EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1855, INDUSTRIE, BEAUX-ARTS
LA COMMISSION IMPERIALE donne À M. TAcHÉ, CommissaiRE Du CANADA, la Médaille des Récompenses Exemplaire d'Or, d'Argent et de Bronze,
Comme témoignage de gratitude Pour les services qu’il a rendus à l'Exposition.
Le Président de la Commission Impériale,
NAPOLEON BONAPARTE, Palais de l'Industrie, Paris, le 15 Nov. 1855.
On a vu le résultat de ses travaux dans un beau volume officiel, intitulé: Le Canada et l'Exposition Universelle de 1855, Toronto, 1856. Il a été loué par la presse française comme un excellent morceau de statistique, jugement qui doit amplement dédommager l’auteur de quelques critiques provinciales.
V.—Le dernier membre de cette famille dont 1l me reste à parier, est Monseigneur ‘l'aché, de la congrénation des Oblats, et deuxième évêque de St. Boniface de là Rivière Rouge.—Il a été sacré à Marseille par Mons. de Mazenod, Général de POrdre. Digne successeur de Mons. Provencher, il a été chargé, quoique tout jeune encore, par les Conseils Centraux de la Propagation de la Foi, de raviver l'œuvre dans les principales villes de France, et de ly créer au besoin, On trouve de lui plusieurs belles Lettres dans les Annales de la Propagation de la Foi.
Talbot (Mgr.) prélat domestique de Pie IX, connu par sa mission dans les Antilles françuises et danoises en
Talleyrand Périgord (le prince,) évêque puis homme d'état bien connu, réfugié aux Etats-Unis en 1793, y fit le
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commerce jusque en 1795. On a de Ini, Mémorre sûr les Relations Commerciules des Etats-Unis avec l'Angleterre, 1797 2. volumes. Devenu ministre des affaires étrangères, il traita avec hauteur les ministres américains à Paris et les poussa à bout. Il y eut quelques hostilités entre les deux pays.
Talon (Jean) Conseiller de Louis XIV en ses Conseils d’état et privé et deuxième ou premier Intendant de la Nouvelle-France (car ilremplaça le Conseiller Robert, qui ne viut pas en Canada) était parent des célébres avocatsgénéraux du même nom. Il fut envové en Amérique l’an 1665 avec Tracy pour amener à justice le SOIUVETUCUr ré fracture De Mesy ,qu'ils trouvèrent mort. Talon, que mon EU appelle à bon droit le Colbert du Canada, ne s’occupa plus qu'à établir etaméliorer le pays. Preuaut pour point de départ les maximes des Romains, il créa une aristocracie militaire, ete a tit le monopole de 1 compagnie des Indes non moins pur ses actes que par un mémoire lumineux ac ressé au ministre. Foutes choses en Canada prirent leur essor avec ce us magistrat. 11 porta le prince à gouverner. le pays par lui mème, accrut Ex splendeur de la charge d'Inteudaut, qui acquit un nouveau lustre en Amérique et établit un système judiciaire d’une remarquable simplicité. Il donna &ussi ses soins à l’industrie, aux découvertes maritines et aux entreprises scientifiques 3— s’occupa de l'exploitation de salines et de mines, de la culture du chanvre, de l’ouv rture de chantiers considérables et de la découverte où reconnaissance du Micissipi. Ce fut encore lui qui envoya à la Baie d Hudson le P. Albanel et le Sieur de #t, Simon. Louis XIV récompensa dignement le véritable fondateur du gouvernement royal en Canada. Ille fit daus ce pays baron des Islets lan 1671, puis comte d’Orsainville lan 1675, étendant l'investiture à la postérité mâle et femelle contre la règle géncrule, et les Lettres Patentes attestent le eas que le Roi fesait de cet oflicier, car elles exposent ingénuement que sans cette extension à la postérité féminine, Talon n'aurait pas accepté cette faveur. Elles furent enrégistrées à Québec le 25 septembre. Le concessionnaire était devenu Secrétaire du Cabinet du Roïiet capitaine du château de Marimont. Il vivait encore en 1680, ayant traduit cette année-là devant le Conseil d'Etat le Prévost des Maréchaux, Gauthier, Sieur de Comporté : ce qui obli-
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gea le Conseil Supérieur de réclamer. L'extérieur de Talon annonçait son mérite ; son portrait se retrouve dans P'Album du Commandeur Viger, ainsi que celui de FIntendant Hocquart.
Tamenund, célèbre et vénérable Sachem de* Lenni-Lenapes en Pensylvanie, au temps de leur puissance. Les blancs, dont il fut l’allié comme Chatehamavxum, célèbrent encore sa fête annuelle à Philadelphie. |
Taschereau, honorable famille canad'enne alliée aux Vaudreuil et aux D’Eschambault, Elle a vroduit un conseiller au Conseil Souverain, un conseiller lesislatif, deux ou trois Juges, des officiers supérieurs de la milice &e.
Gubriel Elzéar Taschereau, Commissaire du roi pour le cadastre des biens des Jésuites, protesta contre le rapport informe el partial des commissaires anglais, et devint juge de la Cour des Plaidoyers Commun:
J. T. Taschereau, célèbre patriote, perséeuté comme factieux par Craig, fut à la tête du quatrième bataillon de Milice d’'Elite et incorporée et député Adjudant-Général sous Prévost, qui n'avait pas peur des hommes de cœur. Il fit la dernière guerre.
Un troisième a été associé à Alexandre PBuchanan pour faire une enquête sur Pétat des lois de cette purtie de la province en imatitre fcodule,
Tashtassack, premier héros des Narraghansetts, conquit tout le Rhode-Island. I n'eut qu'un fils et une fille, qu'il unit ensemble par mariage. Canonicus, leur ainé et son petit-fils, règnu sur la nation et fut oucie de Miantonimo, qu’ S'associa,
Tatusio, dieu des Magnacicas, peuplade du Paraguay garde jour et nuit un pout jeté sur un grand fleuve où se rendent les âmes au sortir du corps. Il les purifie avant de les laisser passer pour aller en paradis.
Taylor (Zacharie) général et président des Etats-Unis, décédé en 1890, était fils d’un simple soldat et naquit dans le comté d'Orange (Virginie) en 1784. Il fut admis à West-Point, et fit heutenant en 1808. Il était capitaine en 1816, et colonel en Floride en 1832. Ka conduite à la bataille où combat de Okee Chokee le fit créer brigadiergénéral. Ln 1846, il commandait l'armée d’oceupation du Texas. 11 fut d'abord obligé de battre eu retraite devant Santo'Anna ; iwais il le repoussa à Palo Alto, puis à Resaca de la Palma, où il prit le gencral La Vega. Mon-
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terey tomba en son pouvoir avec quarante-deux canons. La victoire de Buena Vista mit le comble à sa gloire. Elevé à la magistrature suprême en 1848, il mourut le 9 juillet 1850, avant le terme de sa présidence.
Il.—(Henry) savant instituteur Canadien contemporain, connu par deux ou trois traités sur la politique coloniale, mais surtout par un système de Cosmogonie qui a eu neuf éditions. Dans les dernières éditions, il s’est aidé des découvertes de Young, d’Arago, de Faruday et autres philosophes.
Tecumseh, fimeux Chef et l’homme le plus influent que les tribus de la Nord-Amérique ait eu depuis Ponthiac, naquit en 1770 parmi les Shaouanis. Elsquataoua , son frère, surnommé le prophète, lui prépara les voies. Ce n’est pas que Tecumseh n’ait été un grand politique et un grand orateur ; mais il dédaignait le charlatanisre. Son premier exploit fut une victoire sur les milices di: Kentucky, qui devait un jour lui ôter la vie, et à vingt-cinq ans il était l’Achille des bandes de l'echecunaqua. Il rencontra pour la première fois Harr'son à la bataille de Tippecanoë où la fortune fut indécise entre eux. La guerre de 1812 le mit surtout en évidence, et la Grande-Bretagne qu n'avait que 3,000 soldats dans les deux provinces, fut heureuse d'acquérir son aliïance, et lui envoya le brevet de géréral-major. Tecumseh se vit un moment à la tête de 3000 guerriers : Ponthiac lui-même n’en avait pas eu autant sous son commandemens immédiat. Brock, Salaberry et lui furent les principaux héros de cette guerre. Il battit le major Van Horn, poursuivit Harrison et lui enleva mille bêtes à corne, battit le général Clay sous les murs da fort Meigs, et, périt en marchunt toujours en avant à la bataille de la Tamise, abandonné pur les Anglais. I avait taillé en pièces le régiment Kentuckien du colonel Dudley au fort Meigs : à la bataille de Thames ce fui le colonel Johnson, de la même milice Kentuckienne, qui eut la gloire de le tuer. Le: haut-canadiens ont ouvert une souscription pour ériger un monument à ce noble défenseur de leur province ; mais ils sont restés h'inteusement eu arrière. Le gouvernement accorda des pensions à sa veuve et à son frère. Dans un conseil tenu à Vincen- “es en 1811, Tecumseh, terminant sa harangne, voit tout le monde assis et se trouve sans siége. Un dépit soudain se laisse voir dans toute sa contenance, et lorsque le gé-
deux canons.
à sa gloire.
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néral Harrison lui en fait présenter un, il se Jette à terre en s’écriant les bras étendus vers le ciei : “ le soleil est mon père, et la terre est ma mère ; elle me nourrit, et je repose sur son sein.” Il disait à Proctor, décidé à retraiter : “ les marques de distinction que tu portes à tes épaules, arrache-les, jette les à tes picds;iet/marche.f Brock n’agissait point comme tu fais.” Il ya dans la Revue Canadienne (Canadian Review) un poëme en trois chants en l'honneur de Tecumseh, et le major Richardson est un de ceux qui ont le mieux peint ce grand Chef, Voir aussi Tecumseh or the West Thirty years since.
Tegakouita (Catherine) et non Thérèse, la cèlèbre vierge iroquoise dont les Lettres Edifiantes font un portrait si admirable, était née en 1656 et arriva l’an 1677 à la mission du Sault St. Louis. Elle vint à Ville-Marie, vit les filles de Marguerite Bourgeois et demanda de tout son cœur de faire le vœu de chasteté. Elle le fit et mourut en odeur de sainteté à vingt-quatre ans, l’an 1680. On lui attribue plusieurs miracles, On peut consulter sur cette sainte, outre les Lettres Edifiantes, l’'Histoive de l’Hôtel Dieu de Québec par la mère Juchereau, État Présent de l'Eglise de la Nouvelce-l'rance, Paris 1682, et Catherine la Vierge du Canada, petit livre spécial publié récemment eu Europe, et qui se-vend à Montréal chez J.-B. Rolland, hbraire.
Teganissorens , le plus illustre orateur connu dans l'Histoire ancienne des ITroquois, supplanta le rustique Sadekanatie où Gagniegaton, qui humiiia le marquis de Denonville, et alla souvent en ambassade à Québec et à Albany. On sait que dans une première ambassade le droit des gens fut violé à son égard par Kondiaronk. De son temps la politique aussihabile qu'heureus? des Cantons consista à tenir la brlance entre les Anglais et les Français. Un conseil fut tenu pour la paix à Onontagué en 16938, et T'eganissorens alla à Albany pour faire approuver les délibérations. L’historien Colden regarde la harangue qu’il prononça en cette occasion comme un bel exempie de son art à faire trouver bonne une mesure prise contre les intérêts des Anglais. On la retrouvera dans mes Sagamos Llustres. Il alla ensuite à Québec et fut reçu au Sault Saint Louis par le Supérieur des Jésuites. Il portait l’habit militaire des Officiers généraux arglais et ses cheveux blancs étaient recouverts d’un chapear avec pa-
nache que lui avait fait faire le colonel Fletcher. 1] dina:
tous les jours avec le comte de Frontenac, qui avait con. çu pour lui une singulière estime, et ne parut pas un instant embarrassé dans ses manières. Mais ni les festins ni le cérémonial ne purent surprendre sa fermeté. Le général persistant à ne vouloir pas négocier avec les Angluis, il ne voulut traiter lui-même avec les Français qu’à condition qu'ils n’entreprendraient rien de l’été contre la Nouvelle- York. Il parut de nouveau à Albany, au grand conseil tenu sous lord Beïlamont, et puis à Montréal. L'ambassade fut reçue à Gennantaha avec des honneurs inusités, et fut introduite à Montréal au bruit d'une déchirge de boites. La paix fut signée le 8 septembre 170), entre toutes les tribus, en conséquence de la paix d’'Utrecht. Les Angluis et les Français s'étant brouillés de nouveau, Teganissarens disait au gouverneur. à Montréal : “ L’/Onnontaguc ne prendra aucune part dans une guerre qu’il désapprouve. Les blancs ont l’esprit mal fait: il. font la paix, un rien leur fuit reprendre la hache de guerre. Ce n'est pas ainsi que nous en usons, et il nous faut de graves raisons pour rompre un traité que nous avons scellé.” Teganissorens était de haute taille, bien fait de sa personne, et les traits de son visage ressemblaient, a-t-on dit, à ceux qu'ofirent les bustes de Cicéron. L’historien des cinq Nations, Colden, qui Pavait bien connu, et l’avait souvent oui parler en publie, dit qu’il s’énonçait avec une facilité admiruble, et que les grâces de son élocution au raient plu partout. Il est à regretter, dit le biographe Thatcher, qu’il ne nous soit parvenu que peu d’échantil lons de son éloquenc:; cependant le peu que nous en connaissons démontre que le sentiment élevé de l’honneur, la grandeur d'âme, lPimperturbabilité, la sagacité et lurbanité, étuient chez lui des qualités de l'Orateur comme de l’homme privé.
Telazix, 101 des Mexicains lan 1843, empoisonné l'an
Teotihnacan (Juan de) descendant en droite ligne des rois de L'escuzo, transmit à Don Carlos de Siguencça, célèbre professeur de mathématiques à Mexico, les fameuses tables astronomiques dont ses ancêtres avaient eu l’intelligence.
Tescalipuca, dieu de la pénitence au Mexique. Son
idole était d’une pierre noire et polie comme le marbre.
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