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l'était à Kington tandis que Murillo réduisait Carthagè-. ne et subjuguait la Nouvelle-Grenade. Il fut sur le point d’être assassiné par un Espagnol, qui tua un de ses amis, qu’il prenait pour iui-même. De la Jamaïque, il passa à Haïti, et à la tôte d’un petit corps que lui fournit Pétion, 1l se joignit au commodore Brion pour aller joindre Arismendi, qui avait de nouveau levé létendard républiçain dans La Margarita. Il y arriva heureusement en Mai 1816, et passa de IA à Cumana, mais reçu chaudement par Morales et Ocumar, il fut forcé de se rembarquer. [1 retourna à Haïti, y obtint de nouveaux secours et revint en Décembre. Il convoqua 4 La Marguerite le Congrès du Venezuela, passa de là à Barcelone, et y organisa le pouvoir. Muriilo venait à sa rencontre, une bataille sanglante eut lieu les 16, 17 et 18 Février 1817, et se termina enfin à l’avantage de Bolivar. L'élève de Wellington se retira en désordre et fut de nouveau. battu par Paez et ses irrésistibles Laneros. Le vainqueur pour-. suivit ses succès et fixa son quartier-général à Augustura avant la fin de l’année. Durant la campagne suivante et après avoir gagné la bataille décisive de Boyaca, il réunit le Venezuela et la Nouvelle-Grunade en une seule république sous le nom de Colombie, présida le Congrès à Augustura le 15 Février 1819, y fit un exposé de ses vues politiques, et résigna son autorité entre les mains des représentans, qui le conjurèrent de la reprendre et de la garder jusqu’à ce qué l'indépendance de sa patrie fut assise sur des fondemens solides. Il réorganisa l’armée et quitta Augustura pour passer les Cordillières et se joindre au général Santander, qui commandait les forces républicaines dans la Nouvelle-Grenade. Le vice-roi Samano fut obligé de fuir devant lui, et l’armée libératrice entra en triomphe à Santa Fe, où son chef fut proclamé. capitaine-général et Président. Il rentra à Augustura, suivi de tous les habitans, qui étaient venus à sa rencontre, et présida ie Congrès de la Colombie à Rosario de Cucuta, puis se remit en campagne à la tête des forces les plus formidables qu’il eûtencore commandées. Après une série de combat où Murillo et lui déployèrent toutes les. ressources de grands capitaines, il fut conclu à Trujillo le 25 Novembre 1820 un armistice suivi d’une entrevue dans laquelle les deux généraux contractèrent'amitié ensemble. Murillo retourna peu après en Espagne et mit
La Torre à la tête de l’armée. Bolivar s'était préparé à un coup décisif et atteignit son but à la fameuse bataille de Carabolo, qui ne laissa à La Torre qu’un reste démoralisé d'armée, avec lequel il se réfugia à Puerto Cabello où, à son grand honneur, il se maintint près de deux ans. Mais la bataille de Carabolo avait en quelque sorte mis fin à la guerre du Venezuela. Bolivar entra à Caracas le 29 Juin 1820, ayant pour la troisième fois arraché son pays aux Espagnols. 11 se mit alors à la tête de l’armée libératrice destinée à faire la conquête de Quito et du Pérou. La bataille de Pichincha décida du sort de lancien royaume de Quito en Juin 1822. Le vainqueur entra à Lima, fut nommé Dictateur, et déploya les ressources du pays, pour refaire son armée ; mais en butte à la jalousie de plusieurs, il fut obligé de se retirer à Trujillo dans le nord du Pérou, et Lima retomba au pouvoir de PEspagne. Cependant Bolivar, ayant enfin réussi à refaire son armée, reprit la campagne et gagna une victoire signalée dans les plaines de Junin en Juin 1824, Il entra de nouveau à Lima et réorganisa le gouvernement, tandis que Sucre, qu’il envoyait à la poursuite des Espagnols en retraite vers le Haut-Pérou, donna le dernier coup aux royalistes à la fameuse bataille d’Ayacucho. Il ne leur resta plus que le château de Callao. En Juin 1825 le Haut-Pérou s'étant détaché de Buénos-À yres pour former une république indépendante, prit le nom de Bolivia, en honneur de Bolivar, le chargea de préparer une constitution, et le nomma Protecteur Perpétuel. Cet état lui présenta un don d’un million de piastres, qu’il eut la grandeur d’âme de refuser, ce qui prouve au moins que ce héros ne s'était pas engagé dans la lutte contre l’'Espagne par des motifs d'intérêt. Il présenta à la République le 25 Mai 1826 la constitution qu'il avait préparée. Quand elle fut publice, elle déplut fort aux patriotes du Chili et de Buéros-Ayres..... Cependant des évènemens graves survenus dans la république de Colombie, y rappelèrent Bolivar. Cet état avait été reconnu par plusieurs puissances, et son geuvornement Ctait régulièrement établi ; mais en Av:il 1826, le général Paez, commandant des forces, ayant été accusé devant le Congrès, de conduite arbitraire dans l’enrôlement des habitans de Caracas dans les rangs de la milice, méprisa la sommation dy Sénat et s’appuya de l’armée. Bolivar laissa Lima en
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Septembre, après avoir confié le gouvernement à un conseil, arriva à Santa-Fe-de-Bogota, et prit en mains les pouvoirs extraordinaires accordés au Président en cas de rébellion. Il passa presque aussitôt dans le Venezuela, et força son ancien Compagnon d'armes à se soumettre. Cette opération terminée, et accusé d’ambition, il écrivit au Congrès en Février 1827, pour abdiquer la présidence, et et se retira dans ses terres ; mais une députation du Sénat vintle conjurer de reprendre son poste, et al y consentit. La Colombie parut tranquille au dehors, gràces à l'amour du soldat pour son chef ; mais deux grands partis divisaient cette république. Ils avaient des vues opposées touchant la situation politique du pays. Bolivar couserva lPautorité jusqu’à en Mai 1830. Muis à cette époque, chagrin à la vue des dissensions qui troublaient le bonheur de l'état à l’intérieur,—usé par les fatigues de la guerre, il résigna la magistrature suprême et publia sa détermination de laisser le territoire de la République. Elle eut un eflet désastreux. Le Venezuela se déclara aussitôt indépendant sous Pacez, et les autres provinces ne témoignèrent guères plus d'aflection pour le gouvernement central. Bolivar, déjà retiré dans ses terres, refusa obstinément durant six mois de venir au secours de sa patrie : ceux-mêmes qui lui avaient succédé dans Padiministration firent un appel à son patriotisme. Il céda à ieur prière, sincère puisque elle venait de ses adversaires en politique, et consentit à prendre le commandement des troupes durant Les élections pour le nouveau Congrès. Ce fut le dernier service qu'il rendit à son pays. Comme il retournait dans son domuine, il tomba malade à Carthagéne, et y mourut le 17 Décembre 1830 dans Ia quarante septième année de son âge. Il entrevit la mort avec calme et résignation, et dicta le 11 uue adresse à la nation colombienne. Depuis ce jour, il entra dans un délire qui continua jusque à sa mort. Telle fut la fin du plus grand homme qu'ait produit PAmérique. Comme grand capitaine, il fesait de grandes choses avec de très petits moyens. Il confondit ses adversaires par la rapidite de ses mouvemens et l’impétuosité de son attaque. Comme homme d’état, ses vues étaient libérales ; mais ses voyages avaient trop étendu la sphère de ses idées, et ses conceptions politiques se sont { ‘ouvées trop vastes pour l’horizon des états du sud. Ci mme citoyen, il refusa
l'argent de la nation et dépensa sa fortune pour elle, I! abhorrait l’esclavage et affranchit plus de mille esclaves appartenant à ses domaines : Washington, au contraire légua les siens par son testament. Paez lui offrit une couronne : cet homme au-dessus de l’homme la refusa. Bolivar était d’une stature ordinaire, sans aucune grâce de déportement, mais capable de supporter les plus dures fatigues ; d’une complexion olive avec des cheveux noirs et épais, front étroit, sourcils larges et fournis ombrageant un œil un peu retiré mais perçant et plein d’expression et de feu. Son intellect était sans aucun doute du premier ordre, et son génie, de ces génies ardens que les commotions populaires laissent planer au-dessus de la tempête.
Bonaparte,ou Buonaparte, grande famille historique, liée à l’Europe et à l'Amérique. (*) Joseph Bonaparte, ex-roi d’Espagne et des Indes se réfugia aux Etats-Unis en 1815, plus heureux que son frère, qui fit en vain demander des passe-ports pour le même pays à Wellington par le général Otto. Ce n’étuient pas là les premiers rapports des Bonaparte avec l’Amérique. Jérôme avait servi comme marin dans la Chesapeake et épousé Miss Paterson, avec laquelle Napoléon le força de divorcer pour épousergla princesse de Wurtemberg et devenir roi de Westphalie. De ce premier mariage sont issus cependant plusieurs Bonaparte. Quelques uns ont fait des études militaires a West-Point.
On connaïi le célèbre ornithologiste américain Charles Bonaparte
Bonne [L’honorable P. A. de] célèbre magistrat canadien descendant du neveu du marquis de là Jonquière, le Sieur De Bonne de Misèle, capitaine au régiment de Condé et seigneur canadien, fut aussi seigneur, juge, colonel du régiment de la milice de Beauport durant la dernière guerre, membre du Conseil Exécutif en 1794, et membre de l’Assemblée Législative. Il fut plusieurs fois réélu. La majorité vit en lui le chef du parti du château en Chambre, et agita la question de l’expulsion des juges, comme créatures du gouvernement. Elle rédigea un bi, à ceteffet. Le Conseil Législatif l’amenda. L’Assem-
(*) Napoléon Boraparte vendit la Louisiane aux Etats-Unis et trom-.
pa Charles IV, roi d'Espagne, par l'appat du titre fastueux d’empereur. des deux. Amériques,
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blée, piquée, à asauuvuna, et se présuma de déclarer vacant par un simple vote le siége du juge De Bonne. Craig n'hésita point à dissoudre une chambre à prétentions aussi exorbituntes ; muis M, De Bonne ne se fit pas réélire, et tira ainsi Sir George Prévost d’un grand emburras. 11 a laissé une fortune qui a été Pobjet d’un long litige en Canada et en Angleterre. —On connaît encore le docte: r De Bonne, qui, après avoir été gradué en Europe, fut médecin de l'Hôtel-Dieu et engagé par le gouvernement pour truiter les patiens attaqués du mal dit de la Mulbuie.
Bonpland [Aimé] savant connu dans les Annales A méricaines rédigea avec M. de Humboilt le Voyage dans les Régions Équinoxiales du Nouveau-Monde de 1799 à 1804, Paris et Tubinge, ISIS. Il partit cette même année pour Buénos-Ayres en qualité de professeur d'histoire naturelle. Ayant quitté cette ville en 1829 pour explorer ie Paraguuy , il établit à Santa Anna sur la rivière Parana une colonie sauvage pour la culture du thé, quand le Dictateur Francin détruisit sa création et s’empara de sa personne, Le tyran le força à servir en qualité de chirurgien au fort Ste. Marthe, et 4 ouvrir une grande route commerciale, Le ministre d'Angleterre Canning le dé- Livra enfin.
Boone [Daniel] fondateur du Kentucky et de Boonesborough à la fin du AVIlle siècle, ctait né en Virginie. Il entra pour la première fois dans cette région en 1769, batit un fort, et y soutint ticis siéges. Il finit par passer ù Ja Louisiane, où les antoritis espagnoles lui donnèrent 2000 acres de terre, et 800 à ses enfans ct a tous ceux de sa suite. Il mourut en 1822 chez le major Boone, son fils.
Booth [J.] du Canada, qui a exposé à Paris des animaux empaillés, laissés an Jardin des Plantes.
Borgel [Rosalie] où Sœur Marie Saint-Maurice, fondatrice du couvent des Sœurs de la Présentation de Marie dans le diveèse de St. Hyacinthe en 1813. Cet Institut fut fondé au milieu même de la révolution française par Marie-Anne Rivier.
Borgia [J, L.] membre de plusieurs parlemens provinciaux, fut un des membres les plus modérés de l’opposition, bien qu’il fût destitué de son grade dans la milice en 1810. C'était un sage ; plus taciturne que M. Bour- D
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dages, 1l sut S terir de tout excès, Il ne vota point pour l'expulsion des jugés ; mais il fut en faveur de celle de M. Christie. lin 1818, il fut “ubre du comité sur le budect,
Boita, écrix , lion it une Ifistoire de la guerre de l’lnd idricaine,
Bouchard (Madame) de Kingston, qui à participé à me médaille des L Xposition d aris pour Ses OU\iuteC Bo:chei l is, souvernour des Trois-i L\ 10] { NUE ( DC 6 ch il de in Nouvel chu de cette ville, pts Juge io signe all si lui-ménmie d rie pur lui faite.
Ce firt la « ItC ile 160$ LFO> quois, qui lui 4 ,. # L'ureutidé tant d'honor | ci | iuC i'iCTre Boucher, s'y ext ii e huinaine par sa valeur Le] riijiuviéenne, au
TOÏS 21 i \- IT: L40Ss ha- T2 ' « a ; Ditans du Cu | \dran au 1629 pour
supplier Lou cl: ] co} sit protection, et 1! pl L quatre cents soldats. 1 ce pour publier + PEF'stoire Naturelle cehe-l'runce, dite Cunada,” Paris, che: | 1, Elle.est précédée d'u ! a UXY hort”” datée aux Trois-iiivi bi) . C'est une notice assez SUperfiei | i la dit Charlevoix.
Ce qui en | ic cité nuive du style. Ce] pi mourut en 1717, a cent
[4] . ‘ { | : 4 ; ans, laissant qui hé 2h ong et |
« [RIVIS Lenciet l'on ci | | { boucier, de 1 EC ii pr unie de lésus, en poti se siennlu ti hu activité
et ses nombreux s et | a helation «es Aventures de M. de Boucherville à son retour des Sioux en 1728 et en 13:29, suivie d'Observutions sur les Mœurs des Sauvages.” À, de Boucherville sans étre puriste, écrit avec cette fucilité et cette aisance ordinuires aux gentilshommes. On trouve duns sa Relation quelques faits remarquäbles. et il fut témoin de l'assassinat de Pemoussa,
chef qui s’était fait un grand renom.
point celle 6 sur
écrit itils=
reissa,