non relu

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Lieutenant-Général en Amérique, M. de Courcelles, nouveau gouverneur, e! Tulou, venuieut lui fuire son procès, quand ils le trouvèrent murt, et le prélut réconcihé avec lui et protecteur généreux de sa mémoire,

Metanco, plus couuu sous le nom de Roi Philippe, qui réuuit les tribus coutre les colonies anglaise. en 1675, saccageu Swanzey, buttit les Augluis à Tiverton, et finit par péri victune d’une trahison. À sa murt, la paix devenuit une uécessité pour les provinces. Pas moins de dix forts du Mussachusetts avaient disparu. Les établissemeus sur les rivières Custer et l’'iscutuquu, dans le New- Hampshire, uvulent été utluqués et ruvuges. Plus de mille iuisons uvaieut été br. lées et des besti ux pour une imimeuse valeur avaient été enlevés. Une grunde partie de la population avait péri, et on fut obligé de contracter une dette qui devint un furdeuu bien lourd. Philippe de Pokunoket, originuirement chef d’une tribu inconuue où insiguifiante périt ; mais 1] pouvait s écrier, comine Mithridute, que ses enncmis égorgés pur monceaux honoruieut ussez ses cendres. On peut consulter sur ce grand chef les deux onvriges suivans: Th History of Philips Wur, commonly ca/!«d The Great Ind'an War, by PMhiomus Church, Boston, 1829, et The Old Indian Chronicle, de., by S. G. Drake, Boston, 1836. Aussi, mes Sagaumos Llustres.

Metculfe (lheophilns, lord) successivement Adminis-. trateur de l’Inde, gouverneur de la Jumaïqjue puis de PAmérique Britannique du Nord, s'etuit, dès su jeunesse, rompu à la politique et à administration en Chine et aux. Indes. Eu Canada, où il succéda à Sir Charles Bagot, il s’est surtout siguulé par sa munificence envers les incendiés de Québec, les. établissemens d'éducation et en beau-. coup d'uutres circonstances, Moius facile que ne s’est montré lord Elein au sujet du gouvernement dit responsable, ( } il changea de conseillers dans une circonstance où il ne lui seyait peut-être pas de faire autrement. Il a supporté jusque à la fiu et au milieu de travaux 11cessans, avec le courage le plus stoïque, une muludie incurable. On à écrit su vie. Voyez Viger.

(*) Pent-il y avoir un gouvernement respansable sans tribunal désigné du quel les miuistres coupables seraient jusiiciables ?

Mézière (M. I.) fils de Pierre Mézière, un des premiers Canadiens aux quels il fut permis de se mêler de loi, æprès la tentative d'introduire les lois anglaises, est le vérituble rédacteur de lA'eille Canadienne, qu’on attribue quelquefüis à Bibaud, et qu'il pabliu pendant six mois, après son retour d Europe, où ilavuit dû fuir à la suite d’un excès de zèle anti-religieux, Ce journal vurié et bien réligé, étuit en même temps républicuin outré.

Miuutouimo, fils de Canonacus, Sachem de la puissante nation tujourd'hui ‘éteiñte des Nurrighunsetts, assassiné ndichuirement un XVITe siècle par les Anglais, qui le préteudireut justiciuble de leur tribunal, et qui voulaient plaire à Uncus le Mohican, leur favori et son rival.

Miguuult (Pierre-Marie), contemporain, archiprêtre du diocèse de Montreal et curé de St. Joseph de Chambly et de St. Bruuo de Mouiarvilies Grand-Vicuire du diocèse de Boston et d’autres diocèses, fondateur du collége de Chambly.

Milues (Sir Robert Shore) Lieutenant-Gouvernenr du Bas-Cauuda en 1799, quitta le Canada en 18:53. Ce fut sous lui que les Cdits et Ordonnances Royaux furent imprimés pour la première fois et que l'exécutif se mit-à. mécotruuitre les droits reconnus aux évêques de Québec depuis l’Orlüénnunce de 1791 et Pacte de Québec.

Miniice (Jeau-Pivire de) ecclésiastique qui u exercé le ministére en Canada de 1722 à 1737, étuit Grand-Vicuire et Chaunoine Off il de Québec.

Miranda (le Général Don Francisco) tacticien célèbre, né à Caracas, dans PAmérique du Sud, allait entrer au service ‘de Cutherine 11 en 1769, quand la révolution françuise éclata, fi remplit une mission auprès de Wil- Ham Pitt, puis fit nommé général de division sur la recommandation de Pétion. [fut le second de Dumourier eu Champagne et en Belgique. A la fois tuctirien et ingénieur, 1} s'attira l’estime de l’armée et se rendit utile aux démasogues. [aurait néanmoins péri sur léchafaud sans la mort de Robespierre. Le Directoire Payant à son tour condamné à la déportation, 1l 'enfuit en Angleterre en 1797. De retour à Paris en 1803, il fut banni par Bonaparte au quel il s’opposa. Il forma alors le jrojet de délivrer l'Amérique Méridivonale de l’auturité de PEspague, arma quelques vaisseaux à New-York et aborda - n°1806 à Puerto Cubello, d’où il fut repoussé. Il alla se

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refaire à Trinidad et rerommença bientôt son entreprise, Wellington devait le seconder uvec une urmée unglaise, quand la guerre de la Péninsule éclata, et chaugea la politique de l'Angleterre. Mirunda succomba en 1811 et fut obligé de se rendre à Mouteverde, qui l'euvoya en Espague, où 11 mourut en prison en 1813,

Miville Dechene, famille honvoruble du Canada et de la Louisiunne.

Le Chevulier et Général Miville Dechene, Suisse de naissance où d’origine, vint en Canada avec le régiment de Carignan, et mourut à la Rivière Ouelie avant de recueillir les bienfaits que le. Roi lui destinait,

L’houvoruble Louis Géraud Miville Dechene, son fils, est mort à La Louisianne en 1895, âgé de 139 uns.

L'abbé Ferlard parle d'un canadien, membre de cette famille, et Cajétun Miville Devhene est ou u été Secrétaire de l’évêque de Charlotte-Town.

Monck (Sir James) successivement Procureur-Général, Conseiller Exécutif, Juge-en-Chef de Moutréul et Administrateur de la Provinces dit Bus-Canuda.—kes projets d’anghficution obligèrent Carleton de sévir contre lui. Devenu Juge-en-Chef à Montréal, il décidu l'esclavage contraire à la constituiion angluise [‘]. Ce fut en conséquence de la mort du duc de Richmond qu’il udministra la Province ad interim.

Mondelet, famille distinguée de Montréal.

J. M. Mondelet, mort en 1843, était notaire public, et fut aussi coronuire et membre du Parlement. Un autre membre de cette famille avait exercé la même profession à St. Charles de 1760 a 1785.

Les Juges Mondelet sout fils du précédent.

L'honoruble Dominique Mondelet, Juge Provincial des Trois-Rivières, puis Juge de la Cour Supérieure pour le même lieu, a été membre du Parlement pour le comté de Montréal en 1831, Conseiller Exécutif en 1832, membre du Conseil Spécial en 1838 et Avocut-Geuéral à la Cour Murtiule. On lui attribue un traité sur la politique

[*] Il y a dans ce royaume un règlement fondé sur une, certaine goutume chrétienne, plutôt que sur une loi formelle, qui porte, que lorsqu'un esclave étranger aborde en Angleterre, il devient libre aus- . sitôt qu'il a mis pied à terre.

Grégoire Leti, Vie de Cromwell .

“coloniale et la traduction de la chanson de Thomas Moore The Canadiun Boat Song.

L’houvrable Churles Mondelet, Juge de la Cour Sunérieure à Moutréul, et ci-devant Juge de Circuit. Littérateur dans su jeuuesse, 11 a publié avec M. Voudenvelden duus la Billiothèque Canadienne une Anulyse critique du Parudis Perdu de Miltou aui, de même que le Junius D scocered de M Grifin, doit passer porrr un morceau cunudien de littérature transcendante. On lui doit atssi les Lettres sur l'Education écrites originuirement ‘en Angluis.

On a sous le nem de Neilson et Mondelet, Report of the Commissioners appointed to visit the United Stut s Pénitentiaries, Québec 1833 in-4to.

Nous croyons que le Juge Charles Mondelet a eu lPavuntuge d'accompagner en qualité d.1ève-muthématicien le celèbre astronome Turks chargé de régler les frontières uvec les commissaires américuius. Il à été “choisi pour présenter à Mous. de Forbin-J'anson, puis au Nonce Bedini les adresses des citoyens de Montréal.—

Montgolfier (Etienne de) de la communauté de St. Sulpice, de l1 famille des grands aëéronuutes, fit ordonné prêtre en 1750, arriva au Canuda au mois de Juin, et succéda plus tard à M. Normant du Faridon dans la Supériorité. 11 fat aussi Vicuire-Général. Elu évêque de Quebec après la conquête, la Jalousie du gouvernement augluis Permpêcha d'accepter, et 1l désigna lui-même Jean Olivier Briand. I} mourut le 27 avût 1791, Ona de lui plusieurs Vies de personnes mortes en odeur de sainteté à Montréal. Celle de Marguerite Bourgeois fut publiés en 1818 pur M. Roux.

Monroe (Jumes) né en 1758 dans le comté de West Moreland eu Virginie, entra d'aburd dans l'urméee comme cadet, fit les cumpagues de Washington et fut fait capitaine «près le combat de Trentou, où il fut blessé. Elu membre du Congrès en 1783, il fut ministre à Paris en 1794, puis à Londres, et secrétaire-d’Etai en 1811. Plus tard il remplaça au secrétariat de la guerre le général Amstrong, qui laissa ce département dans le plus grand désordre, fit les plus grand efforts pour soutenir les hostilités sur les lacs et à la Nouvelle-Orléans et rétablit les affaires. Il succéda à Madlison dans la Présidence et fut reélu en 1824. Monroe fut heureux duns ses mesures

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“et le choix de ses secrétaires. Il mourut comme Adams ‘et Jefferson le jour anniversuire de la décluration d’indépendauce le 4 juillet 1831.

Montcalm (Louis Joseph de St. Véran, marquis de) Lieutenant-Géuéral des armées du Koi et Cominandant en Chef en Ainérique, naquit en 1712, d’une famille du Rouergue qui à produit le grand-maître de Malte Gozon. Colonel du régiment d’Auxerois en 1743, il reçut trois blessures à la bataille de Plaisance et deux a l'affaire de PAssiette. Brigadier en 1747 et maréchul de camp en 1756, il reçut le commandement en Amérique, arrêta le général Loudon, prit Oswégo, Ontario, Fort Gevurge et William-Henry avec un matériel immense de guerre. Le froid et la faim accablèrent ses solduts depuis l’antomne de 1757 jusque au printems de 1758 : il les soutint dans cette extrémité. Cette année là il retarda la chûte du Canada par la célèbre bataille de Carillon, la première où la France vainquit les Auglais dans les mêmes circonstances que ceux-01 vainquirent à Poitiers età Agincourt. Il fut fait Lieutenant-Général et commandeur-honoraire de St. Louis. En 1759, il arrêta longtems Wolfe sous Québec, et le vit échouer devant le camp de Beauport. Sans su précipitation à Abraham, il serait un des plus grands capitaines. Il perit dans cette Journée et un trou qu’une bombe avait fuit au couvent des Ursulines lui servit de tombeau. {1 nourrissait l’espérance d'être admis à L Académie des Inscriptions et Belles Lettres. Lord Dalhousie à& fait élever à Montcalm et à Wolf un mouument commun. L’éloge de Montcalm publié dans le Mercure de France (1760) vient d’être réimprimé à Québec.

Montenach (N. F. C. De) en son vivari officier au régiment de Meuron, servit aux Indes et en Canada, s'établit dans le pays à lu paix et épousa la fille de David Alexandre Grant Ecuier et de Marie Charles Joseph De Longueil en droit soi Baronne de Lougueuil, actuellement Madame De Montenach de Montréal. IL fut membre du Parlement Provincial pour le comté d’Yamaska en 183), Son fils es officier dans l’armée anglaise ;— une de ses demoiselles a énousé le colonel White, des hussards, et l’autre est Madame Perrault de Linière.

Montgommery (Richard) Général americain natif d’Angleterre et ami de Wolf, fit sous lui la campagne de

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Québec. A la paix il se maria et se fixa dans les colonies anglaises ; c’est ce qui explique comment on le retrouve dans les rangs des insurgés en 1775. Il fut trouvé plus propre à l’entreprise hardie contre le Canada que le général Schuyler, et s’empara de la Province moins Québec, où il trouva une mort glorieuse en s’efforçaut de l’emporter de vive force. Carleton le fit enterrer avec honneur. Sous, le gouvernement de Sherbrooke le Congrès obtint ses restes et leur érigea un cénotæphe dans l’église de St. Paul de New-York.

Montesson (le chevalier De) de l'Ordre Militaire de St, Louis, officier canadien, fit les campagnes de Montcalm et commanda à Kamouraska en 1739, un poste à signaux. Après la conquête ilcombattit contre les Américains à St. Jean et mourut leur prisonnier..

Montigny (le Moine de] parent et cempagnon d’armes du fameux d’ Iberville, se signalu à l’attaque de Scheneetady sous M. de S: inte- Hélène, fit toutes les campagnes de la Baie d'Hudson et de Terre-Neuve où, remarque-ton, il était toujours à l’avant et laissait peu à faire à ceux qui suivaient, et commanda Pavant-gurile dans lex pédition de M. de Rumezay vers la Nouvelle-York. Elle se composait de cinquante Français, cent Canadiens et deux cents Abéna' ins.

Montizambert (les) branche de lillustre famille des Boucher devenue protestante. — Elle: est connue dans les annales du Secrétariat-Provincial.

George E. Montizambert, né à Québec, entra dans l’armée anglaise en 1831, y devint major du centième régiment el ie, ft toute la campagne de l'Afghanistan en 1842, puis cel!'es de lord Gough, et périt à l'assaut glorieux Le “Moultn n en encourageant ses soldats. Ila dans la cathédrale anglicane de Québec un sonne en marbe d’Italie travaillé par Wim. Don, uttiste de Montréal.

Montmagny (Charles Huault de) Chevalier de Malte ou de Saint-Jean de Jérusalem, gouverneur de la Nouvelle- France pour la Compagnie des Cent et Lieutenant-trenéral pour le Roi: après Chasteaufort, administra avec succès et le Roi le continua même contre son gré dans le commandement sur les instances de la Compagnie. Il bâtit le fort Richelieu l’an 1649, et mit beaucoup de diguité dans ses relations avec les nations indigènes, Les

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Ifoquois eux-mêmes le respectèrent. Ayant demandé ce que siguifivtt son nom, où leur répondit: grande mentagne ; depuis. lors les Iroquois, et pur imitation, ies autres peuples, appelèrent M. de Montmagny, puis tous les gouverneurs Ouonthio, et le roi de Frunce, grand Ononthio. Lord: Elgin a remarqué: à propos que Montmagny appartient à l’âge hérvique de la Nouvelle-France.

Montmorency (Henri 11 Ducde)-Amiral et Maréchal de France, immolé par Richelieu en 1632, acquit en 1620 du prince de Condé, son beau frére, la Vice-Royaute du Canuda, et la céda ciuq ans après au duc de Ventadour son neveu. Il luissa son:nom à plusieurs lieux du pays et fit quelques inféudations. Il avait été tour-à-tour la terreur des Huguenots et des Espagnols, et l’on disait de lui qu’il était l'homme de la France le nneux tait et le plus aimable, —le plus brave et Le plus magnifique. Révolté contre le Roi et ne pouvant inspirer son courage au duc d'Orléans, chef du purti, en présence de l’armée royale sous les maréchaux de La Force et Schombereg, il se jeta dans les rangs ennemis. Au proeës, les Juges interrogeant Guiteaux pour savoir sil avait vu-le Duc combattant contre le Roi, cet officier répondit les armes aux yeux: de feu et la furiée dont àl était couvert m'ont empéché d’abord de le distinguer : mais voyant un honime qui, après avo:r rompu six de nos rangs, tuait encore des soldats au septième, Jui jugé que ce ne pouvuit être que M. de Montmorency. Jene l'ai su certainement que quand je l'ai vu à terre sous son cheval mort.

IL.— (François de La val de) premier évêque de Québec, d’une branche de la maison de Moutmorency qui avait produit trois maréchæux de France, étuit fils de Hugues de Laval de Montmurency, seigneur de Montigny, et naquit à Laval dans le Maine en 1622, Il fit ses études au collége des Jésuites à Laflèche, devint archidiacre d’Evreux et Ablë de Montigny. le pape Alexandre VIT ayant sépuré la Nouvelle-France de lPEglise de Rouen, voulut y envoyer un Vicaire-Apostolique et jeta les yeux sur lui, en 1658. Il fut sucré pur le Nonce-A postolique sous le titre d’Evèque de Pétrée 2x partibus. 1! rriva à Québec en 1659. De Harlay, archévêque de Rouen, voulut vainement s'opposer à lui etse prétendre encore L Ordinaire du pays. Conseiller du Roi en ses Conseils et membre né de celui de la Colonie, il eut aussi une très grande

influence sur ses affaires, fut le censeur des fautes des ge verneurs et mit tour-à-tour à la raison le baron d’Avaugour et M. de Mesy. Il s’opposuit surtout avec force à la traite de l’eau de vie, ce fléau des naturels. Il eut la gloire de baptiser l’illustre chef Iroquois Garukonthié. Le 26 mars 1663, il érigea à Québec le Séminaire des Missions Etrangères, érection qui fut confirmée par Lettres Patentes du Roi. Ami et protecteur des Jésuites, il leur réserva longtems la prédication de l'Evangile aux tribus, et eut des démélés avec l'Abbé De Queylus ; mais il finit par permettre aux Sulpiciens de se Joindre à eux. Tandis qu’il érigeait son Séminaire il devenait un des grands dignitaires civils de la Colonie par l'érection du Conseil Souverain, où le prince lui assigna la première place après son Lieutenant-Général et avant l’Inteudant. Cette qualité le met à couvert des attaques mal dirigées de plusieur écrivains qui n’ont considéré en lui que le pontife, tandis qu’ils auraient dû ne pas fuire abstraction de sa qualité d'un des dignituires du gouvernement. L’érection de Québec en Evêché se poursuivait à Rome dès l’an 1070 ; mais elle fut returdée par les prétentions opposées de Louis XIV et du pape, qui exigea que l’évêché dépendit immédiatement du Suint-Siége. L'affaire fut ‘crminée en 1774 et Clément X expédia les bulles, Les revenus de l'Abbaye de Maubhec furent réunis à l’évêché en cette occasion, Monseigneur De Laval s’érigea un chapitre Pan 1684, puis se démit à Paris, le 24 Janvier 1688. Il continua cependant à résider à Québec, au séminaire, qu’il vit brûler deux fois avant sa mort, qui arriva le 6 Mai 1708. Prélat digne de la prinntive Eglise, il ne ménageait nullement sa personne et s'imposait des courses pénibles pour visiter spirituellement son immense diocèse. Il fut inhumé devant le maître-autel de la cathédrale, où M. de La Colombière Ser'£ prononça son oraison funèbre. Le petit séminaire de Québec, qui eut son commencement sous son épiscopat, a été érigé en université sous son nom. Voyez Queylus.

Montviel (François Vassal de) mort Adjudant-Général de la Milice Canadienne vers 1841, eut pour parrain le célèbre guerrier et navigateur De Bougainville. Après avoir servi en Canada contre les Américains, puis sous Burgoyne et le baron St. Leger—après avoir été officier dans les Volontaires Canadiens Royaux et servi sous le

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