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gravures, et une boite de pains de peinture. Ce don l’empêcha à la fois de dormir et d’aller à l’école. A dixhuit ans il devint le premier peintre de portraits de son pays et s’établit à Philadelphie, puisa New-York en 1760. Les dons de plusieurs amis le mirent en état de passer en Italie, et il se fit connaîtte à Rome par un portrait de lord Grantham qui fut d’abord attribué à Mengs. Ilétait a Londres en 1763, se proposant de repasser en Amérique, quand la manière dont il fut accueilli l’encouragea à se fixer en Angletezre. TL fut introduit à George III, et devint même son peintre. À la mort de Sir Joshua Reynolds, Président de Académie Royale, il lui succéda et prononca eu 1792, un discours qui fut fort applaudi. Ce fat dans sa cinquante-cinquième année qu'il fit pour aider les Quouakres de Philadelphie, à ériger un hôpital, sa peinture du Christ touchant les malades, qui fut vendue pour trois mille guinées. On en retrouve à Philadelphie une copie faite par West lui-même. Sa réputation fut confirmée par la France. Il mourut à quatre-vingt deux ans le 11 Mars 1829, et repose à St. Panl à côté de Reynolds, d’Opie et de Barrie.
Wheaton (Ilenry) écrivain américain, membre honoraire de la Société Littéraire scandinave et islandaise de Copenhague, dont on a : Æistory of the Northmen, or Danes and Normans Philadelphia 1831.
Wheastiy (Phillis) jeune négresse, esclave aux Etats- Unis à la fin du XVIIIe siècle, a écrit de charmantes poésies dans le genre éiégiaque.
Wied (le prince Maximilien de) seigneur allemand, connu pur ses vovages scientifiques en Amérique.
Wilbeforce et Clarkson, philosophes, entre les premiers avocats de la cause des Noirs.
Willby (John Roben) journaliste éminent de Calcutta aux Indes, mort en 1857, était né au Canada, qu'il avait quitté pour voyager sur mer dans lespoir de guérir d’une maladie d’yeux.
Wilkie (Daniel) durant longues années, professeur particulier à Québec, auquel ses élèves viennent d’é'ever un monument. [l donna des lectures sur les arts et métiers et l’on a de lui une Lettre au Clergé Catholique du Canada sur l'Education.
Wilkinson (le général) officier américain de quelque réputation sur le champ de bataille, et excellent écrivain
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hulitaire, contribua à la chûte de Burgoyne dans la première guerre, et échoua dans l'invasion du Canada, dans ‘a seconde.
William-Tlenry (le prince) fils de George IT, qui visita le Canada en1787, fut depuis Grand-Amiral, puis roi, 4 après la mort de George IV. Le prince Henri était un | vrai mousse, le duc de Clarence un bon marin, et Guillaume IV, un sage et bon roi. Notre bourg de Sorel prit en “on honneur le nom de \William-Ienry.
Williams (Jenkin) Greflier du Conseil Législatif de la Ai Province de Québec, puis Solliciteur-Général et enfin Ju ge de Ja Cour des Plaidoyers Communs à Québec, exposa assez impartialement les avantages et les désavantages de la Commuiation projétée de la Tenure Seigneuriale sous lord Dorchester ; mais il donna en faveur du Roi, à k propos des biens des jésuites, une opinion plus hasardée.
Il.—(P. Falvey) acteur mort en 1845 à Cincinnati, où Œl il était du Théâtre National,—natif du Canada. [
[IT.—{Le général) fondateur de l'Ecole Militaire de West-Point en 1802,
IV.—Sir William Williams de Kars, ci-devant colonel { d'artillerie et actueliement Lieutenant-(Général, much
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ou maréchal de l’armée ottomane, Grand-Croix du Bain à
# Tr n Le nn 4 et de la Légion-d’Honneur, né à Annapolis dans la Nou- L velle-Ecosse en 1800, est connu par sa fameuse défense "
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de Kars dans la guerre d'Orient. Après avoir brillé aux f Indes, et avoir servi de négociateur en Turquie, il fat V nommé Commissaire de la Reine à l’armée d’Asie, à la
tête de laquelle il succéda au général Guyon. Il s’est | immortalisé par la défense de Kars, durant laquelle il a F remporté deux victoires, dont la dernière coûta 9000 hom- |
mes au général Mouravief, qui fut obligé de tourner le ll siége en blocus. Il a été fêté par ce général et les offi- |
ciers russes, reçu à Berlin par le roi et le prince-royal à , tête des troupes, et décoré à Paris d € or le la tête des troupes, et décoré à Paris du grand cordon de
la Lésion-d’Ilonneur des mains mêmes de l’empereur. 4. Sa souveraine, en le créant Baronet du Royaume-Uni, à f voulu quil y ajoutit le titre de Kars, et l’a fait gouverneur ; de Woolwich. Ses compatriotes d'Amérique lui ont en- 1 voyé une épée d'honneur. La révolution de l’Inde vient ÿ de appeler sur ce théâtre, où il doit commander un cam} l volant. ni, #“
Wolfe (James) tué à 34 ans aux plaines d'Abraham, qe
était fils d’un lieutenant-général, montra son talent pour la guerre dès l’âge de vingt ans et fit avec éclat, comme officier, la guerre de Germanie. Il fut aussi employé contre l'Ile d'Aix, où il se Lia d’amitié avec l'illustre marin Howe, et à Louisboure, sous Amherst, il retira une bonne part de la gloire de l’eatreprise. Chargé d'attaquer Québec, il s’empara de PTe d'Orléans et de la Pointe-Lévy et réduisit la basse-ville en cendres, Tout cela ne lui aurait pas assuré le succès, si après l’échec de Montmoreney sou esprit se fût trouvé au bout de sas ressources, mais on sait commeut il surprit Anse du Foulon et déboucha daus les plaines d'Abraham, attirant son adversaire à une action à laquelle il n'était point préparé et qu'il accepta avec trop de légèreté, Wolfe blessé, et entendant crier, is fuient, demanda : Qui sont ceux qui fuient. Les Français répondit-on. Alors ce capitaine s’écrin : Quoi déjà! je dois donc mourir-content. Québec se rendit et sa chûte iamena celle de Montréal et de tout le Canada. Wolfe eut les honneurs de Westminster.
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Xindstécuhil, dien du feu chez les Mexicains.
"#Veo (Sir James Lucns) commodore anglais, connu avant de venir en Canada par la conquête de Cayenne et maints traits d’intrépidité. IL prit Oswego. Ses lieuteaans furent vaincus sur les lacs Champlain et Erié ; mais il domina presque constamment sur le lac Ontario, où 1! construisit des vaisseaux de cent canons. Il traduisit Prévost devant une cour martiale, laccusant de la perte de la flottille du lac Champlain.
Yorke (C.) Procureur-Général d'Angleterre, qui présenta en 1766 de concert avec le Solliciteur-(rénéral William De Grey, au sujet de l'administration de la justice en Canada, ce rapport mémorable et plein d’une noble équité où il déplore le parti pris d’administrer ce pays sans les Canadiens, et où, il proclame que les Anglais qui veulent y acquérir des biens-fonds peuvent fort bien se soumettre au mode francais de transfert, et que le Canada doit être régi par la coutume de Paris, comme les Les
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de Jersey et de Guernesey, par celle de Normandie, I! devint, Je crois, Chancelier d'Angleterre,
Youville (Marie Marguerite Du Frost de La Jemme-
rais, veuve D”) fondatrice des Dames Grises ou sœurs de charité, naquit à Varennes en 1701, d’un marin breton et d’une mère canadienne, et épousa elle-même M, D’'Youville ei 1722 ; mais étant devenue veuve en 1730, avec deux enfans qui plus tard entrèrent dans le saccrduce, elle ne songea plus qu'à se consacrer aux bonnes œuvres , et elle commença par visiter les malades à domicile, et par recevoir queiqi Les C: stropiés auns sa maison. Bientôt plusieurs saintes titles (Thérèse Lasser Laforme, Catherine de Rinville, Agathe Veronneau, Marie-Louise L'haumur De La Source et Catherine Demers-Dessermont) s'étant jointes à elle, Madame d’Youville ête ndit le cercle &e ses charités ; et le zèle intellisent qu'elle mettait à toutes ses actions, la désignn aux Sulpiciens pour prendre la direction de PEL dpital-Général. En 1747 Mons- de Pontbriand, Beauhuraoïis et Hfocquart Acbopisient la démis. sion des frères Jean et Joseph, derniers Hospitaliers, et la mirent nroy nome en possession de PHôpital; maisaussitôt 11 se forimn QUE cabale ficheuses contre celle parmi les plus honorables habitans. Ce gouverneur et les autorités se koœu‘rent poitr la faire ÉÉPIUSRE s et le Éd x ingrat ct égaré, se livra a d’incessantes insultes contr elle. Maloré les infructueux eflorts des frères Hospitaliers, on tenait par pas iotisme? à perpétt er cet ordre canadien. Les trois diguitaires unirent les biens de l'H9pital à celui de Québec sur l’ordre du ministre Rouillé. Cependant la Cour de Versaiiles, sur ies representations énergiques de Madame d’Youville , se ravisa et donna ordre de suspendre cette union ; etle 28 septembre 1752, Pontbriand, Duquesne et Bigot la substituèrent anx Hospitaliers en par elle se chargeant des dettes de l'Hôpital. Cet abandon fut ns par lectres patentes l’aunée suivante. Je trouve ces pièces üans la nouvelle édition les Edits et Rare Royaux. Depuis 1756 jusqu’à 176), cette sainte femme ouvrit la Salle des Anglais pour le traitement des prisonniers de cette nation, quoiqu’elle Fat très mal remboursée par l’intendant Bigot, et s’acqnit tellement leur estime, qu’en 1739, ils la firent traiter seion son mérite et avec une sorte de vénération par le géiéral Amherst luisméme. Elle en avait sauve plusieurs
des mains des Sauvages, En 1765, un incendie vint ré. duire sans ressources les 11 personnes dont cette sainte femme prenait soin, Cinq ans après cependant, les bñtimens étaient reconstruits et agrandis, et elle y recueillait 170 personnes. Elle adopta les enfans trouvés et ouvrit encore un refuge pour les repenties. Elle mourut en odeur de sainteté en 1771. T’abbé Faillon nous a donné une très belle vie de cette femme forte.
Zani (les frères Antoine et Nicolas) nobles Vénitiens qui visitcrent la côte du Labrador en 1390, sous les ausvices de Zichmi, roi ou due de Friselande, et écrivirent une relation. Le cardinal Zurla parle de cette entrenrise.
Zender (J. D, L.) docteur en médecine aux Etats-Unis aembre correspondant de la Société Phrénologique de Paris et de la Société Botanique de New-York, né à Paris en 1805, instruit au Collège de Louis-le-Grand puis à St. Sulpice, venu en Amérique en 1827, professeur au collége des Sulpiciens à Baltimore jusque en 1831, a écrit des livres d’écoles dans lesquels on trouve des méthodes toutes neuves, des Tableaux de lhrénologie en trois Jangues et Manual of Prenolozy Or Plhysiognomico-Craniolo- £&y, Philadelphia 1843, C’est une espèce d’Anthropn:sigie où il traite aussi du magnétisme animal, 1] varcourt l'Amérique, de la Havane à Québec, pour établir des re- Jations entre les populations françaises disséminées sur ce continent, et publie dans le même but lA/manach Francais des Etats-Unis, à l'usage des populations françaises de l'Amérique du Nord.
Zombi, premier roi nègre de l'Amérique, fut élevé à ce rang par les esclaves qui avaient aidé les Portugais dans ieurs guerres contre les Hollandais, (qui convoitaient la possession du Brézil) et s'y étaient agucrris, et devint assez puissant pout alarmer ses anciens maitres. Juan de Lancastro, envoyé contre lui avec 6000 hommes en 1696, eut d’abord peu de succès ; mais ayant reçu des renforts et de la grosse artillerie, il réduisit les Noirs à l'extrémité. 7 »mbi, après avoir épuisé la défense, se tue pour n'être par pris vif, ainsi que ses principaux officiers.
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