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pelait aussi une le lieu oti se réunissaient les sénateurs municipaux ou dé- Curions. Voy. Ncmicipes.
CURIONS. — Magistrats des municipes romains. Voy. MuMUf&S.
CUSTODE. — Ce mot qui rient du latin eustos, gardien, était employé comme synonyme de curé dans quelques églises ; mais le plus souvent il désignait et désigne encore aujourd'hui un clerc inférieur chargé du soin des ornements sacerdotaux. Dans certains ordres religieux le prieur portait le nom de custoJt. — Le mot custode désignait encore on rideau de lit ; il s'appliquait aussi an pavillon que Ton met sur le saint ciboire où l'un garde les hosties consacrées.
CUSTODINOR — Les cuetodinos ou confldenriaires étaient des ecclésiastiques qui gardaient un bénéfice pour le rendre à
un autre dans un temps déterminé, ou qui
administraient un bénéfice dont un autre louchait les revenus. Cet abus avait été condamne par l'Eglise. Voy. Abbé et Bénéfices ICCLESI ASTIQUES.
OUVERTS. — On appelait ouvris une race dégradée analogue aux cagots. Voy.
Cagots.
CTCLF. — Ensemble de traditions poétiques relatives a un héros uu à quelque grand événement. Il v a des cycles d'Arthur, de Charlemagne . de la Table ronde, etc. Ou appelle quelquefois les cycles , cercles mythiques. L'antiquité avait aussi ses cycles, que des peintres modernes ont quelquefois reproduits dans leurs compositions. Ainsi le Pamiésan , le Kosso et d'autres maîtres italiens on* représenté, à Fontainebleau, toute l'histoire d'Ulysse dans une suite de tableaux. Voy. Posai s.
D ACT YL1 OTHÈQUE . — Mot grec qui signifie collection d'anneaux ou de pierres gravées. La Bibliothèque nationale possède une riche dactyliothettue. On y remarque l'apothéose d'Auguste qui était conservée autrefois dans le trésor de la Sainte-Chapelle, le vase de sardonyx qui était s Saint-Denis, l'apothéose deGernianicus , l'Achille citharœde de Pamphile, le Mécène de Dioscoride , le taureau dionysiaque d'Hyllus, etc. Mariette a publié une Description des pierres en creux du cabinet du roi.
DAGUE. — Espèce de poignard , ou J'épée très-courte, que l'on portait à la ceinture. Saint-Gelais a dit i
La courte dague pour son horama aborder.
On appelait aussi dagues, en terme de vénerie, les défenses du sanglier.
DAGUERREOTYPE. —L'usage du d*grtMrrioiype estdevunu si fréquent depuis quelques années qu'il convient d'en parler brièvement . La photographie ou art de fixer l'image des objets extérieurs par l'action chimique de la lumière , fut découverte vers isto , par Nience de Chàk>ns-6ur-Saône. 11 obtint sur des plaques métalliques la représ«-ntati< n des objets extérieurs par la seule action du rayon lumineux. Daguerre perfectionna cette invention et lui donna son nom.
Dès 1829, il s'était associé avecNiepce, qui mourut en 1833. Daguerre continus
seul ses recherches , et , en 1 839 , arriva à la solution du problème. L'image des personnes aussi bien que celle des objets physique* et des natures mortes, vint d'elle-même se dessiner sur des plaques métalliques et y fut fixée par un procédé ingénieux. Quoique cet art soit loin de remplacer Is peinture et qu'il ne puisse donner aux objets représentés la vie et l'àmequ'y met l'arti>te, le daguerréotype n'en restera pas moins uue belle et utile invention.
DAIS. — L'ussge du dais ou dosseret vient probablement de l'habitude orientale de porter un parasol au-dessus de la tôle des princes, des evèques et des grands. « Il semble, dit La Curne Sainte- Palaye (v° Dais), qu'en Europe cet usage était particulier & la France. En effet . André des Vignes, dans VHistoire du voyage de N'tple», par Charles VIII , raconte que les plus qualiHés de Naples portaient sur la tète du roi un riche poêle de drap d'or à la mode de France, et cela en signe de victoire et conquête.»» Il y avait aussi des dots df- > hasse. Dans un compte de 1559, il est question d'un dais de chasse, de damasy garni de sa queue, franqe de franges de sote violet, etc. » 'Comptes de l'argenterie des rois de France , par M. Douétd'Arcq. ) Le dais n'est plus d'usage niai menant que dans les cérémonies de l'Église; on le porte au-dessus du saint sacrement.
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Outre le dais portatif, il y avait dans le
palais des rois et des princes comme audessus des autels eL du siège des évèques . un ornement d'à chitecture ei de sculpture, qu'on appelait dais. Cet usage remonte à une haute antiquité. Le roman de Lanctlnt du Lac raconte que le roi lu asseoir ce chevalier sous le haut dais uii il mangeait et oit nul chevalier ne s'était assis qu'aux fêtes solennelles, après avoir vaincu dans les tournois (L.C. S. P.). Quand le roi tenait son lit de justice au parlement, on tendait un dais dans la grand chambre. Enlever le dais à un prince, c'était le dégrader. Ainsi, lorsque Marie Stuau eut été condamnée à mort par le tribunal qu'avait nommé Elisabeth, on lui enleva le dais qui surmontait son siège ( de I hou , livre LXXXVl ).
DALMATIQUE. — l a dalmatique était primitivement un vêtement militaire emprunté aux Dalmates; c'était une espèce de tunique à longues mancbes qui descendaient jusqu'au poignet. Suivant Alcuin , le pape Silvesire l" en introduisit l'usage dans l'Eglise; il fit quitter aux diacres le colobe ou tunique à manches courtes, et leur lit porter la dalmatique , parce qu'il blâmait l'usage d'avoir les bras nus. Dans la suite, on enrichit la dalmatique de bandes de pourpre ou de claves , comme on en avait orné auparavant la tunique des sénateurs et des chevaliers. Ces claves sont aujourd'hui sur les dalmatiques des diacres et sous-diaeres ce qu'on appelle orfrois. Les rois de France portaient aussi la dalmatique le our de leur sacre. Les chapes des trieurs et des maîtres de confrérie ressemblaient à des dalmatiques. l es pay- • (ans du Berry, et d'autres contrées au sud de la !.oir« , portaient encore au dernier siècle des habits faits en forme de casaques longues, qu'ils appelaient daumais, mot qui venait probablement de dalmatique.
DAM. — Les mots damt damp , dan, s'employaient, au moyen âge, comme titres d'honneur, et s'appliquaient principalement aux membres de quelques ordres monastiques, comme les bénédictins et les chartreux. Dans certains dialectes, ils étaient synonymes de dom, abréviation de dominus, seignsur L'auteurdu Roman de Gérard de Roussillon emploie les mots dan et damp pour seigneurs : - 1-es comtes, les dans, les v*vasseurs, les damps de Baugy, deCharolles, de Bourbonnois. m (La C. Ste-Palaye , v« Dam. ) On retrouve le mot dam dans beaucoup de noms de lieu. 11 indiquait souvent, aussi bien que oom, une dépendance des abbayes, ainsi
Da m mar tin était dans l'origine un fief de l'abbaye de Saint-Martin, comme iTomremy, un lie f de l'abbaye de Saiut-Remy.
DAMAS, DAMASQUINURE. - Les lames de sabre fabriquées dans le Levant, et particulièrement à Damas, eurent longtemps en France une grande réputation. Outre leur trempe excellente, doù venait l'expression proverbiale couper comme un damas, elles se faisaient remarquer par des dessins très» variés, par des veines alternativement blanches , noires et argentines, unies ou rubanées, croisées ou entrelacées, etc. On appela damasquinure cette espèce d'ornement. Dès lexvr» siècle, cet art était cultivé avec succès par les Européens. Le casque et le bouclier de François conserves au musée d'artillerie, sont des cliefs-d'uiuvre du genre. Benvenuto Cellini fut un de ceux qui contribuèrent à faire de cette industrie un des ans les plus brillants du xvi« siècle. Parmi les Français qui ont marché sur ses traces, on cite Cursinet , mort à Paris en i<?60. Do nos jours, d'habiles chimistes, et entre autres, Clouet, dès 1804, ont indiqué les moyens d'imiter la trempe et les ornements des sabres de Damas.
La ville de Damas fournissait aussi autrefois à la France une étoffe qui en a tiré son nom. Cette étoffe a des parties élevées qui représentent des fleurs ou autres dessins. C est une espèce de moire et de satin, mêlés ensemble , de telle sorte , que ce qui n'est pas sutin d'un côté , l'est de l'autre. L'élévation c,n i fait le satin d'un côté , de l'autre fait le fond. Les fleurs ont le grain de salin , et le fond a un grain de taffetas. L'Italie ne tarda pas à emprunter au Levant cette industrie Gènes, l.ucques, Venise, fabriquèrent des damas. La France, à sou tour, a enlevé cette industrie à l'Italie. Les fabriques de damas établies à Lyon, et dans d'autres villes, ont fait oublier celles de l'Italie.
DAM ES. - Le titre de dames était primitivement réserve aux femmes d'un rang très-élevé. Les autres femmes nobles ne portaient que le titre de damoiselle ou demoiselle. Dans la suite le nom de dames a été donné à toutes les femmes de qualité , et enfin indistinctement à toutes les remmes mariées, nobles ou roturières.
Cette extension du mot dames est récente. Au xvi ta siècle, la femme de P. Corneille ne s'appelait encore que mademoiselle Corneille. Du reste le nom même de dame dérivé du latin domina ( maîtresse ) indique assez quelle idée élevée les nations modernes se sont faite du rôle de la femme et de son rang dans la société.
Au moyen âge , nous voyons les damée
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gouverner le château féodal en l'absence du seigneur, le défendre avec un courage héroïque, inspirer les poètes, assister aux tournois et en distribuer les récompenses. Elles sont l'àme de la chevalerie vu y. Chevalerie ). Elles assistaient aux festins donnés pour recevoir les chevaliers. « Nous trouvons, dit le père Menesirier,dans les histoires et lesépitapbesdes derniers siècles laqualité de chevaieresse.» Les dames portaient, comme les hommes, des manteaux armoriés et avaient des sceaux oii elles sont représentées le faucon sur le poing ou une fleur à la main. Les outrages qu'on leur faisait étaient plus sévèrement punis que toutes les autres offenses , dit Bouteiller ( Somme rurale , tit. 29 ). « Lorsque le bon duc Louis de Bourbon institua l'ordre de l'Écu d'or, le i« janvier 1363 , qu'il donna à dixsept gentilshommes a Moulins - il leur recommanda de s'abstenir de jurer et blasphémer le nom de Dieu , surtout leur commanda d'honorer les dames et damoiselles ne permettant d'en ouïr blasonncr(voy. le mot Blason; il se prenait
3uelquefois dans le sens de satire ) et ruéire, parce qu'après Dieu, d'elles vient l'honneur que les hommes reçoivent, de sorte que blâmer les dames qui n'ont pas le moyen de se revenger pour la fragilité de leur sexe, c'est perdre tout honneur, se honnir et vilainer soi-même. » ( Lacurne Sainte- Palaye , Antiquités françaises, v* Dames. ) Dans la suite, lorsque l'influence de la cour succéda à celle de la féodalité, les dames introduites dans la maison du roi par Anne de Bretagne , y jouèrent un rôle considérable, mais souvent funeste; on s'en plaignait dès le xvv9 siècle : « Vengeance, colère , amour, inconstance, légèreté, impatience les rendent incapables du maniement des affaires , dit Tavannes. Elles déplacent les plus braves pour les plus beaux , comme si les armes étaient des habits voluptueux, et les champs de bataille des salles de bal. » C'est à partir de cette époque que l'étiquette créa un grand nombre de titres nouveaux pour les dames de la cour :
dame d'honneur, dame d'atour , dames du palais, filles de la reine, etc. Les abhesses étaient aussi appelées dames, et désignées par le titre de leur abbaye. .» Mw# de Fontevrauld , dit M»» de Sévigné en parlant de Marie de Rochechouart , abbesse de Fontevrauld, entend Horace comme nous entendons Virgile. » ( Lettre <lu 30 juillet 1677.) On appelait aussi dames toutes les religieuses professes d'une abbaye. On disait les Dames de Longchamp , le Pont -aux -Dames , le for-auz-Dames en parlant d'une juridic-
tion dunt le siège était près du grand Châtelet et qui dépendait des religieuses de Montmartre.
DAME D'ATOUR. — La dame d'atour veillait à la toilette de la reine. Voy. Maison du ROI.
DAME D'HONNEUR. - La dame d'honneur tenait le premier rang parmi les dames qui accompagnaient la reine. Voy.
Maison du roi.
DAME DU LIT, DAMES DU PALAIS. - Voy. Maison du roi.
DAMES (Jeu de). — Voy. Jeux.
DAMIANISTES.^ — On appela d'abord damianistes les "clarisses ou religieuses de Sainte-Claire, parce qu'elles tiraient leur origine du monastère de Saint-Damien , où vivait sainte Claire , sous la direction de saint François. Innocent IV , par un bref du 15 avril 1253, défendit au général des frères mineurs et à tous autres de contraindre les religieuses damianistes à suivre une autre règle que celle qui leur avait été donnée par saint François.
DAMOISEAU , DAMOISEL. — Le nom de damoiseau ou damoisel , formé du latin barbare domicellus, petit ou jeune seigneur, indiquait d'abord le fils d'un seigneur ou d'un chevalier. Plus tard , il désigna les simples écuyers et les aspirants à la chevalerie ( voy. Chevalerie). Ce titre s'appliquait aussi spécialement aux seigneurs de certains fiefs. On disait le damoiseau de Commercy, et , au xvii« siècle , le cardinal de Retz portait encore ce titre. Dès cette époque, on appelait damoiseau un homme qui affectait la recherche des vêtements et une galanterie banale. Un poète du xvir» siècle en parle ainsi :
11 est des damoiseaux dont l'œillade amoureme Accompagne toajoar» la phraio précieuie.
DAMOISELLES. — Le nom de rfamottelles ou demoiselles , en latin domicellx, s'appliquait, dans l'origine, aux filles des dames nobles , des châtelaines. On donnait aussi ce titre à des femmes mariées qui n'appartenaient qu'à la noblesse inférieure, et enfin il servit à désigner toutes les femmes qui n'étaient pas nobles. La noblesse s'en choqua comme d'une usurpation de titres. On voit dans le premier cahier des états généraux d Orléans (1560) que l'ordre de la noblesse demanda qu'il fût défendu à tout anonii jusqu'à la quatrième génération de porter bonnet, souliers, ceinture et fourreau d'épée de velours, ou aucun ornement d'or à son chapeau , ainsi qu'à sa femme
de s'intituler damoi$ette ou demoiselle, ni de porter robe de velours ou bordure d'or à son chaperon.
A l'époque ou s'organisa la maison du roi (voy. Maison du roi), il y eut des demoiselles d'honneur pour accompagner les princesses, comme il y avait des dames d'honneur anppès de la reine. Enfin le nom de demoiselle a été employé indistinctement pour désigner toutes les femmes non mariées.
On donnaitaussi le nom de damoiselles, au moyen âge, à des mannequins servant à essayer les robes et atours des dames. Dans un compte de 1350, il est question d'une chaire à dossier , peinte et ouvrée, et d'une damoisellr à tenir le miroir de madame la reine {Compte» de. V argenterie des rois de France, par M. Douët-d'Arcq).
DANGER. — Terme féodal qui indiquait l'obligation d'obtenir le consentement d'un seigneur pour vendre ou acheter une terre qui relevait de lui. De là ces expressions qui paraissent aujourd'hui étranges terre avec danger . terre sans danger. — On appelait aussi danger le droit de dixième qu'en Normandie les seigneurs payaient au roi sur les coupes do bois qui ne pouvaient être exécutées qu'en vertu d'un oongé accordé par le souverain. Voy. Tiers et Dasukr.
DANGEREUX. — On appelait sergents dangereux les agents des eaux et forêts qui parcouraient les bois pour surveiller les gardes forestiers et assurer la perception du droit de danger.
DANSE. — l.a danse , comme le remarque Millin , est naturelle à l'homme qui désire témoigner sa joie ; le goût et le ;énie en ont fuit peu à peu un art. Plus es peuples sont disposés à la joie , ajoute c même auteur, plus ils sont adonnés à a danse. A ce titre , les Gaulois et leurs descendants les Français devaient être passionnés pour la danse En effet il est question de danses guerrières chez les Gaulois, et, à toutes les époques de notre histoire, on voit la danse faire partie des divertissements nationaux. Une ordonnance de Childebert l", datée de 554, défendait aux Fraïu s et Gaulois de s'y livrer les dimanches et jours de fêtes. Les anciens romans de chevalerie, et, entre autres, le Romande Lancelotdu Lac, parlentde chevaliers qui , revêtus de leurs cottes d'armes et manteaux, et portant le heaume, dansaient avec dames et demoiselles. Dans le Roman de Perceforét, les jeunes filles dansent ensemble aux sons de la harpe que fait retentir uii ménétrier. Ailleurs, le même roman nous les montre mêlées aux chevaliers, et les uns et les autres accom-
pagnant la danse de leurs chants (Lac.
Sainte-Palaye, r» Danbh). Les danses égayaient les festins. A la célèbre assemblée que le duc de Bourgogne , Philippe le Bon, tint à Lille, en 1453» et oh il jura sur le faisan d'aller combattre les musulmans, df uze dames, représentant chacane une vertu , accompagnées de douze cavaliers, exécutèrent une danse qui termina la fête. Il paraît que les églises mêmes furent parfois le théâtre de danses ; mais les conciles ne tardèrent pas à prohiber cette coutume.
S 1er. Danses populaires. Chaque province et presque chaque localité avait sa danse spéciale, et on trouve encore aujourd'hui des traces de ces anciens usages. La danse la plus populaire en France est celle qu'on appelle branle ou ronde. Elle consiste dans le mouvement simultané de plusieurs personnes qui se tiennent par la main et qui forment un cercle en dansant et chantant. Chaque province avait son branle particulier. On cite, entre autres, ceux de Bourgogne, d'Avignon, etc. Le oranle gai était une danse en rond où l'on avait toujours un pied en l'air. 11 y avait encore le branle des lavandières , oh l'on frappait des mains à certaines pauses; celui des sabots , oh Ton frappait du pied , etc. La bourrée est une danse originaire d'Auvergne, d'un mouvement fort gai et à deux temps. Elle fut introduite à la cour par Marguerite de Valois, fille de Catherine de Médicis, et eut beaucoup de vogue jusqu'à l'époque de Louis XIII. Elle reparut sous la régence. Mais, après beaucoup de vicissitudes, elle a été bannie des salons et reléguée dans les cabarets fréquentés par des Auvergnats. La farandole est une danse populaire, nationale surtout en Provence et dans le midi de la France. De longues files de danseurs forment , à l'aide de mouchoirs, une < haine dont les mouvements s<>nt rapides et désordonnés; tantôt les danseurs exécutent une ronde, tantôt ils se précipitent en décrivant des spirales, passent et repassent sous l'arc formé par les bras de quelquesuns d'entre eux, puis reprennent leur course avec une vivacité toute méridionale.
D'autres danses se rattachaient à d'anciennes traditions. Telle était la danse des brandons, qui fut en usage dans un grand nombre de villes de France jusqu'au milieu du xvti" siècle .Le premier dimanche de carême on allumait, sur les places publiques , des feux autour desquels les garçons et le3 filles exécutaient des rondes. Cet usage des danses mêlées en quelque sorte aux cérémonies