‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 46 sur 66 · À SAR PART PS ESS EN · texte numérisé non relu

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qui couteau et un clou, pour graver ses caractères sur e l’écorce ; mais plus tard, il connut l'encre et les plumes et dès lors les choses devinrent plus aisées. Le plus difficile était de faire adopter son invention parses semblables qui le prenaient pour sorcier ; mais il finit par vaincre leur répugnance. Le philosophe s’adressa aux hommes les plus iufluens de la nation, et leur annonça la découverte du grand mystère de fixer la parole par l’eriture, comme fesaient les blancs, et les conjura de prendre connaissance de son procédé. En leur présence sa fille, qui jusque-là, avait été sa seule élève, écrivit les mots qu'ils pronuoncèrent, et ils furent tout étonnés, lorsque ensuite, cette jeune personne leur Jut tout ce qu'ils avaient dit, Syquahium ne se borna pas à l'invention de sou alphabet : il inventa aussi des signes Heu les nombres. [Il devint peintre par son propre génie. Ils'étuit fuit des pinceaux du poil d'animaux sauvages : ses dessins étaient grossiers, mais ils annonçaicnt de grandes dispositions. Les arts mécaniques ne lui demeurèrent pas étrangers, En le vit forgerou puis orfèvre chez sx nation, en même temps que sénateur et publiciste, eur il fit faire aux siens d° immenses progrès. En 1827 les Chérokis eurent des écoles, un journal en 1828, et en 1829 un musée et une bibliothèque. Le premier nunéro du Phénix Chéroki, édité par Syquahiam et Johu Ross, contenait une par ie de la constitution rédigée et promulguée duns ie même temps, par laquelle le gouvernement nationul comprenait trois pouvoirs comme chez les peuples civilisés. On sait que les Etuts-Unis refusèrent de reconnaître ce gouvernement.

Tabeau, nom d’un traitant et voyageur canadien qui & bissé une relation fort spirituelle, et d'un ecclésiastique distingué, —Pierre Antoine Tubeau, ordonné le 13 octcore 1805. [Lalla en Europe avec l'abbé Maguire (1832) pour prendre des renseignermens sur l’enseignement normal, et mourut C: oadjuteur noinmé de Jean Jacques s Lurtigue, devenu évêque titulaire de Montréal en 1530. ”

laché (Jean) qu’on dit ancêtre des Taché, était né à Toulouse et avait étudié à Paris. Il s’embarqua pour le Canada en 1739 et s'établit à Québec, où il devint syndic

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des marchands. L’histoire dit qu’en 1759 les négocians du Canada députèrent à la cour le sieur Taché ‘“ homme intègre et d’esprit,” pour faire des représentations contre l'administration infidèle de l’intendant Bigot et demander des règlemens ou un arrangement pour le commerce du Canada. Le changement de domination le ruina en lui fesant perdre un navire qui fut pris en mer ; mais il se fit remarquer du général Murray, duquel il obtint une commission de Notaire-Public, sans étude préalable. On lui doit un joli poëme intitulé : le Tableau de la Mer.

IT.—)J. B.) successivement membre du Parlement à la Chambre basse, puis 4 la Chambre haute, et enfin du Conseil Spécial, homme sans fard, honnête et aimable, qui v’était de trop nulle part.

IIT.—(lPhon. E. P.) M. D. premier ministre actuel, avait été successivement Adjudant-Général de la Milice, Commissaire en Chef des Travaux Publics, puis Receveur-Général, et a succédé à M. Cauchon au Bureau des Terres de la Couronne. Il avait servi dans la dernière guerre. la prononcé un discours remarquable à la fête militaire célébrée en mémoire des victimes du combat d'Abraham (1854) et l’on doit le regarder comme le créateur du noyau existant d’une armée nationale canadienne.

IV.—(J. C.) Chevalier de la Légion d'Honneur, ci-devant membre du Parlement Provincial pour le comté de Rimouski, et actuellement Rédacteur en Chef du Courrier du Canada, a été Secrétaire du Comité Exécutif de l’Exposition Canadienne à Paris, puis Commissaire avec Sir W. Logan. Avant de se rendre à Paris, il avait pris part au concours pour le prix offert au meilleur Essai propre à faire connaître le Canada, et n’avait eu que la troisième récompense ; mais comme l'essai Hogan disait peu de chose du Canada Inférieur, celui de M. Taché, refait, est devenu de beaucoup le meilleur, et a été mieux accueilli en France. Comme Commissaire, il se chargea de tout ce qui avait rapport à la publicité, tant en Europe qu’en Canada, tandis que Sir W. Logan s’occupa, avec MM. Romain et Perry, des soins d'installation des effets. Tl se fit estimer des Commissaires de toutes les nations, aveo lesquels il lia des rapports fréquens. Il fut agrégé à la Légion d'Honneur, et après son retour en Canada, où il eut une ovation des citoyens de Québec et de son comté, il a

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