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naviguant sur la riviére Potomac en 1617, ne l’attira sur son vaisseau que pour lui refuser eusuite la liberté, et exigea du Sachem son père, une rançon qui aurait mis la Colonie dans l’abondance. Durant son séjour à Jamestown, la beauté de Pocahontas, sa simplicité naïve lui attirèrent les regards du jeune Rolfe, colon distingué, qui Pépousa avec la permission tardive de Pohatan. Cet hymen fut le gage d’une heureuse paix. Pocahontas reçut le baptême et fut appelée Rebecca ; mais Pocahontas était devenu le plus beau nom qu’elle pût porter et la postérité le lui a conservé. En 1618, elle dit adieu à son pays, avec sou époux, et Sir 'ihomas Dale. La renommée l'avait précédée à Londres. Introduite à la Cour par lord Delaware, elle plut de suite à la bonne reine Anne, à laquelle le capitaine Smith avait présenté un mémoire surses actions. Un vieux chroniqueur dit de la princesse virginienne, qu’elle était plus favorisée de la nature, plus gracieuse et mieux proportionnée que plusieurs dames de la cour au jugement des courtisans et plus beaux sires. Bientôt fatiguée du tumulte de la capitale, Pocahontas se retira à Brentford. Enfin, en 1619, elle voulut retourner en Amérique, et devait monter sur un vaisseau amiral à Gravesend, lorsqu’elle fut surprise par la mort à vingt-deux ans. Elle laissait un jeune enfant sous la tutelle de Sir Lewis Stewkely ; mais ce seigneur ayant perdu toute sa fortune dans le malheur de Rawleigh, il passa sous celle de son oncle, John Kolfe de Londres. Il vint plus tard en Amérique, hérita d’une grande partis du territoire de son aïeul, et laissa une fille qui épousa le colonel Bolling. Ce dernier maria deux de ses filles aux colonels Fleming et Randolphe et honorable Randolphe de Roanoake, descend de Pocahontas au sixième degré selon le biographe Thatcher. Pombal (Sébastien Joseph Carvalho marquis de) né en 1699, mort en 1782, ministre d’état portugais ami des philosophes et ennemi juré des Jésuites, détruisit leurs missions au Brézil en 1760, confisqua leurs églises, colléges, maisons etc., au profit de la couronne, et confia l’exécution de ses décrets à Fiutado son frère, digne ministre de ses fureurs. Les religieux arrachés à leurs néophytes furent jetés sans ressources sur la côte d’Italie ou languirent dixhuit ans dans les prisons de Lisbonne, jusque à la mort de Charles III et à la chute du ministre, l’an
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1678. De l’aveu de Henry Howard Brownell, un des derniers historiens de l’Amérique, l’expulsion des Jésuites fit retomber les colons comme les Sauvages dans la barbarie. (*)
Pontbriand (Henri Marie Dubreuil de) sixième évêque de Québec, d’une des grandes familles nobiliaires de Bretagne, naquit à Vannes et fut d’abord Abbé de Maubec. Sa mère avait une grande réputation de sainteté. Ayant été choisi pour succéder à Mons. de l’Auber-Riviére, il obtint ses bulles de Benoit XIV le 6 Mars 1741, prêta serment au Roi devant le cardinal prince de Rohan et fut sacré à Paris par l’urchévôque Gaspard de Vintimille, Arrivé à Québec le 17 août, il prit possession de son siége le 30. L’auteur des Mémoires prétend qu’il prêéchait et chantait mal, qu’il était d’un commerce très peu agréable, et qu’il était enclin à des brasqueries messéantes à son caractère. Quoi qu’il en soit, ce défaut était racheté par des vertus. Dans la dernière campagne de Montcal, les ravages du bombardement qui abattirent la cathédrale et son palais, l’'obligérent de se réfugier au Séminaire de Montréal. Il émana en cette occasion un mandement plein d’onction et de patriotisme. Il mourut dans les bras des Sulpiciens le 8 juin 1760, et fut inhumé le 10 dans l’église paroissiale. La translation de ses restes dans la grande églis? d’aujourd’hui a été faite il y a déjà un nombre d’années pur les évêques de Telmesse et de Juliopolis.
Ponthiac, fameux chef de guerre Outaouais que le géographe Balbi appele le plus formidable sauvage que lon connaisse, et que le xénaphane Beltrami surnomme le
[*] Pombal, the minister of Charles IT of Portugal, a man of great energy and eagerness for reform, but equally short-sighted and wrongheaded in the means he adopted, took the rash, unjust and impolitic resolution of expelling from the Brazil a class of men to whom more than to any other, it was indepted for safety in times of weakness, for friendly intercourse wich vast tribes of the aborigenes, and for the extension of civilization and christianity among them. His brother Fiutado, a man of similar stamp, aecomplished the work with much severity and cruelty. This eruel and impolitic measuro, it is said, tended greatly to the barbarism both of th: natives and the Portuguese colonists. The other schemes of this arbitrary minister, including oppressive monopolies inflicted on the col nies, resulted in similar evik and decadence,