CRO
CRIEURS DES MORTS. ~ Voy. CORPO- RATION, p. 238, et Funérailles.
CRISTAL. — On trouve souvent dans le* tombeaux des Gaulois des boules de cristal. Pline dit que les médecins sa trouvaient paa de meilleur moyen pour brûler les chairs que de semblable! boules exposées au soleil ; il parait qu'ils s'en servaient pour brûler les chairs mortes. De là on a conjecturé que les boules de cristal trouvées dans les tombeaux pouvaient être celles qui avaient servi pendant la maladie du personnage enterré en ce lieu. Les anciens se servaient surtout du cristal pour en (aire des ornements précieux. Pline parle de deux beaux vases de cristal que Néron brisa dans un moment de colère. Une épi gramme de l'anthologie fait mention de Caïus Salureius, qui avait gravé sur cristal un portrait d'Arsinoé. Les modernes empruntèrent aux anciens l'art de travailler le cristal; ils en firent dos aiguières, des coupes, des hanaps qui servaient à orner les dressoirs. On trouve mentionnés dans l'inventaire de Charles V un grand nombre de vases en cristal. Nos musées eu renferment plusieurs ; on peut même voir au musée de Cluni un échiquier de cristal qui faisait partie des meubles de la couronne de France.
CROCQUANTS. - Les crocquantê tiraient leur nom de la petite ville de Crocq (département de la Creuse, arrondissement d'Aubusson ). C'étaient des paysans
3ui se révoltèrent , en 1 592 , à l'occasion es impôts qui écrasaient leur pays. lia fnrent vaincus en 1596 par le gouverneur du Limousin. Le nom de crocquatit fut pendant longtemps une épitbète injurieuse.
CROISADES. — Expéditions entreprises pour la délivrance du tombeau de J. C. aux xi», xii* et xni* siècles. Voy. Pèlerinages. — L'histoire des croisades ne peut trouver place dans ce dictionnaire, elle a été racontée d'ailleurs par tous les historiens de la France. Les historiens originaux des croisades ont été recueillis par Rnngars dans l'ouvrage intitulé Gesta Dei perFranros. L'Académie des inscriptions et belles-letti es a cimmencé un nouveau recueil des historiens des croisades. Il existe aussi plusieurs histoires spéciales des croisades et entre autres celle de Michaud.
CROISER. — Partie de l'église qui sépare le chœur de la nef. On l'appelle aussi transsept. Yoy. Église.
CROISILLON. - Le croisillon est la construction transversale qui sépare le
de la nef et des colla-
chœur d'um téraux. Voy.
CROISSANT (Ordre du\ — Ce prétendu ordre de chevalerie appelée ordre du double croissant , a été etUiJwé^jM^I
tique.'
CROIX. — Signe dlstinctif des ordres de chevalerie. Voy Chevalerie (Ordres de). — Partie de l'église. Voy. Église. — Épreuve de la croix. Voy. Ordalie.
CROIX GRECQUE, CROIX LATINE. — l a croix grerque diflère de le croix latine «a os qu'elle a les quatre croisillons égaux , et que la seconde en a un plus allongé que les trois autres. Le plan de la plupart des églises présente la forme de in croix grecque ou de la croix latine,
CROMLECH. - Pierres druidiques disposées en cercle. Voy. Gaulois (Monumeois).
CROSSE — Raton pastoral , signe de la dignité des évèques La crosse rappelle la houlette du pasteur. Voy. Eveques.
CROUPES. — Présents que faisaient les fermiers généraux à quelques personnages influents pour obtenir leur appui.
Voy. Finances.
CROUPIER. — Associé secret dans les fermas ou dans les jeux publics. On appelait croupie.' a- ceux qui soutenaient de leur crédit les fermiers généraux dont ils recevaient des présents On donnait aussi le nom de croupiers à ceux qui soutenaient les fermiers des jeux. Le mot croupier s'emploie encore aans ce dernier sens.
CRYPTE. — Eglïse souterraine. Voy.
Basilique.
CUCULLE. — Ce mot désignait la robe dont se couvraient les moines et qu'on appelait aussi coule Quelquefois le nom de cuculle s'appliquait seulement au capuchon ou espèce de sac pointu dont les mômes se couvraient la tète. On appelait encore cuculle toute espèce d'étoffe grossière. '
CUILLÈRE. — L'usage des cuillères remonte à une époque fort ancienne, puisqu'il en est question dans le testa' ment de saint Remy, archevêque de Reims. Au nombre des œuvres de charité que faisait la reine sainte Radegonde, femme de Clotaire Ier, Fortunat met celle de donner à manger avec une cuillère aux aveugles et aux pauvres , qui . à car firmités, ne mêmes».