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ores des comptes étaient des cours seuveraincs ou jugeant sans appel, établies pour entend re, v érifier et j uger les comptes des officiers royaux chargés du maniement des deniers publics et il 'autres officiers comptables; elles veillaient également à la conservation du domaine et des droits qui en dépendaient. Il y avait autrefois onze chambres des complet établies à Paris, Dijon , Grenoble, Aix, Nantes , Mont- , pellier , Blois , Rouen , Pau , Dole et Metz , sans compter les cAam&rade Nancy et de Bar-le-Due. Voy. pour les détails historiques le mot Finances.
CHAMBRES DES ENQUÊTES et DES REQUÊTES. - Voy. Parlements.
CHAMBRES DES VACATIONS. — Chambres qui siègent pendant les vacances accordées aux tribunaux.
CHAMBRES DU VISA. — Chambres de justice qui lurent chargées en I7i5eten 1721 d'examiner la validité des créances sur l'État.
CHAMBRES GARNIES. — Il est question, dès 1635, de chambres garnies qu'on louait fournies de toutes les choses nécessaires. Un règlement de police du 20 mars 1635, cité par de La Mare ( Traité de la police), ordonne aux loueurs de chambres garnies de ne loger que personnes de bonne vie et mœurs, à peine de punition exemplaire; il leur est enjoint de s'enquérir des noms , qualités , condi'ion ^domicile de ceux qu'ils recevront . d'en faire registre et de remettre ces renseignements le jour môme au commissaire de leur quartier.
CHAMBRES MI -PARTIES. — Chambres
des parlements composées de protestants et de catholiques, et chargées de juger les procès entre Français de communion différente. Les chambres mi-parties avaient été établies d'abord par le traité de Saint- Germain (ir,7o). L'édit de Nantes (1598) institua , en Guyenne , Languedoc et Dauphiné, des chambres mi-parties qui furent supprimées en 1679.
CHAMBRIER (grand). — Grand dignitaire chargé de veiller primitivement à la garde du trésor royal. L'office de grand chambrier était distinct de celui de grand chambellan. Charles V, dans des lettres patentes données en 1368 dit que le chambellan avait dix sous sur chaque maîtrise, et Je grand chambrier six. L'office de grand chambrier fut supprimé, en 1545, par François Ier, après la mort de son tils Charles de France, duc d'Orléans, qui étart pourvu de cette charge. Elle fut rem-
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placée par celle de premier gentilhomme de la chambre. — On appelai l chambrier,
dans certains chaoitres, le chanoine qui en administrait les revenus. A Lyon, il se nommait chamarier.
CHAMEAUX. — Les chameaux furent employés dans les armées des Francs mérovingiens. Grégoire de Tours raconte que Contran en avait à son service, et on sait qu'en 6ï3 Brunehaut fut traînée sur un chameau avant d'être livrée au dernier supplice.
CHAMFRAIN ou CHAM FREIN. — Voy.
Chanfrein.
CHAMP CLOS. - Lieu entouré de palissades où combattaient les champions dans un duel judiciaire ou les tenants d'un tournoi. Voy. Duel et Touivnoi.