‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 34 sur 66 · AE (PTS · texte numérisé non relu

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sance de la suprématie du Roi, qui nommerait aux bénéfices, le croyait en correspondance avec les évêques d’Irlande et le célébre Milner, évêque de Castabala: il écrivait au ministère anglais. Sous Prevost, Plessis commença à recueillir les fruits de sa constance, et triompha au moins partiellement de l'opposition qu’on avait faite à Ordonnance Provinciale de 1791, puisque Sir George reconnut d’abord à sa demande son titre de Surintendant de l’église catholique romaine, puis d'Evéque Catholique Romain le Québec, se fondant, dit M. Chris tie, sur une dépêche dans laquelle lord Bathurst semblait reconnaître sa qualité, Quand Pie VIT, délivré de captivité, rétablit les Jésuites, Plessis voulut former des sujets à Québec, et écrivit en Russie pour se procurer un religieux propre à devenir l’instituteur des Canadiens qui entreraient dans l’ordre ; mais ce beau dessein ne réussit pas. IL fut sommé par le Roi au Conseil Législatif en 1818,et l’on trouva en lui un sénateur à la fois patriote et loyal. En 1821, quand la majoriré du Conseil enrégistra une résolution de ne concourir à aucun bill de la chambre basse relatif à la liste civile qui contiendrait des items, ce prélat fut d’un avis contraire ave le Juge Olivier Perrault : 1l jugea cette résolution prématurée ou trop génerale, ne contenaut pas uue spécification précise des objets compris sous [a dénomination de liste civile. Cet infatigable pontife méditait l'érection de toutes les colonies anglaises en province ecclésiastique, dont Québec serait la métropole. Il partit pour l'Angleterre et pour Rome en 1819, Les services éminens qu'il avait rendus à l'Angleterre durant la révolution française puis durant la guerre de 1812,— sa qualité de Conseiller du Roi, lui ménageaient un accueil flatteur de lord Bathurst, avec qui il eut plusieurs conferences à sa maison de campagne. (*) $il ne put le faire consentir à l'érection formelle d’un archevêché, et d’évêchés à Montréal, Kingston, ete., il put avoir des évêques régionnaires à Kingston, la Rivière-Rouge, dans le golfe, etc. Leurs

[*] Although His Grace [le duc de Richmond} were to remain entirely inactive, it is very certain that neither the gentlemen of the Seminary, nor the Nuncio who is now on his way to Envland, will continue so. The inordinate ambition of the one and the zeal of bigotry of both these parties may assüre you of this.—H. W. RyLano.

bulles ne les dénomment pas seulement Auxiliaires, mais suffragans de l’évêque de Québec, qui fut ainsi assimilé aux évêques Métropolitains des premiers siècles de l’Eglise, avant qu’on ne connût le titre d’archévêque. Quant à la Nouvelle-Ecosse, le souverain pontife y avait placé un Vicaire-Apostolique. Ce fut Mons. Edmond Burke, ex-grand-vicaire de Plessis, qui le sacra en 1818, avant son départ pour l’Europe, d’où il fut de retour le 16 aout 1820, et fut reçu avec de grandes démonstrations de respect et d’affection pour les habitans de Québec. Il était accompagné de l'abbé Lartigue, nommé Suffragant et Auxiliaire de Montréal, où il le sacra en 1821, et le soutint dans ses difficultés avec le Séminaire ; mais il mourut à l’Hopital-Général de Québec le 4 Décembre 1825, âgé de 62 ans et neuf mois, et fut inhumé le 7 avec tous les honneurs religieux et civils, les troupes de la garnison formant une double haie sur le passage du convoi que suivait lord Dalhousie avec son état major et tous les dignitaires de la colonie. Son cercueil fut placé dans le sanctuaire de la cathédrale au lieu où l’on chante l'Evangile. Son cœur fut déposé, le 14 du même mois, dans le mur d’une des chapelles de léglise de St. Roch et un monument de marbre fut élevé auprès de ce lieu. Un marbe tumulaire a aussi été placé le 2 Décembre 1833 dans le sanctuaire de la cathédrale auprès de sa tombe. On conserve sa corressendance, qui est des plus importantes, et une série de sermons latins pour les réunions du clerge. Parmi les pièces curieuses de la bibliographie canadienne se trouve le sermon à l’occasion de la victoire remportée par les forces navales de S. M. B. dans la Méditerrannée le: ler et 2 août 1798 sur la flotte française prononcé dans l'eglise cathédrale de Québec le 10 Junvier 1799 par Messire J. O. Plessis, curé de Québec, Coadjuteur élu et précédé du Mandement de Monseigneur Denaut. Québee 1799. On a la gravure du portrait en pied de J. O. Plessis. La figure est belle et impo-ante. La plus grande gloire de ce grand homme se perpétua dans les ecclésiastiques éminens qu’il forma ou qu’il sut choisir, —les Lartigue, les Provencher, les Burke, les McEachern, les McDonell, les Demers, les Maguire et tant d’autres. Voici le jugement que porte sur ce prélat la Revue Canadienne (Canadian Review) journal anglais du temps: & The death of the protestant bishop did not long precede

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that of Monseigneur Joseph Octave Plessis, the Roman Catholic Bishop of the Province, who, on the 4th of December, at Quebec, terminated his mortal career. In the decease of this prelate, his church has to lament an able, temperate, yet zealous indefatigable chicf ; his flock a humane, benevolent and charitable pastor, ever alive to their wants and prompt to administer, and the King a tried and loyal subject ; there was in short among all classes and persuasions but one sentiment of regret for the loss, and respect and veneration for the memory of this benevolent christian and truly exemplary character. His remains were conveyed with all the civil and military honors from the Hospital General where he had closed his life, to the Chapel of the Hotel-Dieu, and from thence, on the day of interment, to the Parish Church of the Upper Town, where he was interred on the right of the altar, in presence of the Governor in Chief and heads of all the various departments and an immense concourse of inhabitants, who all wished to express the high opinion the entertained of the zeal charity and loyalty for which he was not more conspicuous than he was for the talents which adorned the high and important office he had so ably discharged since 1806.”

Pocahontas, la fameuse héroïne de Virginie, fille de Vahunsonaca ou Pohatan, naquit vers l’an 1595 avec toutes les qualités du cœur. Elle est surtout célèbre par l'acte extraordinaire d’humanité et de courage qui sauva le romanesque capitaine Smith. Déjà l’exécuteur lève la hache de guerre sur le prisonnier, lorsque Pocahontas, âgée alors de douze ans, s’élance entre lui et le capitaine. Tenant embrassée la tête de Smith, elle conjure son père de l’épargner. Elle était plus que. tous ceux de sa famille en possession de ce cœur fier et le toucha en faveur du criminel. Plus tard, Jamestown est visitée par la famine. La fille du Sachm y fait parvenir des vivres qui la soutiennent jusqu’à l’arrivée de Sir John Newport. Quand son père conjure la perte des blancs, elle s’évade de nuit et, s’engageant dans les épaisses forêts de son pays, elle traverse mille dangers pour avertir les colons de celui quiles menace. Des services aussi signalés furent récompensés par un acte déshonorant, Argall, le même, qui porta le fer et le feu dans les établissemens de la: marquise de Guercheville

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