‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 119 sur 300 · CLE I · texte numérisé non relu

CLE I

CLARISSE*.— Relipieu* es nui suivaient la règle de saint François Elles avaient

été instituée» i»ar saint-.- Claire en 1312. vn 1rs appela nuebwe touip- DtrtnianhteM, parce qu'elles lurent d'abord établies dans legU-e d.* Saint Dumien.

Cl AUISSIMR. — litre donné, ver* la tin de l'empire' romain , ,mx conrtilaires gouverneurs de provinces, etc.

CLASSE*». - Dès 1637. on établit des elattê» de la marin** , et on divisa les habitant des tôles en plusieurs • ht sut qui devaient servir alternativement. Voy.

Marive. n. 744. 2« col.

CLAUShS t Lettres^. — Voy. Lettres.

CLAUSTRAUX (Bénéfices . — Bénéfices

étaldia d ns les monastères, l es èmiféces cla»8<rauj étaient possédés par, l'abbe. le prieur, le etiambrier. l';.umônier ou distr buteur des aumônes, l'Infirmier, le cellerier, le sacnsl.i- , TboaplMlier. A l'abbaye ne Niint - Denis , on comptait encore parmi les officiers claustraux le ctian. elier. le garde des sceaux , le grand c<>fifes>eur, le grand boutei lier, le grand prevot, le grand maréchal, le grand veneur lis «auraient sur le pouflté ou registre des bénéfices.

CLÊCHE.— Kn termes de blason cliché se dit d'une pièce ouverte de manière à laisser *oirlr champ de Téou.

CLEFS. — Les clef* étaient un symbole de maria. e et de puissance attribuée a la femme « Lors iu on nuit les clefs à la femme, dit un corn » enlalfur de la coutume de i.balons, c'était le signe du divorce. « les coutiimt s de vieaux, de Lorraine, d.- Melun . de t.baumo t, de Vilry, de I aon, de Cbalons. de oourg gne, etc., reconnaissaient qu'u< e v< uve pouvait déposer se> cl*f* et sa ceinture sur le cercueil de son mari comme preuve qu'elle renonçait à 'a co nmunau'é d»* biens. — Les cle s sont presen ées aux suuverains lorsqu'ils font >eur entrée dans une ville Les clef'» sont encore le symbole .de la puissance du pane, hnnmles chambellans poitaient des clefs en sautoir comme signe de leur dignité.

ClifiMENTINKS - Décrétai es du pape Clément V. Voy. Droit ihmun.

CLÉMKNTINS. — Secte qui, après le com-ordatde isoi, s'est obstinée a ne pas re on naître les nouveaux cvèque» nommes par l empereur et institués ,arlepape.

Cl RP8YDRE - Horb»ge qu» mesure le temps par la chute d'une eeittdne quantité d\jau. Voy. Horloge.

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CLERCS — Ce nom désignait, au moyen âge, tous ceux qui avaient quelque instruction. Ainsi , les scribes de la Chambre des Comptes Rappelaient les clerc» de la chambre. — Les clercs des huissiers, des procureurs, des notaires, formaient la corporation des bazochiens ( voy. le mot Bazoche). On donna aussi quelquefois le nom de clercs à des bouffons dont les farces furent condamnées par les conciles. Tels étaient les clercs ribauds vagabonds qui parcouraient les campagnes en chantant des vers de leur composition.

Voy. GOL'ILLARDS.

CLERCS DU SECRET. — Premier nom des secrétaires d'Etat. Voy. Ministères.

CLERCS REGULIERS. — Voy. Clergé

REGULIER

CLERGÉ. — Le clergé , ou corps ecclésiastique, a été longtemps en France un ordre politique. 11 se divisait en clergé séculier et clergé régulier. On peut étudier l'histoire du clergé séculier, ou clergé qui n'est pas soumis à une règle particulière, sous les trois points de vue suivants : i° hiérarchie et 'discipline ; 2° puissance temporelle des ecclésiastiques ; 3» relations des deux pouvoirs spirituel et temporel.

S Ier. Hiérarchie et discipline. — l.e clergé adopte, dès le iv« siècle, les circonscriptions romaines pour l'établissement des évèchés. Il y eut, en Gaule, au • tant de métropoles ecclésiastiques que de provinces de l'empire romain. On compta dix-sept sièges métropolitains ou archevêchés : Mayence , Cologne , Trêves , Reims, Lyon , Sens, Rouen, Tours, Bourges, Bordeaux, Eauze, N a bonne, Aix, Arles, Vienne, Besançon, Moutiers en Tarantaise (Savoie). Les évèchés suffraganls étaient calqués également sur les subdivisions des provinces romaines. Les archevêques métropolitains prenaient souvent le titre de primats. Arles, résidence du préfet du prétoire des Gaules, prétendait au titre de siège primatial, que Lyon lui disputa dans la suite. Le caractère de stabilité , que l'Eglise imprime à ses institutions , a maintenu cette division des diocèses , longtemps après la chute de l'empire romain. Ainsi, Paria n'est devenu un archevêché qu'en 1622, et a été jusqu'à cette époque , un cvèché suflragant de l'archevêché de Sens.

Les évèques étaient primitivement nommés par le clergé et le peuple de leur diocèse; le souverain temporel se bornait à approuver l'élection ; mais dans la suite , Grégoire VII réserva au saint-siége la nomination des évèques et archevêques.

LT.glise de France ne se soumit jamais

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complètement a cette prétention. Le** pragmatiques de saint Louis et de Charles VII attribuèrent aux chapitres l'élection des évèques. Enfin , le concordat de François I" (1516), elle concordat de 180 1, ont réservé au chef de l'Eiat la nomination des évèques, qui reçoivent du souverain pontife l'institution canonique.

L'époque féodale introduisit de nouvelles dignités dans l'Eglise; il y eutdesévèquesducs, desévêques-comtes. Quelques-uus , choisis parmi les vassaux immédiats du roi , obtinrent le titre de pairs , et la paîrit* resta attachée jusqu'à la lin de l'ancienne monarchie, à l'archevêché de Heims , et aux évèchés de Beauvais , 1 Ingres , Laon , Noyon,etChàlons-sur-Marne, quoique parfois elle aitété transférée àd'autres sièges. Les évèques-pairs avaient séance et voix délibéralive aux lits de justice et aux autres assemblées solennelles du parlement où étaient convoqués les pairs du royaume.

Il y eut longtemps dans l'Église des choreviques ou évèques des campagnes, qui remplissaient les fonctions épiscopales dans les bourgs et les villages. Ces évèques errants, comme les appellent les capitulaires , devaient rester subordonnés à l'évèque. Ils ne pouvaient ordonner, dit Fleury [Institution au droit ecclésiastique), que des sous-diacres, des lecteurs, des exorcistes, mais non des prêtres ni même des diacres. Les empiétements des chorévèques donnèrent lieu à des plaintes, et le concile de Raiisbonne, tenu sous Cbarlemagne ( 803 ), leur détendit d'exercer les fonctions épiscopales. Cependant l'abolition des chorévèques ne fui prononcée qu'en 849, par un concile réuni à Paris , et même on en trouve encore postérieurement à cette époque. Ainsi, en 88t», un chorévèque siège au concile de Chàlonssur-Saône. Le pape Léon VU, qui occupa lesaint-siégede 936 à 939, parle deseborévèques, et dit dans une de ses lettres , qu'ils ne doivent ni consacrer les églises , ni ordonner les prêtres, ni administrer la confirmation. Mais il n'en est plus question à partir delà fin du x« siècle. Les grands vicaires ou vicaires généraux les remplacèrent.

L'institution des grands vicaires ne date que du xi* siècle, si l'on excepte, dit Kleury, quelques exemples très-rares où il est parlé de prêtres qui secondaient les évèques dans l'exercice de leurs fonctions. Nous ne reviendrons pas sur les ebanoines, dont il a été question ailleurs (voy. Chanoines). L'évèque avait encore pouf le seconder dans l'administration de son diocèse un archiprétre. On a attaché diverses significations à ce nom, qui est fort ancien , et qui se trouve déjà dans les

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ouvrages deC.régoirc de Tours, et du pape Grégoire le Grand. U désignait quelquefois le chef de la chapelle royale , qu'on appelait aussi archichapclatn. Le pape Adrien 1er, dans une lettre à Tilpin, archevêque de Reims, appelle archiprétre de France Fui rade, abbe de Saint-Denis, qui est encore qualifié archichapelain. Dans la suite, le nom d'archiprètre s'appliqua à un prêtre dont l'évôque avait distingué le mérite, et qu'il avait placé à la tète d'une partie de son elergé. I.e titre d'archiprètre a été conserve jusqu'à nos jours dans la hiérarchie ecclésiastique.

Le nom d'archidiacre se donnait aussi et se donne encore aujourd'hui à des dignitaires éminents du clergé. Dans l'origine, lorsque les diacres formaient dans l'Église un ordre distinct chargé Spécialement de la prédication, de la distribution des sacrements , et de radministratiou des biens temporels du clergé, l'archidiacre était leur chef Mais, dès le commencement du ix* siècle, le concile de Heims

[irescrivit par son cinquième canon, que es archidiacres fussent promus à la prè • trise. L'archidiacre resta un des prinei-

Îiaux dignitaires de l'Église : il présentait es clercs à l'ordination, comme il les présente encore aujourd'hui ; il marquait à chacun son rang et ses fonctions, annonçait au peuple les jours do jeûne et de tète , était chargé de l'ornement et des réparations des églises. Il avait l'intendance des oblations et des revenus, et le soin des pauvres. Peu à peu l'archidiacre devint, après l'évèque, le principal dignitaire du diocèse. H eut une juridiction particulière, et la surveillance du clergé.

L'importance et la multiplicité des fonctions conûées aux archidiacres déterminèrent les évèques à en créer plusieurs.

Le concile deLatran, en 1215, établit deux nouvelles dignités dans les églises cathédrales : celles de pénitencier et de théologal. Le premier fut chargé d'entendre les confessions des prêtres, et celles des laïques pour les cas réservés. Le théologal devait, comme son nom l'indique, enseigner la théologie et spécialement l'Écriture sainte. Les conciles postérieurs et les ordonnances d'Orléans u 561) et de Blois (1579), imposèrent aux collégiales et aux monastères, aussi bien qu'aux églises cathédrales, l'obligation il'avoirun théologal qui prêchât les dimanches et fêtes solennelles , et fit trois fois }>ar semaine une leçon sur l'Écriture sainte.

L'évèque était primitivement le seul pasteur du diocèse; mais lorsque le nombre Jes ftdèles s'accrut , H commit le soin des

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diverses parties de son diocèse à de»»

prêtres particuliers . et leur délégua une partie de la puissance ecclésiastique. On appelait primitivement titra les lieux d oraison oh l'évèque allait tenir l'assemblée des fidèles , et où il avait des vicaires. Ces prêtres pouvaient donner le baptême ou I absolution en cas de péril; hors de là l'administration des sacrements était réservée à l'évèque Dès le Vf siècle, Jes

Srandes villes avaient plusieurs églises, et ans chacune un prêtre chargé d'instruire le peuple. Bientôt on bâtit des oratoires dans les campagnes. Tel fut le commencement des cure* et des paroisses Dans l'origine, les prêtres qui en furent chargés portaient le nom de cardinaux ( voy. Cardinal ) , quand ils y étaient nommes définitivement. Ce fut seulement au xnr siècle qu'on commença à le - 1 Mann in- eu r m. parce que le soin {cura) des âmes leur était confié. C'étaient autant de petits évèques , dit Fleury ; ils pouvaient dire des messes , prêcher, et môme baptiser aux jours solennels. Ces droits ne furent accordés qu'aux titres principaux ou éubses archipresbytérales , qu on appelait à cette époque plèbes. Le prêtre qui les administrait était quelquefois désigné sous le nom de plebanus. De ces églises principales dépendaient des cures inférieures ou oratoires, qu'on a appelées plus tard succursales Dans la suite, les curés purent administrer tous les sacrements , à l'exception de l'ordre et de la confirmation. Us eurent même une juridiction nui s'exerçait à la porte de l'église, sous le porche, où il y avait ordinairement deux lions pour marque de justice (voy Église ). De là la formule qui terminait les sentences rendues par les juges de ces églises , donné entre les deux lions (datum inter duos Icônes). Jusqu'en 1759, on voyait ces deux lions symboliques à la porte de l'église Saint- Séverin, à Paris.

Le curé était primitivement secondé par des diacres et des diaconesses , chargés de distribuer aux hommes et aux femmes les secours temporels et spirituels. On a appelé dans la suite vicaires les ^ecclésiastiques placés sous la direction dù curé, pour l'administration d'une paroisse. Aujourd'hui on dislingue parmi les curés les doyens qui administrent les cures de canton , et sont inamovibles , des desservants chargés des succursales. Pour les affaires temporelles, la paroisse est confiée à un conseil de fabrique (voy. Marccilui?*).

Les diacres et sous-diacres formaient un ordre particulier dans les premiers temps de l'Église. Plus tard le sonsdiaconat et le diaconat, n ont plus été que des degrés pour parvenir à la prêtrise. Ces

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ordres donnent le droit do servir m l'Autel, et imposent un engagement trréweanle.

Les .»ro>es mineure fur i ent te» derniers rangs de. la mereicme ecclé iastiqoe Us comprennent les aeolytea, exorciste», lectouraet uoitiera. Voy. ohures A côté du clergé régulièrement org*-

L'ourousemen t s< uiuia à la hierar» hie I es roîa. meraviiigieus avaient leur oretoire particulier dessin i par ce clergé spécial. C"inme on gantait ilu.it- l'oratoire ruNal la châaae ou,< Uuj>r de saint JH-rtin de l'ouïs (roy. Baxmki.el on appela «et oretoire c/»oWk,et un nomnm chtjielams les ecclésiastiques qui. 9 ci «braient l'office divin, l/eurctiej p rta le nom 4\'an hirh*t>elmn. Dana la.auite, ou adopta a ta cour des rais fran*e,i )U£ique&-uuHdea titres des dignités byzantine». <"> douuaàHilduuin, abne >e Saint-.Henis U- titre > t'apocri$iu ire. qui désignait, «m me rehii d archichapclain, le chef de la - chapelle impériale. Plu» tard , lea.iuuua ne • imorlle ei • hm-einin s'appliquèrent à tous les oraioires particulier» etàuetuqwi le* desservaient iJest haieaux eurei.i au-i leure chapelles et leurs dmpejtona Au**? siècle, le» . hapelaiu» du l ui prirent le ntuu à'aumâniers, et furent plàooa^ou* la direction du yran.i au»,ônitf\de,tira>tct , ûuii l'ttisiitutiun rem nie à Charte* Vin* Ce haut dignitaire ne l'Église** de la mai mu» .lu rai avait dans ses atvnbvi4ona in n seulement U s ecelesiasuqsestatiaché- à la o-ur, mai» encore les lecumre.et prafesaeurs royaux du colléue ■ le rr»me II fut souvent charge de la feuiUidt ttmiéficcs , ou delà préseniati n auxdiéoétl e^eccJesiaatiquea. L* dignité de Srand,**ommef a é'é supprimée, en isao.

1-e nsaidauiuonicr au chapelain sert encore a désigner les ecclésiastiques attaché» aux oratoires des établissements l'ulilias, llL>|;iuux. tollé e-, couvents, etc. i.ceuapiiiv deSainl-ucuis f<iii au.-si partie de4*itUergé qui ne se, rattache pas a la hiémrcjiie. ordinaire* Voy. Chapitre de Smwj-ems...

Lu. di k. j p u ne ecclésiastique a varié avec les .temps. 1 e ee>i6-<i, Imposé au clergé à uns époque l'oi t ancienne, ne lut pas tuujour», rîfureusoii.ent 01 servé. >l fallut qu'au**!? siede. le pape Grégoire VII s'armât idt. toute* .les rigueurs des loi» ecclés. astiques p itr. en retaJtlir la stricte obseavauiu». l.a. dise.ipl ne.ccclesi«»iiqiie a >uruun été maintenue par les roniles.

< •eaaaaem I dérs, coin posées d > ■ s pri ne i pa ux membres du clergé, se divisaient* n conciles .,«. unienique*. ou universels, naiiun aux. et provinciaux. Les premiers se composaient d'evèques pris dans toute la

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