‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 107 sur 300 · CHAMP DE MAI, CHAMP DE MARS · texte numérisé non relu

CHAMP DE MAI, CHAMP DE MARS

— Assemblées des Francs sous les Mérovingiens et sous les Carlovingiens. Voy.

Assemblées politiques. — On appela aussi champ de Mai une assemblée réunie par l'empereur Napoléon {i** juin 1815).

CHAMPART. — Droit seigneurial, dont le n<>m vient des mots latins campipars, part du champ , part de la récolte.

« Sous l'empire des lois féodales , dit M. Guérard, le cultivateur ne pouvait enlever sa récolte qu'après le prélèvement d'abord de la part de Dieu, c'està-dire de la dime, et ensuite de la part du seigneur, qu'on appelait champart. Cette redevance seigneuriale se payait en nature, et sur le champ même; elle tenait quelquefois lieu de cens.», f Voy. Cens;. La quotité du champart variait selon les localités. Il était dans certains pays du quart ou du cinquième de !a récolle, et on 1 appelait pour ce motif droit dequatre on àecinquain; ailleurs on l'appelait droit de tingtain, parce qu'il était d'une gerbe sur vingt. On trouve encore le droit de champart désigné dans les anciennes chartes par les noms d'aqrier, de ferrage, de cinquain, etc. Le champart fut dans la 6uite un des droits domaniaux de la couronne.

CHAMPARTEUR . — Fermier commis par un seigneur pour lever le droit de champart.

CHAMPION. — On appelait champions ceux qui soutenaient en champ clos leur querelle ou la querelle d'autrui.Vov. Duel judiciaire.

CHANCELIER. — Le chancelier était un des grands officiers de la couronne. La charge de chancelier remontait jusqu'à l'empire romain. Depuis les invasions de»

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barbares , il y avait toujours eu des référendaires et primiciers des notaires auprès des rois mérovingiens et carlovingiens. Ces officiers étaient chargés du sceau ro>al, et l'apposaient aux chartes des souverains ; ils présidaient à la transcription des chartes, lettres et édits des rois. A cette époque, le chancelier portait toujours lé sceau du roi suspendu à son cou. Roger, vice-chancelier de Richard Cœur de Lion, ayant péri dans un naufrage, on reconnut son corps au sceau du roi suspendu à son cou. Ce fut seulement à partir de Philippe Auguste que le chancelier de France, qui était alors fièro fiuérin, évêque de Senlis, prit rang au-dessus de tous les giands officiers Le chancelier étaitchefde tuus les conseils, et président* ne de toutes les cours de justice. Il veillait a. l'exécution ries lois dans tout le royaume. Lorsqu'il se rendait au parlement, la cour envoyait à sa rencontre deux conseillers pour le recevoir; il prenait place au-dessus du premier président. Pans les lits de justice (\oy. ce mot), il était l'interprète du roi, et portait la parole en son nom. La dignité de chancelicrctaitinamovihledans les derniers siècles de l'ancienne monarchie ; mais lorsque le roi voulait disgracier un chancelier, il l'exilait et nommait un garde des sceaux ( voy. ce mot ) qui remplissait les fondions de chancelier par simple commission. Les insignes du chancelier étaient la robe ou simarre violette, et le mortier comble d'or ou orné de ga-„ Ions d'or jusqu'au sommet. Dans les pompes de la royauté , le chancelier était pré cédé de massiers et accompagné de gardes. Une des principales fonctions de ce magistrat consistait à tenir le sceau , et cette fonction était remplie avec des formes solennelles. A certains jours fixés, le chancelier faisait apposer le sceau de la grande chancellerie, où le roi était représenté séant en son trône et tenant le sceptre en main , sur les lettres royales, ordonnances, déclarations, etc. 11 était accompagné lorsqu'il tenait le sceau , des mattresdes requêtes qui remplissaient les fonctions de rapporteurs, et des officiers de la chancellerie. Le c'iau/fe-ct're , tôte nue, lni présentait le coffret oh étaient les sceaux de France. Le chancelier l'ouvrait et en tirait les sceaux d'or massif. Le (jrnnd audiencier de France présentait les lettres an chancelier en rappelant sommairement leur contenu Des maîtrtfs des requêtes ou des conseillers du grand conseil faisaient le rapport. Les secrétaires du roi , qui avaient rédigé les lettres , assistaient au sceau pour répondre aux difficultés qui pourraient s'élever. Le chancelier prononçait avec les conseillers d'État

qui assistaient au sceau ; il avait le droit de refuser de sceller les lettres, si elles lui paraissaient contraires aux lois du royaume. Lorsqu'elles étaient approuvées, le grand audiencier les remettait au chauffe- • cire, qui les scellait sur l'ordre do chancelier. Le contrôleur du sceau prenait les lettres qui avaient été scellées et en vérifiait le nombre. La séance terminée, les sceaux étaient remis dans le coffre par le chauffe-cire, et restaient à la garde du chancelier. Le droit prélevé pour l'apposition des sceaux constituait un des principaux émoluments du chancelier.

11 avait aussi la confiscation des biens de ceux qui étaient condamnés pour faussetés commises au sceau. Jusqu'au xiv* siècle, ce magistrat était payé en nature Sous Philippe le Bel, il recevait du pain , « trois se tiers de vin , six pièces de chair, six pièces de poulailles; au jour de poisson, il avait à l'avenant, recevait cinq provendes d'avoine, etc.» Les officiers de la chancellerie avaient leur part de provisions pour la nourriture, le chauffage, et l'éclairage.

L'office de chancelier de France, siqfprime à l'époque de la révolution , fut rétabli par l'Empereur, et a été maintenu jusqu en 1848. Il y a encore aujourd'hui des chanceliers de la Légion d'honneur et de l'Académie française.

Les chanceliers ont joué un grand rôle dans l'histoire de France, et il est indispensable de donner une notice rapide sur les principaux de ces magistrats. Je ne parlerai ni des chanceliers des rois francs, mérovingiens ou carlovingiens, ni même des chanceliers des premiers capétiens ; il suffira de commencer à Guéris . évèque de Senlis, connu sous le nom de frère G uér in, parce qu'il était chevalier de Saint- Jean de Jérusalem j il fit déclarer que le chancelier aurait séance parmi les pairs de France et les grands officiers de la couronne. Il mourut le 19 avril 1230. Pierre Flotte et Guillaume de Nogaret sont célèbres par leur lutte contre le pape Boniface VIII. Le premier fut chancelier de 1301 à 1302 et périt les armes à la main à la bataille de Courtrai (il juillet 1302); le second fut d'abord procureur général au parlement de Paris, puis chancelier de 1308 à 1309 Gilles Ascelw de Mostaigu, successivement archevêque de Narbonne et de Rouen , le remplaça et remplit les fonctions de chancelier jusqu'à sa mort en i3n. Pierre Roger ou Rogier, archevêque de Rouen, chancelier en 1334, fut élu pape en 1342, sous le nom de Clément VI. Pierrf.dk la Forêt, évèque de Tournai , ensuite évèque de Pans ci enfin archevêque de Rouen , fut nomme

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chancelier le i4 juillet 1349 ; il signa , en d'accompagner souvent le roi a la guerre i35l , la trêve entre la France et 1 Ai^glc- et de revêtir le cor>clet de 1er comme les terre, fut destitué sur la demande des hommes d'armes. En 1 453 , à l'entrée de états généraux que dirigeait Étienne Mar- Dunois à Bordeaux, Juvenal des Ursins cel et rétabli en 1359 ; ce fut un des nom- était armé comme le* chevalier s. Devant mes les plus émincms de cette époque de lui marchait une haquenée bhnehe, toute troubles. Jean db Dormans, évèque de couverte de velours cramoisi, ayant sur Beauvais, seconda Chai les V dans ses ré- la croupe un drap de velours azuré, semé formes , et fut son chancelier de 1361 à de fleurs de lis d'or, « laquelle hacquenée 1371 ; il fut remplacé par son frère Guil- portait sur la selle un coftret aussi couvert lacme de Dormans, qui fulélu au scrutin, de velours azuré et em ichi d'orfèvrerie , Charles V remit, en effet, à son conseil dans lequel étaient les sceaux du roi; vêla nomination du chancelier. On lu dans riait ensuite u.essire Guillaime Juvcnaj les registres du parlement que, « le des Ursins, chancelier de Fiance, armé 21 février 1371, cette cour vaqua, du com- d'un corcelet d'acier fort riche, et ayant mandement du roi qui assembla tout son par dessus une casaque rte vclouçs craoonscil jusqu'au nombre de deux cents moisi. »» Dans l'église siinte-Catherine de personnes ou environ, en son hôtel Saint- la Culture, à Taris. Pieire d'Orgemont Pol , et là , par voie de scrutin , procéda était représenté vèiu d'une cotte de mailà l'élection d'un nouveau chancelier, par les, l'épee au coté et un casque à ses pieds, l'avis et délibération desdits conseillers, Juvénaldes Ursins, déposé au commenceet là fut élu et créé chancelier messire ment du règne de Louis XI, tut rétabli eu Guillaume de Dormans, chevalier, aupa- H65 et exerça les fonctions de chancelier ravant chancelier de Dauphiné. » A la jusqu'à sa mort en 1472. On voit par ces mort de Guillaume de Dormans , arrivée exemples fréquents de dépositions que Je il juillet 1373, Chai les V fit encore les chanceliers n'avaient pas encore à celte procéder â une élection pour le rempla- époque le caractère inamovible consacre cer. L'assemblée, composée de princes, aux xvii'etxvni'siècles. Pierre o'Oriole, de seigneurs, de membres du parlement, qui succéda à Juvénal des Ursins. en de la chambre des comptes et de maîtres fournit une nouvelle preuve ; il fut dépose des requêtes, nomma Pierre d'Orce- par lettres patentes du 12 m à i 482, sans mont , seigneur de Méry-sur- Oise et de que Louis XI s'expliquât sur les causes de Chantilly, premier président du parle- cette disgrâce; il se bornait à dire: «pour ment de Paris (20 novembre 1373). Pierre certaines causes nous l'avons déchargé et d'Orgemont se démit des fonctions de* déchargeons de l'office de chancelier chancelier le lw octobre 1380 et mourut le (quem officio cancellarii certis ex cau.sis 3 juin 1389. Son successeur fut Milon de ad hoc nos moventibus exoneravimus et IH)rmans. évèque de Beauvais, président exoneramus » Guillaume oe Hochl à la chambre des comptes; il fut élu eban- fort, qui fut élevé à la dignité de chan cclîer de France par ton et dû scrutin eclier le i2mai 1483 , la conserva jusqu'à fn plein parlement : ce sont les termes sa mort ( li août 1492). Son successeur 'les registres du parlement. Les mémo- fulKoBERTBKiçONNET.archevèque-ducuinaux de la chambre des comptes ajou- Beims, qui mourut le 30 juin 1497. Aprï.> tent que le lendemain il prêta serment lui Guy de Kochefort , chancelier «de entre les mains du duc d'Anjou, en pré- 1497 à 1507, se signala par l'organisait!.;, sence du grand conseil ; on donnait ce du grand conseil et par plusieurs ordo:. nom, au xiv« siècle, au conseil du roi nances remarquables Le chancelier Jean composé de seigneurs et de membres du de Ganay deSavigny lui succéda jusqu'» n parlement. Ce système d'élection dur a 1512, et eut pour successeur Antoine Di jusqu'au règne de Louis XL Parmi les prat, premier président du parlement de chanceliers élus on remarque Arnaud de Paris, qui fut nommé chancelier le 7 jao- Corbie, premier président du parlement vier 1514; il occupa cette dignité jusqu'en de Paris, nommé en 1388, plusieurs fois 1535. Antoine du Bourg (1535-1538; , dépose et rétabli au m lieu des agitations Guillaume Poyet (1538-1542), et Fra.nde cette époque d'anarchie ; il mourut en çois olivier (i542-1560i remplirent sue- 1413 ; Henri de Marle, seigneur de Ver- cessjvement la charge de chancelier suiin signy , président du parlement de Paris, François I«\ Henri II et François IL Les élevé à la dignité de chancelier le 8 août célèbres ordonnances de Crémieu et de J 4 1 3 et égorge à l'époque du massacre des Villcrs-Coterets furent préparées ou pro- Armagnacs 1418:; Guillaume -Juvénal mulguées pendant leur administration i>ks Ursins, institué chancelier de France » voy. Lois) Guillaume Poyet fut arrêté en Je 16 juin 1 445- Dansées temps de guerres 1 542 et condamné par le parlement pour perpétuelles , le chancelier était obligé « abus , malversations et entreprises par

lui faites à une amende de cenl mille H Vf es et confiné pendant cinq an6 dans tel lieu qu'il plairait au roi » On dit que François I»r, en apprenant cet arrêt, en témoigna de l'étonnement et dit qu'il croyait qu'un chancelier ne devait perdre* sa charge qu'avec la vie. C'était reconnaître et proclamer le principe de l'inamovibilité des chanceliers en même temps que sa haine contre Poyet.

Michel de L'Hôpital, chancelier de 1560 à 1573, a été immortalisé par les ordonnances d'Orléans i 1561) et de Moulins (1566) aussi bien que par ses sentiments de tolérance au milieu des violences des guerres religieuses. Disgracié en 1568, il conserva jusqu'à sa mort le litre de chancelier. Le chancelier de Birague, son successeur (1573-1583), n'hérita pas de ses mâles vertus; on lui repiocha ses complaisances pour une cour corrompue. Philippe HURALLT DE CHEVERNY ( 1 585- 1 599),

Pomponne de Bellièvrk (iî>99-i607 », Nicolas BRCLART DE SlLLERY (1607-1624),

Etienne d'Aligre (1624-1635), se succédèrent dans la dignité de chancelier; ils turent presque tous privés des sceaux temporairement et exiles ; mais le principe de l'ia amovibilité des chanceliers était alors consacré et ils conservèrent leur titre même dans l'exil. Il en fut de même rie^ Pierre Séguier (1635 1672), nui, chancelier pendant trente-sept ans, fut deux fois exile et privé des sceaux, mais sans jamais perdre sa charge; un des principaux titres de ce chancelier est la protection qu'il accorda aux lettres et principalement à l'Académie française. Etienne d'Alicre(i674- 1677), Michel Letellier ( 1677-1685), Louis Boucher a t ( 1685- i 699), Louis Phk-

LIPPEAUX DE PONTCHARTRAIN (1699-1714),

et Voisin (1714-1717) furent successivement chanceliers de France. Henri-François d'Aguessf.au (1717-1750) est un des magistrats qui ont le plus honoré la dignité de chancelier par sa science et sa vertu. Il donna sa démission le 27 novembre 1750 ; mais le titre de chancelier resta attaché à son nom plus encore par la reconnaissance publique que par la volonté du roi. Guillaume Lamoignon de Maleshrrbes succéda à d'Aguesseau en 1750 et se démit de sa charge en 1768. Son successeur Henë-Charles de Maupeod , premier président du parlement de Paris, déposa presque immédiatement la dignité de chancelier entre les mains de son hls René-Micolas-Charles-Augustin de Maupeou, qui a été le dernier chancelier de l'ancienne monarchie.

La lutte du chancelier Maupeou et des parlements a eu une triste célébrité (voy.

Parlement ). A la mort de Louis XV, en

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1774 , Maupeou fut exilé; il mourut le 29 juillet 1792. Avant sa mort, la dignht de chancelier de France avait été «upprimee par une loi du 27 novembre i79o.

L'empereur nomma Cambaceris arrhichancelier, en 1804, et le chargea de pr«» niulguer les lois et senatus-consulies organiques, et de rédiger les actes de l'élut civil pour la famille impériale. M. Dam- BRAY, de 1815 à 1829, et M. de PASTOREl , de 1829 à i83o, portèreut le litre de chanceliers. Supprimée momentanément en 1830, celle dignité lut rétablie peu de temps après en faveur de M. Pasq/UIEu, nui Ta conservée jusqu'en 1848. — Voy Duchesne, Hist. des chanceliers ; Htst.

chrônologique de la chancellerie , par Tessercuu, Paris, 1706; Hist des cannetables. ciiANCELiEHs, garde* des sceaux, par Denis Godefroi, Paris, 1688.

La reine T les princes du sang et les seigneurs féodaux, avaient leurs chanceliers particuliers ? ainsi que les ordres militaires et l'Université.

CHANCELIER DF. L'ACADÉMIE FRAN- ÇAISE. — Second dignitaire de l'Académie française : il fait partie du bureau de cette compagnie avec lu directeur et le secrétaire perpétuel.

CHANCELIER DE LA LÉGION D'HON- NEUR. — Voy. Légion d'Honneur.

CHANCELIER DE L'UNIVERSITE. - Voy. Université.

CHANCELIER DU GRAND PRIEURÉ DE FRANCK. — Dignitaire de l'ordre de Malte, qui scellait les actes des chevaliers composant le chapitre du grand prieuré do France.

CHANCELIER D'UN CHAPITRE. — Voy Chanoines.

CHANCEL1ÉRE. - Femme du chancelier.

CHANCELLADE. — Congrégation de chanoines réguliers qui s'établirent, au commencement du xu" siècle , près dr Périgueux, dans un lieu appelé Chancellade. Cette congrégation fut réformée en

CHANCELLERIE. — La chancellerie était le lieu oii l'on scellait les lettres émanées du roi. Il y avait deux chancelleries, la grande et la jMtite. La grande chancellerie était celle qui accompagnait toujours le roi et oh s'expédiaieni les lettres scellées du grand sceau. Le chancelier ou le garde des sceaux présidait cette commission du sceau, à laquelle assistaient deux maîtres des requête» chargés de faire le rapport si"' leA lettres qu'on présentait. Un des quatre grand*

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audienciers, le contrôleur et le chnufffcire étaient présent* ( voy. Chancelier ). Là se sédiment les édils et déclarations, les lettres d'anoblissement . de légitimation, de naturalisation, de réhabilitation, d'anolition, d affranchissement . d'amortissement, de privilège, d'évocation, d'exemption, d-' donation, etc Le chancelier pouvait refuser d apposer le sceau si les lettres lui paraissaient subreptices ou contraires a la loi ban» le cas où aucune objection ne s'élevait , 1 officier appelé chaufle-cire préparait la cire sur laquelle le chancelier apposait le sceau. Ou employait quatre espèces de cire : la verte pour tous les arrêts , la jaune pour les expéditions ordii aires, la rouge pour le Dauphn.é et la l'rovence, enllu la blanche pour les chevaliers de l'ordre. Le roi présidait quelquefois en personne la commission du sceau. Aprè» la m*>rt du chancelier Seguier i i67'2 , Louis XIV remplit lui même les (onctions de chancelier. Il fit à celte oevasion un règlement qui donne une idée des formalités administratives de cette époque. Le voici tel qu'il se trouve dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale ( / Sorbonne , n° 1080 : « Le roi s'étant résolu de retenir les sceaux et de faire sceller en sa présence Sa Majesté a bien voulu faire savoir ses intentions par le présent règlement sur ce qu'elle entend être observe jusques à ce qu'elle en ail autrement dispose : in Sa Majesté donnera sceau à neut heures précises du matin à jour de chacune semaine qui sera par elle marqué, en l une des salles de la maison royale où Sa Majesté fera séjour; 2° Sa Majesté a lait choix d> s sieurs df A tigre, rte Sève, Poucet, Boucherai, Pussort et Voisin , conseillers d'Etat ordinaires pour avoir séance et voix délibérative dans lé conseil avec six mailres des requêtes , rtoni Sa Majesté fera choix , au commencement de chacun quartier, et le Conseiller du crand conseil grand rapporteur en semestre, et , pour le présent quartier. Sa Majes'é a faitchbix des sieurs Barcntin, Le itoulanger sieur d'Haequeville. Le Pelletier, de Faulcon, de Lamoignon et Peilisson. 3» Les conseillers d'Kiat seront assis, selon leur rang, les maîtres des requêtes et le grand rapporteur debout autour de la chaise de sa Majesté. 4° Les secrétaires du roi seront tenus de porter eux maîtres des requêtes et conseiller du grand conseil , urand rapporteur de semestre, la veille du sceau , les leures de justice , dans lesquelles il sera fait mention du n< m de relui nui en aura fait le rapport ei seront par lui signées en queue 5 Le sceau commencera par le rapport qui sera lait, par les maîtres

des requêtes et conseiller grand rapporteur, des lettres de justice. Le grand audiencier préseniera ensuite les lettres de justice, dont il sera charité ; le garde des r«des présentera ensuite les provisions des offices, et les secrétaires du roi feront lecture des lettres de grâce qu'ils auront rtressées, et seront les dites lettres délibérées par les conseillers d'Etat et mau res des requêtes, présentées au 6ceau et résolues par Sa Majesté. I e grand audiencier de quartier et le garde des rôles feront les fonctions de leurs charges, ainsi qu'ils ont accoutumé et seront placés deoout près le dernier conseiller d'État de chacun rang, le chaude-cire ensuite proche le coflre des sceaux, et le contrôleur 'au boui de la tabie en la manière accoutumée. 6° I es gardes-quittances et autres officers de la chancellerie seront placés derrière les chaises des conseillers d'Etat. 7» Les procureurs syndics des cinq collèges des secrétaires du roi auront entrée a chacun jour de s* eau, outre lesquels il en sera choisi de chacun collège, savoir huit de l'ancien, quatre de celui des cinquante-quaire, autant des soixantesix, deux des trente-six et un des vingt de Navarre i>oiir y faire leurs fonctions alternativement au jour du sceau, pour lequel ils auront ete députés par leurs collèges. 8° Le procureur du roi des requêtes rte l'hôiel, procureur général des grandes et peiiies chancelleries, aura entrée et prendra place de»rière les maîtres des requêtes. Fait à Saint-Germain en Uye, le I- février 1672. Signé LOUIS, et plus bas Colbkrt. »

La petite chancellerie était établie près du parlement de Paris. Un maître des re quèles y présidait, en l'absence du chancelier, et y scellait les lettres moins importâmes , telles que les émancipations, committimus , etc. Chaque parlement avaii sa petite chancellerie ou s'expédiaient des affaires de même nature; un garde nés sceaux y présidait assisté des greniers-conservateurs des min

les tribunaux , bailliages , pi grands jours, chambre de justice , cour des aides, etc., avaient aussi leur chan-

cellerie.

La chancellerie des juifs avait été instituée dès le xiii* siècle pour s'opposer aux prêts usurairea. I^es juifs »ne pouvaient poursuivre leurs débiteurs qu*en vertu d'une obligation scellée dans cette chancellerie. Philippe Auguste avait choisi dans chaque ville deux prud'hommes qui gardaient le sceau de la chancellerie des juifs et faisaient serment de ne l'apposer sur une obligation que «'ils avaient une

OU

connaissance certaine de la légitimité de )a créance.

La chancellerie romaine délivrait les expéditions es actes de la cour de Home.

Une loi du 7 septembre j7yo supprima la uetite chancellerie : la grande chancellerie eut bientôt ie même sort ( 27 novembre 1790 . Le litre de chancelier ut rétabli dans la suite, mais 1rs attributions des anciennes chancelleries restèrent supprimées. Le minist. re de la justice, prend, à lu vérité, le litre de chanreilrrte, mais sans avoir aucune niridiction. I) y a des chancelleries spéciales dans les consulats établis à l'étranger. Voy. Relations EXTElilEI RES.

CHANCELLE II IF. ' Droits de>. — On appelait bmtrte de chancellerie les droits que percevaient pour le sceau plusieurs officiers de la chancellerie.

CHANDELEUR. — Fête qu'on célèbre dans l'Église le 2 février en mémoire de la présentation de J. C. au temple et de la purification de la sainte V lerge. <Ui faisait autrefois en ce jour des processions avec des chandelles allumées, d'ouest \enu le nom de Chandeleur. Bêde dit que l'élise a heureusement change les lustraiions des païens qui se faisaient au mois de lévrier autour des champs, eu la fèie de la Purification ou l'on lai-ail des p'oeesbions avec des cierges allumes pour marquer que J C. est la lumière du moude. Cet usage fut établi uar le pape béluse i«r qui abolit les Lupercales.

CHANDELIEKS. — Fabricants de chandelles. Voy, Cokporatiow.

CHANDELLE. — Voy. Éclairage.

CHANFKE1N. — Armure qui couvrait la partie antérieure de la tète du cheval depuis les oreilles jusqu'à la bouche. On l'appelait au -si chamfruin on ëhamfrein Cette armure était de métal ou de cuir bouilli et couvrait la nartie antérieure de la tète du cheval comme d'un masque. Il y avait souvent, au milieu du chanfrein une pointe de fer assez longue destinée à briser tous les obstacles. Le chanfrein était quelquefois relevé d'or ou d'argent et ciselé avec art. On voit, dans l'nistoire de Charles VII. que le comte de Saint-Pol , au siège de Harfieur, en 1449, avait orné son 'cheval de bataille d'un chanfrein estimé trente mille écus. Le chevalier plaçait aussi ses arruoi ies sur Je chanfrein de son cln-val lie plus souvent cette partie de l'armure était surmontée d'un panache.

CHANGE ( Lettres dcï , CHANGEURS. — Voy. Banque et Couporation.

CnA i3l

CHAINE*. — l e nom de chanoine

vient du mot gr.v »a <.* HyieV, on en fit le iiiot Luit r>t non L u«, soumis à ta règle, d'on a ef> formé rhannine l>ans leg premiers si* clés de Itglise, IVM'qne vjvan en commun avec un certain nom! re ce clrn g, qui l'aidaient dans l'administratiou des biens < rc|csînsiiqne>. Saint Augustin . voulant se .on sa rcr exclusivement aux fonctions spirituelles, avait conlié le soin du temp rcl à quelques ecclesiaoïiqmtt , qu'il s umit a la vie Commun»' , à la rf>glc i-enobitique. ahn de prévenir les tentations de I'.: varice et de la cupidité, 'elle ui l'ori-incdc* ccanoinee. On en trouve dans un grand nombre d églises, no me en i unie, avant le vin» si^c e; niais leur insi nui n s'altéra, ci, en un corn île. convoqué par Pépin le bref, se plaignit de la conduite de ce9 ecclésiastiques qui refusaient de se soumettre à l'autorité cpiscupalc. La reforme que deman 'ait lecornie tut accomplie vers 760 par Chrodegand , évèque de Met7, qui donna une n gle aux chanoines. Cliarlenitigne insi>ui pour qu'elle fût observée. « Ils doivent vivre, disait-il dans nn capituiaire de 7«9 en véritables moines ou en véritables chanoines. » Sous son lils, t ouis le Débonnai-e, une régie en cent i|uaraiiU'-scpt articles fut promulguée par le cancile d'Aix la Chapelle i8I7). Ellf était surtout l'u-uvre d'Amalaire . diacre de l'egl s<- de Metz. Les chanoines «levaient , comme le moines, habiter dans un cloître exa-temem ferme, dont la clef était portée chex le supérieur du chapitre aussitôt après l'heure de compiles Mais ils pouvaient avoir des habitations particulières dan- le cloître, user de linge, mu'ger de la vinide, recevoir ou donner par lestement ou autrement , posséder des biens en propre; toutes chose- interdites aux moines Ces règles de Chrod g nd et d'^malaire n'avaient fait que rappeler les chanoines à leur pi imiiive institution. Les l iens de l'Église étaient toujours réyis en commun . sans di tinciion de mense é|«is< opale et de mense capituiaire (voy. Mk*sE), et les revenus continu' rem d être partagés suivant l'ancien usage.

A l'époque de la chute de l'empire carlovingien, h s nueurs et les institutions féodale* envahirent l'Eglise. Les chanoines s'emparèrent des fonds ecclésiasliqin-s , dont les revenus servaient à leur entretien, et ne s'assujettirent plus à la vie commune. Ils étaient cependant, au moins dans la plupart des ♦ gllses, a la nom nation des évèqiies. Tous les chanoines d N l) de Paris étaient choisis par l'évèque à l'exception de deux qui

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devaient être nommés par le chapitre.

Ces deux ranonicats avaient été établis par l'archidiacre Etienne et attachés à la chapelle de Saint-Aignan. ( Voy. Prolégomènes du cartulaire de S. D. de Paris, par M. Guérard )

On appela prébendes ou bénéfices capilulaires les domaines qui furent affectés aux principaux dignitaires du chapitre , qui étaient le primicier, qu'on nommait quelquefois prêtât ou doyen, le chancelier qui avait la surveillance des écoles et s'appelait encore écoldlre ou capiscol, le chantre, le lre*ort>r appelé aussi rkefeier ou chèvecier, le pénitencier } les archidiacres , etc. La portion des biens qui resta en commun forma la même capitulaire destinée à subvenir aux dépenses communes. C'était sur ce fonds que l'on prélevait l'argent nécessaire pour les distributions faite* aux chanoines.

Daus quelques églises, elles avaient lieu en nature.

Les chanoines, quoique n'étant plus soumis à la règle cenobitique, continuèrent de former un corps qui jouissait de grands privilèges. Us élisaient lesévèques avant le concordat de François I*r (voy. Elections f.cclësiastiques) . gouvernaient 1rs diocèses pendant la vacance des sièges épiscopaux ; ils avaient une juridiction étendue et des assemblées indépendantes, dont les registres capitulairei nous ont transmis les délibérations. Un des signes distinciifs de leur dignité était et est encore Vaumuce ou aumusse {voy.

ce mot ). Leur obligation principale était la résidence et l'assiduité aux offices. Les avantages considérables dont jouissaient les chanoines, engagèrent quelquefois des séculiers à 6e faire recevoir chanoines sans entrer dans les ordres. Les rois de France étaient chanoines de Saint-Martin de Tours et de plusieurs autres églises; les ducs de Berry, chanoines héréditaires de Saint- Jean de Lyon. En 1403, le duc d'Orléans lit son entrée à Saint-Aignan d'Orléans, revêtu de l'habit de chanoine en la forme et manière accoutumées CJuv. des Ursins). Le duc de Bcdford se fit recevoir chanoine de Notre-Dame de Rouen.

Les comtes de Chastelus en Bourgogne étaient chanoines héréditaires de l'église d'Auxerre, en récompense du service que l'un d'eux, comte de Beauvoir, avait rendu au chapitre de cette église, en chassant une bande de brigands de l'une de ses propriétés. Lorsqu'il reçut l'investiture de son canonicat, le sire de Beauvoir se présenta à la porte du chœur botté, éperonné, irmé de toutes pièces, Taumusse sur le liras gauche, un faucon sur le poing et un surplis m«i tcii annule. Ou Je condui-

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sit en grande cérémonie dans la stalle ou il s'assit pour chanter l'office avec se* nouveaux confrères. Dans plusieurs chapitres , on exigeait des preuves de noblesse, entre autres pour 4e chapitre Saint-Jean de Lyon La révolution enleva aux chanoines leurs biens et leur juridiction. Le concordat, en réorganisant les chapitres, en fit principalement le conseil de i'évêque. Actuellement les chanoines sont nommés par l'évèque, sauf approbation du chef du pouvoir exécutif. En cas de vacance du siège épiscopal, ils élisent d^s vicaires capitulaires chargés d'administrer le diocèse. Leur dotation se compose : i» des biens et des rentes non aliénés des anciens chapitres ; 2U des traitements affectés aux chapitres par l'État et des suppléments de traitement votés par les conseils généraux; 3° des biens acquis par les chapitres ou provenant de dons et legs particuliers.

CHANOINES REGULIERS. — Les chanoines réguliers furent institués dans les conciles de Rome de 1059 et de 1 063, sous les papes Nicolas II et Alexandre II. C'était l'époque où l'Église réagissait énergiquement contre la féodalité, brisait lés liens qui l'avaient enchaînée au système féodal et reprenait son ancienne pureté. Les papes en établissant les chanoines réguliers remontèrent jusqu'à l'institution de saint Augustin. On déclara que les chanoines suivraient la règle de ce père de l'Eglise, sans que l'on convienne bien, dit Fleury dans son Institution au droit ecclésiastique, quel écrit de saint Augustin ils ont pris pour leur règle .- si ce sont les sermons de la vie commune des clercs, ou la lettre, écrite pour le monastère dont sa sœur avait la conduite. Quoi qu'il en soit, la iv • U' de saint Augustin a toujours été impotée depuis cette époque aux chanoines réguliers. Ils s'établirent en Franco à Saint-Victor de Paris, dès in9; saint Norbert fonda, en H20, l'ordre le plus célèbre de chanoines réguliers sous le nom de Prémontre. Les Antonins et les Génovéfains suivaient aussi la règle de saint Augustin. Ces chanoines pouvaient tenir des églises paroissiales ; ce qui était interdit à la plupart des ordres religieux. On appelait collégiales des églises desservies par des « hanoincs réguliers ou séculiers, il y en avait 526 en France avant la révolution. Les chapitres de Saint-Denis et de Sainte-Geneviève rappellent seuls aujourd'hui ces anciennes institutions.

Le costume des chanoines réguliers était, au xii* siècle, une aube qui u été depuis changée en roebet ou en surplis . et une ebap^ fermée, qui lut remplacée

en été, par l'aumuce. Voy. Beche*ches sur l'ordre canonique, parle père Chaponel, Paris , 1699 , et V Histoire des ordres monastiques du père Hélyot.

CHANOINESSES. — Les femmes pouvaient aussi occuper des canonicats et prenaient le nom de chanoinesses. Ou distinguait deux espèces de chanointsses : les unes taisaient des vœux et vivaient sous une règle cénobitique; d'autres prenaient le titre de chanoinesses pour avoir droit a des bénéfices; elles étaient astreintes à quelques offices particuliers et à porter au chœur un signe distinctif. Du reste, ces chanoinesses ne faisaient pas de vœux et pouvaient rentrer dans le monde et s'y marier en renonçant à leur bénéfice. Plusieurs de ces chapitres de femmes^, entre autres celui de Remiremont, étaient nobles et exigeaient des chanoinesses plusieurs quartiers de noblesse.

CHANSONS. — Voy. POÉSIE.

CHANSONS DE GESTE. — Poésie héroïque qui célébrait les gestes ou exploits des anciens preux. Voy. Poésie.

CHANT DE ROLAND. - Chant que les Français du W siècle répétaient en marchant au combat: a la bataille d'Hastings, Taillefer chantait en tète de l'armée le Chant de Roland. Voy. Barue*.

CHANT Cplain -). — Chant d'église. On attribue à Charlemagne 1 introduction en France du chant grégorienou plain-chant réformé par le pape Grégoire le Grand.

Déjà Pépin le Bref avait tenté de le substituer à l'ancien chant d'église , appelé chant ambroisien ; mais il n'y avait pas réussi. Charlemagne l'adopta dans un vovage qu'il fit à Home en 787 ; il obtint du' pape deux maîtres de chant, et les établit l'un à Metz, l'autre à Soissons pour tenir des écoles de chant religieux. Eginhard a donc pu dire avec vérité « que l'empereur perfectionna soigneusement les chants sacrés. » Voy. Musique.

CHANT ROYAL. — Espèce de poème qui était en usage aux xiv«, xv« etxvi" siècles; il était destiné à célébrer quelque action illustre. Voy. Poésie.

CHANTELAGE. — Droit féodal que prélevait le seigneur sur le vin vendu en gros, dans l'étendue de sa seigneurie.

CHANTELLE. — Taille personnelle que, dans certaines provinces, les mortaillahles ou personnes de condition servile payaient aux seigneurs féodaux.

CHANTRE. — Dignité dans les chapitres. Voy. CHANOINES et BÉNÉFICES ecclébîastiqles.

CHANVR1ERS. — Ouvriers qui préparent le chanvre. Voy. Corporation.

CHAPE. — Au moyen âge. la chappe n'était par réservée exclusivement uu clergé ; c'était un grand manteau échancré sur les bras et dont se servaient les personnages d'une haute qualité. Voy.

Habillement.

CHAPE DE SAINT MARTIN. — Pavillon oh l'on plaçait la chasse de saint Martin, que les rois faisaient porter dans leurs armées. Voy. BanniEre.

CHAPEAU. — 11 est souvent question dans les comptes des xiv» et xv* siècles de chapeaux faits avec de h» peau de bièvre, petit animal dans le genre de la loutre (Comptes de l'argenterie des rois d§ France). La peau de bièvre s'employait aussi pour fourrer les vêtements. L'usage des chapeaux était peu commun avant le xv« siècle. Le père Daniel remarque quo Charles VII, à son entrée dans Rouen, en 1449, avait un chapeau de castor doublé de velours rouge surmonté d'une houppe de fil d'or. A partir de ce règne les cAapeaux devinrent plus communs et ren placèrent les chaperons. Voy. Habillement.

CHAPEAU DE ROSES. — Le chapeau de roses était une des redevances féodales. Voy. Féodalité. — 11 était aussi d'usage, dans certaines provinces , de donner à une jeune tille, en la mariant, un chapeau de roses. Elle ne pouvait plus rien réclamer de la succession paternelle ; elle avait reçu en mariage tout ce qui devait lui revenir, et le chapeau de roses était le symbole de cette dotation. Les coutumes de Tours et d'Auvergne consacraient cet usage.

CHAPEAU DE CARDINAL. — Symbole de la dignité de cardinal. C'est un chaînait rouge, de forme plate, à larges bords, et d'où pendent de grands cordons de soie rouge.

CHAPEL DE FLEURS. — Voy. Habillement.

CHAPEL DE PAON. — Chapeaux ou bonnets surmontés d'une plume de paon dont l'usage était très-commun au moyen âge.

CHAPELAIN. — Prêtre attaché à une chapelle. Voy. Clergé.

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