‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 55 sur 66 · ITI · texte numérisé non relu

ITI

Me GARNEAU.

Lrtrait du “ Canadien.”

Nous regrettons de lire la notice biographique qui suit daus le Dictionnaire Historique des homnies illustres de l'Amérique par Bibaud ;eune-

Suit l’urticle,

M. Sibuud ne craint-il pas de sentir le détracteur en employant un pareil langage vis-à-vis d’une réputation aussi bien établie et aussi légitimement méritée que celle de notre digne ami, M. Gurneau? L'auteur de ce Dictionnaire ne s’est done pas souvenu en écrivant cette page injuste contre M. Garneau, que celui-ci a sacrifié jusque à sa santé dans ce travail qui a fait tant d'honneur à sa patrie? Nonil ne s’en est pas souvenu : cur 11 n’aurait pas eu le courage de tremper sa plume dans l’encre qui lui a servi et qui restera dans son Dictionnaire comme une tache, là où il ne devait y avoir qu’une gloire nationule dont nous étions si justement fier. Ne cruintil pas M. Bibaud, jeune, que le publie, qui voit transparant dans tout, ne découvre ici l'esprit de rivalité traditionnel dans le fils du premier historien ‘canadien, M, Bibaud Senior. Certes! Nous ne cherchons pus. à l’ins-

* tar du fils de ce dermer, à anéantir l’œuvre de son père par mesure de représaille de ce qu’il vient de dire contre un homme comme M. Garneau, dont l’amitié nous honore autant que son talent a honoré son pays et le nôtre, qui est aussi celui de MM. Bibaud, père et fils. Mais la justice nous force de proclamer bien haut, qu'entre nos deux premiers hisio:iens, il n’est pas dificile d’adjuger la palme de la victoire. Il est vrai que M. Bibaud, père est venu le premier et a eu a débrouiller le cahos, et ce n’est pas peu. Mais c’est notre ami M. Gurneau qui a mis la dernière main à l’œuvre informe et iudigeste de son de-

vancier. ( ) Aussi l’historien Bancroft, en recevant l’on-vrage de M. Gurneau, écrivit-il à notre honvruble et distingué concitoyen M. Black, une lettre pleine de son admiration pour cette œuvre et pour lauteur. M. Black nous fit part dans le temps de cette lettre. C’est encore pour M. Bibaud, jeune un nom à ajouter à tuus ceux qu’il cite pour contrebalancer son propre jugement.

Nous ne pouvons qn’ajouter qu'en pareille compagnie, nous n'avons pas beaucoup à rougir d’avoir DA LE l’ouvrage de M. Garneau en France et partout. Si cest un péché, du reste, qne nous avons commus là, nous sommes très sur d’être damné, car nous entendons bien y persister, surtout depuis l’injuste et inqualifiuble sortie de M. Bibuud, jeune, sortie qui n’est pas pr pre à e relever aux yeux du publie canadien, pas plus que dans notre très humble opinion personnelle.

Courrier du Canada.—UN REPROCHE,

Nous sommes redevables au Canadien d’avoir attiré notre attention Sur le chapitre que M. Bibaud. jeune, a

consacré à M. EF. X. Garueau, notre historien, dans sa Biograghie Canadienne. Nous avons fait l'éloge du travail de M. Bibaud au point de vue historique, et nous ne retirons pas cet éloge, car il est mérité ; mais lartiele peu bienveillant quise lit sous le nom de M. Garneau est une tache dans ce travail. Nous avions parcouru à la hâte les quatre brochures qui forment jusqu’à ce jour la collection de M. Bibaud, et ayant compris que M. Bibaud devait en parlant des contemporains, se contenter de relater les faits’ principaux, sans faire la critique ni dis actes ni des œuvres, nous avons applaudi sans réserve, Nous ne citerons pas Particle de M. Bibaud, attendu que ce serait donner de la pub'icité à une critique qui manque totalement de bienveillance, et aussi de justice M. Bibaud a été bien mal inspiré lorsque, faisant excep-

[*1 Voyez plutôt ce qu'il en dit dansle Cacuda Reconquis. Feu M. DUR éditeur du Transcript, écrivait en 1852: We have perused withgre t pleasure a treatise bÿ M. Maximilian Bibaud, son we believe

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Ce qui peut excuser MM. l'aché et Barthe, c’est qu’ils ignorent l’un et l’autre que jui rublié la contre-purtie du livre de M. Garueau, sur laquelle je vais citer l’opinion de mes amis.

LETTRE DE: L’ABBÉ Fe...

Jai été agréablement surpris, à mon retour de Québec; de trouver sur ma table un exemplaire de votre Revue Critique, que vous avez eu la bonté de nadresser. Je regrette de n'avoir pas pu plus tôt vous en témoigner ma sincère reconnaissance. Ce sera sans doute nn service pubii: re alu à tout le Canada que de rétablir les fuits de son histoire ; c’est ce qui me fait désirer l'apparition de l'ouvrage que vous promettez. Sie pouvais y contribuer de mx part, ell Vous procurant quelques doecumens que vous n'eussiez pas, je le ferais avec une vraie sutisfaction, puisque pi-là, je trouverais l’occasion de vous témoigner combien je suis sincèrement &c. ?

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