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restreints à l’Ile de Montréal, le supérieur des Jésuites ayant reçu de nouveaux pouvoirs pour Québec. Il contiaua ses travaux, augmenta la population de Ville-Marie, et chercha à y attirer les Hospitalières de Québec. A l’arrivée de François de Laval en Canada, il cessa tout acte de jurisdiction et alla le saluer; mais l’Archévêque de Rouen, qui prétendait demeurer l'ordinaire du Canada, lui ayant expédié de nouvelles lettres de l’aveu, dit-on, du gouvernement français, il fit part au Vicaire-A postolique de sa résolution de s’en prévaloir. Mais si la Cour de France donna véritablement de la contenance à François de Harley, elle dérogea presque aussitôt à ses premières intentions, et une lettre de cachet fut adressée au vicomte d’Argenson lui ordonnant d'empêcher les grands vicaires de l’Archévêque de Rouen d'exercer aucune jurisdiction en son nom. A la faveur d’une seconde lettre de cachet à l’eflet de faire repasser M. de Queylus en France, ce gouverneur alla en personne l'arrêter à Montréal à la tête d’un parti de soldats Mais l'Abbé de Queylus devait encore donner beaucoup à faire à Mons. de Laval. De France, il se rendit à Rome, où il obtint du Pape avec laide du Caïdinal Bagni, ancien Nonce en France, une commission pour ériger une cure à Ville- Marie et en être le nremier curé, puis partit de nouveau pour le Canada. L’obtention de cette commission n’était pas un bon office rendu à Mons. de Laval, et on peut demander de plus si l'Abbé de Queylus ne défiait pas lautorité du Roi, qui l'avait fait repasser en France : il lui fut même signifié en vain une nouvelle lettre de cachet lui défendant de sortir. Arrivé incognito à Québec, il alla cependant voir Mons. de Laval, et n’ayant pu obtenir son agrément, il partit de nuit en dépit des monitions du Vicaire-A postolique. Il fut alors déclaré suspens et expulsé de nouveau. Ce fut au grand détriment de la colonie de Montréal, qu’il avait beaucoup augmentée et à laquelle on ravit, en son absence, ses plus beaux privilèges, tels que ceux de la justice et de la nomination du gouverneur par les seigneurs. Cependant, Mons. de Laval finit par consentir au retour de M. de Queylus en Canada, lui rendit ses bonnes grûces et l’établit même Grand-Vicaire. Il permit enfin aux Sulpiciens dé se joindre aux Jésuites pour prècher l'Evangile aux Nations, auvre qu'il avait jusque alors obstinément réservée aux prémiers, En
1672, M. de Queylus avait porté à 1500 âmes le chiffre de la population de Ville-Marie. Il s’intéressa aussi à l'instruction des sauvages des deux sexes. L’Abbé Faillon l’a lavé avec sucès de lPaccusation de jansénisme sinon de celle d’avoir été un ecclésiastique turbulent. Mais cet esprit d'intrigue qu’on attribue à l'abbé de Queylus, la prédilection de Mons. de Laval pour les Jésuites, ses précepteurs, et la jalousie des attentats contre son autorite, très-forte chez ce préiat, ne suflisent point pour rendre compte de tout ce qui se passa, si on ne remonte à la jalousie que la Compagnie des Cent avait conçue de celle de Montréal, dans la crainte que ses vassaux ne devinssent plus puissans qu’elle. In 1666 Ville-Marie était plus peuplée que Québec, où l’on cherchait fort à retenir les recrues de toutes sortes destinées pour l'Ile de Montréal: de là la conduite de M. d’Argenson, puis de M. de Mesy.
Quiblier (Joseph Vincent) mort à Paris après avoir desservi l’église française à Londres, fut ordonné prêtre en 1819 et vint en Canada en 1825, Il fut Principal du collége de Montréal après M. Roque, vice-supérieur durant la maladie de M. Roux, puis lui succéda. 11 fonda plusieurs écoles, introduisit en Canada les Frères de la Doctrine Chrétienne et obtint de l’Angleterre la confirmation finale des titres des Sulpiciens aux seigneuries qu’ils possèdent dans le pays. On lui doit de bons traités d'histoire sacrée et profane à l’usage du collége. Doué de tous les avantages de l'esprit et du corps, distingué dans ses manières, il était estimé et recherché des gouvernans et entouré d’attentions par les principaux citoyens anglais. Ses sermons, en eux-mêmes remarquables, fesaient peu d’impression; mais ses conférences de la neuvaine annuelle plaisaient généralement davantage par l'abondance de traits historiques bien choisis qu’il y répandait. On aurait pu les recueillir comme des modèles d’érudition. :
Quitzalcoalt, dieu du commerce chez les Mexicains. C'était leur Mercure. On l'honoruit particulièrement à Cholula, ville qu’on croyait qu’il avait fondée.
Raimbaut, (l’abbé Jean) prêtre Canadien, ordonné en 1795, eut pour elèves en matkématique au collége de Québec d’abord, puis au presbitère de l’Ange-Gardien,
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dont il fut curé en 1797, le fondateur du collége de Ste. Anne de la Pocatière et Henry Hardinge, devenu depuis vicomte, field-marshal et commandant des Forces en Angleterre. Il l’appelait son cher Henry et prenait plaisir à le suivre pat les divers dégrés de sa fortune sur le théâtre du monde. Il avait composé pour eux des traités d’algèbre et de géométrie.
Raisenne, famille canadienne originaire des colonies anglaises.
Ignace Raisenne et Elizabeth Naim, emmenés captifs en Canada, se convertirent et s’établirent au lac des Deux-Montagnes. Simon et Jérôme Raisenne furent prêtres. Marie et Madeleine entrèrent dans l’Institut de Marguerite Bourgeois. La première devint supérieure, et la seconde missionnaire au lac des Deux-Montagnes.
Le lieutenant colonel Raisenne donna malheureusement le premier l’exemple du défi à Pautorité en fesant une réponse déloyale à l’admonition dn bon lord Gosford.
Rambeau, (Alfred) gentilhomme français décédé en 1856, s'était établi en Canada où il avait épousé dame veuve Deniers. Il a brillé à deux reprises dans les annales de Îa presse canadienne, et fait preuve de beaucoup d'esprit dans la critique du Canada Reconquis.
Ramezay où Ramsay, maison canadienne aujourd’hui éteinte, était de la même race que lélève de Fénélon, et alliée à la maison de Douglas.
Claude de Ramezay obtint le fief du Monnoir en 1708, et celui de Ramezay en 1710, de Vaudreuil et Raudot. Il fut chevalier de St. Louis, gouverneur des Trois-Rivières, puis de Montréal, après le chevalier de Callières. Frontenac l’envoya à Montréal pour requérir M. de Callières de marcher au secours de Québec. IL commandait la milice canadienne dans la grande expédition du comte contre les Cantons Iroquois. Chargé d’une expédition contre la Nouvelle-York en 1709, il retraita après avoir dispersé un parti de cent hommes. L'année suivante, il fut envoyé avec six cents hommes aux secours du Baron de Longueuil, qui allait bravement s’opposer au général Nicolson à la tête de la jeunesse de Montréal. Ce fut lui qui érigea l'Hôtel du gouvernemeut, aujourd’hui Ecole Normale Jacques Cartier, à Montréal. Il mourut en 1739.
Des seigneuries furent données avec profusion à Géne- R
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viève, Angèle, Louise et Elizabeth De Ramesay ses filles qui montrèrent un rare dévouement aux habitans de Montréal dans une épidémie.
Jean-Baptiste Nicolas Roch, qui fut aussi chevalier de St. Louis et gouverneur de Montréal, puis de Québec, que l’histoire l’accuse d'avoir de concert avec De Bernez, chevalier de Malte, remise précipitamment aux Anglais, après la défaite d'Abraham, au moment même où M. De LaRoche-Béaucourt s’y annonçait avec des secour;.-Chargé de coopérer à la tête de 1500 Canadiensavec le fameux armement du duc d’Anville, destiné contre Louisbourg et l’Acadie, il bloqua d’abord Port-Royal. A la nouvelle des désastres de la flotte, qui prévinrent le débarquement du général De Pomméril, il retraita à Beaubassin ;mais il trouva encore néanmoins l’occasion de se couvrir de gloire par une victoire signalée remportée aux Mines sur le colonel Noble, qui fut mis hors de combat avec le tiers de ses troupes, tand.s que le reste ne retourna à Port-Royal qu’en vertu d’une capitulation. Le combat fut l,vré le 11 février 1747 dans la matinée,.et se prolongea jusqu'a trois heures de l’après dinée. Il est digne de remarque qu’il sepassa au milieu d’une tempête de neiges. que les Canadiens firent usage de raquettes et qu'on observe qu’elles leurs donnèrent un grand avantage sur les. Anglais.
Ramirez (Don Francisco) père de l’éducation primaire à Cuba, où il fonda aussi des chaires, sous le gouvernement de Tacon, d’Anglona et d’Espaleta.
Raudot père et fils, Intenduns de la Nouvelle-France, conjointement.—Raudot père a été un des plus habiles administrateurs de la Colonie. Ce £ut lui qui suggéra dans.un Mémoire renarquable la colonisation de St. Jean et du Cap Breton. Il obtint aux Canadiens le permis d’avoir pour leurs premiers besoins queiques manufictures, et les voyant se ruiner en procès, il se mit à concilier lui-même les parties. Iladoucit aussi en leur faveur les rigueurs de la féodulité. Son Mémoire mentionné par mon père, mais oublié, était lu devant la société des Sciences Historiques de l'Yonne en 1853,.et rapporté en Canada par le Grand-Juge Lafontuine.
Rawleigh (Walter) célèbre navigateur, guerrier et écrivain, sacrifié par Jacques ler, fit de nombreuses décour
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vertes sous Elizabeth et rapporta d'Amérique le tabac, qu’il introduisit en Angleterre.
Ray (J.) M. D.a publié à Boston en 1838. À Treatise on the Medical jurisprudence of Insanity, en un volume in-8vo, qui passe pour le meilleur livre sur cette branche, qui n’avait encore que peu attiré l’attention des auteurs.
Raymond (Joseph Sabin) Vicaire-Général du diocèse de St- Hyacinthe, ancien Préfet des Etudes et Professeur d'Histoire Ecclésiastique au collége de cette ville, est un des hommes auquels cet établissement doit le plus. Il fut un des adversaires de l’abbé Odelin.
Raynal (l’abbé) célèbre philosophe profane qui retracta les plus hardies de ses spéculations dans une remontrance noble et courageuse à la Convention Nationale. Son Iistoire Philosophique des Etablissemens des Européens dant les deux Indes a été beaucoup lue, quoiqu'il s’y montre souvent plus d’éclamateur que narrateur,et qu’elle soit en beaucoup de points superficielle ; mais elle est éloquente.
Razilli (le Commandeur de) de l’ordre de St. Jean de Jérusalem, un des Cent-Associés, commanda lescadre destinée à appuyer les négociations avec l'Angleterre pour la restitution de la Nouvelle-France. Il obtint le gouvernement et la concession de lAcadie, qui fut subdivisée en trois provinces où fiefs, dont Latour, Charnizé et Denis furent les seigneurs immédiats.
Regnardière (Antoine Cheffaut de la) Avocat au Parlement de Paris, un des Cent-Associés de la Nouvelle- France.
Regnaud (F.J. V.) Arpenteur Provincial, membre honoraire de l’Institut Polytechnique, classe des Sciences ; domicilié en Canada depuis 1837, qu’il fut désigné par M. Guizit pour porter l’enseignement normal en ce pays, était l’éleve du fameux pédagogue Pestalozzi et avait ob tenu successivement une mention honorable, une médaille en bronze et une médaille en argent dans les concours des professeurs. Sa demoiselle a épouxé Jos. Chs. A. Henri d’'Hofflize, comte de La Marteillère, employé par le gouvernement de Napoléon III. dans l’armée, puis dans des missions diverses, et actuellement domicilié à St. Edouard. Ilest larrière petit fils de George Gaspard Henri Desessards, Murquis de La Marteillère, gouverneur de la
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Martinique, qui périt dans la révolte des Noirs Cette maison est liée à celle de Lally-Tolendal (Tullendale.)
Reid (James) Juge puisné de la Cour du Banc du Roi en 1807, puis, juge en chef de Montréal en 1827, n’avait eu qu’une éducation élémentaire, mais était doué d’un jugement supérieur, à la faveur duquel il s’éleva au rang suprême de la robe. Il a laissé de précieux manuscrits
Renty (le baron de) pieux laïque, un des ussociés de la Compagnie de Montréal. Il était digne des Sillery, des La Dauversière et des Maison-Neuve.
Rey (l’abbé Antoine) qui a donné sa vie en 1847 pour les pestiférés Irlandais, avait été d’abord Sulpicien et professeur de morale à Lyon quand Mons. De Charbonnel y enseignait la théologie dogmatique. Il passa ensuite en Italie, entra dans un monastère , qu’il quitta , et passa de Rome en Angleterre, où il fut utile au Vicaire-Apostolique de Bathe pour la correspondance latine avec le Saint Siége. Il fut aussi chapelain de S. G. la duchesse de Leeds, disputa publiquement avec les docteurs protestans et publia de savans traités de théologie. Engagé par Mons. Bourget, il forma à la vie de Communauté les sœurs de la Miséricorde, dont le prélat érigea finalement l'institut peu de temps après sa mort. Ses instructions étaient à la fois pleines de doctrine et à la portée du |; peuple. Ses anciens confrères de Montréal l’appelaient ! : à leurs consultes théologiques. Sache lecteur que l’au-
| teur de ce dictionnaire acquitte ic1 la double dette de l’histoire et de l’amitié !
Richard (John) de la Communauté de St. Sulpice, victime du typhus en 1847, était originairement ministre américain et fut converti par ceux qu’il avait eu l'espoir de convaincre d’erreur ; mais frappé de la grâce, il devint leur confrère, fut professeur au collége et accompagna M. Roux en Europe.—Un Richard, de Québec, a établi un comptoir à la Chine.
Richardson (l’honorable John) en son vivant puissant marchand de Montréal, membre de la chambre d’assemblée puis du conseil législatif, fut un des chefs du parti anglais et travailla beaucoup à langlification du pays. On lui doit la fondation de l’hôpital anglais de Montréal.
II.—(lemajor) K.S. F. auteur d’un ouvrage précieux sur la dernière guerre américaine, dans laquelle il avait été
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acteur, et de romans remarquables. Cet écrivain anglocanadien a bien représenté la littérature anglaise en Canada. Il étudiait encore quand il courut aux armes.
Richelieu (Armand Cardinal De) Grand-Maiître et Su-
rintendant de la navigation et du commerce de France, véritable créateur de sa marine (*) extermina la race des vice-rois de la Nouvelle-France, ennemis jurés du vizirat quil établit en France, et s’y forma une souveraineté qu’il exerça à la tête de la Compagnie des Cent Associés dont il était le maître : Ce ne sont pas tant les droits régaliens accordés à la compagnie par la Charte de 1627 et les lettres d'attache du Cardinal ajoutées aux lettres Patentes du Roi, qui prouvent cette souveraineté, que la qualité que prend par exemple Marc-Antoine de Brasde-Fer De Chasteaufort, qui est désigné Lieutenant-Général en l'étendue du fleuve St. Laurent, en la Nouvelle- France pour Monseigneur le Cardinal duc de itichelieu dec. Après sa mort la compagnie languit et expira de pléthore et d’acracie, et Louis le Grand se mit en possession du pays. Richelieu a laissé son nom à plusieurs lieux de ce bord-ci de l’Atlantique.
Richer, famille canadienne qui a fourni plusieurs prètres, des officiers de milice et un membre du parlement pour le comté de Montréal en même temps que James Stuart, tandis que Louis Joseph Papineau représentait le Quartier Ouest de la ville, de 1815 à 1820. Quand il n’au-
[*] It was cardinal Richelieu, uneasy at the growth of british ship-: ping , that first caused France to be ambitious of raising a marine power and taught her that the Fleurs de Lys could flounrish at sea as well as on land, and adorn the sterns of his newbuilt ships with this prophetic: inscription.
Florent quoque lilia ponto.
After reducing the power of the great nobility of France, this pru-dent minister earnestly promoted manufactures awd:'maritime commerce which Morisot in his Orbis Maritimus, justly calls the splendour of kingdoms whilst in peace, and their main support in war. To this end he incorporated a society of one hundred merchants for traffic, both to the east and west, by sea and land ; and to this company he committed the whole trade of Canada, which may be said to have been the source of the naval power of France. He also prudently resolved to maintain three squadrons of ships in constant pay ; two. for the protection of the french coasts, and the third, to remain ready in the ports of Gassoigne for conveying the french merchant ships”trading to Canada.— Ganadiun Review 1826.
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rait été que Lépide dans ce triumvirat, c’eût été beancoup encore ; mais j'ai oui l'honorable D. B. Viger parler de lui en termes fort élogieux. Il travaillait la corne avec une dextérité étonnante et en fesait des tabatières et autres objets de fantaisie. O. A. Richer, son petit-fils, un des premiers élèves de l’Ecole de Droit et avocat, membre de l’Institut Polytechnique, classe des beaux arts, se signale par ses beaux dessins à la plume, originaux ou imités au parfait de la gravure. Ils ont été exposés à la séance d’inauguration de l’Institut Polytechnique, au Salon Bonaventure [durant le congrès scientifique] et ont obtenu un premier prix extraordinaire à l’exposition provinciale de cette année. Un des quatre morceaux à la plume qui se trouvent dans l’Album de M. le Commandeur Viger est de lui. L’abbé Louis François Richer est ou a été Missionnaire à la l'ivière Ronge.
Riedesel (la baronne de) épouse d’un officier-général dans les troupes auxiliaires de la Grande Bretagne durant la guerre de l’indépendance américaine, suivit son mari dans ses campagnes et laissa des mémoires intéressans,
Rivière (Claude) de la communauté de St. Sulpice, ordonné en 1790, mort en 1820, vint en Canada en 1794, chassé de la France par la révolution , et brilla au collége en qualité de nrofesseur de rhétorique. Ilest un des auteurs de la grammaire française et de la grammaire latine dite de Montréal.
Robb (le docteur) contemporain, occupé à recueillir les documens pour une histoire des Acadiens.
Robert (le conseiller) d’abord Intendant du roi en IHainaut, premier Intendant nommé de la Nouvelle-France, ne vint pas en Canada et fut remplacé par Talon.
IT.—(labbé Antoine Bernardin) de la Communauté des Missions Etrangères, ordonné en 1782, mort en 1826, devint supérieur et grand-vicaire. Il rembplissait en même temps la chaire de philosophie au collége.
Roberts (Joseph) contemporain natif de Pétersburg en Virginie et de race noire, émigra en 1823 à Liberia, colonie libre fondée sur la côte d’Afrique par les Amis des Noirs aux Etats-Unis. D’abord gouverneur pour lassociation, il fut élu président en 1847, puis réélu en 1849, 1851 &c. Dans deux voyages en Europe, il a été bien accueilli des ministres de France et d'Angleterre ; il « fait reconnaître la souveraineté de l’état de Liberia et
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conclu des traités d’amitié et de commerce. On le reconnaît pour un homme d’état des plus sages.
Robinson (sir John Beverley) ci-devant Procureur-Général, président du conseil législatif, puis Juge en Chef du Canada Supérieur , a été fait compagnon civil du Bain en 1850, puis baronet du royaume uni en même temps que M. Lafontaine. On a de lui : Canada and the Canada Bill London 1840. Voyez aussi Sewell
M. Hamel a peint son portrait avec ceux des autres orateurs.
tocheblave (l’honorable Pierre de) explorateur de quelque réputation, fils ou petit-fils du sieur de Rockeblave qui sauva un détachement à la défaite d’Aubry à Niagara par sir William Johnson, fut élu membre du parlement provincial pour le comté de Surrey en 1799, puis reélu en 1797 et en 1801. En 1825, il fut membre pour Montréal, et fut appelé à la chambre haute en 1832. Enfin, en 1838, :: fit partie du conseil spécial.—Voyez Pothier.
Roche-Dallion (le R. P. de la) Franciscain-Réformé, compagnon des Jésuites De Brebœaf et De Noue dans leuc première course apostolique cu1ez les Hurons en 1626. Le P. Le Caron, du même ordre que La Roche-Dallion, y avuit annoncé l’évangile dès 1815.
Roebuck ([. A.) contemporain et fameux radicalanglais membre du parlement, y fut l’igent de notre ancienne chambre d’assemblée, à laquelle il fit faire bien des sottises. Ona de lui: 10. Jfistory of the Whigh Ministry of 1839 London 1852. 9c. Plan for the Government of our Colonies, London 1849. 30. Dificulties of the Canadas, London 1835. Il est venu jeune en Canada et y ax reçu une partie de son éducation.
Roger (Charles) journaliste contemporain de Québec, qui travaille à une histoire du Canada en langue anglaise, dont on u le premier volume.
Rohault (le R. P. Réné) de ia Compagnie de Jésus fils du marquis de Gamache et fondateur en 1635, du collége des jésuites à Québec, lequel est de nos jours une caserne anglaise, Le P. Rohault paraît n'être Jamais venu en Canada.
Rolette (Frédéric) héros canadien , décédé en 1825 tour-à-tour fantassin, marin, artilleur, ouvrit la guerre de 1812 par un coup-de-main surprenant. Le 3 juillet, com-
mandant de brigantin général Hunter, accompagné de six hommes seulement dans sa chaloupe, il aborda et prit le Cayuga Packet, goëlette américaine montée par quarante hommes y compris plusieurs officiers. A ln bataille du lac Erié entre Perry et Barclay, devenu commandant du Lady Prevost par la mort du capitaine Buchanan, il continua à combattre avec une bravoure héroïque jusqu’à ce qu'ayant été blessé dangereusement et brûlé considéra* blement par une explosion de poudre qui tua ou blessa plusieurs de ses gens, il lui fallut rendre à l’ennemi son vaisseau tout désemparé et près de couler à fond. Il commanda l’artillerie dans une expédition sur terre. Le capitaine Joseph Rolette se trouva aux expéditions de Michillimakinac et du fort Shelby. Le parlement provincial accorda une pension à la veuve du capitaine Frédérick Rolette.
Rolland (l’honorable Jean Roch) contemporain, ci-devant Juge-en-Chef du district de Montréal, a montré une grande fermeté durant nos troubles en citant en sa présence le colonel Wetherall, commandant des tronpes à Montréal ; mais dans la question des brefs d’Habeas Corpus, il pensa autrement que le juge Vallières de St. Réal, On a publié son opinion qui, quoique diffuse, est savante comme toutes les décisions importantes de ce magistrat (1839).
Romain (Louis) un des premiers zélateurs de léducation en Canada, fut à la tête d’une grande école à Québec au commencement de ce siècle. Il fut aussi Président de l’ancienne Société Littéraire de Québec. On retrouvera dans mes Znstitutions Historiques le discours qu’ils prononça en 1809 en distribuant des palmes aux auteurs de divers essais littéraires. Voyez Fleming, Plamondon.
IT.— (Robert) contemporain, célèbre mécanicien canadien, inventeur de la charrue ou cultivateur à vapeur, l’a exposé à Paris, où il était conservateur des effets canadiens avec M. George Perry. Quoique typographe de profession, M. Romain a consacré sa vie et son génie pour la mécanique à cet instrument, qu’il porta à Paris encore très imparfait. 1l s’écoula plusieurs mois de travail incessant de la part de l’inventeur avant de pouvoir en faire les premiers essais: “ La tentative fut finalement heureuse, dit le chevalier Taché, en autant que le mécanisme principal était concerné ; mais l’espace de temps durant lequel
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Je fonctionnement s’opérait était limité à quelques minutes,
‘en conséquence d’un vice d'application dans la construction de la chaudière à vapeur.” Plusieurs ingénieurs et agronomes de distinction furent admis aux expériences, et ils furent d’avis que le principe de la machine était bon et donnait la solution du problème de la charrue à vapeur ; le point en défaut était une simple affaire de détail, Sur les nouvelles qui se répandaient de ces expériences, la maison Croskill, d'Angleterre, expédia à Paris des agens qui offrirent à notre compatriote d’acheter son invention en exigeant qu’elle fût d’abord retirée du concours. La machine conserve, dans le contrat d'acquisition, le nom de Cultivateur Canadien à Vapeur de Romain. Le mécanicien français Coré, auteur de l’histoire de la mécanique au dix-neuvième siècle, s’exprimait ainsi au banquet spécial de l’agriculture, le 25 octobre 1855 :—4 J’éprouve, messieurs, un bonheur que nous partageons tous, en apprenant que le problème de l'application de la vapeur à la charrue est complètement résolu par un mécanicien du Canada, qui s’honore de son origine française. J’ai vu, ces jours derniers, fonctionner cette importante machine, cette charrue menée par la vapeur, et expérience luisse peu de chose à désirer.”
Roque (Jacques Guillaume) en son vivant prêtre de la Communauté de St. Sulpice et g'and-vicaire, avait été ordonné prêtre en 1785. Fuyant la révolut'on, il arriva en Canada en 1796. Le Collége de St. Raphaël, incendié, fut remplacé par le présent Collége de Montréal. Ce fut sous sa direction qu’il fut ouvert aux classes en 1806, et il demeura durant longues années principal. L’imposante cérémonie dans laquelle, au bout de sa cinquantième année de prêtrise, il renouvela ses væux en présence de plus de cinq cents de ses élèves tant laïques qu’ecclésiastiques, fut un éloquent témoignage des souvenirs qu’il avait laissés dans les cœurs de tous ceux qui s'étaient formés sous ses yeux (1835).
Roquemont (Claude de) Sire de Brisson, demeurant à Paris, rue du Temple, paroisse de St. Nicolas-des-CPmps, un des Cent Associés de la Nouvelle-France, passa en
Æanada avec toute une colonie, mais fut défait chemin
faisant par l’amiral Kertk.
Rose de Lima (Ste.) religieuse du tiers-ordre de St, Dominique, née à Lima, au Pérou, fut la Ste. Thérèse du
Nouveau-Monde. Elle fut tantôt consolée par des ravisse- ‘mens, tantôt éprouvée par des peines intérieures. Elle mourut l’an 1617, agée de trente-un ans. Sa fète est ‘célébrée, tous les ans, par une procession solennelie duns laquelle sa statue est portée dans les rues de la capitale.
othaan (le R. P.) célèbre Général de la Compagnie de Jésus avant son chef actuel. C’est lui qui, en 1851, a donné le permis de-décider, sur les lieux, si l’on devait agréer la proposition de lier au coliége Ste. Marie l'Ecole de Droit, conformément au désir du législateur, manifesté dans l’acte #2 Vict., chap. 46.
Rottembourg (le général baron Francis de) héros de la dernière guerre américaine, avait un commandement à l’expédition d'Anvers. Ii fut depuis Président du Canada Supérieur et battit les Américains à Chrystler’s Farm, fesant route sur le Bas-Canada. Le baron de Rottembourg fils, chevalier du Bain, est Adjudunt-Général de la milice canadienne,
tottermund (le comte de) contemporain, habile géologue etabli en Canada, où il a épousé la demoiselle de feu l'honorable P. D. Debartzch, a étucié les sciences naturelles à Paris, et est Inspecteur des Mines pour le Bureau des Terres de la Couronne. Il a eu une polémique avec M. Ilunt vers 1850, et adressé à la législature un Raport dans lequel il attaque la théorie de Sir W. Logan, qui prétend qu’il n’y a pas de mines de charbons dans le Bas- Canada. Selon lui, il y en a à Québec et duns le District de Gaspé. Dans un de ses nombreux voyages à Paris, il a soumis des échantillons aux savans Elie de Beaumont, Broguiart et IL. D’Orsigny, qui ont répondu qu’ils annonçaient la présense du charbon dans l'endroit d’ou ils avaient été tirés. Le comte de Rottermund a ent un audience privée de Napoléon III dans le même voyage.
Roubaut (Jean Basile) Jésuite, vint en Canada en 1742 et est aceusé d’avoir servi d’espion au cabinet anglais après la conquète. Il a aidé Ducalvet duns ses écrits.
Roux (Jean Henri Auguste) célèbre Supérieur du Séminaire de St. Sulpice à Montréal, et Vicaire-Général, fut ordonné prêtre le 5 juillet 1784, s’expatria durant la æévolution et parvint au Canada le ler. septembre 1794, Le gouvernement anglais, qui n’avait pas souffert que le Séminaire se recrutât en France, modifia ses volontés en «cette circonstance, et envoya-en Canada ceux des prêtres
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du en 1742 et anglais écrits.
ur du Sére-Général, durant la mbre 1794.
ert que le olontés en des prêtres
proscrits qui étaient Sulpiciens, et un grand nombre d’autres encore, Grâce à cette détermination, la Communauté canadienne vit venir à elle les meilleurs sujets de la Communauté de Paris,—les Chicoineau, les Roque, les Lesaulnier, les Rivière, les Houdet, &e. M. Roux succéda à M. Brassier en 1798. Il eut à déployer une grande habileté dans ses rapports avec les gouverneurs au sujet de la propriété de la seigneurie de Montréal, que la couronne disputait aux Sulpiciens, avisée par ses agens coloniaux surtout, imbus de l'esprit de Sir James Mariot. Il leur adressa plusieurs Mémoires dans lesquels il met au neant les opinions non seulement des officiers coloniaux de la Couronne, qui n’ont guères été des jurisconsultes, mais de ceux d’Angleterre,--Sir Christopher Robinson, Sir Vicary Gibbs et Sir Thomas Plumer, Le Secrétuire Ryland avait surtout à cœur la spoliation des Sulpiciens et traitait d'ingrats ces émigrés sans pain et sans habits que M. Pitt avait recueillis, De son côté, M, Roux osuit écrire au colonel Ready, Secrétaire Militaire du duc de Richmond “que les Canadiens étaient alarmés par la perspective de voir leurs plus anciens établissemens spoliés. ‘et que Îles richesses d’un Roi ne consistent pas dans les dépouilles de ses sujets, mais dans la possession de leurs cœurs.” {l citait l'opinion du Baron Mazères et celle de M. D'Outremont, magistrat à Londres, en faveur du Séminaire, et passait à Paris, où ilse pourvoyait de celle de Dupin. Ces opinions embarrassèrent étrangement le pauvre Ryland, qui avertit à regret les officiers de Ia Couronne d’être sur leurs gardes et de se remettre au travail sur la question légale. M. Roux eut ensuite, avec l’évêque de Telmesse des démélés dans lesquels il ne serait sans doute pas allé aussi loin, si le gallicanisme eût à cette époque, autant que de nos jours, perdu de son influence. De son côté, Plessis soutint son Auxiliaire et menaça d’empècher le éminaire de se recruter, Ces difficultés purent contribuer à précipiter la vieillesse du Supérieur, qui devint invalide et languit jusque au 7 avrii 1831, qu’il mourut. M. Roux était prédicateur, théologien et jurisconsulte profond, et tout le pays le regardait comm? un homme du premier ordre, Les légistes anglais à gages le sen- ‘tirent bien, et lorsqu’il alla à Paris, accompagné de feu M. Jhon Jackson Richards, ministre américain converti ‘et devenu Sulpicien, il fut reçu avec la plus grande dis-
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