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mes. On lui donnait un gouverneur choisi
Sarmi les personnages les plus émineuts e la noblesse française. Le gouverneur avait sous ses ordres deux sous-gouverneurs , un précepteur, un sous-précepteur, un lecteur, deux gentilshommes de la manche , un confesseur ordinaire, un premier valet de chambre ordinaire , quatre autres valets de chambre, trois garçons de la chambre , deux huissiers de la chambre , un chirurgien ordinaire, un barbier ordinaire , un porte manteau , un porte-arquebuse ordinaire, un tapissier ordinaire, un capitaine de mulets, un premier valet de garde-robe, etc. Le Dauphin avait encore un écuyer ordinaire. .six gentilshommes , spécialement attachés à sa personne, portaient le nom de merUnê.
Si le Dauphin mourait avant le roi son
père , ses funérailles étaient célébrées avec beaucoup de pompe. Lorsque le Dauphin , tils de Louis XV, mourut à Fontainebleau , le '20 décembre 1765 , son corps fut transporté de Fontainebleau à Sens, on les funérailles devaient avoir lieu. Le duc d'Orléans présidait à la cérémonie.
Deux gardes du corps ouvraient la marche ; suivaient soixante pauvres portant des torches; plusieurs carrosses des personnes qui composaient le deuil ; cinquante mousquetaires de la seconde compagnie de la maison du roi , cinquante de la première et cinquante chevau -légers ; deux carrosses du roi occupés par les menins du Dauphin ; un autre carrosse du roi dans lequel étaient le duc d'Orléans, premier prince du sang et chef du convoi , le duc de Tresme, gouverneur de l'Ile do France, le duc de Fronsac, premier gentilhomme de la chambre, et le marquis de Chauvetin , maître de la garde-robe. Un quatrième carrosse contenait le grand aumônier, un aumônier du roi , le confesseur du Dauphin , et le cure do l'église paroissiale de Fontainebleau. Venaient ensuite les pages de Mne la Dauphine, les pages de la reine, vingt-quatre pages du roi et plusieurs écuyers de Leurs Majestés , quatre trompettes des écuries , les hérauts d'armes , le maître des cérémonies , le grand maître des cérémonies, quatre chcvau-légers ; le char funèbre entouré d'un grand nombre de valets de
[>ied de la maison du roi et aux deux côtés es cent-suisses. Quatre aumôniers du roi portaient les quatre coins du poêle. Les commandants des gendarmes, des chevau légers et des mousquetaires marchaient près des roues. Le char était suivi par un lieutenant des gardes du corps à la tète de son détachement ; puis venaient cinquante gendarmes. Toutes les troupes, ainsi que
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les paf es et valets de pied do roi , portaient des Oambeaux. La marche était fermée par un certain nombre de carrosses des personnes qui composaient le deuil.
Le cardinal de Luyne* , archevêque de Sens, reçut, à la porte de la cathédrale de celte *ill«* , le corps présenté par le grand aumônier. Le corps du Dauphin resta exposé dans le chœur pendant toute la nuit, et le lendemsin , après un service solennel célébré par le cardinal de Luynes , il fut dépose dans le caveau qui avait été
DAUPH1NE. — Ce titre se donnait, au moyen âge, aux femmes des seigneurs
3ui portaient le nom de Dauphin. A partir u xvi* siècle, il fut réservé à la femme de l'héritier présomptif de la couronne.
DAUPHINS (Gendarmes-). — C'était un corps de la mais n militaire du Dauphin , fils de Louis XIV, créé en 1666. Le marquis deRochefort, qui fut depuis maréchal de France, eut la charge de capitaine - lieutenant des gendarmes - dauphins. *
DAUPHINS. — On appelait encore dauphins , en termes de librairie, les auteurs classiques qui avaient été publiés pour l'usage du Dauphin ( ad usum Delphmi ). La dépense des dauphins coûta quatre cent mille livres à Louis XIV.
DÉBITEURS. — Voy. Dettes.
DEBITIS. — Terme de chancellerie qui s'appliquait à un mandement général obtenu pour contraindre les débiteurs par saisie, vente et exploitation de leurs biens, à payer leurs dettes.
DÉBOISEMENT. — Le déboisement ou
destruction des bois qui couvraient la France a eu des conséquences fâcheuses qui ont plus d'une fois excité la sollicitude des législateurs. Il en sera question à l'article Eaux et Forêts.
DF.ROUT (Pierres). — Pierres celtiques droites et isolées qu'on appelle aussi menhirs. Voy. Gaulois ( Monuments ).