LETTRE D'UN MEMBRE DU CLERGÉ DU DIOCESE DES TROIS- RIVIERES
Le pamphlet de M Bibaud na bien plu par le sujet et les renseignemens qu’il me fournit, [Fest couché en style et dans une forme qui dépluira au Sieur Gurneau, qui à été pour le moins un dogmatiseur indiscret, et qui s’est plié un peu trop bénévolement aux dires de Simondi, Raynal et consorts, peu amis des institutions relisicuses qui ont illustré le Cauudr. M Bibaud a déployé beaucoup d’érudition duns ces quelques pages. J'aurais voulu qu'il eût ajusié à ce travail les considérations de ses dévanciers, afin de nous conserver eu un seul opuscule tous les antidotes possibles contre les assertions et les arguties du pitoyable Gurneau, dont le style passe du
grave au léger selon l’auteur qu’il a sous les yeux, conime certains ruisseaux dont les eaux emprunteut la couleur du sable sur lequel 1ls promènent leurs eaux. Je Pai lu Dimanche, et me reserve de le lire à tête reposée.
LETTRE DU PROFESSEUR DE THÉOLOGIE DOGMATIQUE AU GRAND SÉMINAIRE DE MONTRÉAL.
Je viens d'achever la lecture de votre travail qui, je vous l’assure, ne m’a pas fait naître l’envie de lire celui de M. Gurneau.
J’ai entendu quelques personnes dire que, vous étiez un peu sévère envers cette auteur. Si cette assertion avait quelque fondement, on ne pourrait, ce me semble, la faire poser que sur la considération que voici : que vous ne sishulez que les défauts de l'ouvrage, sans parler de ses mérites (°). N'ayant pas lu l’œuvre de M. Garneaul, je He puis me prononcer sur ce point. Mais ce qu'il nest bien permis d’aflirmer, et ce que j'ai soutenu en eflet, c’esi qu'à moins de prétendre que vos citations sont matériellemens fausses, on ne peut nier qu’il n’y ait dans son histoire beaucoup de choses tout-à-fait inexcusables. Ou en est demeuré d'accord.
Je souhaite bien, monsieur, que vous puissiez nous donner un jour une bonne histoire du Canada, une histoire en tout conforme au vrai, et écrite au point de vue catholique.
True Witness.
The reviewer 1s very severe upon Mr. Garneau whose inaceuracies he pitilessly exposes, and whose style he condemus üs unsuited to the gr: ivity of the historian. Without presuming to offer an opimiov as to the merits of the controversy, we must say that M. Bibaud makes nut apparently «a very strong case against M. Garneau.
[*] Dans mon traité inédit de la Critique Historique appliquée fa livre de M. Garneau, je lui fais de grands éloges sur ce qu'il dit ie compagnies de commerce et du papier monnaie colonial ; mais depuis j'ai découvert que c’est à l’abbé Raynal que sont dus ces éloges.
UX, COni+ L la couaux. Je reposée.