FE
A ee de CE UT
Vattemare [ Alexandre] gentilhomme français qui s'est occupé d’unir le nouveau monde à l’ancien par des communications littéraires. [Il voulut former à Montréal un institut, par la réunion de la Société d'Histoire Naturelle, de l’Institut Mécanique et de lAssociation de In Bibliothèque, sous les auspices de la Municipalité, et le. Parlement Provineial autoris: cette dernière à mettre son plan à exécution pur l'acte 4 Victoria. Le projet n’a cependant eu aucune suite. M. Vattemare a été commissaire-honoraire de lPexposition canadienne à Paris, et s'intéresse avec M. de Puibusque, à la nomination d’un Consul-Général de France en Canada.
Van Buren (Mlutin) d’origine batave , d'abord garçor, imprimeur, puis Président des Etats-Unis durant nos troubles politiques, émana une proclamation coutre les sympathiseurs, et les réprima.
Van Ranssaelar (Killian] membre de la Compagnie Hollandaise des Indes Occidentaies, premier baron d’AIbany dans la Nouvelle Belgique [Manhatte], était comme tel, Patron de la colonie de Rensselaerwyek, qu'il fonda, ot Commandant héréditnire des colonies de la rivière du Nord Il bâtit le fort de Rensselaer’s Stein, où il mit pour commandant Nicolas Coorn (1643).—Van Né 'erhorst, Vander Capellan, Van Werekeoven, Van Melyn et De Iutter eurent d’autres baronies, dans la Nouvelle Belgique, où le système féodal fut ainsi introduit tel que sur les bords du Rhin et du Danube.
Un buron, descendant de Killian, fut député en Canada en 1739, pour proposer qu'on n’employât point les Sauvages à la guerre.
Un autre à figuré comme général en 1813; et cetto famille à aussi produit uu écrivain de réputation.
Les tr'bunaux des Etuts-Unis out dernièrement comfirme les droits des Van Ranssealar à la seigneurie d’Albany, etle Congrès ne s’est pas empressé comme le Parlement Cauadieu de détruire le système féodal, bien que cela eût été facile, n’y ayant que peu de traces de ce régime aux Etats-Unis. [Il ne se serait agi que d’indemuiser quelques seigneurs dans la Nouvelle-York et la (roorgie peut-être. Cetie reserve accuse la précipitation de notre gouverneanertil,
Vasioy (le baron de) Conseiller du roi Christophe et Butor dé llayti. Daus son histoire, imprimée à St. Do-
minge même,et qui a trois volumes, il dit: ‘“ Il n°y & que vingt-cinq ans, nous étions plongés dans la plus gros. sière ignorance ; nous n'avions aucune. notion d’une société humuine, nulle idée du bonheur, aucun sentiment vivace. Nos facultés physiques et morales étaient tellement abruties pur l’escluvage, que moi-même, qui écris ceci, je pensuis que le monde finit là où se borne ma vue ; ai liinitées étaient mes idées, que les choses les plus simples étaient pour moi incompréhensibles, et tous mes compatriotes étulent aussi ignorans que moi et d’avautage si cela est possible. J'ai connu beaucoup de mes compatriotes qui out appris à lire et à écrire sans le secours de maîtres ; je les ai vus marchant un livre à la main, et demandant aux passans l'explication d’une lettre ou d’un mot. De tels hommes sont devenus notaires, procureurs, avocats, juges, administrateurs, et ont étonné tout le monde pur leur sagacité et leur jugement. D’autres se sont faits eux-mêmes peintres ou sculiteurs, et ont surpris les étrangers par leurs ouvrages. D’autres encore ont eu du succès comme architectes, mécaniciens, et à la tête des manufactures ; d’autres enfin ont exploré des mines de souffre, fabriqué le sulpêtre et fait de la poudre excellente sans autres guides que des livres de chimie et de minéralogie. Et pourtant, “ous ne nous prétendons pas un peupl® manufacturier où commerçant ; l’agriculture et les armes sout nos occupations; comme les Romains, nous courons des armes à la charrue, et de la charrue aux armes. ?”
Vaudreuil, célèbre maison canadienne non encore éteinte en France. et qui commence à :
Philippe de Rigaud, Commandeur de St. Louis, Chevalier puis Marquis de Vaudreuil à la mort de son père.— Maréchal des Logis de la Garde appellée les Mousquetaires Gris, il se signalu particulièrement au siége de Valenciennes, et fut envoyé en Canada avec le titre de Commandant des troupes. Il amenait 800 hommes. En 1702, il obtint une seigneurie, et est désigné dans Pacte d’inféodation : “ Messire Philippe de Rigaud, Chevalier de Vaudreuil , Capitaine des Vaisseaux du Roi et Gouverneur de Montréal. ” Il épousa Louise Elyzabeth de Joybert de Soulange, fille du chevalier Joybert de Soulange, seigneur du pays. Il fut chargé en 1690 de garder le rivage contre la flotte de Phipps, et eut part à la gla-
LA n
SRE ADEME SE rente
it: “Il n'ya la plus gTOs+ ion d’une soun sentiment taient telleme, qui écris rne ma vue ; les plus sim- Us mes coml’'avautage si mes compae secours de main, et detire ou d’un » procureurs, nné tout le
D’autres se t ont surpris ncore ont eu et. à la tête ré des mines poudre excelnie et de midons pas un rriculture et pmains, nous charrue aux
encore étein-
Louis, Cheson père.— vusquetaires e Valenciene Comman- En 1702, il te d’inféodaier de Vau- Gouverneur de Joybert
Soujange , e garder le rt à la glo-
RE MO SE Parme
rieuse défense de Québec. Dans la grande expédition contre les Cantons Troquois. il commandait sous le comte de Frontenac. Ayant succédé au chevalier de Cualliéres en qualité de gouverneur et Lieutenant-Géneral en 1705, il déplora beaucoup d'activité en 1710, furtifin Quebec, et vit échouer l’invasion préméditée par les Angluis par mer et pur terre. L’amiral Walker et le général Hill firent nuufrage ; le général Nicolson retraita. Il mourut à Québec eu 1723, après avoir gouverné la Nouvelle- France avec une grande habileté. Mais tous les moyens Jui étaient bons. Les Abénaquis, qu'il excitait sous main, ensanglantèrent sans cesse durant la paix les colonies anglaises, et il ôsa offrir des primes pour les chevelures enlevés. Il eut plusieurs fils.
Il.— (Pierre-Fraucois, Marouis de) général et homme
d'état, troisième fils du précédent, Grand Croix de St.
Louis et tour-a-tour Gouverneur de la Louisianne et Gouverneur et Lieutenaut-Général de la Nouvelle-France, naquit à Québec en 1698, et épousa Demoiselle D’Eschambault. I] succéda au Maïquis Duquesne de Menneville : ses provisions, en date dn ler Junvier 1725, furent enregistrées à Québec le 13 Juillet de la inéme année. On suit qu'il fut le dernier Gouverneur-Géuéral sous ‘à domination française, “ Pour porter sur cet illustre Canadien, dit mon père, un jugement équitable et im partial, c’est l’ensemble de sa conduite comme Gouverneur du Canada, dans les circonstances extraordinaires où il s’est trouvé, qu’il convient d'examiner ; et nous avons le plaisir de voir dans cet ensemble, beaucoup plus à louer qu’à blâmer. Quand on le voit déférer volontiers à avis des généraux Monteulm et Lévis. pour les opérations militaires, on doit-être moins étonné de la confiance qu'il mettait dans les taiens et l'expérience de l’Indendant Bigot, pour les affaires civiles et financières. Il eut évidemment l’idée fixe de demeurer dans les bornes du devoir où du pouvoir légitime, comme :l était permis de l'exercer alors; il posséda à un haut degré le bon sens politique, il sut résister à toute proposition impolique où inconvenante; 11 montra dans ce que nous Le permettrons d’appeler ses procédés diplomatiques, de l'énergie et de la dignité ; enfin persoune ne pourra lui refuser ce dégré de prudence, et cet empire sur solmênie, qui permettent à l’homme de choisir le meilleur
À ï Î + fl \
Il ‘ 1 } HU Î L'
f FO D , " l 2: 1h 4!
| 4 f) D | 14 F1 17: { 4 RL?
140 à 1 1 Ÿ ; Al LL PE | 44 1 | :
k 70 Li k :
parti dans les diens particulièrement durent le remercier de mavoir pas voulu accéder à la proposition que lui fit le chevalier de Lévis, de rompre toute négociation avec Île
général Ambherst; proposition pardonnuble peut-être à:
un patriote zélé, et à un militaire épris Ge la gloire des armes, tel qu'était le général françuis, mais où ne peut plus téméruire dans les conjectures où se trouvait le Canada. Qui pourrait dire en effet que! aurait été le
sort des :'ibitaus de ce pays N ul'eût été pris d’ussaut où obligé de s& réndre à cierétion? Ils lui durent encore quelque reconcaissiute d'avoir, dans son projet de capitulation, songé à leur assur:: tout ce qui
pouvait contribuer à leur avantage et à leur b:en-être futur. il demanda pour nos pères, ses compatriotes, plus que le vainqueur pouvait convenablement accorder, ce n'est pas à nous de nous en plaindre ou de l'en biàmer. Son frère, Rigaud, deveuu Gouverneur de Montréal après là mort da baron de Longueuil, se comporta dans sou gouvernement, de manière à se faire estimer et chérir de toutes les classes de la société. ?-—Je dois ajouter que, s’il se déflait avec raisou de son habileté sur un champ de bataille, il dirigeait bien une campague de son cabinet, et qu'on suit aujourd’hui que ce fut par ses ordres et à contre-cœur que Montculn attaqua Osweso, Ontario et Willium-lleury. De retour en
France, il fut jucarcéré comme les employés inférieurs
de la Colouiie, et subit son procès au Châ'elet de Paris. IL fut acquitté ; mais la douleur de voir ses cinquaute anuées de service ainsi récompeusées, le conduisit au tombeau l'année suivaute (1764)
IL. —(Joseph François de Paule, Marquis de) né à St, Domingue en 1740, mort eu 1819, puir de France, Lieutenaut-général et Gouverneur du Louvre.
IV-—{ Louis Philippe de Rigaud, comte de) fils de Philippe, né à Québec eu 1723, fut adinis dans li marine en 1741, et devait devenir un des plus grands marins de la France. Six ans après seulement, il commandait l’Zatrép de au ecumbhat de Belle Isle entre le fameux amiral Hawke et M. de Lestenduère Desherbiers, qui montuit le Tonnant. Ce vaisseau soutint longtems à lui seul le feu de la ligne unglaise ; l’/rérépide lui vint en aide, le tira du combat et tit sa retraite en le remor-
Ep aree nn d
©" rade
de n’avoir t le chevaon avec Île
peut-être à :
gloire des où ne peut trouvait le rait été le ût été pris u? Ils lui , dans son out ce qui
b.en-être Mputrivtes, t accorder, le l’en biàde Montcomporta re estimer P—Je dois n hubilcté ne campaque ce [ut 1 attuqua retour en inférieurs : de Paris.
cinquante iduisit au
) né à St, ice, Lieu-
de e Philipaarine en nurins de umandait fameux biers, qui ngtems à e lui vint le remor-
Se
Gi RE
aide E
quant, bien que lPamirai uugis… juuu0rze Vaisseaux contre deux, cinq vaisseaux françnis ayant succombé La noble cor'uite de lZntrépide et du Tonnant sauva le convoi de ‘eux cent cinquante voiles qui suivait l’escadre française. L'histoire de France d’Ancuetil contient l’éloge 4e Ja conduite du comte de Vuudreuil en cette occasion. Il était Chef d’Escadre à lonverture ds Ja guerre d'Amérique. Oflicier-Général duns quatre ba. tailles,-celles d'Oucssun t, de lu Martinique, de Chesapeaàe et de la Dominique, où il sauva douze vaisseaux, il fut fait Commandeur de tt. Loius. En 1779, il avait conquis le Sénégal et les autres établissemens anglais de la côte d’ Afrique. Il fit pour huit millions de prises dans ses courses, et donua la chasse à Nelson sans le savoir. Lors de la révolutien, il fut porté à l’Assemblée Constituante. Menacé en 1792, il défendit les Tuileries, ( ) puis emigra. Lus Cases, dans le Mémorial de Ste, Hélène, en parlant de lémigration à Comblentz, dit que les Conseillers de Monsieur étaient MM. d’Avaray et de J'iucourt, et le comte de Vaudreuil, l’évêque d'Arras, ceux de Monseigneur le comie d’Artois. Il rentra avec empressement en {'runce sous le consulat, et mourut en 1802.
V.--Un comte de Vaudreuil à écrit £e Voyage Pittoresque de France en huit volumes, réputé le meilleur ouvrage francais du genre.
VI.— (Pierre Rigaud, Eci 1ger, Sieur de Cavagnal) Major des troupes de la marine, Gouverneur des Frois-Rivières, seigneur sous Be auhurnais et Hvequart.
VIL Ge ierre François Rigaud de Vaudreuwl écuyer,) Gouverneur de Montréul, dont il est parlé dans Particle du dernier Gouverneur-(rénéral, né à Montréxl en 1704, Selon l'auteur des Aéimoires, il était brave soldat, peu spirituel, bon, affable, bienfuisant et capable de tout ôser pour le service de son prince”. Il prit le furt Massachusetts, buttit le colunel l'urker au lac St. Sucrement et lui prit ciuq officiers, cent soixante hommes, et coula à fond
) But for the san 1 definse of tbe body-gusrd and the exertions of the count de You | iceeeded in reviving in the i rench loyalty, the King himself aud
guards som:
assassius, —Alison,
the royal fan: , prey to the Hist, of Eu:
dues ponreners en ss
Se ee =D DRE Se ie eu
vingt barges. Il détruisit les préparatifs d’une campa. gne sous les bastiuns du fort Gevrge, alla en France, où
-ilobtint Moutculm et Lévis, assemblu à St, Jean l’armée
qui uttuqua Oswego et Onturio, et se glissa entre les deux
forts durant le siège, malgré un corps luissé pour entre- ‘tenir la communication entre ces deux forteresses, Une
deruière tentutive pour détacher des Anglais les Cantons Iroquois fut fuite par son miuistèie, en 1757. Rigaud de Vaudreuil partit avec neuf cunots chargés de présens. Schinoniuta, chef d’Onnontagué, vint à sa rencontre avec vingt guerriers, et le vit près d’Oswego. On se sulua par trois decharges de mousqueterie, on dressa une teute, et les deux chefs s'abouchèrent ensemble. On trouve dans les Mémoires sur le Canada et dans mes Sagamos Ilustres, Le reste de la description de cette entrevue et des négociations qui s’en suivirent, lesqueiles n’eurent point d’eflet durable.
Uu Rigaud, mûlâtre de St. Domingue, fut général de division au service de France, et prit part aux évènes meus de lu révolution d’'Hayti.
Vauquelin {Jean) célèbre marin, défendit bravement la Louisiuue, puis les approches de Québec, ayant été
‘nommé Commodore de Ja Buie avant l'apparition de
Wolfe. Il succomba dans un combat coitre le commodore Swauton au second siége de Québec par le cheva- Lier de Lévis. On le vit combattre jusque à ce qu’il ne lui restât ni boulets ni poudre. Il envoya à terre les homimes de son équipage qui pouvaient encore servir, puis resta à bord avec les blessés, et continua, sans de. munder à se rendre, d’essuyer tout le feu de l’ennemi. Les Auglais s’approchèrent dans des canots armés, du vaisseau qui ne leur répondait plus : ils y trouvèrent Vuuquelin couvert de blessures, mais debout au milieu d'hommes mourans. Le général Murray sut honorer sa valeur en le traitant avec distinction. Mais en France, pour prix de ses services, il fut incarcéré, demanda en ain son procès, et mourut assassiné en 1763, suivant la Biographie Classique de Barré, par suite de ténébreuses intrigues. Il laissait un fits, Pierre Vauquelin, qui se livra de bonne heure à l'étude de l'histoire et de la géo» graphie de l'Afrique, sur laquelle il donna en 1771 un travail couronné par l’Académie de Lyon. KRecommandé pur :e comte de Vaudreuil, il fut admis pur Turgot,
d’une campa.
eu France, où . Jean l’armée entre les deux sé pour entreteresses, Une us les Cantons 7. Rigaud de zés de présens.
rencontre avec Jn se sulua par une teute, et )n trouve dans Sagamos Llustrevue et des n’eurent point
fut général de rt aux évène»
dit bravement ec, ayunt été apparition de tre le commopar le chevaà ce qu’il ne ya à terre les encore servir, ua, sans de.
de l’ennemi.
ots armés, du y trouvèrent out au milieu ut honorer sa is en France, demanda en 63, suivaut la le ténébreuses lin, qui se li- > et de la géoà en 1771 un
recommanse s par Turgot,
RTL Me ca OT Ut
FÉES Gt des
LR,
AL ET es me
en 1774, dans les bureaux du ministère de la marine, où il s’occupa d’un Mémoire pour réhabiliter la vie et les travaux de son père. Mais en 1775, Murie-Antoinette assista à la première communion des jeunes filles de Meudon, et Elizabeth Vauquelin lui offrit un bouquet. . Priée de dire ce qu'on pourrait füire pour elle, lu jeune fille de manda la réhabilitation de son père, la reine en purla à Louis XVI, et uprès examen et dépositions favorables par les Monteulm, le ccimte de Vaudreuil, Lupeyrouse, devant M. de Sartines, la mémoire de Jean Vauquelin fut glorifiée, son fils présenté à la cour et chargé dune niission au Maroc, qu'il remplit à souhait, Nommé en 1777. consul en Chine, il obtint un exeguatur @e l’empereur Kien- Lang. A Canton, il perdit sa sœur, âgée de 17 aus. On vient de découvrir sa tombe avec eelte inscription : Ici repose dépourlle mortelle d'Elisabeth Vauquelin, morte à Canton le 2 Mai 1779, à l'âge de 11 ans. Elle emporte dans la tombe les regrets éternels de ses parens ct de tous coux qui l'ont connue. Nous ignorons le sort postérieur du consul canadien et l'influence que peut uvoir eu’ la révolution française sur sa fortune.
Vendome (le duc de) prince du sang de France. père probablement du grand capitaine, coticessionnaire en Acadie et protecteur ces Charnizé, après la défuite et la mort de Churles de Menou sire d’Auluay-Churnizé. Veutudour (Heuri de Levy duc de) Lieutenaut-Général pour le Roi au gouvernement de Languedoe, fut le dernier des quatre vice-rois propriétaires de la Nouvelle- France en 1625. Il acquit cette Vice-Royauté du maréchal de Montmorency, son oncle,et comme il avait alors pris les ordres sucrés, il ne se chargeait guères des affai-
res de la Nouvelle-France que pour y procurer la conver--
sion des Sauvages, et confia les missions du pays aux Jésuites. Les PP. Masse, De Brébœuf et Lullemant passérent à Québec la même année. Cependant les quatre vice-rois étaient tous de race hostile au Cardinal Riche lieu ; aussi supplanta-t-il le reveu de son dernier adversaire en 1627. : 444 Verchères (De) ancienne fümille canadienne sortie du régiment de Carignan aujofrd’hui éteinte, et qui a donné
son nom à un de nos bourg$ Le chef de cette famille,
officier réformé et seigneur pctégea sa concession par un. frt ou fortin, comme on état obligé de le faire à cette épo-
Ssye-
BD ee pee qe —
ET
.wetahre 1696.
que, à cause des incursions incessantes des Troquois ; mais il servait à la guerre et était obligé de s’ubsenter souvent en conséquence. En 1690, Madame de Verchères repousa ces terribles ennemis, et deux ans après, la demoiselle de la maison, Marie Mugdeleine de Ver hères, déployn un héroïsme encore plus grand, tandis que son père était à Québec, et sa mère à Ville-Marie, Un parti nombreux d’'Iroquois parut à la vue du fort tandis que les hommes étaient dehors, occupés aux travaux des champs. Mudemoisclle de Verchères âgée au plus de quatorze ans, en était elle-méme à deux cents pas. Au premier cri qu'elle entendit, elle courut pour y rentrer. Les Sauvages la poursuivirent et l'un deux la joignit, comme elle mettait le pied sur la porte, mais layant saisie par un mouchoir qu'elle avait au cou, elle le détacha et ferma la porte sur elle, Jlnese trouvait dans le fort qu'un jeune soldat et une troupe de femmes qui, à Ja vue de Jeurs maris, que les [roquois saisissaient et garrotiaient, poussaient des cris lamentaubles. La jeune demoiselle ne perdit ni le cœur
hi le jugement ; elle ordonna aux femmes de cesser leurs
lamentations, Ôta sa coiflure, noua ses cheveux, prit un chapeau et un juste-au-corps; puis elle tira un coup de canon et quelques coups de fusil, et se montrant avec son soldat, tantôt dans une redoute et tantôt dans une autre, et tirant toujours fort à propos, lorsqu'elle voyait les Troquois s'approcher de la palissude,ces Sauvages se persundérent que ce fort était bien gardé, et se retirèrent. Ce fait est consigné dans le Dictionnare des Sicges et Batailles. L'héroïne canadienne épousa en 1722, un sieur Lanaudière de la Pérade, qu'elle tira des mains des froquois dans une autre occasion, ct lussa une relation conservée aux archives de Ja marine, et qui porte la date, sans doute fausse de 1696. €) Les ci-constances ne sont pas non plus toutes les mêmes qne ceiles de lhistoire de Charlevoix ou du Dictionmire, *“ Voilà, dit-elle, en finissant, la relation simple etjuste de mon aventures, qui m'a déjà procuré des grace de Sa Majestè, et que je n'aurais pas pris la liberté de rédiser par écrit si M. le Marquis de Beaubarnais, notrçillustre gouverneur, qui n°a
nel
(“]Ilest digne de remarque que le lietionnaire place ce fait-d’armes sous l'an 1697, ce qui parulirait donn& raison à lu relation, qui porte
qUOIS ; Mais iter souvent ères repous- Ù . demoiselle es, déploya père était à | nombreux les hommes ps. Madeze ans, en r cri qu'elle sauvages la elle mettait 1 mouchoir la porte sur ue soldat et maris, que eut des cris ni le cœur *esser leurs ux, prit un un coup de nt avec son UC autre, vait les Tro- | SC pCrsuntrent. Ce ges et Ba- 2,un sieur ns des {roation eonte la dute, ne sont pas ustoire de elle, en fintures, qui et que je it si M. le :‘ur,qui n’a
fait-d'armesg on, qui porte
point d’autreattention que de mettre notre colonie à couvert de Pirruption des barbares, et d'y fire fleurir la gloire du nom français, en re ndant redoutable le nom de notre invincible mouarqne à tous ses ennemis, et respectable à tous ses rujets, ne m'avait engagée à fuire ce détail.”
Verreau (labbé) ancien Directeur du Collége de Ste, Thérèse de Blainville, Principal de lécole Normale naissante Jacques Cartier. Cet ecclésiastique s'occupe d'histoire et de recherches archéologiques, ef a déjà donné au publie les Notes sur l'édifice de l'École, ci-devant Hôtel du gouvernement, puis le Paluis de Justice. (voir le Journal de l'instruction Putlique.
Viau, nom de denx prêtres canadiens, Olivier Romuald ce en 1825, mort en 1$28,et Pierre, mort depuis peu Grand-Vicuire et chamoine honoraire, Cet ecclisiastique distingué, ordonné en 1809, était canoniste et théologien profond de Paveu de lubbé Rey, excellent Juge en ce genre, prédicateur plein d'onetion, et présida avec benucoup de dignité plusienrs réunions du clergé. avait un extérieur éminemment imposant.
Viel (le R. P.) missionnaire à la Louisianne durant la révolution françuise, avait été professeur de rhétorique a l’Académie Royale de Juilly, et est auteur de la Fraduction de Télémaque en vers latins, publiée par ‘es élèves.
Viger (l'honorable D. B.) L. L. D., un des jus vénérables citoyens du € hope et de Montréal en particulier, a étudié au Collége de #t, Raphaël, où il suivait L+ premier cours de p Hi iosonté qu y fut donné par M. 1, nace Raphaël Leclair (‘) en 179). Il entra ensuite au bateau, où il devait, ainsi qu'au Parlement, briller par sa science et son érudition bien connues. Ce fut en 1809 qu'il fut député à l’Assembiée par la ville de Montréal, en riême temps que Louis Joseph Papinean son consin, qui fut élu pour le comté de Iluntingéon. Ils entrèrent dans les rangs populaires, qu'ils soutunrent de leur éloquence. Les talens de M. Viger lui attirérent l’animadversion de Craig,et il fut sur le point d’être incarcéré à l’occasion de l’affuire du Canadien. Je n’ui pu me mettre tellement
Ca
[°] Piêire canadien ordonné Ja même année, mort en 1823.
en garde contre l’infidèle M. Garneau, que je n’aie dit dans l’article Blanchet, qu’il fut arrêté en effet. Le même raconteur le fuit aussi assister plus tard à une assemblée populuire cnvoquée par M. Lee, et à laquelle il n’était pas. M. Viger ne changea pas d’opinious, et fut néanmoins reélu en 1810. De 1810 (le Parlement ayant été dissous intérativement) à 1814, il représenta le comté de Leiuster, puis celui de Kent, de 1827 à 1830. Durant la dernière guerre, la jalousie le fit accuser d’une déloyauté dont 1i n’eut pas de peine à se laver. La chambre. d'Assemblée le députa pour la première fois en Angleterre en 1828. En 1839, 11 fut sommé au Conseil-Législatif. Celà ne l’empêchu pas d'accepter une nouvelle mission à Londres pour y expeser les griefs mis en avant par la chambre basse, et accuser le Procureur-Général Stuurt. Celui-ci ly suivit. Après deux années de lutte, M. Viger gagna sa cause contre ce fonctionnaire, qui fit une defense d’un volume in-folio, qu'il fallut rèfuter ligne pur ligue. Il y eut encore réplique et duplique. M. ose, jeune avocat Anglais, traduisit le tout pour le ministre des Colonies, lord Goderich, qui coudamna M. Stuart. Quant aux autres griefs, M. Viger fut bien aidé par l’urrivée de W. L. Mckenzie, porteur des plaintes de la Chambre d'Assemblée du Canada Supérieur. IL profita de chacun de ses deux voyages en Europe pour vi siter Puris, el à vu pareillement une partie de lItulie, Si l'appui qne ce patriote prêtait à la M nerve eût dû être un obstucle à la confiance que le gouvernement lui avait montrée en l'appelant au Conseil, ne savuit-on pas dès lors que ce journal se soutenait pur lui? Dafant nos troubles politiques néanmoins, :l fut incarcéré, et ses papiers saisisÿ mais on lui refusa obstinément son procès, Elu membre du Puariement Uni des deux Canadas pour le comté de Richelieu en 1841, 1l le fut pour les Trois-Rivières en 1815. Il avait pris parti pour lourd Metcalfe dans son démêié avec ses ministres, appuyé sur sa profonde connaissance des formes constitutionnelles, et étuit devenu en conséquence conseiller dirigeant où premier ministre (184). L’houorable D. B, Papineau, frère de l’ex-Orateur, fit partie de son admiristration, [l s’éleva néanmoins contre lui une universelle clameur,et les esprits furent dans un ferment presque comparuble à celui de 37; on erut que M. Viger devenait an-
n’aie dit Le même ssemblée il n’était fut néanyant été comté de
Durant ie délo-
chambre.
1 Angle.
il-Légiselle misn avant -Général de lutte, e, qui fit èfuter lique. M.
r le mimua M.
en aidé iutes de
IL propOur. vis l’Itulie, dû être [ui avait
on pas nu? Due fut in.
a obstint Uni 1841, il ris parti iuistres, onstituler diri-
diminris« verselle lle COM nuit an-
ee 2 em
ere re
#lais et on voulut que les ministres rés Iguatalres eussent $te impeccables et n’eussent pas pé ché en effet même contre les formes. M. Vivcer se retire, ot fut sommé au Conseil Lécislatif du Canada- Uni. T: avait été Président de la société nationale de St, Jean Baptiste, Au conseil, | aussi longtems que l’âge lui a per:nis dy assister, il s’est , efiorcé de prévenir les boulever.emens SOCIAUX que nous avons éprouvés dernièrement pour le A futur de nos classes agricoles. IE a ruru pour la dernière fois €1 public à la fête ZTonnée aans le Collége de Montréal au nonce Bedini, et en fesant part aux ec clés stiques eta ‘itoyens présens dez sentimens qu'il éprouvait pour Son Excellence, il # parlé admirablement des souvenirs qu lui avaient J=ssés ses voyages en Eur rope, et en La particulièr sment. L'Université de St. Jean de New-Yoii, dirigés par les Jésuites, lui a conféré les dégrés honoraires de =. L. D. en 1854. Quatre écrits surtout mérit: ron à M, Viger un rang distingué parmi les } blicistes / [. Considérations sur Les Effets qu'on: produits en Cunad
Conservation des étabhissemens du Pays, les Mer # Educition de ses habitans, et les consëquei nces qu'en tratirercut leur Décadence par Re aux ontérets de la rande-Bretasne, Montréel 1809, IL. Analyse cl un En tretien sur la Conserdation des Etablissemens du Bas- Canada, des Lois et des Usages de ses Hubitans , Montréal 1526, IIT. Considérations Relatives à | le Dernière À oeution de la Bcloique, Montréal 1831. A . Lo 7 Minestérielle et NM. D, B. Viger,en deu Parties, À
ie : Observationt sur les Procédés de la € hari-
hre Zelatifs à la résionation des Ministres. Seconu Partie, Uisumé d'Observations L'uites en Chambre pa AT. Tcer, surtout le à Décembre 1843, dans som Di: els elatif à la demande d'une adresse en faveur des js D tres résisnataires. Ila été le Mécène de plusieurs jeunes lhttérateurs, Le CRE) CN
FF,— (Jacques) habile critique, antiquaire, MtISEA: te et héraldiste canadien contemporain, rires lonef de Milice, premier maire de Montréal, __. ‘à pecteur des Ponts et Chaussées, Commandeur eu Romain de St. Grévoire le Grand, membre honore È de lInstitnt Polytechnique, classe des Lettres, evant président de Ia Société Nationale de 1e gite Baptiste, Il s’unnonça tout jeune encore en 1812, pu
aière Part
CORRE ps
LA tte AIRES
ie +