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pus et de onze postes, neuf succombèrent, entre autres resqu’île et Michillinakinac: La Pensilvanie, La Virginie, la Nouvelle-York furent cruellement saccagées Le terrible chef mit le siége devant le Détroit où le major Gladwin commandait 300 soldats, le 10 Mai 1764, et logea ses guerriers dans les faubourgs. Gladwin, inaccoutumé à la guerre des Sauvages et craignant un assaut, voulait retraiter à Niagara, et n‘en fut empêché que par les Canadiens. Cependant, Sir B. Devers fut battu en voulant secourir la place. Une flotille parut ensuite à la vue du fort. La garnison monta aussitôt sur les bastions et l‘on entendit en même semps le cri de guerre des Outnouais. Ponthiac était allé se poster à la Pointe Pelée. Trente bateaux chargés de troupes furent attaqués et pris. Les guerriers remontérent la rivière en triomphe, contraignant les Anglais de ramer, et passèrent devant la place. La garnison fut plus heureuse au mois de juin. Un vaisseau de guerre ayant paru devant le fort, Ponthiac arma ses canots et crut le prendre à l‘abordage, mais le capitaine, qui avait fait cacher les soldats à fond de cale les envoya tout-à-coup sur le pont et jeta les assaillans sur le carreau. Le Sachem n’abandonna pas encore l‘espoir du triomphe. Il fit faire des radeaux avec des débris de maisons, et les chargea de matières conbustibles en guise de brulots ; mais ses guerriers ne comprirent rien à cette nouvelle invention, qui n’eut pas d'effet, ct la place fut ravitaillée. Le 22 juin, 300 hommes arrivèrent au secours du Détroit et on se résolut à une attaque générale sur le camp de Ponthiac. Celui-ci mit en sureté les femmes et les enfants, et dressa deux ambuscades. Il laissa les Anglais s‘avancer jusque au pont qui à reteuu le nom de Blody Bridge; mais la petite armée n‘y fut pas plutôt arrivée, qu'elle se vit assaillie par un feu bien nourri. Le commandant tomba mort, et les troupes furent mises en désordre : elles se rallièrent et toutes les positions furent enlevées à la bayonnette. Ponthiac les reprit néanmoins, et les Anglais rentcèrent avec une perte énorme de cent-dix hommes tués ou blessés. Il resta sous les murs du Détroit jusque au 18 aout ; mais le vieux général Johnson s'était employé contre lui et avait préparé bien des défections, à commencer par les Iroquois ; les Yendats et les Pouteouatamis suivirent, et quittèrent 66 camp de Ponthiac. Le général Bradtreet
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marchait à la tète de 3000 hom:nes, le colonel Bouquet le suivait avez un autre corps, et un troisième venait du Canada. Ponthiac retraita furieux. et en combuttan avec le major Wilkins, jusque aux Illinois. Il conserva dans son alliance les Miamus et les Mascoutins et demeura redoutable. Le major Loftus, envoyé pour le soumettre fut repoussé ; le lieutenant Fraser fut fait captif avec le parti de soldats qu’il conduisait. La douceur réussit mieux ; le gouvernement, dans la vue de se l’attacher, lui fit une pension considérable, tout en continuant de le craindre comme les Romains avaient craint Hannibal. Le major Rogers lui envoya un jour de l’eau de vie. Quelques guerriers qui l’entouraient frémirent à la vue de cette liqueur, qu’ils croyaient empoisonnée et voulurent le dissuader d’en boire: “Nou, leur dit Ponthiac, celui qui recherche mon amitié ne peut songer à m'ôter la vie.”? et 1l prit la boisson avec l’intrépidité d'Alexandre prenant la potion de Philipe. Il finit en 1757 près de #1. Louis, où il fut assassiné par un Peoria, corrompu par un Anglais. Le commandant de St-Louis Bellerive,l’enterra dans le fort avec les honneurs militaires, et ses guerricrs lui fircut un terrible holocauste en exterminant presque toutes les tribus des Illinois. Le b'ographe Thatcher dit qu'il est probable que son influence et ses talens furent sans précédens dans l’histoire de sa race. L'histoire, ajoute-t-il, loin d'ajouter à l’idée que s’en forment les tribus du nord, le réduit à nos yeux à ses justes proportions ; muis lu tradition le mesure avec les Hercules de la Grèce. Cet incompréhensible sauvage chercha à mettre ses sujets en état de manufacturer le drap et les étoffes comme les Anglais, et offrit au major Rogers une partie de son territoire, s’il voulait entretenir quelques Outaouais ‘ans les manufactures de l'Angleterre. Il étudia la taetique de nos troupes et en raisonnait avec une sagacité pet audessous de la science. Ce qui est plu étonnant encore, il établit une sorte de banque à sa façon. Elle donnait des billets de crédit qui portaient l’image qu’il vouluit qu’onlui donnât, et son sceau qui était la figure d’une loutre. En s’emparant du Détroit, il voulait en faire le s ége de sa domination, qui aurait sans doute été redoutable aux nouveaux possesseurs du Canada. L'auteur qui à parlé le plus au long de Ponthiac est M. Francis Parkman dan la Conspiration de Ponthiac. Il cite Pouteuch, ar th
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Savages of America, À tragedy, London, printed for the author, and sold by S. Millan, opposite the Admiraity;, Whitehall, 1766,—pièce qu'il attr bue à Rogers.
Potherie, (Bacqueville de la) historien de lu Nouvelle- France, Lieutenant de M. de Mesy et Seigneur Canaen, lui succéda ad inierim à sa mort, et eut à ce sujet des diflicultés avec le conseil Supérieur.
Pothier, (l'honorable Toussaint) seigneur du fief Lagauchetière, membre de la Compagnie du Nord-Ouest, major du bataillon des voyageurs en 113, ('onseiller Législatif en 1823 et membre du Conseil Spécial en 1838 ; Commissaire pour explorer le pays entre Les rivières de St. Maurice et des Outaouais.
Power, (Michel) premier évêque de ‘Toronto dans le Canada Supérieur en 1841.
L’esclave Grecque, fameux morceau de senlpture mo-
derne, est due à un artiste américain du toi de Power. On vient de vendre pour six-miile pasires une simple copie de l'original, qui est la propriete do lord Kilesmere.
Pownal, (le très-honorable Thomas) écrivain et tacticien mort en 1805, successivement souvernieur du Massa-
chusetts contrôleur, général de l'urmice de Givrmanie et sous-secrétère d'Etat pour les colonies, lors de la création de ce portefeuille en 1768. Ou a de li: Admunistration of the British colonies, London 16.