‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 53 sur 66 · RE SS · texte numérisé non relu

RE SS

> ue TU

Payne (Thomas) fameux démagugue américain, contribua heuucoup a attiser le feu de la rébei!ion de 1775 pes son livre intitulé Common Sense. Au Commence-

e Ja révolution française, il passa en Angleterre, et n’ayant pu y exciter.des troubles, il pussa à Paris en 1791, et publia en 1792 :a Théorie Pratique des Droits de l Homme puis là Bouche de Fer qui fut brûlée par les habitans d’'Exeter. Le 26 août Gaudet lui fit décerner le titre de citoyen français et le département du Pas-de-Culais le porta à la Convention. IL vota pour la reclusion de Louis XVIetson exilàla paix. Robespierre jaloux, déclama contre lui, le fit exclure comme étranger et incarcérer comme suspect. Les Etats-Unis réclamèrent sa liberté, et il rentra à la Convention après le 9 thermidor. En 1802 il repassa en Amérique, et y mourut en 1814.

Pitt [William] le plus grand ministre qu’ait eu l’Angleterre. Dans la constitution qu’il donna au Canada en 1791, il fut aussi libéral que possible ; mais à commencer par le duc de Portland, on se mit à gûter son ouvrage.

Pohatau, fameux Sachem de Virginie, père de Pocahontas, qui étendit sa domination sur trente tribus et fit avec succès la guerre aux Anglais. Jacques Ier lui envoya des ornements royaux. Le mariage de sa fille avec Rolfe fut le gage de la paix. Ilrefusa Matanchanna, son autre fille, à sir John Newport et la donna à Tomocomo, son conseiller, qu’il envoya en Angleterre à la suite de Pocahoutas, en le chargeant de compter les Anglais. Tomocomo, muni d’un bâton, le marquait à chaque Anglais qu’il rencontrait ; mais on croit bien qu’il se désista bientôt. Il rapporta à Pohatan que cette nation était plus nombreuse que !es étoiles du firmament.

Portugal [Doa F.] prince du sang, un des premiers vice-rois du Brézil.

Quevillon, loué dans la Bibliothèque Canadienne pour avoir fait revivre eu Canada la sculpture en bois à la fin de ja domination francaise et sous les Anglais, dut l’idée de cultiver son talent à des amis éclairés. Ayant mis là main sur le traité et les plans du Maître italien Vignole, il en tira un immense profit, ouvrit une classe du soir, et forma d’excellens élèves, entre autres Pepin et Labrosse. Il orna à neuf l’ancienne église paroissiale de Montréal et d’autres temples d’un bout du pays à l’autre. Une partie

icain, conon de 1775 “ommencere, et n’ayen 1791, et de l’ Homes habitans le titre de e-Culais le n de Louis ux, déclaet incaraiméèrent sa thermidor, en 1814.

t eu l’An- Canada en

com men- 1 ouvrage.

de Pocabus et fit ler lui ena fille avec hanna, son l'omocomo, a suite de iglais. Tote Anglais esista bienétait plus

remiers vi-

enne pour ois à la fin dut. l’idée ant mis la n Vignole, du soir, et : Labrosse.

Tontréal et Une partie

des ornemens de l’ancienne église paroissiale se retrouvent à N. D. de Bonsecours.

Seton [la Mère Elizabeth] fondatrice des Sœurs de Charité aux Etats-Unis, était née protestante, embrassa le catholicisme et fit sa première communion en 1805.

Sicotte [ L’honorable Louis Victor] contemporain, président de l’Assemblée Législative.

Stephenson (George) contemporain et le plus habile

ingénieur civil du siecle, a entrepris des voies ferrées en Norwége et en Egypte, et le pont Victoria.

. Strachan (John) DD. premier lord évêque de Toronto, en 1839, est né à Aberdeen, en 1778. Il devint instituteur eteut pour élève Sir David Wilkie. Appelé dans le Haut Canada par le général Simcoe, il ouvrit la première école de grammaire à Kingston, où il eut pour écoliers les Juges en Chef Robinson et Macaulay, et fonda depuis le Collége du Roi. Il fut Recteur de Toronto en 1812, membre du Conseil Législatif eu 1818 et Archidiacre en 1825. C’est un viellurd d’une grande énergie.

Uncas le Mohican, Sacheim des Mohicans ou Mahingans, favori des Anglais, fut célèbre par sa ruse et ses vices, et fut le détracteur de Miantonimo le Narraghanset, son rival, qu'il fit assassiner juridiquement par les colons. Il fut l’'Ulysse de sa race. Le héros de Fenimore Cooper est un personnage imaginaire.

APPENDICE

| L MICIIEL BIBAUD.

Pays, Canadien et National.

M. Bibaud était né le 20 janvier 1792 (82) à la Côtedes-Neiges, près de Montréal. Il fit avec éclat ses études au Collége St. Raphaël. Le Commandeur Jacques Viger, le Juge-en-Chef O’Sullivan, Hughes Heney, tous personnages de grande distinction, furent, entre autres, ses condisciples. Après de brillantes humanités, M. Bibaud aborda la carrière de la presse. C’est un rude métier aujourd’hui: à cette époque, son adoption était de l’héroïsme. Mil huit cent treize commençait à peine. M. Bibaud travailla ardemment à la défense de la nationalité canadienne, et surtout à la conservation de la langue rançaise.

En même temps qu’il rédigeait tour à tour l’Aurore des Canadas, le Spectateur Canadien, \a Bibliothèque Canadienne, le Magasin du Bas-Canada, l'Observateur Canadien, l'Encyclopédie Canadienne, il écrivait des vers charmans dont nos lecteurs ont la mémoire fraîche encore, et se livrait à de profondes études didactiques et scientifiques. (*)

De lui il nous reste la première Histoire du Canada écrite en français depuis la conquête. C’est une œuvre méritoire, nous le reconnaissons volontiers, malgré quel-

[*] Il publia en 1816 lArithmétique en quatre parties, Vulgaire, Merchande, Scientifique et Curieuse.

à la Côteses études ues Viger, As personutres, ses VT. Bibaud e métier it de l’héeine. M.

a nationala langue

Aurore des ue Canaur Canaers chare encore, bt scienti-

Canada e œuvre gré quel-

Pgaire, Mar-

ques erreurs qu’on y rencontre et quoique nous soyons loin d’en partager toutes les opinions.

En outre, M. Bibaud laisse comme souvenir une Arithmétique Elémentaire, la rédaction du Voyage de Franchère et une foule de petits ouvrages utiles.

Il a toujours été un écrivain laborieux, un lutteur infatigable, un de ces hommes rares qui sacrifient tout à Pamour de l’art. Comme bien d’autres, il eût pu monter les échelons du pouvoir et briguer les caresses de la fortune. Mais il préféra une honnête aisance et sa liberté. Nos idées politiques et celles de M. Bibaud ne furent pas les mêmes. Cependant nous admirions l’indépendance de son caractère, et nous sommes et serons souvent heureux de le citer à l'appui des principes démocratiques.

La mort a fermé les yeux de ce courageux auteur qui, il y a quelques mois encore, traduisait à l’âge de 75 ans et demi, les Rapports de la commission géologique du Canada; puisse la tombe lui être légère.

Après demain auront lieu les funérailles de Michel Bibaud. Nous espérons que toute la presse se joindra aux nombreux amis du defunt pour l'accompagner à sa derniére demeure.

Régistre du Journal de Québec.

M. Michel Bibaud a succombé lundi dernier à Montréal, aux souffrances d’une très longue maladie. 71 était né le 20 janvier 1792 (82) à la Côte des Neiges près de Montréal, il était par conséquent àgé de 65 ans et demi.

Vers 1813, M, Biband fit ses débuts daus le journalisme. Ilrédigea tour-àitour. ..,... vs.

M. Bibaud a trouvé le temps aussi d'écrire nne Histoire du Canada, une Arithmétique Elémentaire et le Voyage de Franchère. Dernièrement encore, il traduisait en français (par erreur le Pays dit qu’il avait 75) les Rap ports de la Commission Géologique du Canada.

M. Bibaud était un chercheur infatigable, un écrivain laborieux et un patriote au cœur plein de chauds sentimens. Il a rendu des services réels aux futurs Imstoriens de son pays, et ses concitoyens lui doivent une preuve durable de leur reconnaissance.

C'est par suite d’une errenr typographique que le Pagà auquel nous empruntions jeudi les renseignemens relatifs à M. Michel Bibaud, disait que cet historien est né le 20 janvier 1792 ; M. Bibaud est né en 1782, et à ce comptelà, il avait réellement plus de 75 le jour de sa mort.

Gazette de Sorel.

M. Bibaud à succombé le 3 du courant à Montréal, aux souffrances d’une longue maladie. M. Bibaud était né le 20 janvier 1782 près de Montréal, ét était conséquemment âgé de 75 auset demi. En 1813,ce distingué comp triote fit ses débuts dans la presse, et rédigea tour- OUT soon soso ones sereine Il a aussi écrit une histoire du Canada et différens autres ouvrages, et 1l employait encore ses dernières années à un travail utile, lorsque la mort, toujours impitoyahle pour les bons comine pour les mauvais citoyens, est venue enlever notre distingué compatriote. M. Bibaud était certainement une des illustrations canadiennes et en partant, il a du emporter avec lui la consolation d’avoir été très utile à son pays, et ses concitvyens lui doivent une preuve durable de leur reconnaissance. Ne devrait-on pas élever en l'honneur de la mémoire de ces bons citoyens qui partent, un monument digne d’elle..,,..,..

Courrier du Canada

Deux morts dont les victimes appartiennent aux rangs les plus distingués de notre société canadienne sont venues nous afliger cette semaine. M. Michel Bibaud, un de nos historiens canadiens, et Madame Dessaules mère, viennent de laisser ce séjour de larmes.

Tout le monde sait ce que l’on doit aux travaux historiques de M. Bibaud, dont les mémoires sont répandus dans les diverses publications faites par lui, savoir :.....

Chronicle et Transcript.

DEATH OF A CANADIAN AUTHOR.—AÀA canadian author of note, Mr. Michael Bibaud, died in this city last week,

que le Pas ens relatifs st né le 20 ce comptemort.

ntréal, aux id était né onséquem- > distingué digea tourrens autres ‘s années à oyahle pour t venue end était cereten pard’avoir été oivent une

devrait-on es bons ci-

aux rangs ie sont ve- Bibaud, un ules mère,

aux historépandus OI Do s'6 0

author of last week,

after a long illness, at the advanced age of 75 years. M. Bibaud was born on the 20th january 1792 (82) at the Côte des Neiges, near Montreal. He pursued his studies with success at the College of St. Raphaël. : Amoug his ”. fellow students were M. Jacques Viger, judge O’Sullivan and M, Hughes Heney. Having lef College, Mr.

Bibaud embraced the profession of the press. Like many ; other of his countrymen, he laboured hard in defense of ç canadian nationality and for the conservation of the French language. Chateaubriand speaks of the French in America as a doomed race, destined to dwindle away like the aborigines with whom they have intermingled and sympathised. If this be a true prediction, certainly the French Canadian are themselves the last to realize it. They, however, feel that their nationality, and even their language need constant efforts to preserve them in the position they naw occupy. ,

While contributing, in turn to the Aurore des Cana-

das, the Bibliothèque Canadienne, the Magasin du Bas-

Canada, the Observaleur Canadien and the Encyclopédie

Canadienne, Ni. Bibaud was, in his intervals of leisure,

writing verses which have been greatly admired by his

countrymen, and engaging in more profound didactic and scientific studies. Ie wrote the first History of Canada in French, since the conquest ; the merits of which, though variously estimated, are generally admitted. He wrote besides un Arithmétique Elémentaire, and edited the Voyage de Franchere, besides producing a variety of other valuable little works.

He is described as having been always a laborious writer, and indeed the number of his works prove that he must have been so. We are told that it would have been easy for him to rise to power, but that he preferred an honest ease and liberty. But a few months age, he was engaged, at the age of 75, in translating the Reports of the Geological Commission.

Journal de l’Instruction Publique.

Michel Bibaud, ancien instituteur et homme de lettres est décédé à Montréal à l’âge de 75 ans. Il était né à la Côte des Neiges près de cette ville et avait fait ses étu-

des au Collége de St. Sulpice. Il rédigea successive: ment ....sssssosooosescsess ose Ces divers journaux étaient des revues littéraires et scientifiques, plutôt que politiques, et il a dû etre bien difficile à leur rédacteur de les publier avec le peu d’encouragement que les recueils de ce genre pouvuient recevoir à cette époque. En 1829. M. Bibaud publia un recueil de poésies qu’il intitula : Æpitres, Satyres &c., et dont M. Isidore Lebrun parle favorablement dans son Tableau des deux Canadus. Plus tard il donna, outre plusieurs opuscules élémentaires à l’usage des écoles, une Histoire du Canada en deux volumes. Ces deux ouvrages sont les premiers dans leur genre qui aient été publiés dans ce pays, et nous pensons même que les Epitres, Satyres &c. sont le seul volume de poésie canadienne que nous ayons. Beaucoup de nos écrivains se sont exercés à la versification, et par:ai les pièces du Répertoire National de M. Huston, il s’en trouve de bien remarquables ; mais aucun autre canadien n’a publié un volume de poésie entièment de sa composition. Les divers recueils littéraires de M. Bibaud sont devenus très rares, et quelques uns sont très estimés des bibliophiles pour les documens historiques qu’ils renferment. Lorsqu’il mourut, notre laborieux compatriote travaillait encore à la traduction des Rapports Géologiques de sir W.Logan. Cet homme estimable laisse deux fils,Je Dr. Bibaud, habile médecin, et Maximilien Bibaud, professeur en droit au Collége Ste. Marie, auteur d’un grand nombre d'ouvrages et doué de esprit du travail opiniàtre qui parait héreditaire dans cette famille.

Journal of Education.

. À man who may be called the pioneer of canadian literature, Michel Bibaud, died at Montreal, at the age 0f 75. He published the first History of Canada and the first volume of poetry writen by a French Canadian. He was also the editor of several literary periodicals and the author of many school books. He was at first a teacher, and was born at La Côte-des-Neiges, near Montreal. One of his sons, Maximilien Bibaud, has inherited the industry and talents of his father and has already published many books and pamphlets.

uccessives FPE TP set scienen difficile ncouragerecevoir à recueil de t dont M.

l'ableau des eurs opuslistoire du s sont les >s dans ce alyres &c.

ous ayons.

\ versificanal de M. y Mais auésie entièlittéraires elques uns imens hisnotre labouction des et homme médecin, ollége Ste.

et doué de taire dans

canadian at tne age la and the Canadian.

dicals and a teacher, real. One the induspublished

APPENDICE

Page 1