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chrétienté; les- seconds, des évequesidkin
lov.umu', et les 'troisièmes d'un nietropo - 1 nui n et de ses sunragants. Il y avait aussi
des synodes di cesains où un évèque réunissait les principaux membres de son clergé, sous les Mérovingiens et lesCarto* vingiens, un grand nombre de conciles eurent un caractère mixte ; tea laïques y figuraient à côté de» eeelésiastiqnes , et le» aitaires politiques y tenaient presque autant de place que le» qeestions religieuses.
U était tout n.em el qu'a es époques barbares, et au milieu (le nations grossière» et ignorant* &, la super ioriie i» leHectuelle du cierge lui donnai une grande inflaence (voy. Assemblées 1 1 > il TiyiEs ). Les conedestres 1 requents au vr» siècle, devinrent: plus rare» a me-ura que se ut sentir l'influence des meeurs et des idée» germaniques, et que s'affaiblit l'un ne de l'empire fi a ne. Au vi«* siècle, il se tint en France cinquante-quatre conciles de tout genre; vingt seulement dans le vn<- si- rie ; il n'y en eut que s pi dans U premièi e moitié du Vll«#<eièefte. L'importance de ces assemblée'' ecclésiastique» m ele immense , et il faut l'étudier dana un article spécial.
Voy. Cimcii.es.
a mesure que l'autorité des rois de France s'accrut, elle limita l'indépendance du « lergé K intervint dans les b(fan es ecclésia- tiques A oartir do xvr» siècle, le clergé ne put tenir aucune assemblée générale qu'avec l'autorisation du roi el en prés» née d* ses commissaires La loi qui régit encore ajourdhui les relations «tes deux puissances a défendu, par une disposition formelle, qu'aucun ronciie national ou métropolitain , aucun synode diocésain, aucune assemblée délibérante du clergé eût lieu *ati* la permission expresse du chei de l'Eiat (loi du 18 germinal «n x, art 4 t.
S II. Puissance temj^reUe du clergé.
— La puissance lerupoi elle du clergé tenait h son ascendant moral , à ses droits politiques v à ses richesses et à ses tribu naux. outre 1 influence morale que 1 u 1 1 ion* nail son caractère religieux , le clergé eut longtemps la supcri< rue intellectuelle, la dire, lion des écoles et le soin de soulager les pauvres qu'il nourrissait dans les hôpitaux ( voy Universités el Hôpitaux ). Son autorité politique remontait aux derniers empereur» tomaina. Dès le iv* siècle, Constantin avait accordé aux évoques des tribunaux particuliers ; sous l'empereur Cratien, ils devinrent les défenseurs des cités et par conséquent les chefs politiques aussi bien que les pasteurs spirituels des vil e» de l'empire romain; ils furent le- praieeteuri- de»
classes inférieures coutre l'aristocratie
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des principaux citoyens qu'nn nommait Normandie, de Bourgogne, d'Aquitaine
curiales ou dreurion* tvoy. Mcsicipks >. et de Bretagne, des omr.es de Chara-
La jnt- trouvait aussi dans l'évèque un patène, de Flandre tu de Toulouse ;resec-
défenseur contre les magistrats romains elésiaaiiqucs 11'eiaivm que lesarnèro-va*-
et leur tyrannie fiscale. Au vi* siècle, on saux <iu r-4. Les evèques et ulibe* n'exer-
voit encore les, évèques protéger les po- çaieul pas ordinairement par eux mêmes
puhttioos contre les i ois barbares; temoiu le pouvoir temporel; ils le confiaient fa
cetévèqne de l.i muges. qui prit ladéfetifC des ncoue* ou a des rtda«»«*. I «s «voués
dn peuple contre le référendaire Marcus conduisaient leurs hniumes d'armes fa U
envoyé par Chilperic pour lever l'iiui ôt. guerre et rendaient quelquefois la justice
Le dtoil d'oui le y que l'assemblée d'Or- en leur nom les amueries ou di unités
leans, en 5li, avait accordé aux église» , d'avoués des église» donnèrent heu. fa.un
augmentait encore l'influence du cierge grand nombre de proc4<s qui étaient portes
(voy< AtiLB. droit d' i. I.e rachat des cap- au tribunal du roi; ils furent ni an
tiTs; ht t.roteciion accordée a tous les nombre des > a$ royaux ou procès dont la
malheureux, la distribution aux pauvres décision était réservée au .souverain. Les
tribuaiem aussi a accroître la popularité évèches ou .sbhaycs les mêmes fonctions
de cet ordre. « L'Église, dit M. liueraid que les avoues.
( Préfane du. cartnl. de /V. D. de Pari*, Lorsque la royauté appela, aux états
p. Qi ). en prenant fa sa ebarge et pour généraux lesdiver> ordres «lu royaume ,
ainsi dire chex elle les veuveOes 01 pi e- le clergé eut M urcmi> r rang entre les
limvet généralement tous les malin ni eux, trois ordres, et il le conserva jusqu'ils la
ne pouvait manquer de les avoir dans sa fin de l'ancienne monarchie 11 donna à
dépendance; mats ce qui «levait surtout la royauté plusieurs de ses ministres les
lui gagner le cœur de ses noninrcux su- plus émineiils, tels que Miger. abbé de
jets, c^est qu'au lieu d'être humiliée ou Saint-Denis* «.uenn. evèque de Sentis,
embarrassée de leur cortège elle 'en faU George d'Aniboi**', archevêque de Kouen.
sait honneur, et proclamait que le- p u- et le* caruiuaux de Iticbelieu, Matarin et
▼res étaient ses trésors. » Sa puis-au« e Fleury.
temporelle s'accrut pa< ses bien ails. Kilo Richetu* du clergé, — I. s immenses devint exorbitante sous les ladites suo richesses du cierge contribuèrent encore cesseursde «.liai lemagne. • >n vit alors .1- s fa augmenter sou influence. Dès. le temps conciles déposer des eropereui s, et, chose de t.luvis , réalise de Ueims possédait de étonnante, les souverains eux-n.èmes ne vastes domaines, et l'evêque saint demi contestaient pas ce dr it au cierge «Les payait la terre d'F.pcrnay cinq mille liévèq ues, disait Charles le Chauve , sont vrès d'argent; ce qui ferait plus- de trois les trônes de la divinité ; Dieu repose sur millions de monu.de ai luelle, d'après eux , et par eux il rend ses jugements. M. Gueraid Ca< lolairr de Noire~Dame Je ne devais pas être repousse du tronc , de Parti, Introduction , p. xxxvn). Chîlaj ou tait il, sans avoi« etc entendu et jugé péric disait que le lise royal était épuise par les evèques, dont le mii.i*tère m'a et toutes les richesses transférées aux consacré comme roi. » égli-es. « Ce sont les évèques qui rè- Rang du clergé dam la hiérarchie po- gnent aujourd'hui, ajoutait- il; o est aux litique.— Au x^siècle, le clergé entra dans evèques des cites qu'a passé notre dile système féodal par les vaa;es domaines gnité. » (Grég. de l'ours, VI, 46. ) DéquTil possédait et conserva une part cou- pouillé temporairement par Charles Marsidérable d'autorité politique II y avait tel, le clergé recouvra la plus grande parmi les seurneurs ecclésiastiques une pariie de ses biens sous Pépin le Urel et hiérarchie comme parmi les seigneurs lui- Charleniagne.oii voit psi le « loneiledUixques ; les énéquee-pairt étaient au premier la-Cbauelle . tenu en sift, que les églises rang « comme vassaux immedius du roi ; étaient d»vi>ées en trois classes, suivant c'était. 1 arciievèque-duc de Ueims, les leurs richesses, les une* possédaient de évèques-ducs de Laoï. et de Laugres, les trois mille fa huit mille mausea et plus, les évèques-comtes de Beau vais, de Aoyou et secomhs mille ou deux mille manses ot de Chalons-.sur Marne. I n comte naine les troisièmes deux ou in» s cenl> manses. futatlaché pendantquelque temps à Vevè- Ceuui . évalue par M. Guerard. d'après Je ché de Seulis. Venaient ensuite h s arche- pol ypt yque d'h m moi», donne en moyenne vèques. évèques, abbes . qu. relevaient près de huit cent mille francs de revenu immédiatement du roi ; enfin les a> che- foncier pour la première classe , plus de
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visés en quatre parts .- la première pour l'évêque , la seconde pour son cierge , la troisième pour les pauvres et la quatrième pour les édifices consacres au culte. Les biens ecclésiastiquesétaientexempts d'impôts, l a dlme , ou dixième de tous les produits de la terre, n'était d'abord qu'un don volontaire des fidèles. Charlemagne en fit uu impôt obligatoire , et la perception des ùlmes maintenue jusqu'en I78î» accrut considérablement les revenus de l'Egliw».
Tribunaux ecclésiastiques. — Les tribunaux ecclésiastiques remontaient k Constantin qui avait permis à chaque évéque de juger ses clercs. Ne pouvant toujours présider son tribunal, l'évèque se Ht remplacer par un juge, que l'on nomma officiai. Ce juge devait être prêtre et docteur ou au moins licencié en théologie et en droit canon (voy. Droit canon ). Le promoteur remplissait près de ce tribunal les fonctions de ministère public et devait aussi être clerc. Lf s avocats y prenaient le nom de procureurs postulants, et les greffiers celui de notaires apostoliques. Le tribunal ecclésiastique portait souvent le nom d'officialité. Sa compétence devait primitivement se restreindre aux clercs; mais peu à peu elle s'étendit. Les tribunaux ecclésiastiques s'emparèrent de tous les procès qui ne dépendaient qu'indirectement du clergé , par exemple des procès des croisés, des usuriers , et de toutes les affaires concernant les testaments et mariages. Us s'efforcèrent de faire prévaloir la doctrine que toutes les personnes misérables , veuves, orphelins, pauvres, appartenaient à la juridiction ecclésiastique. Enfin ils soutinrent que l'Eglise devant décider de tous les cas de conscience, était juge en définitive de tous les procès. Si cette opinion l'eût emporté, les tribunaux ecclésiastiques se seraient emparés entièrement de l'administration de la justice. Les ecclésiastiques l'exécutaient pas eux-mêmes leurs sentences ; iis avaient recours su bras séculier pour faire appliquer les punitions qu'ils avaient prononcées. Les empiétements des tribunaux ecclésiastiques provoquèrent, an xur» siècle, les plaintes des seigneurs. La royauté eu profita pour restreindre la puissance des n i tin al i ics ; elle eut pour auxiliaires les jurisconsultes qui jouèrent un grand rôle aux Ml», xiv*, xv et IT1* siècles et qui contribuèrent à fixer par des pragmatiques et des concordats les limites des deux puissance»».
Il faut ajouter à ces avantages temporels du clergé d'autres privilèges qu'on appelait franchises, exemptions ou t'mmtim-
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tés. m Ces exemptions étaient de deux sortes , dit Fleury, les unes regardaient principalement les personnes et tendaient à leur conserver le repos nécessaire pour vaquer à leurs fonctions ; les autres regardaient la conservation de leurs biens. Les exemptions personnelles les dispensaient de la juridiction, des charges municipales, de tutelle et de curatelle , de Contrainte par corps , du service militaire , du logement des troupes, etc. Les biens des ecclésiastiques étaient exempts de la taille comme les biens nobles , des droits d'aides , de vingtième et de huitième pour la vente des vins de leur cru en gros ou en détail. »>
S III. filiations des deux puissances temporelle et spirituelle. — La distinction des deux puissances remonte aux premiers temps de l'Église ; mais il s'en fallut de beaucoup qu'on parvînt immédiatement à régler leurs relations avec précision et équité. Pendant les époques mérovingienne et carlovingienne on voit perpétuellement les deux domaines confondus ; 1? clergé intervient dans les affaires temporelles eu siégeant dans les champs de Mars ; à leur tour les chefs francs déposent des évèques , les exilent, et dépouillent les églises de leurs biens pour en investir des guerriers. Charlemagne chercha à mettre quelque ordre dans ce chaos. Voici une des questions posées par les capilulaircs aux missi deminici : « Que veut dire l'Apôtre par ces paroles : qu'aucun homme engagé au service de Dieu ne se mêle des affaires tenu porelles? » Charlemagne recommandait aux envoyés royaux d'examiner jusqu'à quel point les évèques et les abbés devaient intervenir dans les affaires séculières , et les comtes et autres laïques dans les affaires ecclésiastiques. Mais , après Charlemagne, qui n'avait pu que poser la question , tout retomba dans la confusion. Les évèques dominèrent la royauté et furent les souverains de la France pendant une partie du ix* siècle. Au x« siècle, on les vu à leur tour opprimés par les seigneurs féodaux. Ce fut à celte époque que les abbés-comtes (voy. Abbé) s'emparèrent de l'administration du temporel des abbayes. D'autres seigneurs envahirent les biens des églises , sous prétexte de les protéger. Tous , avoués, vidâmes, baillis, se présentaient comme les défenseurs des églises , et des monastères , qu'ils tyrannisaient , dont ils pillaient les biens et souvent même profanaient le sanctuaire. Les conciles du x* siècle se plaignent de ce que les lieux, qui doivent être consacrés au service de Dieu , ne retentissent plus que
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des cris des chiens et du hennissement des chevaux. Cette invasion de la féodalité dans l'Église fut une des causes des malheurs du x« siècle. L'Eglise parvint à l'affranchir aux xi« et xu* siècles; mais elle voulut à son tour dominer la puissance temporelle, et de là naquit la célèbre querelle des investitures ou du sacerdoce et de l'empire, l a France, sans y rester étrangère, conserva cependant au milieu de ces luttes un esprit de modération, qu'expriment surtout Yves de Chartres et Hugues de Fleury. Ce dernier, dans un traité sur le pouvoir royal et la dignité sacerdotale, indique la solution qui a été consacrée par les concordats : « Le roi peut, à mon avis, accorder à un clerc l'honneur épiscopal ; mais c'est le supérieur ecclésiastique qui doit lui conférer l'autorité spirituelle et le soin des àn.es. >. Il fallut plusieurs siècles de luttes avant qu'on en vint à cette transaction ; mais , dès l'origine, les rois de France résistèrent à 1 abus des excommunications et firent respecter leur puissance temporelle par le clergé.
Philippe Auguste exigea que les évêques s'acquittassent envers la royauté des obligations auxquelles les astreignait le service féodal ou qu'ils les rachetassent par le payement d'une somme d'argent. Sous saint Louis, en 1246. les principaux barons, blessés surtout des empiétements de la juridiction ecclésiastique , Srent entendre les plaintes les plus vives. Lear protestation est curieuse quoique pleine d'erreurs historiques. «Attendu, disaient-ils, que les clercs , oubliant que t'est par la guerre et le sang répandu tous Charlemagne, que le royaume de France a été converti à la foi catholique, ^'emparent de la juridiction qui appartient aux princes séculiers, nous , grands du royaume, défendons à toute personne laïque ou ecclésiastique de traduire qui que ce soit devant les juges d'église , sinon pour hérésie, mariage ou usure, sous peine, pour l'infracteur, de la perle de ses biens et de la mutila'.ion d'un membre » Ces attaques violentes et ces menaces n'auraient fait qu'exciter la guerre entre les différents ordres. Saint Louis intervint, et sa pragmatique sanction , promulguée en 1268, fut une heureuse transaction. Elle répondit en partie aux réclamations des nobles contre le clergé et aux réclamations du clergé lui-même contre les exigences de la cour de Rome. Celte pragmatique ordonnait que les prélats, patrons ( voy. ce mot) et collatçurs de bénéfices jouissent pleinement de leurs droits; que les églises cathédrales et autres eussent la liberté entière de
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faire les élections ecclésiastiques ; que le crime de simonie fût banni du royaume ; que les promotions, collations de prélaturea et d'autres bénéfices fussent faites suivant le droit commun , les décrets des conciles ei les décisions des l'ères. hlle prohibait les exactions de la cour de home qui avaient appauvri la France, a .moins que l'urgente nécessité de porter de l'argent à lUme ne lût reconnue par le roi et par l'Eglise gallicane.
En même temp* que la royauté restreignait la puissance temporelle des ecclésiastiques, elle s'emparait de la plupart des droits que les seigneurs avaient jadis exercés sur les églises. Ainsi le droit de sauvegarde ou patr. n-.ge passa des grands vassaux aux rois. Les baillis et les prévôts jouèrent à l'égard des évêque* et des abbés le même rôle que les avoués et vidâmes aux époques antérieures. Le droit de regale, qui autorisait primitivement les seigneurs suzerains à jouir de tous les revenus d'un évêché pendant la vacance du siège et à nommer a tous les bénéfices qui en dépendaient , appartint exclusivement aux rois. Il en fut de même du droit de mainmorte que payaient les corporations ecclésiastiques pour les tiefs au elles acquéraient. La royauté intervint de plus en plus dans l'administration des bénéfices ecclésiastiques et finit par se réserver le jugement de tous les pn ces qui y avaient rapport. Les légistes, si puissants sous le règne de Philippe le Bel , restreignirent encore le pouvoir temporel du clergé et principalement sa juridiction. Le séjour des papes à Avignon mit le saintsiege dans la dépendance du roi de France et fut l'occasion d'une transaction entre les deux puissances. Le roi s'empara presque exclusivement de la collation des bénéfices et leva des dîmes sur les ecclésiastiques en abandonnant au pape les annales et les grâces expectatives ( voy. ces mots ). La pragmatique sanction de Bourges, promulguée par Charles VII en 1438, supprima cet abus et proclama les libertés de l Eglise gallicane . voy ce mot). Il fut décidé, entre autres choses, que l'on pouvait toujours en appeler du pape à un concile général et qu a l'avenir les élections ecclésiastiques seraient libres et se feraient conformément aux institutions canoniques. Supprimée sous Louis XI, qui avait probablement espéré obtenir du pape la nomination aux bénéfices , la pragmatique de Bourges fut bientôt rétablie et continua d'être la règle de l'Eglise gallicane jusqu'au concordat de François W (i5l6). Le roi obtint par le concordat le droit de nommer aux bénéfices ecclésiastiques.
Le pape conférait seul les pouvoirs spiri-
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et pouvait môme 1er refuser ; mais il nlilsa que rarement de ce dron. Ce fut
eu vain que le V^r^A^lVu Z^ conire le concorda et demanda le n air lien de la pragmatique de Itourg-s Cette résistance Ffut vaincue par Francon- Mavec d'autant plus de facilite que le concordat accoudait la tendance générale tie la France vers l'un.té m •narclnque. La noblesse et les communes 1 avaient déjà subie- le clergé, tout en gardant son carac^re spécial , d vait aussi comme ordre de l£at, se soumettre à la puissance royale. , , . , .
V«rs le même temps, le cierge fut contraint, maUré ses immuni tes, a payer des subsides à peu près périodiques, que l'on déiruisa sous le nom de dont gratuit* (v..v. — L'ordonnance de Villcrs-Cotterets f » 539 ) de lara que tous les procès des laïques, pour actions lies on personnelles, seraient juges les tribunaux laïques: ainsi les triecclésiastiques ne pouvaient proque sur les matières spirituelles, ..u i les actions personnelles dirigées contre les clercs. Les états généraux d'Orléans O560 !56i<. et <le Mois «576- 1577), s'occupèrent du clergé, et les ordonnances préparé* s dans ces assemblées, renferment un g and nombre de dispositions pour la réforme ne l'ordie eccle siastique. L'ordonnance d'"rleans (»56i) indiquait de quelle manière devaient se faire les visites diocésaines, et dans quel cas on devrait adjoindre un cadjuteur aux évoques trop acés on inlirmes. Mie enjoignit hux évèques d'avoir dans leur église cathédrale un théologal charge «le l'enseignement religieux. L'oi donnuuce de Blois (i57t>i s'élevait contre la simonie, et chargeait les ba.llis de U rei.rinier, de concert avec les évèques et a«che-.
vèques. Les états généraux de 161 4 réclamèrent contre le cumul des henéliecs ecclésiastiques, et, sur leurs instances, il fut décidé qu'on ne pourrait cum'iler plus de six conta livres de revenu sur • es bénéfices. L'institution des séminaii es. dée«dée par le concile de Trenie. fut prescrite en Fr&nceparl ordonnance de ilo»(lS79)< Un édit de la même année e .joignit aux évèques de réunir «ies concile^ provinciaux tous les trois ans. Le* paiements intervinrent, par une surveillance incessante, dans tous les détails de l'organisation des monastères; ils en ordonnaient la réforme, de concert avec les chèques, et la faisaient exécuter pa« leurs eomnnssai t es. Les quêtes, prédications, processions, confréries , pèlerinages, établissement «le nouveaux monastères, acquisitions d'immeubles par le clergé, legs au clergé, etc.,
en un mot, tout ce qui touche à la discip ine extérieure de l'Église, était l'objet de la sollicitude et de l'intervention vigilante des magistrats Louis XIV était persuadé que les biens du clergé dépendaient de la royauté • omme ceux des lataues. Il disait à son fils ( M cm. </« Louis À'/K, I, rii 1 22 ) : « Vous nevei être persuade que les rois ont naturellement la disposition pleine et libre de tous les biens qui sont t<ossedes, aussi bien par les gens û'Eglise que par les séculiers, pour en user en tout temps comme de sages économes , c'est-a dire suivant le besoin général' de leur État. En second lieu, il e-t bon que vous appreniez que ces noms mystérieux de francbi>es et de liberiés de l'Eglise; dont on prétendra peut être vous ebtouir; regardent également tous les fidèles, soit laïques , soii tonsurés, qui -ont tous également fils de cette com mune mère, maw qui n'exempte ni les uns ni les autres de la sujétion des souverains , auxquels TW vangile même leur enjoint précisément d'être soumis. » Pénétré de ces maximes. Louis XIV s'occupa plus d une fois de U discipline ecclésiastique : il interdit la fondation de mma-tères sans l'autorisa tion préalable du gouvernement; prescrivit le rétablissement des anciennes règles dans les couvents , et la résident des eurés dans leurs parois>es. Enhn la célèbre déclaration du i9 mars 1682, fixa les limites des deux puissances L assemblée du clergé, dirigée par Bos suct, proclamait < que IHI rois et souverains ne sont soumis a aucune puissance eo lésiastique par l'ordre de Dieu, dans les choses temporelles; qu'ils ne peuvent être déposés directement m indirectement par l'autorité des chefs de Eglise que leurs suje s ne peuvent être dispenses de la soumi-sion et obéissance qu ils leur doivent, ou ans. us du scrutent de fidélité: qa il Taut régler l'usage de la puissance auosiol que, en suivant les canons faits par l'Eglise de Dieu et consacres par le respect général que les règles, les mœurs, et les institutions reçues dans te r .yaumeet dans l'Eglise gallicane, doiven! avoir force et vertu »•
L'Assemblée constituante, qui supprima toutes les distinctions d'ordres , enleva ai cleriré sa juridiction temporelle, ses immunités, et ses bénebVcs voy. Bkxeficb ECci.ÉstASTtgi:Ks',. l-ntin, le concordat de .801, et la loi du 18 germinal an x, ont réglé, dan I organisation moderne de Ja France , les rappo. ts du temporel et du spirituel Une nouvelle circonscription des évêchés et archevêchés i voy. Diocèses) a été adoptée. Le chef de 1 Etat nomme aux archevêché* et évèches; le
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souverain pontife confère Itnstitutfc n canonique et les pouvoirs spirituels. Un traitement efiiaasuné pur l'Etat au \ ministres du culte. Les anciennes libertés de l'Église gallicane ont eu* reconnues et oonlirmées par les articles qui maintiennent l'anpel eontmed'ahu*, et interdisent la promulgation d'aucune bulle, bref, mandat ou autres expéditions de la cour deiiome, sans l'aut- irisation du gouvernement. C'est encore aujourd'hui le concordat de 18OI qui régit en France les relations du temporel et du spirituel. — Voy. sur le clerue considère comme ordre religieux et politique, Fleury, ln*Ututton au droit ecctéstaxtique : et Thomassin , A nc tonne et nouvelle discipline de t Église.
CLEftGÊ RÉGULIER.- On appelle clergé régulier celui qui est soumis h une règle spéciale et qui vit en c««m«» unanté N>>us avons indiqué le développement chronologique des ordres monarques au moi Abbayr Voici la liste alphabétique des principaux- couvents d hommes et de fen*roes établis en France :
Anglaise* (Filles). Bénédictines anglaises; elles avaient à l'aiis un cojvent qui datait de iGiu. - Anglaises Dames ». Ces religieuses, connues aussi sous le nom de F il tes d* la Conception , vinrent s'établir à Paris en 1633; elles suivaient la règle de Saint-Augustin. - Annonriade*. Il y avait plusieurs ordres religieux de ce nom ; Tua fut institué à Bourges par Je- une de France, femme de l ouïs XII. Un autre, appelé les Annonciades célestes, ou Filles bleues et Céiestines, fut établi en it>oo, par une pieuse veuve de Gènes l es Annonclades célestes s'établirent à Paris en 1624. — • Antonins. Ces religieux étaient des hospitaliers qui avaient été institués pour soigner ceux qui étaient atteints de la maladie appelée le feu S 'inl Antoine ou mal des a* dm-' s ( voy ardents). Charles Y leur avait accordé de grands privilèges. — Aa^ustines. On donnait ee nom aux religieuses hoxpiinliiret de ta charité de Notre Dame , qui suivaient la règle de Saint-Augustm. Elles avaient été établies à t'ai is par la mère Françoise de la Croix , et l'archevêque de Gotidi. Le pape Urbain \ 111 approuva leurs constitutions en 1633. Elles font encore aujourd'hui le seivicc de l'Hotel-Dieu de l'aris. — Augustms, Les religieux de l'on ire de Saint- Augustin ne doivent pas être confondus avec les Chanoines réguliers de Saint- Augustin (voy. «hanoisks uécllieks). L'ordre monastique ne date que de 1255, époque où le pape Alexandre IV réunit en une seule congrégation des ermites de noms différents et de diverses in-
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s; n ut m us. et leur donna le nom d'Ermite*
de Saint- Augustin. Il les divisa en quatre provinces : France, Allemagne, Espagne et llalb*. i es moines de cette congrégation s'appelèrent grands Augustin* , en opposition avec les r.uillcniies de Bourges, nommés les peti s Augusdns. Les grands Augnstins étaient un des quatre oidres mendiants Dès 1250 ils étaient étublis à Parts , où une rue garde encore leur nom. En 1588, le pane Sixte V soumit cet ordre à une reforme. On appela la nouvelle congrégation les Auijustins déchausses, ou pe'tts Pères de l * mo>t. Ils vinrent s'établir en France sous le règne de Henri IV, en i596. Marguerite <te Valois , première femme de ce prince, les appela, en 1608, du bauphiné à Paris. Mais ils ne s'établirent dérinitivement dans cette ville qu'en 1619. Ils arhetèrFtu un terrain inhabité, et y construisirent le couvent dit ries Pehts-Pères l ouis XIII posa; en 1629, la première pierre de leur église, à laquelle il donna le n m de Notre-Dame des Wctoire*, qu'. lle porte encore aujourd'hui. I.e couvent des Pet I» Pères, et les autres couvents de l'ordre des Augustins, ont été supprimés en 1790. — Ave- Jtfaria (Filles de i < Les filles ou Heligieuses de l'A >e-Maria appartenaient au tiers ordre de Saint François (voy. Franciscains), Louis XI leur donna, en H80.
la maison que saint I ouis avait fondée en faveur dés Béguines , il voulut qu'elles prissent le nom rie religieuses de l'Ave- Maria, parce qu'il avait établi peu auparavant l'usage de répéter trois t'ois pat jour \'A*"-Mar>a < voy ANOEi.rs )
Birnabites. Cet ordre fondé à Milan, en 1530, et approuvé par le pape en 1 553, fut appelé en France en 1608. Les Barnabites y établirent plusieurs nvnastères, et durent un provin ial jusqu'à la révolution lisse nommaient encore clercs réqulirrs de la congrégation de Saint- Paul La prédication , l'instruction de la j 'iine-se, la direction ries séminaires, étaient l'occupation ordinaire de ces religieux. Ils avaient,» Montargis , un collège célèbre fondé par les duce d'orléan6. I eur général résinait a Home. — Bénédictines. Ueligjetises de l'ordre de Saint- Benoft. Elles s etab iront en France vers le milieu du vr* siècle ; b-ur premier menas 1ère fut fonrié, en 544, par sainte Kadeuonde, femme de Chhdebert 1er; ee fut l'abbavc de Sainte-Croix de Soissons. Elles avaient, en France, cent seize abbayes avant la révolution. Les Bénédictines de l'adoration perpétuelle suivaient aussi la règle de Saint Benoît. L une d'elles était toujours prosternée devant l'autel , la corde au cou , et faisant amende hono-
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rable à Dieu pour les outrages envers le ' saint sacrement. — Bénédictin*. L'ordre des Bénédictins est le plus ancien des ordres monastiques de l'occident. Il fut institué au vi* siècle par saint Benott de Nursia, dont le disciple saint Maur vint en France fonder le monastère de Glanléuilen Anjou ou Saint-Maur-sur -Loire. La plupart des monastères de France adoptèrent la règle de Saint-Benoit. Les abbayes de Saint-Germain des Prés , de Saint-Denis, Saint-Martin de Tours, Saint- Wandrille, Jumiéges, Marrooutier et un grand nombre d'autres contribuèrent à défricher les terres et à sauver les débris de la civilisation. L'ordre des Bénédictins fut plusieurs lois réformé. En 8i7, un synode tenu par saint Benoit d'Anianc rétablit la règle dans son ancienne sévérité. Au x« siècle , Eudes, abbé de Cluni; au xi°t saint Bruno , chanoine de Reims, et Hubert abbé de ( tteaux; au xu«, saint Bernard , abbé de Clairvaux; au xnte siècle. Jean Calbert ou Gualbert, fondateur de la congrégation italienne de Vallomnreuse; au xvia siècle, Jean de La Bar* rière, abbé de Feuillants ; enfin au \vu«, la congrégation de Saint-Maur et la réforme ne la Trappe tentèrent de ramener l'ordre des Bénédictins à la pureté primitive. La réforme de la congrégation de Saint-Maur fut une des plus célèbres; elle donna naissance à cette grande école d'érudits, où figurent Mabilion, Montfaucon, Sainte-Marthe, d'Achery, Felibien , Lobineau. Plancher, Clément, Clémencet , Martène. Rivet, Ruinait, Tassin, Toustain , Vaissette, Bouquet, Brial et tant d'autres bénédictins aussi modestes que savants. La France leur doit , entre autres collections, le recueil des anciens historiens de France, le Gallia christiana, la France littéraire, l'Art de vérifier les dates , etc. L'ordre des Bénédictins supprimé par la constituante en 1790 a été rétabli en 1833 par dom Prosper Guéranger à Solesme ( département de la Sarthe). Les nouveaux Bénédictins ont entrepris, comme leurs devanciers, de grands travaux d'érudition , tels que la continuation du Gallia christiana, les recherches sur les Origines de l'Église romaine , la publication de VHtstoire des Papes par Anastase le Bibliothécaire , le Spicilegium solesmense , etc. — Bernardines. Religieuses bénédictines qui suivaient la reforme de Clteaux et portaient la robe blanche, comme les moines de : cet ordre. Leur origine remontait au xu* siècle. 11 y avait encore en France une congrégation de Bernardines réformées. Elle lut t'ondécparlamèrc Louise- Blanche- Thérèse de Ballon, parente de
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saint François de Sales qui la dirigea dans cette réforme. Les Bernardines réformées s'établirent à Grenoble en 1624.
I^s religieuses du Précieux sang à Pari» adoptèrent aussi en 1 6 59 la règle de Saint- Bernard. — Bernardins. On désignait sous ce nom les Bénédictins de Clteaux réformés par Robert , qui fut successivement abbé de Molesme et de Clteaux.
On les appelait quelquefois Cisterciens ou moines de Clteaux; mais, comme suint Bernard avait beaucoup contribué à la propagation de l'ordre de Clteaux, on leur d^nna le plus souvent le nom de Bernardins. Les chefs d'ordre des Bernardins étaient les abbayes de Clteaux , de Clairvaux , de Pontigny, de la Ferlé et de Morimont. — Blancs-Manteaux. L'ordre des Servites ou Seretteurs de la Vierge, qu'on appela aussi Blancs- Manteaux à cause de leur costume, date du xnr» siècle; il fut fondé à Marseille en 1252, et confirmé, en 1257, par le pape Alexandre IV. Le concile de Lyon , sous Grégoire X. le supprima, et, en 1298 , Philippe le Bel donna leur couvent aux Guillemiles { voy. Guillemiles * dans cette liste des ordres religieux ). Ceux-ci y restèrent jusqu'en 1618; à cette époque ils firent place à des Bénédictins qui conservèrent le nom de Blancs-Manteaux en mémoire des premiers possesseurs du monastère. — Bons-Hommes.
On donnait ce nom à plusieurs ordres religieux , entre autres aux Minimes et aux religieux de Grandmont.
Calvaire ( Congrégation de Notre-Dame du ). Ces religieuses , qui suivaient la règle de Saint-Benoît, avaient été établies primitivement à Poitiers par Antoinette d'Orléans de la maison de Longueville. En 1617, le pape Paul V confirma cette fondation ; en i62t, les religieuses ou filles du Calvaire s'établirent a Paris, d'abord près du Luxembourg et ensuite au Marais oh était le principal couvent de leur orflre. — Camaldules. Les Camaldules tiraient leur nom de Camaldoli, solitude située au milieu des Apennins.
Leur ordre fut fondé en iot2 par saint Romuald. Ces moines, qui suivaient la règle de Saint-Benoît, vinrent en 1626 s'établir en France , où ils fondèrent six maisons. La plus ancienne était celle du Val-Jésus en Forez et la plus considérable celle de Groshois à peu de distance de Paris. Les Camaldules portaient une robe blanche, la barbe longue et avaient des sandales pour chaussure. — Capucines et Capucins. L'ordre des Capucins fut fonde, en 1525. sous le pontificat de Clément VII par l'Italien Matteo Baschî frère mineur. Les moines de cet
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ordre prirent le nom de capuctn* à cause du capuce ou capuchon, long et pointu qui les distinguait. Leur robe en grosse étoffe marron clair était serrée à la ceinture par une corde. Leurs jambes et leurs pieds nus n'étaient protégés que par des sandales. La pauvreté était le vœu qui leur était le plus strictement imposé. Les Capucins s'établirent en France en 1574 et y fondèrent un grand nombre de couvents. Ils en possédaient plus de quatre cents à l'époque de la révolution, qui supprima leurs maisons. Depuis quelques années des couvents de Capucins ont été rétablis dans quelques parties de la France. — Les Capucines, appelées primitivement Filles de la passion, passèrent, en 1538, sous la direction des Capucins; elles suivaient la règle austère de Sainte-Claire. Leur costume ressemblait beaucoup à celui des Capucins. Introduites en France en 1608, elles s'établirent à Paris et à Marseille. Le couvent de Paris a donné son nom au boulevard des Capucines. — Carmélites et Carmes. Les Carmes et les Carmélites tiraient leur nom du mont Carmel. Quelques-uns de ces religieux vinrent d'Orient en France à la suite de saint Louis. On les appelait primitivement Frères barrés, parce qu'ils portaient des habita barrés de blanc et de noir. Voici à quelle occasion ils prirent ce costume : lorsque les Sarrasins se furent rendus maitres de la terre sainte, ils défendirent aux Carmes de porter des habits et des capuchons blancs, parce que le blanc était chez eux un signe distinctif de noblesse. Les Carmes furent alors obligés de prendre des habits bariolés. Hais lorsqu'ils furent établis en Occident, ils adoptèrent, vers la fin du xm* siècle, une robe noire avec un scapulaire et un capuce de même couleur surmontés d'une chape et d'un camail de couleur blanche. L'ordre des Carmes était d'abord très-sévère ; ils étaient astreints à un silence perpétuel , au travail des mains, à l'abstinence de toute viande et au jeûne depuis l'exaltation de la Sainte-Croix jusqu à Pâques. Mais dans la suite cet ordre se relâcha ainsi que celui des religieuses , appelées Carmélites , qui étaient soumises à la même règle. Sainte Thérèse réforma les Carmélites à Avila , en Castille, en 1 568 , et , par ses conseils , Jean de la Croix et Antoine de Jésus firent la même réforme parmi les Carmes. Les carmélites de France adoptèrent la réforme de Sainte-Thérèse, et se distinguèrent, au xvn« siècle, par leur austérité et par la célébrité de plusieurs des femmes qui vinrent y chercher un asile. Les Carmes qui adoptèrent la réforme de Jean de la Croix , prirent le
nom de Carmes déchaussés ou déchaux ,
parce qu'ils marchaient pieds nus. Le* Carmes déchaussés s'établirent en France, en 1605, deux ans après les religieuses carmélites. Ceux qui s'en tenaient à la règle ancienne étaient appelés Carmes mitigés. — Catholiques < Nouveaux^. Cette communauté, composée de catholiques nouvellement convertis , s'établit sous le règne de Louis XIV dans le faubourg Saint-Victor 11 y avait aussi des couvents de femmes appelées les Nouvelles catholiques. — Vetestins, lleligieux qui suivaient la règle de Saint- Benoît et tiraient leur nom du uape Célestin V leur fondateur. Cet ordre s'établit en France en i3oo, et y fonda un grand nombre de monastères. On en comptait vingt- trois en 1417. La maison de Paris était chef d'ordre. Les Célestins étaient gouvernés par un provincial qui avait, en Franot, le pouvoir de général. Us furent sécularisés en 1776 et en 1778 par les papes Clément XIV et Pie VI; ils entrèrent alors dans le clergé séculier et leurs monastères furent supprimés — Chanoines réguliers.
Voy. Chanoines — Charité {Religieuses hospitalières de la charité Notre-Dame).
Voy. Augustines. — Charité (Frères de la). Voy. Frères de la Charité. — Charité de la sainte Vierge. l.ez religieux de la Charité de la sainte Vierge avaient été institués à la fin du xm* siècle et leur ordre avait été approuvé par le pape Bonifacc VIII ; ils avaient à Paris la maison appelée Monastère des Billetles, bâtie sur l'emplacement de la maison d'un juif qui fut brillé pour avoir prorané une hostie. — Charité {Sœurs de la ). Voy. Sœurs de la Charité ou Sœurs grise*. — Chartreux. Cet ordre fut fondé, en 1084, par saint Bruno de Cologne. Bruno s établit avec ses disciples près de Grenoble dans un site sauvage et pittoresque qu'on appelle encore aujourd'hui la grande Chartreuse.
Un de ses successeurs donna à ces religieux une règle oui fut approuvée, en 1 170, par le pape Alexandre III. Klle était très-sévère, leur imposait un silence perpétuel et l'abstinence absolue de viande, même lorsqu'ils étaient malades. La règle des Chartreux n'eut jamais besoin d'être réformée. Les Chaitreux vinrent s'établir à Paris en 1237 où saint Louis leur donna un ancien château du roi K<<hert appelé Vauvert ( aujourd hui partie du jardin du Luxembourg ). Us eurent dans la suite, en Fiance, soixante- cinq maisons. Leur général résidait à la grande Cbartreuse.
Dispersés par la révolution ces religieux se sont réunis de nouveau à la grande Chartreuse depuis 1816. — Cxsterciene.
Religieux de l'ordre de Clteaux.— Citeaux
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( Ordre de ). L'abbaye de Cileaux , près de Dijon, fut fondée en I0>8. par Kobert, abbé de Molesme. Vingt ei un moines du monastère de Molesme trouvant que la règle de .Saint- Benoît n'était pas stri» terne nt observée dans ce couvent, le quittèrent, en 1075 , et allèrent s'eUblir ailleurs avec l'abbé Kobert. Il obtint, en 1098, le lieu nommé Cileaux, de Bain«rd , -vicomte ue Beau ne. et il y établit la règle »1- saint- Beoult d.tns toute si sévérité, imposant le travail des mains le silence et la solitude, et renonçant à touie espèce de dispenses et de privilèges. Il phi l'habit blanc, et le nom de moines blancs fut principalement donné aux Cisterciens comme celui de moines noirs aux Bénédictins de l'Ardre de Cluni. l es Cistercien* avaient adopté la robe blanche par une dévulmn spéciale envers la sainte vierge a laquelle ils consacraient leur iiiODu>ière. Les cinq principaux monastères de l'ordre , Citeaux , la Ferté, Ponliuni ( diocèse a'Auxerre ), Clairvaux et Murimont i diocèse de Langres j s'unirent en 1 1 19 par une constitution , appelée Charte de Charité , qui etabli&saiientreeux une espace d'aristocratie, tandis que, dans la congélation de Cluni, il n'y avait qu'une abbaye chef d'ordre. Un convint que les abbés feraient réciproquement des visites les uns chez les autres, et que l'on tiendrait tous les ans des chapitres généraux , ou tous les abbés seraient obligés d'assister, et dont les règlements seraient ottservés par l'ordre entier. Cependant l'abbé de Citeaux resta supérieur général de tous les monastères cistercien*, et même des ordres militaires de Calatrava, d'Aicantara et de Monteza en Espagne, d'Avis et du Christ en Portugal. 11 pouvait officier pontiticalement et bénir les abbés et abbesses de son ordre. Aux états de Bourgogne, il tenait le premier rang après les évèques. L'ordre de . Cileaux s'accrut merveilleusement en peu de temps. Cinquante-sept ans après sa fondation , il comptait cin<i cents maisons. La plus célèbre fut celle de Clairvaux fondée, en JI15, par saint Bernard. Elle devint si célèbre que souvent l'on donnait le nom de Bernardins à tous les Cisterciens. L'ordre de Citeaux a été réformé au xvie siècle par Jean de La Barrière, abbé de iNotre-bume des Feuillants près de Toulouse. Ces Cisterciens reforflîéfl furent désignes sous le nom de Feuillants ou bernardins rèfotme's. Enfin , en 1664 , Bancé, abbé de la i nippe , fit une dernière réforme nui adonné naissance à l'ordre dos Trappistes. — Ciarisse*. Religieuses suivant la règle de Sainte-Claire. Voy. plus bas Fram incains.— Clercs réguliers. « Les clercs réguliers, comme
les Jésuites et les Tbéatins . diffèrent des autres religieux en ce qu'ils ne chantent point l'oftice, étant d'ailleurs as»ez occupés et ayant eu plus n'aurai ts pour l'oraison mentale, ils ne pratiquent à l'extérieur aucune austérité corporelle . et ont gardé l'habit ordinaire des prêtres séculiers de leur temps. » < Fleury, Institution au drott ecclésiastique. > — Cluni > Congrégation de). La maison de Cluni (Saône- . et-boire > avait été fondée, en 910, par Bei non et suivait la règle de Saint-Benoît. H le fut reformée a la tin du x* siècle, par Saint- Eudes ou odon,qui appliqua principalement se» moines à la prière ; il leur fit prendre la robe noire lin grand nombre de maisons *e soumirent à la réforme de Cluni et se placèrent sous l'autorité de l'abbé qui relevait immédiatement du pape. Jusqu'alors les abbayes avaient vécu indépendantes l'une ie l'autre ; Cluni donna le premier exemple d'une discipline presque monarchique qui soumettait à un seul chef un grand nombre dagaoaatuères. L* congrégation de Cluni fut reformée, et m-'i . par D. Jacques de Veni-d' Arbouses, alors grand prieur et depuis abbé régulier de Cluni. On comptait en France plus de trente mai son > qui avaient adopté cette réforme, lin appelait ces religieux Bénédiotius réformes pour les distinguer de ceux qui avaient conservé l'ancienne règle et qu'on désignait sous le nom d'ancien*. — Cordeliets. Les Cordeliers. s'appelaient encore Ft ères mineurs et Franciscains.
Voy. Franciscains.
Doctrinaires ou Pires .d* la doctrine chrétienne. Les Doctrinaires étaient une congrégation de clercs séculiers , dont le général était toujours français. Leur fondateur fut le bienheureux César de Bus, gentilhomme, né à Cavailion, dans le comtat Venaissin, le S février t»44. I) obtint, en i»v3, la permission d'établir sa congrégation dans la province d'Avignon , et elle fut confirmée par une bulle en 1597 En 1 6 1 4 . le père Antoine Vigier, successeur de César do Bus , fit ériger la congrégation en ordre religieux ; mais, en 1617, le pape Innocent X rétablit celte congrégation dans son premier état. Les Doctrinaires avaient en France tr. i> provinces : celles d'Avignon , de Paris et de Toulouse. Le pape Benoît XIII réunit la congrégation de la doctrine chrétienne de Napies à celle de France, l e but de cette congrégation était de catéchiser le peuple et de lui enseigner la religion chrétienne; elle avait, en France, un grand nombre de collège», et entre autres sept muisons et dix collèges dans la provinced'Avignon, trois collèges et quatre maisons dans celle de France
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ou de Paris, qnatre maisons et treixe collèges dans celle de Toulouse. — Onminictrins. Saint Dominique d'os ma, qui s'était signale par son zèle dans la guerre contre les Albigeois, fonda l'ordre des Duminicains, pour lequel il obtint, en 1216, l'approbation du pape Honorius III. l e premier couvent des Dominicains, à Paris, était situé rue Sainte-Jacques, u'ou ils prirent le nom de Jawbim; on lesapnelait aussi frères prêcheurs, parce que «lu. but principal de leur ordre était la prédication. Cet ordre, produisit, au xm* siècle, plusieurs docteurs illustres, eu entre autres , 6aint Thomas < l'A quia, que l'on appelait l'ange de l'ecoie. L'ordre des Dominicains fut reformé en ion. 1 • ■* Jacobins fondèrent alors une nouvelle maison tiens la rne Sai nt+Honoré. Klle est devenue célèbre par le club qui y tint ses séances pendant la révolution. Il y avait aussi de» religieuses de Fordre de SainttDominique.
Eudistee. Congrégation de prêtres séculiers Jondée, en i6Li, par Fudes de Mézeray, frère de rbistorien. I es Kudist- s avaient pour principale mission la predilatinu et l'enseignement, tett- congrégalon se répandit surtout en Normandie et en Bretagne.
Feuillants. Les Feuillants étaient une tongrégation de Foi dre de Clteaux réformée par Jean de La Barrière en I5ï8. Us prirent le nom de Feuillants du monastère de ce nom situé près de Tououse. Us s'établirent à Paris en 1587.
Leur couvent était situé rue Saint-Honoré et a été pendant la révolution le siège à'nn club célèbre. Voy. Club — Fe»Ulantities. Les Feuillantines suivaient la même règle que les Feuillants. Elles n'ar aie ou 11 France que oeux couvents; l'un à Toulouse, fondé en i>90, et l'aiiure à Paris 4 établi , en 1622, dans une impasse qui communique avec la rue Saint-Jacques et qui a conserve le nom d'impunie <tes Feuillantines. — Filles bleues. Congrégation que l'on désignait aussi sous le uom d\4nnonciades ceïeUes. Voy. ce mot plus haut. — Filles de la chanlè. Mie:' étaient appelées aussi saurs de ta charité ou sœurs grises. Voy. ces-mots. — Filles de la conception. Keligieuses du tiers ordre de Saint-François; e;lcs eurent un couvent à Paria en i635.— Fit les de la congrégation de Nntro-Dnme. Getie cong légation fut' reconnue par deux bulles datée» de 1615 en 61 8 ; elles devaient enseigner gratuitement aux jeunes tilles. à . lire et à écrire. Elles avaient fondé, .au * xvii'sièule. un couvent dans la rueiseuve- Saint- Etienne. — Fides de la croix. Celle congrégation s'établit à Paris en 1642;
elle avait pour mission principale Instruction des jeunes tilles. — F.télei dr l'instruction chrétienne. Congreystion oublie pur Marie de <>oucuay pour Vinstmcuou gratuite des (Lies pauvres; elle, fot autorisée p. r lettres patentes de ifil>7. — Filles d- la M Ht*le\i>e ou MadëlonnéUes. Ce couvent . fonde en 1620, sh composait de trois classes de personnes : iule*tttles qu'on y enfumant pour les punir dé leurs désordres; ~s eel es qui se repeni.tieui et f rmaieut la congrégation ; i" les rolqoeoses auguslines qui avaient la directinn.du mi.nasier. . — Fille* vendent** eu rêtwn lies* Cette communauté fulinsti ueeen 1 497 par Jenn Tissera 11. cordeiier, qui retirada dea.or.u-e un grand nombre ne ni les «t de femmes. Le roi et le pape l'autorisèrent en 14*6 et H07, et elle recul ses statuts de Jean Simon de Champion y, évoque de Paris. On ne devait y admettre que des femmes qui voulaient expier leurs désordres, pouivu qu e, .es n eussent pasphis de trente uns. Mais dans la suiie on reçut aux Filles pénitentes des femmes d'une conduite irréprochable, on les. Appelait aussi Filles de Saitit^Maglmrt , force que, en 1580, elles avaient eié transférée* dans le monastère de ee nom situé rue Saint-Denis. Il y avait encore une maison des Fiilcs péniieft's de Sainte Galère bâtie en I7C6 . rue de Grenelle-SaÉnUïermain. — Franciscains. L'ordre des Franciscains fut fondé par saint François d'Assise et approuve, en i223, pur «me bulle du pope Honorius III. t>n appelait encore ces religieux Cordeliers , de -la corde dont ils ceignaient leurs reias, et Frères mineurs, parce qu'ils se regardaient comme inférieur*, à tous les suites ordres. Dans le même temps, sainte Claire de la mémo ville d'Assise fonda Fordve des Clarines ou fourres femmes, bes Franciscains s'établirent en France sons le règne de suint Louis. Ils eurent, dés 4e prineipe, un tiers • rdre . omposé de-gens mariés, qu'on appelait Frères de lanénitence ou du tiers ordre. Celle congrégation de séculiers devint, dans la suite,.un institut religieux, comprenant dos couvents d'hommes et de femmes. Une maison de eet ordre s'etabiit à Picpus, vers l'extrémité du faubourg Saint-Amloine; de là le nom de Picfu* qu'on donna en France à ces religivux.JJno.des principales règles imposées par saint • Fiunçoisà ses disciples était la naa«retè absolue; mais ils ne tardèrent pas à . s'en relâcher et obtinrent des dispenses, pour acquérir des propriétés. Une reforme devint nécessaire. Deux cents ans h près saint François, saint Bernardin de Sienne rétablit une observance plus étroite, et n ad-