‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 7 sur 66 · D PR · texte numérisé non relu

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gnerre de terre,

tut, qui déclara tb | tun de le mener en Anglet) DO | r, ct qu'il géna les opérutio | lon, 11 se jette suivi de Bruix ( 1 d'hae biles marins de la : | | | :C'roï !

amiral, dit-il, il Punto ru, des dangers auxquels | | lui représente lPimprudence 0 ie patient n'a pis l'air Col ‘ Ë {UUIX INfe rins : tout droit, à dis-je s sire, teprotud HA, que gagnons-nous à dou! | «| boulets !

Eh bien !'inon 1] ri ‘our d'un ton sardonique, &’est 0 puis assurer à V. M. qu'en tour: el L | vite que si elle le doubluit.— rius, coutinuez de ramer dans cette à | ri une disgrûce complète, Pi cl : aire, cit faisant avec li main | le 1 g'aTde, obéissez à votr Vi torrible Napoléon, qui a dl HUE urins de la gurde, je vous le ls Lrepr HIS AVEC pose vraiment sublime ct en août . l& son bâton de commun Lei Il jette un regurd superbe à un ART Sur mon terrain !ics mur! Luoruires & recevoir que de moi! I urde obéissez à votre uinirail! Les is rosi HOCIS, Tor Is ne savent auquel de ce iC duitres 1ls d eut ubéir. Bruix a remarqué cette Lésiat Il re] | avec une colère qu'il ne cherche } t à dissimuler: Pressez le mouvement et enseinble, on sinon, le premicr de vous à qui je vois la rame haute, je le fius fu r au retour comme un traitre, A Finstant méme le cunot lilu et tourna la tour de Croï come la fuble abl évite la

gueule du brochet. Obligé © ’en tourner par Et, À apoléon avait brusquement tourné le dos à lamiral, et, les bras croisés sur la poitrine, il sifflait entre ses dents en regardant fixément devant lui. A peine le cunotavait-il nagé dix brasses, qu'une emburïcation de munitions qui doublait la tour de Croï est criblée par les boulets et coule bas.—Eh bien ! Sire, s’écria Bruix, en regardant l’empereur. Napoléon avait éprouvè comme un mouvement

de vive contrariété 3 il eontinua de siffler sans meme re

œarder Bruix. Arrivé au petit port de Wnacreux, Napo-

léon, sans adresser Et puroie à Faniral, qui, chapeau bas, |

lui presentait le bras pour l'aider à passer du canot à terre, s'élançu sur |

Le combat durut toujours. Les Français ne perdirent

l + eÇ* le rivuge suns le secours de personne,

qu'un bateau plat, uue c hi doupe canonnière et lemburca- Lion des munitions 3 anais, sus da fermeté étonnante de ils auraient perdu Les chefs. des rmces de terre et

cepend HE pris ne

jue le jour méme 1l

passerait en revue 1 née paviule, SAVETY, dE tes trouver P'aummarut te sa baraicuct vous Lui rez de fure changer la position des bathnents out forment la lione la revue des ect

Bruix, à Savary,

pur Sa Majesté ne

v croit H'avoir pas Cté L jaitrès bien entendu, Ù te revue

1 bousea Napoléon, en

a var ui-el fai rapporta fidèlement Ja répons: le l'amiral, Qu'est-ce que cela siviifl : è S CCTi l HIT lETIE EUVerC LEA ec}: | de VOIX GxXITUOTe dinaire, accoutumé quil est à la plus ponctuelle cheissance, À! l'annir DCTIS | ‘hCore ElT devait i la tour de Croilt Savarv, retouracz auprès de Panmaral, et diteslui que je lui donne de venir s'expliquer à l'instant, Dix minutes s'écoutérent, durant lesquelles l'empereur fut fort agite, l'amiral n'arrivaut pus ussez vite au gré de son désir, il frappe de su eravaeh le bord de li table sur laquelle sou déjeuner est reste intuct, et s'icrie: JT me faut enfin savoir à quoi m'en tenir avec M, Pamiral ; je vais aller le trouver, inoi.—1l enfonce son chapean dut Si tête et sort, suivi d'une partie de ses oflicicrs; mais, à peine a-t-11 fait quelques pus an dehors, qu'il aperçoi Bruix ALCeONpAgNe da cont e-umairal Mason. et suivi de Savary. Dés qu'il voit Napoleon, Bruix hâte le pas. L'état major de l’empereur s'est rangé silencieusement autour de lui; les yeux de Napoléon lancent des éclairs. Monsieur l'amiral, lui dit-il, d’une voix altérée, pourquoi

n'avez-vous pas fait exécuter mes ordres ce matin ? Dire,

ICO TC UX, Ntpopeau bas, H CANOt À personne, perdirent l'emburcannante de de terre et pis Ntipoir iGme jl it-1l, allez

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ieusecment les éclairs.

, pourquoi tin? Sire,

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répond Bruix, c’est parce qu’une terrible tempête se prépare. Votre Majesté peut le voir comme moi. J’ai pensé qu’elle ne voudrait pas exposer inutilement, ni sa vie, qui nois est si précieuse, ni celle de tous les braves officiers qui l'entourent. En eflet, la pesanteur de atmosphère, le grondement sourd du tonnerre qui se faisait entendre distinctement au loin, et l'absence du moindre vent, ne justifinient quetrop déjà les craintes de Bruix.—Monsieur, repreud Napoléon, que le caline de Pamiral semble irriter de plus en plus, je vous avais donné des ordres ; encore une fois, pourquoi ne les avez-vous pas exécutés 7—Kire, je ne voulais pas avoir à me reprocher, toute ma vie, la mort des marins et des braves soldats de Votre Majesté. — Monsieur, réplique, en frappant du pied, Napoléon, dont ces froides paroles exultent la colère au plus haut degré, les conséquences de mes ordres ne regardent que moi seul ; encore un coup, obéissez, je vous l’ordonne pour la dernière fois.- Sire, je n’obéirai pas.— Monsieur, bégaie Napoléon, les lèvres tremblantes de cvlère , vous êtes un insolent !.. Et en disaut ces mots, empereur, qui tient toujours sa cravache à la main, s’avance vers l'amiral et fait un geste menaçant. Bruix recule deux pas, et, portant comme par instinct la main à la garde de son épée, répond en pâlissant : Sire, je suppose que Votre Majesté ne veut ni me déshonorer, ni se déshonorer elle-même !— Quoique Bruix fût d’une complexion délicate et de très petite taille,en faisant ce geste, en prononçant ces paroles, il semblait un géant. Tous les assistans étaien: glacés d’effroi. [L’empereur, immobile, la main convulsivement agitée, jeta un regard foudroyant sur l'amiral, qui conservait sa noble attitude. Enfin, Napoléon lança sa cravache Join de lui; Bruix ramena alors son bras dans sa position naturelle, et la tête découverte, l'œil toujours calme, attendit en silence le résultat de cette scène terrible.

Monsieur le contre-amiral Magon, dit froidement Napoléon, vous allez faire exécuter, à l’instant, le mouvement que j'ai ordonné ce matin. Quant à vous, Monsieur, ajouta-t-il, en fesant un pas vers l’amiral, il faut que vous quittiez Boulogne aujourd’hui même. Avant vingt-quatre heures, vous aurez connaissance de la décision que je vais prendre à votre égard. Et, l’empereur s’étant éloigné, quelques ofliciers-généraux, entre autres l’amiral Magon, serrérent la main que leur tendit le brave Bruix en par-

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tant. Cette manifestation n’échappa pas à Napoléon, qui, 4 pourtant, n’eut pas lair de s’en apercevoir. L’illustre ln amiral mourut l’année suivante à Paris, ne laissant pour li

toute fortune, à sa veuve et à ses enfans, que la mémoire il de ses glorieux services et de l’un des plus nobles carac- ! tères de la marine française.

L'auteur de ce Dictionnaire copie ici en substance les belles pages d'Emile Marco de St. Hilæire, sur cet enfant se de l’Amérique ; mais il doit avertir que cet auteur popu- ;l laire fait un anachronisme et confond le premier consul | avec l’empereur. Ce fut avant la paix d'Amiens que Nelson attaqua Boulogne. Bruix, dit la Biographie Classique de Barré, mourut épuisé de fatigues et de chagrin, en 1805, à 45 ans, regardé comme une victime de l’injusce de Bonaparte. M. de St. Hilaire ajoute que Napoléon dit, à Ste. Hélène, au général Bertrand : “ Oui, celui-là a du me maudire.….. Pauvre Bruix, si tous ceux qui n’ont à entouré depuis avaient eu la même franchise et le même pa courage que lui, peut-être ne serais-je pas ic1 aujourd’hui. La providence l’a bien vengé.”

Buchanan (Alexander) avocat canadien et conseiller de la reine, mort en 1854, connu par sa science profonde en fait de droit, ses connaissances dans les langues, et sa bibliothèque. Il a été employé à revoir les statuts et à des recherches sur l’ancien droit féodal du Canada,

Buchanan (James) président actuel des Etats-Unis, ei-devant ministre de son pays à Londres, compromis en politique par le fameux manisfeste d’Ostende.

Buckminster (George Stevens) ministre américain assez savant, né à Portsmouth, dans le New-Hampshire, x en 1781, fit ses études à l’université de Harvard. IL visita #4 PAngleterre en 1806, puis la Hollande, la Suisse, et enfin LA la France. De retour aux Etats-Unis, il s’acquit une des ki premières réputations dans la chaire. fl dirigea, en 1808, 1 une édition du Testament grec de Griesbach ct écrivit en faveur de l’érudition et de la fidélité contestées de cet écrivain. Il fut appelé à l’université de Harvard en 1811, pour y donner des lectures sur la critique biblique. Le travail excessif auquel il se livra pour remplir ce poste, dérangea entièrement sa constitution. Il ne survéeut que trois jours à une attaque d’épilepsie et expira le 9 jum 1812, à 28 ans seulement.

Buckonghahelas, fameux chef-de-guerre Delaware , <

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servit les Anglais dans la guerre de l’indépendance américaine, puis lutta avee Saguova contre la république indépendante des Etats-Unis. Quand, après les défaites essuyées par ses prédécessenrs , le général Wayne demeura vainqueur, le major Campbell, commandant britaunique sur le Miami, qui avait four i des armes aux Sauvages, lui refusa le passage dans la retraite. Quand il fut arrivé au poste angl:.is, un envoyé du commandant le pria de faire éloigner ses guerriers et d'entrer seul dans la place. Qu'il vienne lui-m:me, dit le chef. Tu ne passeras pas deva t le fort, reprit le député. Qui donc m’en empêchera, s’écria alors Buckonghahelas ? ces canons ?.. ils ont laissé passé Kinshon, Buckon ghahel:s ne les craint point, et il passa outre. Le général Clark se trouvait en 1785 au fort MckKintosh avec Arthur Lee et Richard Buttler. Buckonghahelas, sans faire attention à ceux-ci, courut au général, et lui dit, en lui serrant la main : je remercie le (rrand-Esprit d’avoir réuni en ce jour deux guerriers tels 412 Buckonghthelus et Clark.

Bullion (la duchesse de) fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Montréal, membre de la Compagnie de ce nom.

Bulnes (Manuel) président du Chili en 1841.

Burgoyne (John) célèbre général, homme d'état et comique anglais, fils naturel de lord Bingley. I! défendit avec succès le Portugal contre les armées de France et d'Espagne en 1762, combattit à Bunker s Hill , Secourut Québec, battit le général Sullivan sur le lac St. Pierre, et entreprit de joindre Sir William Howe à travers les provinces du nord d: l’Union. Il eut d'abord les plus grands succès, enleva Ticonäéroga, Skeensborough, les forts Anne, George et William-Henry,—aila, en un not, plus loin que Montcalm, et succomba après des travaux inouis en conséq'ience de la modification de son plan par le ministèr: anglais, et de la défaite du baron St. Leger, son lieutenant, qui devait le rejoindre à Albany. Victorieux à Freeman’s Farm, il s’épuisa à Stillwater et se retira dans un camp fortifie où la famine le força à se rendre, à condition que les troupes sortiraient avec les honneurs de la guerre et seraient envoyées en Angleterre aux frais des Américains : “ Dans la s tuation de l’armée britannique, ces conditions furent très avantageuses en elles-mêmes, et trés honorables pour son vénéral, ” dit le

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